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Un visiteur
0,5
Publiée le 5 juillet 2007
En partant pour voir le film, mon ami m'a dit : "Attention, chef d'oeuvre !"... J'ai tenu 45 mn... Je ne supporte pas ce genre de film. Oui, d'accord, le réalisateur sait filmer les ombres... Et après ? C'est mou, long... Si ça c'est un chef d'oeuvre, vive les navets qui nous font passer un bon moment !
Depuis le temps que je voulais le voir sur grand écran...Eh bien c'est fait ! Mais j'avoue avoir été assez déçu. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment. C'est un film marquant, certes, mais il soulève à mon sens de trop nombreuses questions : Le Dernier Tango à paris est un film ambigu, déroutant, ainsi Bertolucci brouille les pistes et il égare son spectateur, au profit de son propre plaisir et de celui de ses deux personnages principaux ( Paul et Jeanne, interprétés respectivement par Marlon Brando et la délicieuse Maria Schneider ). Cependant, le film n'a rien de complaisant et n'est jamais vulgaire, mais il demeure profondément malsain à mes yeux : comment concilier l'anonymat radical et le plaisir sexuel sur une durée de plus de 24 heures ? C'est absolument terrible, tout en sachant que Jeanne se laisse influencer par Paul, et que leur situation va de mal en pis au fur et à mesure que le film avance. Techniquement, le film est superbe : morceau de saxophone virtuose de Barbieri, mouvements de caméra renversants ( je pense à l'un des derniers travellings du film, dans lequel Jeanne refuse - sans vraiment refuser - les avances de Paul ), photographie de premier choix, etc...Un film envoûtant mais pour le moins troublant, mais assez surprenant et même fort. Je suis peut-être trop jeune pour ne pas avoir su l'apprécier à sa juste valeur. Tant pis pour moi.
La scène du beurre...tellement connue, cette scène, qu'elle parasite toute la réputation du film. Qui, entre parenthèses, n'est pas un chef d'oeuvre, loin de là, mais un vulgaire film érotique du dimanche soir sur M6 (remplacez Brando et Schneider par deux acteurs inconnus, et ça donne un résultat équivalent aux films de M6). OK, assez bien fait, et cultissime qui plus est. Mais pas génial. Maria Schneider mettra longtemps à sortir du carcan traumatisant de ce film, et Brando refusera, toute sa vie, de le voir (véridique) : tous deux assimilèrent "Le dernier tango à Paris" à un viol. Dans un sens...
Fascinant et convaincant, Marlon Brando campe à merveille ce personnage misogyne et masochiste qui ne se résout pas à accepter le suicide de sa femme et recouvre la félicité sexuelle avec une jeune femme soumise... A mon sens, le manque de rythme ainsi que certaines longueurs, perceptibles à plusieurs reprises, empêchent ce film d'être un chef d'oeuvre... Toutefois, "Le dernier tango à Paris" reste un long-métrage résolument moderne et mémorable, à voir et revoir absolument...
Je revois pour la deuxième fois ce film mythique. Je ne vais pas répéter l'émotion que tout le monde ressent , croissante au fil du temps. Un point retient seulement mon attention. La fameuse scène mythique est admirée dans son aspect cinématographique et réaliste, elle ne semble choquer personne... par son déroulement, de l'aveu même de l'excellente actrice dans une émission télévisée: elle a eu lieu sans son accord, prise par surprise, cela ne s'appelle-t-il pas un viol?
Le dernier tango à Paris? Des années que j'en entend parler. Il y avait meme une question dans le trivial poursuite au sujet de l'article de cuisine utilisé dans le film, c'est à dire le beurre. Résultat: énorme déception. Un film grotesque, obscene, mal cousu qui s'inscrit dans la liste de ces films des années 70 qui voulaient tuer le Père à n'importe quel prix. Le probleme est qu'à jouer systematiquement le "tout est nul, tout est foutu, tout pue", on ne va nulle part et ceci est peut etre un peu genant pour un film qui se prétend cerebral et maitre de son sujet. La perversité rappelle par moment le completement dérangé "Salo ou les 120 Journées de Sodome" de Pasolini tourné 3 ans après et qui va encore plus loin dans la saleté. Dommage que 2 des chantres de la révolution sexuelle Italienne, Pasolini et Bertolucci, soient incapables de nous montrer la moindre once de sensualité dans le sexe, et preferent au lieu de ça nous balancer viols et schatophylie enrobés de phrases qui n'ont souvent aucun sens. (dommage car quelques échanges dans le film commencaient à être amusants comme la discussion entre l'amant et le marri ou encore le moment où Brando joue de l'harmonica). Peut etre qu'on y aurait gagner quelque chose (ah pauvre Europe empêtrie dans sa lourdeur intime). Mais qu'est ce qui donne un semblant de force au film? Une seule chose: Marlon Brando. Son visage mélancolique, ironique, trainard, tient tout le film et ressemble à une espece de grand "bad end" pour l'un des plus grands acteurs du cinéma.
Un film absolument surfait! Le scénario est inexistant. Les scenes sont d'un ennui considérable. C'est extrèmement proche d'un film pornographique et le vendre autrement est mensonger. Marlon Brando est loin de son meilleur niveau (Viva Zapatta!, L'Equipée Sauvage, Le Parrain ou Apocalypse Now sont 1000 fois plus intéressant) et Maria Schneider et Jean-Pierre Léaud sont vraiment nuls... Ce film ne mérite absolument pas son statut culte et n'est réservé qu'à une élite intello et snob.
Tiré par les cheveux, pas credible, le message du film me semble incompréhensible. Pourquoi ne pas se fixer sur cette passion étrange entre les héros au lieu de s'encombrer d'histoires adjacentes intuiles?...
Ce film est sublime! Ceux qui n'y voient que deux humains en train de copuler ont mal interpreté. Il n'y a pas de mot pour exprimer ce que fait passer ce film. Amour, haine, remords... C'est tout simplement beau. Et quel final! Impossible a décrire, vous devez le voir. Interprétation, réalisation, scénario sont magnifiques!! Un classique inoubliable!
Je ne sais absolument pas comment Bertolucci s'y est pris pour convaincre, les acteurs, et surtout Brando de se livrer de la manière dont il le fait dans le film (monologue sur l'enfance de Paul qui s'avère être celle de l'acteur) ; Il a de ce fait réussit à créer une atmosphère totalement intimiste. La performance de Marlon y est inoubliable, il campe un homme abattu par le suicide inexpliqué de sa femme. Maria Schneider, quand à elle, est sidérante dans le personnage lucide de Jeanne. On remarque que les propos troublants de Paul se révèlent plus impudique que les nudités et c'est en effet ce qui est le plus frappant ( avec bien sûr la mythique scène du "beurre "). En découvrant l'appartement, on entre dans une nouvelle sphère, on a alors la même sensation que Jeanne lorsqu'elle retrouve son petit ami Tom, tout en ayant conscience que tout ne sera plus jamais pareil, car en tant que cinéphile je ne pense vraiment pas pouvoir retrouver un jour une sensation comme celle-là avec un autre film que le Dernier Tango. Le décor de cet appartement de Passy, dans le 16e arrondissement est magnifique, d'une façon morbide, mais cela n'enlève rien de sa magnificence. Cette couleur, ce orange dit " Tango " absorbant et omniprésent représente l'homme à la fin de sa vie. L'ambiguïté des personnages, leur relation, ce parfait mélange entre sexe et violence, ce sentiment de désespoir, ... Le réalisateur peut se féliciter d'avoir atteint la perfection ! J'ai du mal à trouver les mots exactes face à ce film qui est pour moi : indescriptible, inoubliable( encore et toujours), marquant, émouvant, captivant, ..... UN CHEF D'OeUVRE ! et je m'en veut énormément de ne pas (encore) l'avoir vu en salle , faut dire que j'ai une raison plus que valable puisqu' il est sorti en 1972 et je suis né en 88. Qu'est ce que je peux en vouloir à mes parents de ne pas s'être sauté dessus avant ! Que puis je dire de plus sinon que ma vision du cinéma s'est totalement métamorphosée.
Attention chef d'oeuvre, mais chef d'oeuvre controversé et polémique. Un film apre et destructeur qui, à travers la relation masochiste du tandem Brando-Shneider, dépeint le désenchantement d'une génération libérée sexuellement, mais en cruelle perte de repères, en quète de nouvelles valeurs, d'idéal mais aussi nostalgique. La violence interne est exacerbée, la relation homme-femme toujours dominée par l'homme (une seul fois Brando et Shneider sont nus en meme temps, la scène de sodomie est certainement l'acmée de cette supériorité toute relative). La violence est une violence morale, spirituelle et psychologique, contrairement à l'"Orange mécanique" de Kubrick qui filme une violence physique et gratuite, mais née du meme traumatisme et de la meme quete identitaire. Bertolucci signe là une oeuvre dérangeante mais cruelle et déchirée.
Trivial - Unique, Paisible - Violent, Scandaleux - Révolutionnaire, Mise à nue - Pudeur. Et si c'était tout cela qui qui fait tout le charme de ce chef - d'oeuvre qu'est "Le Dernier Tango à PARIS" ? Oui, sans aucun doute: l'interprétation n'a jamais aussi plus vraie, la réalisation à la fois intimiste et réservée invite le spectateur à suivre l'histoire, à être avec ces deux personnages si ...