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titiro
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2,0
Publiée le 6 novembre 2010
A voir surtout pour le couple improbable Depardieu/Casadesus. Depardieu a une présence écrasante et réalise encore une fois une performance magnifique. Casadesus inspire le respect, et se montre touchante. Au-delà de ça, c'est un film pépère, qui se vautre volontiers dans la facilité, ne réserve aucune surprise, accumule les idées reçues, et se montre bien maladroit pour faire passer son message. De toute façon, Jean Becker s'en fout, il fait le strict minimum pour balancer ses bons sentiments, comme à son habitude. L'ensemble n'est pas brillant, et promettait mieux.
On peut ne pas aimer l’homme en lui-même (c’est mon cas), on ne peut qu’être émerveillé par le jeu d’acteur de Gérard Depardieu (c’est aussi mon cas). Parce qu’il sait tout faire. Le réalisateur Jean Becker nous emmène dans une histoire toute simple, de laquelle émanent une grande sensibilité et une immense tendresse. D’un côté nous avons un Gérard Depardieu, dont le talent rend sa composition éblouissante, avec des regards empreints de réflexion et des petits haussements d’épaules qui remplacent avantageusement toute réplique. De l’autre côté, nous avons une excellente performance de la surprenante Gisèle Casadesus, dans la peau d’une mamie d’une extrême gentillesse respirant la douceur à plein nez. Les destins de ces deux personnages vont se retrouver par le biais de sujets universels : un parc, des pigeons, et la littérature. Entre moqueries des uns, et brimades des autres, nous assistons à des échanges à la teneur profonde et humaine, à travers lesquels plusieurs thèmes essentiels vont être abordés, et qui font forger une relation indestructible dans un formidable respect mutuel. Ode aux relations humaines et à la lecture, "La tête en friche" est une belle fenêtre de vie filmée en toute simplicité, tout en offrant une belle leçon d’humilité et de respect, sans que jamais le ton ne tombe dans la complainte perpétuelle. De cette œuvre très proche de la réalité, on en regrettera seulement sa courte durée, car nous ne pouvons qu’adhérer à ce que le genre humain a de plus beau à nous offrir, avec un petit twist final qui finit d’emporter notre adhésion. Un bien joli sujet, mis en valeur pas seulement par le duo Casadesus-Depardieu, mais aussi par des rôles beaucoup moins enviables (Claire Maurier et François-Xavier Demaison étant les deux artistes les plus marquants dans cet exercice de style) que nous nous surprenons à vouloir leur distribuer des baffes, des rôles dont la méchanceté gratuite apporte une sacrée dose de contraste avec l’infinie gentillesse des deux rôles vedettes.
Si on peut légitimement reprocher au film un côté «Tout le monde, il est gentil, tout le monde, il est beau», force est de reconnaître que la recette magique de Jean Becker fonctionne encore une fois. Car ne cachant pas, bien au contraire, qu'il fait du cinéma tout ce qu'il y a de plus classique, le réalisateur a mis en scène un film totalement plaisant de la première jusqu'à la dernière minute. L'histoire est simple mais belle, les dialogues de Jean-Loup Dabadie sont excellents. Mais c'est surtout le duo formé par Gérard Depardieu très touchant et Gisèle Casadesus très pétillante qui fait le charme immense de ce film en définitive irrésistible.
Sympathique comédie de Jean Becker, sortie en 2010. On retrouve Gérard Depardieu, très inspiré dans son rôle de grand benêt au cœur tendre. Il donne la réplique à la pétillante Gisèle Casadesus, ancienne sociétaire de la Comédie-Française. De cette rencontre, naît une belle histoire d’amitié. Le récit ne présente guère d’originalité mais se laisse tendrement regarder. Bref, le ton reste très humaniste sans tomber dans la mièvrerie.
Déjà auteur de délicieux films comme "Les Enfants du Marais" ou "Dialogue avec mon jardinier", à ceux au goût plus amer comme "Un crime au paradis" ou "Effroyables Jardins", Jean Becker a toujours eu cette façon de faire, un brin démago, de représenter la France du terroir comme elle n'a jamais existé. Pourtant, j'aime ses films, j'aime cette façon de faire, cette poésie qui s'émane constamment. Sans être des chefs d'oeuvres non plus, le cinéma de Becker est simple dans la forme, mais extrêmement riche et dense dans le fond. "La Tête en friche" ne va pas dans le sens contraire de la règle. Il s'inscrit parfaitement dans l'univers du cinéaste français, à savoir l'action dans un petit village ou "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", changeant radicalement de l'ambiance d'"Effroyables Jardins" ou la comédie cotoyait le cruel. Pas la peine d'être cruel dans "La Tête en friche", cela n'aurait apporté rien de bon. L'histoire est simple. Germain, proche de la cinquantaine, est quasi analphabète. Il partage son quotidien entre ses petits boulots, les verres entre copains au bistrot, et sa copine. Jusqu'au jour ou il fait la connaissance de Margueritte (avec deux "t" s'il vous plaît), une vieille femme vivant dans la culture des mots et des livres. Une forte amitié va naître entre les deux individus. Certes, comme dit plus haut, c'est simple, c'est dégoulinant de bons sentiments, mais Becker parvient toujours avec son style à effacer ce trop plein. Il est évident que les clichés sont là, avec le gosse maltraité par sa mère, "bouffeuse" de mecs et hystérique par exemple, mais l'histoire est tellement simple et belle que l'on s'y prend au jeu. Les dialogues signés Jean-Loup Dabadie se révèlent être d'une extrême finesse et rentrent parfaitement dans le cadre de ce nouveau monde fait de voyages, de découvertes par la puissance des mots dans lequel est projeté Germain, joué par un bon Gérard Depardieu, touchant et hilarant en analphabète un peu simplet mais au grand coeur. Jean Becker fait du Jean Becker avec "La Tête en friche" et reste fidèle à lui-même, ni plus ni moins, et ce n'est pas pour nous déplaire.
Un beau petit film plein de fraicheur et de beaux sentiments.... Gisèle casadessus est merveilleuse mais Gérard Depardieu a un peu de mal à jouer les benêts (cet aspect m'a un peu déçu)J'aurais préféré un Darroussin...La relation aux livres (qui sert de fil rouge à Depardieu) est généreuse et habile et cultive le spectateur sans le culpabiliser laissant un beau message sur la littérature....Mais surtout le film est une belle relation entre Depardieu et son entourage (sa mère, ses amis, la grand mère) qui est décrite avec humanisme et sobriété...C'est simple, c'est beau et la fin est bouleversante....A voir...
J'ai aimé, c'est beau, c'est frais, et ce n'est pas triste et pourtant j'ai eu la larme à l'oeil à la fin, tellement j'ai trouvé le geste merveilleux. Et puis j'aime beaucoup Depardieu. Ce film est beau, invite à la culture, un peu à la famille. Il est à voir!
Gérard Depardieu est Germain Chazes, un homme bête et illétré mais qui est apprécié au sein de la commune dans laquelle il réside. Ses journées s'écoulent tranquillement entre son jardin, le bistrot local et le square dans lequel il s'amuse à compter les pigeons. Puis il fait la rencontre d'une vieille dame, fortement cultivée. Au contact de cette érudite, de 30 ans son ainée, le personnage de Depardieu va évoluer d'une manière spectaculaire, celui ci prenant un goût certain pour la lecture et qui, fort de son nouveau savoir, va se mettre à citer des passages de livres qu'il a lu. Tout ceci concerne l'aspect culturel du film. Il y a aussi un aspect dramatique: on découvre, par le biais de quelques retours en arrière que Germain était un enfant non désiré et que sa mère l'a vertement humilié et méprisé. Mais quand celle ci vient à disparaître, Germain découvre quelque chose auquel il ne s'attendait pas. Comment deux personnes que tout semble opposer peuvent devenir aussi complémentaires? C'est la question à laquelle répond le film de Jean Becker. "La tête en friche" c'est bien joué, bien filmé et l'histoire est belle. Un bon moment de douceur et d'émotion.
Après une incursion dans le drame il y a deux ans avec Deux jours à tuer, Jean Becker revient au style qui a fait son succès, le cinéma populaire franchouillard. Pas vraiment avec bonheur. Dans le genre Les enfants du marais ou à un degré moindre Dialogue avec mon jardinier étaient bien plus réussis. Le problème est que Depardieu n'est pas du tout crédible en idiot du village. Ça plombe un peu l'ensemble du coup. Gisèle Casadesus est, quant à elle, à croquer. Les seconds rôles sont pas mal aussi entre Maurane, Claire Maurier, Bouchitey, Stevenin, Demaison ou Sophie Guillemin. A part ça rien de bien renversant. Du cinéma à l'ancienne, une mise en scène minimaliste, quelques bons mots, pas de sexe, pas de violence. Cela aurait pu donner une belle petite bouffée de fraîcheur mais non, à peine une petite émotion pour une intrigue sans surprise et cousue de fil blanc. Gentillet et sans grand intérêt.
Niais à souhait ! Depardieu et Casadesus sont assez touchants et bons dans leur rôle, mais l'ensemble n'a rien d'extraordinaire ou de particulièrement émouvant. Tout est évident, facile et sans surprise ! Après 30 minutes, on s'ennuie ferme et on se demande quand le film va daigner se terminer. Et quand la fin arrive enfin, on se dit qu'on a presque eu tort d'attendre puisque tout se termine comme prévu et qu'on s'est juste pris une vague débordant de bons sentiments ridiculement niais, sans recul ni critique. Le réalisateur se vautre et se complaît dans la facilité... Depardieu, pauvre petit garçon bête et mal aimé, découvre la littérature et l'amour maternel avec Casadesus, pauvre petite vieille dame esseulée... Rien de brillant, passer votre chemin sauf si vous voulez vous faire une opinion...