5289 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
191 critiques spectateurs
5
64 critiques
4
60 critiques
3
32 critiques
2
25 critiques
1
7 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jean-luc G
90 abonnés
905 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 25 novembre 2024
Revoir ce film c'est revenir sur la trace de notre adolescence: mai 68, et Woodstock sont dans les têtes, mais l'Amérique n'oublie pas qu'elle est embourbée au Vietnam. Et surtout, avec le recul, il est frappant de voir que la fracture entre la vie dans la "campagne profonde" et celle de New-York est déjà là, et prélude la profonde dichotomie actuelle de ce grand état fédéral. Le cowboy porte beau son chapeau, ses bottes sont lustrées, et ses chemises colorées. Son premier amour n'a probablement été qu'une conquête passagère auprès d'une jeune simplette naïve. Avec Schlesinger, la Nouvelle vague anglaise débarque dans le cinéma américain qui va bientôt basculer dans le nouvel Hollywood si bien décrit par Tarantino. L'image est parfois brouillonne, certainement la volonté de reproduire la frénésie de la "Pomme". Ce qui est frappant, c'est la classification initiale comme film X de cette ballade nocturne ("Midnigth cowboy" en v.o), alors que franchement on ne voit pas grand-chose, ah si des amours homosexuel dès lors la prude Amérique veillait au grain. Portrait social d'une époque, ce road movie tient la route (facile…) sur les épaules de deux très grands acteurs: Dustin Hoffman, on le savait déjà - ce film est tourné entre Le Lauréat et Little big man- et la déchéance physique de son personnage Rizo, est plus poignante, plus que Eastwood dans Honky tonk man. Et à ses côtés explose le jeune John Voigt, que l'on retrouvera rapidement dans Le retour de Hal Ashby, le Vietnam est encore bien là. Aucun des deux n'a eu d'oscars en 70, ils étaient en compétition face à un certain John Wayne, quel symbole de la transition en cours à Hollywood! Cineclub novembre 24
J'ai revisionné ce film récemment et mon avis reste assez mitigé.C'est un travail indéniablement marquant du cinéma américain des années 60. L'œuvre brille avant tout par ses performances d'acteurs. Dustin Hoffman et Jon Voight livrent des prestations remarquables, incarnant avec nuance deux marginaux attachants au cœur d'une ville de New York sombre et sans pitié. La trajectoire de ce cow-boy naïf venu du Texas pour vendre ses charmes, qui se heurte brutalement à la réalité urbaine, propose un miroir saisissant du revers du rêve américain. Cependant, le rythme souffre de quelques longueurs et la mise en scène accuse parfois le poids des années, notamment à travers certaines séquences visuelles ou flashbacks un peu datés qui alourdissent le propos. La noirceur ambiante et la répétition des désillusions finissent aussi par instaurer une certaine lourdeur dramatique. En résumé, il s'agit d'un long-métrage intéressant pour sa portée historique et le talent de ses comédiens, mais son exécution manque parfois de dynamique pour emporter totalement l'adhésion.
Un film qui n'a pas vraiment de scénario, mais qui est en fait une peinture sociale américaine de l'époque, avec des personnages paumés, écorchés vifs, dans un New York désenchanté. Pas incontournable selon moi, mais on passe un agréable moment de cinéma.
Avec « Macadam Cowboy », John Schlesinger met à mal le rêve américain. Initialement classé X, lauréat de 3 Oscars (et pas des moindres : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté), cet sombre critique sociétal m’a moyennement comblé. En plus d’avoir vieilli, le trop-plein de désillusions, l’absence de conclusion et son incise psychédélique ont eu raison de mon manque d’enthousiasme pour ce film. Reste cependant le jeu des acteurs. A l’opposé l’un de l’autre, Dustin Hoffman et Jon Voight y livrent une prestation qui fait date dans leur carrière respective.
Deux marginaux croqués par la grosse pomme. Une errance engagée, poétique, symbolique d'une époque où la jeunesse croyait encore que tout était possible, et ce quoiqu'il arrive. Hoffman et Voight sont extraordinaires de sobriété, de simplicité, de justesse. On les croirait sorti tout droit d'un roman de Kerouac. La mise en scène est particulièrement moderne, et par moment très surprenante. Un très bon film.
La richesse du scénario est la pauvreté de deux nigaux qui essaye de gagner de l'argent avec le physique de l'un et l'esprit de l'autre, qui rêvent de jour glorieux et ensoleillés pour oublier leur passé houleux et traumatisante. Un tandem de deux comédiens qui vit les débuts de leur succès, Dustin Hoffman et Jon Voight. Deux talent en devenir. On découvre les bas fonds les plus sordide de New York. Une réalisation psychédélique au montage étrange, légère accent sur l'érotisme. Une jolie histoire d'amitié qui se brise tragiquement.
Un excellent film! L'histoire de deux hommes marginalisés qui apprennent à vivre ensemble et qui deviennent amis pour survivre dans la ville de New-York... Les personnages sont attachants, l'histoire est originale, à la fois drôle et tragique. A voir!!!
C'est un beau film et une belle histoire. C'est assez touchant et la complicité et amitié créée entre les deux personnages est belle à l'écran. Mis à part cela, je n'ai pas plus aimé. Après ce n'est pas mon genre de film donc pas de remarques complémentaires.
Drame ou comédie sur un "cow boy" qui veut se prostituer dans l'est... l'habit ne fait pas le moine et le chapeau ne fait pas le cow boy. Le personnage principal n'a aucun charisme et les deambulations sans intérêt de deux losers ne fait pas rêver. Fill dépassé.
Macadam Cowboy, un film qui fonctionne plus ou moins grâce à son duo d'acteurs : Jon Voight et Dustin Hoffman sont juste excellents et on s'attache rapidement aux personnages incarnés par les deux, ils prennent le film à bout de bras car niveau scénario c'est plutôt bâclé je trouve, le thème de départ était intéressant, il y avait également de bonnes idées mais le résultat final est plutôt mitigé, certaines scènes sont inutiles et d'autres qui ralentissent le film. Bref, à voir pour le duo seulement.
Midnight Cowboy a tout du film lancé dans la course aux Oscars : un discours social sur fond de misérabilisme larmoyant, des acteurs soucieux d’accomplir une performance et qui, pour cela, n’hésitent pas à se mettre à nu, une mise en scène chichiteuse faite d’expérimentations formelles caricaturant l’esthétique du Nouvel Hollywood. Une telle énumération ne constitue pas en soi un défaut, mais autant de limites à la pleine appréciation d’une production trop artificielle et démonstrative pour convaincre. La révision de la figure du cowboy et de la mythologie qu’il incarne, par un passage depuis l’Ouest vers l’Est, constitue pourtant un fil directeur pertinent et participe du déclin de l’âge d’or américain, dans la lignée du geste cinématographique d’un John Huston avec The Unforgiven (1960) et The Misfits (1961), qui sera également celui de Peter Bogdanovitch quelques années plus tard.
Macadam Cowboy, le premier et unique film classé X (aux États-Unis) à avoir remporté l'Oscar du Meilleur Film... Cela intrigue, bien sûr, mais l'on s'aperçoit vite que ce qui a pu choquer à l'époque n'était pas tant les scènes de nu (qui sont assez prudes) que le sujet des gigolos par nécessités financières, dérangeant une Amérique dorée et en pleine Trente Glorieuse... Voici donc qu'un jeune homme de la campagne quitte son emploi, et part à l'aventure avec sa petite radio sur l'épaule, pour atterrir à New-York où il fait le gigolo pour des femmes mûres... Il y rencontre Ratso, un italien (Dustin Hoffman, touchant) sans-abri et tuberculeux, en passe de spoiler: vivre ses derniers instants et rêvant de voir les palmiers de Floride. L'histoire est dure, crue, sale et poussiéreuse, une vraie critique du système américain qui suinte des conditions de vie des deux hommes, l'un véritable Candide découvrant une population rendue folle (les femmes qui jouent avec une souris en plastique au restaurant) ou aveugle à la misère des autres, et l'autre filou (pas vraiment méchant) qui attriste par sa maladie. L'un des derniers plans reste en mémoire : Ratso, spoiler: mort dans le bus , dont la tête s'emplit des reflets de palmiers de Floride dont il rêvait tant... Et les scènes psychédéliques, sous opiacées, restent aussi des modèles du genre complètement dingues. Macadam Cowboy n'est peut-être pas la claque monumentale tant attendue, mais il reste un pamphlet efficace contre une société qui essaie de cacher les éléments qui font tache. Il ne s'était pas trompé, on en tient pour preuve sa classification... Touchant.
John Schlessinger a fait une adaptation plutôt fidèle du roman éponyme de James Leo Herly, même s’il coupe toute la partie enfance du héros en commençant le film à son départ pour New-York, n’évoquant cette partie du roman (pourtant essentielle pour comprendre la psyché de Joe) qu’à travers des flashbacks un peu abscons. Néanmoins le film ne perd rien de la force du roman notamment grâce à une interprétation inspirée de ces deux principaux acteurs. Jon Voight, quasi méconnaissable tant il est jeune, qui donne un Joe tout en naïveté bien décidé à faire fortune comme prostitué auprès de femmes riches et Dustin Hoffman en petit arnaqueur boiteux esseulé qui trouve en Joe un compagnon de misère. Le roman avait fait scandale à sa parution en 1965 et le film fut d’ailleurs également interdit au moins de 17 ans à sa sortie en 1969, le tout à cause d’un sujet encore un peu tabou aujourd’hui celui de la prostitution masculine et ici avec en plus un sujet quasi scabreux en cette fin des années 60, l’évocation de l’homosexualité. À mon avis il y a des cinémas du Midwest durant ces années-là qui n’ont pas dû le placer dans leurs programmes ! Un film récompensé de plusieurs Oscar et BAFTA qui, bien qu’il ait un peu vieilli, n’a rien perdu de sa force d’évocation. À voir pour les cinéphiles et les curieux.
Primé aux Oscars, Macadam Cowboy reste un incontournable des années 70 et encore de nos jours. Les raisons sont multiples et notamment cette paire d'acteurs que New York broie et au passé difficile, le milieu décrit qui fit scandale à l'époque, cette ambiance de galère et de désillusion. Tout est amené avec intelligence par le réalisateur qui signe son meilleur film avant Marathon Man.
L'un des exemples phares du Nouvel Hollywood est le film de Schlesinger : mettant à bas le rêve américain en décrivant la saleté et la débauche de l'endroit tant rêvé des étrangers, il peut s'apparenter au style de Antonioni et au film de Hooper, Easy Rider, par ses effets de montage hallucinés. Chaque personnage détient un secret personnel qu'il est difficile de réveler, comme le traumatisme du viol de la copine de Voight, ainsi que la vie misérable de Hoffmann. Le début peut croire à une comédie où un texan a un objectif : draguer les femmes mûres de New York. Il se rend compte que la vie est loin d'être attrayante et que la solidarité est salvatrice dans un monde cruel et insalubre : l'appartement abandonné et le cimetière ressemblant à un amas de gratte-ciels. Et que lorsque la Terre Promise ( Miami ) est atteinte, le cauchemar continue. Un film aussi pessimiste que Easy Rider sur l'Amérique et l'avènement du mouvement hippie, restant spécial et intéressant.