Malgré un scénario assez bien ficelé, le film lui-même pourrait être qualifié de "sans identitité, tellement on y retrouve tous les poncifs usés du genre mêlés à un mélange de thèmes si entremêlés qu'on s'y perd très vite: communisme, stasi, Berlin, es pays arabes, le pétrole, l'industrie bio, la faim dans le monde, l'Afrique, et j'en passe.
À cela vient se greffer, car il faut plaire à tous les publics, un héros qui apparaît à la fois comme un tueur, un chercheur, un amant, un as de la conduite, un adepte des arts martiaux, un sauveur du genre humain.
On devine que la pluralité des productions internationales n'a pas été un avantage dans la qualité du film, bien au contraire.
Liam Neeson joue d'une manière monolithique et empruntée, Diane Krüger n'est pas du tout convaincante et aurait mieux fait de laisser sa place de taxi woman à une autre avec plus de charisme et de corps. Bruno Ganz, grand acteur, semble endosser ici un rôle subalterne qu'il joue sans grande conviction.
Les scènes de violence et de poursuite, bien qu'elles soient techniquement époustouflantes, ressemblent plus à une démonstration de savoir-faire technique purement gratuite dont le scénario aurait pu s'en passer. Ce film avait bien commencer avec des crescendos scénaristiques qui attisaient notre curiosité mais fini par s'enliser dans un imbroglio de propos confus et de scènes violentes inutiles.
Film très inégal, décousu et qui n'apporte rien de bien nouveau si ce n'est un moment de show grandguignolesque qui peut suffire à un public au sens peu critique sur la qualité et qui se contente d'un distraction filmique passagère pour tuer le temps. On sent la derrière, qu'un film doit bien rapporter de l'argent même si c'est au détriment de sa qualité.