Raoul André, d'habitude, ce n'est pas mal, et ici ça commence super bien avec un quart d'heure de folie en forme de satyre de ce que la radio nous offrait de pire (la chanteuse réaliste est impayable), puis commence l'enquête policière et le film pédale dans la semoule pendant 75 minutes en ne nous offrant qu'une enquête incompréhensible et les gesticulations à l'humour raté des principaux protagonistes. Que c'est triste de vouloir être drôle sans y parvenir !
Comédie policière se passant dans le monde de la radio, "L'Assassin est à l'écoute" est un film qui se découvre aujourd'hui avec plaisir. Bourré de dialogues truculents et savoureux, le film est non seulement bien mené mais il est en plus terriblement irrésistible, bourré de trouvailles constantes (personnages décalés, un certain goût pour l'absurde et le burlesque) et interprété par des acteurs en grande forme (dont un Francis Blanche dans l'un de ses premiers rôles à l'écran). Si le rythme n'est guère palpitant, la bonne humeur des acteurs et le débit des dialogues font que le film fonctionne encore très bien, ne manquant pas d'atteindre son but : le divertissement.
Ça fait plaisir de voir notre Francis Blanche national, accompagné de son papa en plus. Malheureusement, cela ne suffit pas pour faire un film intéressant. En effet, le scénario est léger malgré la gravité du sujet ; un assassinat, voire plusieurs. Et pourtant, des pointes d'humour viennent ici et là tenter d'égayer mais pas ne sont pas adéquat et ne font pas rire. C'est donc un peu raté, mais ce film vaut le coup d'être vu pour son époque, ses quelques vues de Paris et son milieu qu'est le théâtre radiophonique juste au sortir de la guerre. A voir par les fans de Francis Blanche et les amateurs de films un peu vieillot
L'occasion de voir le fonctionnement d'une émission de divertissement de la radio à l'époque pour le reste le film a vieilli. Le scénario n'est pas palpitant et les gags sont poussifs. On notera la bonne prestation de Marguerite Monceau pour son dernier film.
Les paroliers Francis Blanche et Pierre Cour sont les auteurs du scénario ; ils sont aussi, sous leur propre nom, les acteurs principaux de cette comédie policière dans laquelle ils forment, avec Louise Carletti, un trio d'enquêteurs amateurs plus ou moins habiles sur la trace d'une bande gangsters. Mais tous paroliers qu'ils sont, leurs dialogues sont souvent sots, conformément à l'esprit de la comédie. Les personnages qui traversent le film sont tous assez bêtes ou épais. Celle-ci est introduite par un long préambule dans les coulisses d'une émission radiophonique dont le programme nous apparait aujourd'hui d'une fantaisie vintage bien puérile, caractéristique de l'époque et de ses usages. C'est désarmant mais sans charme. L'occasion de découvrir une création saugrenue de Pierre Cour qui, apparemment, connut une certaine notoriété : le Régisseur Albert. Raoul André met en scène Louise Carletti, son épouse à la ville, en candide héroïne d'un jeu de pistes qui manque de causticité et d'un scénario astucieux, que le réalisateur dénoue par une séquence qui deviendra sa "signature" :spoiler: une bagarre collective et mêlée burlesque.
Pour l'anecdote, on note que le film est le dernier de la vénérable Marguerite Moreno et que Francis Blanche donne la réplique à son père Louis Blanche.