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jo4
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4,0
Publiée le 8 février 2010
Lebanon n’est pas un simple film de guerre, c’est une perception inconnue d’une vision stéréotypée de la guerre. Samuel Maoz nous livre un film puissant et déconcertant. Le détail original qui émane du scénario est bien sur le fait que les 1h30 se passent à l’intérieur d’un tank de l’armée Israélienne en pleine mission, nous privant ainsi de toute vue en plans larges vers l’extérieur. On se sent donc oppressé et étouffé par ce manque de visibilité. L’angoisse monte au même rythme que les soldats tremblent et la peur fait surface. Lebanon est cette poussé de frayeur contrôlée et maitrisée pour ne laisser aucun répit à un spectateur déstabilisé. Hormis cela, même si le film parait simple, il montre la guerre d’une façon réelle et évidente, de quoi l’apprécier pour sa sincérité et son travail exemplaire.
L’idée qu’a eue Samuel Maoz de dépeindre le drame de la guerre à travers un huis-clos dans un tank où le seul regard sur le monde extérieur serait le point de vue subjectif du canon semblait ingénieuse et source à un cynisme brutal. Finalement, l’immersion entre ses quatre soldats israéliens est terriblement difficiles, tant ils sont creux, niais et même antipathiques. Une mise en scène aussi molle et une photographie pastelle n’ont strictement rien à faire dans ce qui voudrait être une dénonciation de la situation militaire que vivent ces personnages entassés dans une machine de mort insalubres. Historiquement parlant non plus, cette reconstitution de l’expérience du réalisateur perd son intérêt dans sa volonté à ne pas nommer de manière explicite qu’il s’agit de la guerre du Liban en 1982. Cette bonne idée n’a donc donné qu’un film de 90 minutes ennuyeux au possible et ne méritant aucunement son lion d’Or à Venise.
L'originalité de Lebanon tient avant tout à son point de vue inédit : l'intégralité du film (sauf les 10 dernières secondes) est tournée à l'intérieur d'un tank. Ce parti pris donne une tonalité évidemment particulière aux évènements qui arrivent à l'extérieur : ceux-ci paraissent lointains, et même s'ils sont affreux, ils semblent en grande partie irréels, vus à travers un viseur qui fait penser à un moniteur vidéo.
Claustrophobes s'abstenir, donc, car l'intérieur d'un tank n'est pas très aéré, surtout pour y faire tenir 4 personnes, voire plus...
Sinon, les péripéties s'enchaînent classiquement dans un film qui traite de la guerre : des innocents meurent, des officiers sont incompétents, des sadiques y trouvent leur compte, le commandement est parfois totalement aveugle, les soldats pensent à leur mère, certains ont peur, d'autres vont mourir, etc.
Parfois un élément traverse la membrane qui sépare le tank du monde extérieur et agite le microcosme interne de nos 4 protagonistes : une roquette, un officier, un prisonnier, un cadavre. Au final, la guerre est montrée pour ce qu'elle est : confuse, injuste, sanglante. Lebanon n'est pas révolutionnaire, mais il marque probablement une date dans le cinéma israélien, et se laisse regarder sans ennui. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Enfermant ses personnages principaux dans les entrailles d'un monstre de métal presque humain et ne nous montrant l'extérieur qu'à travers le viseur d'un canon, un huis-clos oppressant et claustro formellement casse-gueule mais abouti, préférant la force des images à tout discours. Puissant et fascinant.
L’âme est un tank. Blindée de toutes parts, remplie de munitions aussi dangereuses qu’explosives. Se conserver, se défendre, attaquer. Une voix off parle et donne des ordres, la vigilance se doit d’être maximale à chaque instant car le premier des paradoxes cause et conséquence des autres est la menace permanente de finir en victime de toutes ces forces de destruction, qui seraient alors implacables et radicales. Mais le danger ne prend pas sa source à l’extérieur ; la machine interne, la mise en mouvement et en action de ce bolide répond en permanence d’un principe incontournable : toute affirmation est négation. Chaque opérateur défend ses intérêts contre ceux des autres, et il est lui-même aux prises des pires contradictions. L’enfermement fait macérer les peurs, les doutes et l’appel du néant.
Tout est vraisemblable dans ce film de guerre mais rien n'est vraiment réaliste sur le plan matériel (sans avoir été tankiste, on n'est pas né de la dernière pluie sur le plan militaire...). Le parti pris du huis-clos est une fausse bonne idée dans sa réalisation tant elle donne l'impression d'assister sur son écran à une partie d'un logiciel de simulation de combat de chars d'assaut...). Déception, donc.
Niveau engagement politique, c'est ZERO. Y'a rien, certes on voit quelques massacres de Tsahal mais c'est tout. C'est original de filmer de l'intérieur d'un tankl, juste original...parce que sinon c'est chiant à mourir. Le jury du Lion d'or de Venise a vraiment de la merde dans les yeux, ce genre de film est une petite curiosité, rien qui mérite un prix. Bref...
Instructif, novanteur, émouvant... un chef d'oeuvre ! Samuel Maoz, va jusqu'à nous faire ressentir, les méfaits de la guerre, sur 4 jeunes soldats israéliens, en nous montrant, ce qu'ils vivent, subissent,ressentent, craignent, etc... le tout en temps réel. C'est juste énorme. Un film judicieusement primé à la Mostra de Venise 2009.
La guerre c'est moche, injuste et même absurde. Voilà ce que rappelle ce premier film israëlien où le réalisateur a puisé à ses propres souvenirs de jeune recrue du premier conflit contre le Liban en 1982. Il a choisi de mettre en scène un quasi huis-clos : tout se passe dans un char qui doit franchir la frontière, et le spectateur ne voit de l'extérieur que ce que la lunette de visée de la tourelle permet de distinguer. Ce procédé narratif, pour original qu'il soit, ne suffit pas à faire un bon film. Les effets tournent nécessairement court, et l'on s'ennuie très vite. Un court métrage de 10 mn sur le même canevas aurait été suffisant ! La critique "boboïsante" crie bien sûr au génie - rien d'étonnant, c'est soporifique à souhait - on s'étonnera cependant de voir cette oeuvrette étirée en longueur remporter le Lion d'Or à la dernière Mostra.
Si filmer la guerre à travers la "fenêtre" exiguë d'un tank est un concept original, il comporte des limites. L'univers de ces quatre hommes enfermés à l'intérieur de cet objet de métal crasseux est propre à installer une folie fiévreuse et la tension est bien rendue tout au long du film. Cependant, le rythme reste mollasson et, au final, on subit plus ce point de vue unique qu'on ne le vit. On est loin de l'expérience décrite par les critiques de cinéma et lorsque la fin retentit et tombe à plat, on se dit: "tout ça pour ça ?!".
On a beau être prévenue avant d'aller voir ce film, cela fait un choc... c'est vraiment un film à part! Maintenant, cela vaut-il l'éloge dont il a été l'objet à Venise? Sans doute pas... il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un film fort et qui ne peut laisser personne indifférent
Original dans sa mise en scène, on est complètement immergé dans l'histoire puisque toute la narration se fait depuis l'intérieur du char d'assaut. Très prenant mais parfois incomplet. Dommage.
Une plongée très intéressante au sein du quotidien de ces jeunes soldats israéliens obligés de rester cloîtrer dans un tank. le propos est fluide et met en avant la bêtise et les erreurs des deux camps. Bon point puisqu'il était si facile de tomber dans un film de propagande anti-palestinien. A cela s'ajoute une mise en scène habilement menée qui n'est pas sans rappeler l'enfermement ressenti dans un film comme La Bête De Guerre. Au final, ce Lebanon est une bonne surprise qui nous offre une expérience cinématographique déroutante sur grand écran.