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jamesluctor
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4,5
Publiée le 28 juin 2012
Parachuté en 2009 sans qu'il soit attendu nulle part, un remake de la saga Tetsuo n'était pas pour rassurer le fan. Mais qu'on respire, le résultat est largement à la hauteur de nos espérances. Si après toutes ces années, Tsukamoto n'a fait que lisser les imperfections du 2 et à retrouver la rage du 1, il habille son film d'une beauté graphique qui fait immédiatement grimper le tout dans les cimes du cinéma qu'on adore. Glacial, magnifique, d'une hargne à réveiller un moribond (si les combats sont durs à suivre, le montage étant brutal et la caméra virevoltant dans tous les sens, l'énergie est phénoménale), The Bullet Man est une synthèse mature, digérée, qui donne dans la redite avec assurance et qui soigne beaucoup son homme de métal, véritable démon dont les démonstrations de violence vous cloueront au fauteuil. Tsukamoto nous renvoit un uppercut, alors que nos dents n'avaient pas encore repoussées...
Sur le chemin qui le ramène de l’école, Tom se fait renverser par une voiture et meurt sous les yeux de son père Anthony. Ce dernier, très ému, voit son corps muter et ses cellules devenir métalliques...
20 ans après le cultissime Tetsuo (1989) 鉄男, que reste t-il de cette oeuvre expérimentale & underground de Shin'ya Tsukamoto ? C’est triste à dire, mais il n’en reste strictement rien. Le film est d’une laideur inimaginable (la photo est abjecte). Le film ne ressemble à rien d’autre qu’à un piètre DTV, faisant fi des précédents opus.
Oubliez les inspirations au manga, à la Sci-Fi, au mouvement punk ou au body-horror, il n’en sera absolument rien ici, tout y est bâclé. Même le jeu d’acteur est hallucinant de médiocrité (aucune direction artistique, ils jouaient en roues libres ?), la prestation d’Eric Bossick est obsédante par tant de nullité. A sa décharge, les makeup effects foirés ne cessent de le décrédibiliser, avec son pauvre masque en caoutchouc sur le visage.
Tetsuo the Bullet Man (2009) 铁男 III est clairement la suite de trop, celle qui vient entacher jusqu’ici un sans-faute, dommage.
Tetsuo 3 : The Bullet Man, un film de Shinya Tsukamoto. Evoquer se monument du cinéma ne suffit pas ? Un film complètement fou. Encore une fois, le visuel et la bande-son sont extraordinaire et le film pourrait se passer des dialogues. Cette fois Tsukamoto a opté pour la couleur, mais celle-ci est si peu présente que l’on pourrait s’y méprendre. Film underground, forcément, unique, hors normes.