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ianb
58 abonnés
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4,0
Publiée le 27 mai 2023
Un drame poignant du début ... à la toute fin, qui m'a refroidi le cœur bien des jours après l'avoir vu pour la 1ere fois. À déconseiller aux empathiques et âmes trop sensibles La gamine joue superbement bien, elle aura été bien dirigée sur ce film, chose qui n'a pas été aussi bien fait sur d'autres films ou je l'ai trouvé médiocre Pour en revenir au film, deux histoires à deux époques différentes, qui finissent par se croiser, avec un sentiment de lourde tristesse quand le voile se lève
Une très belle adaptation du roman de Tatiana de Rosnay. On y suit une histoire sur deux époques, celle de Sarah, petite fille juive prise dans la rafle du vel d'hiv avec sa famille, et celle Julia, journaliste, de dont la belle famille a récupéré l'appartement de la famille de Sarah juste après la rafle. Elle va mener l'enquête pour découvrir ce qui est arrivé à Sarah. Le film est bien mené, les deux époques alternent pour permettre de suivre facilement les deux histoires. C'est assez triste mais c'est fort joliment interprété, notamment par une Kristin Scott Thomas tout en délicatesse.
Gilles Paquet-Brenner nous livre une réalisation remarquable avec ce film captivant. Kristin Scott Thomas brille dans son rôle d’enquêtrice, naviguant à travers un mystère familial qui la plonge dans des souvenirs troublants. Ce qui rend le film encore plus fascinant, c’est sa capacité à jongler habilement entre deux périodes distinctes, créant ainsi une immersion totale dans ce thriller historique. "Elle s'appelait Sarah" réussit à éviter les pièges du pathos, offrant une narration intelligente et nuancée. La mise en scène est tout simplement impeccable, chaque scène étant soigneusement pensée pour maintenir notre attention. En résumé, c’est une œuvre à ne pas manquer, qui saura toucher et captiver son public. 9/10
Elle s'appelait Sarah - il faut accepter un film qui se déroule dans le petit monde bourgeois bohème et le côté langue anglaise. Le film est complet, forcément tourné sur l’émotion. Je ne sais pas si c’est une fiction ce personnage de Sarah ? Je n’ai pas été dérangée par les nombreux sauts passé/présent 3,6/5
''Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été, chacun le sait, secondée par des français, secondée par l'état français... … Cet esprit de vigilance qui vous anime, qui nous anime, doit se manifester avec la plus grande force. En la matière rien n'est insignifiant, rien n'est banal, rien n'est dissociable. Les crimes racistes, la défense de thèses révisionnistes, les provocations en tous genres, de petites phrases en soit disant bons mots, puisent en réalité aux mêmes sources." Ce discours de Jacques Chirac en 1995 est toujours d'actualité en 2018. Les occupants ont changés mais sont animés de la même folie criminelle, toujours secondée par les français et l'état français. Je ne sais pas ce qu'a pensé Tatiana de Rosnay de l'adaptation de son roman ''Sarah's Key'' par Gilles Paquet-Brenner mais c'est vraiment un excellent film !!
6 192 abonnés
18 103 critiques
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1,5
Publiée le 4 octobre 2020
Après avoir lu le livre ce film ne rend pas justice à ce que l'auteur a essayé de faire ressentir au lecteur. Ils se sont débarrassés des personnages importants, des moments etc. Elle s'appelait Sarah n'est qu'un simple film. Il échoue à capturer l'essence du livre. Si vous avez regardé le film et apprécié je vous recommande fortement de lire le livre...
Comme "La Rafle", elle s'appelait Sarah est un film réussi sur un sujet délicat. Il est seulement dommage que, lorsque Kristin Scott Thomas se rend aux Etats-Unis, elle qui est américaine, elle parle en français non seulement avec sa soeur américaine, mais également avec tous les américains qu'elle rencontre. Quand un réalisateur cherche à bousiller son film, il ne peut pas mieux faire !
Mélodrame prenant ses origines dans la rafle du Vel’ d’Hiv en 1942 (jour de gloire de la France, de Vichy et de la Police nationale) et resurgissant en 2009, le film conte habilement deux belles histoires , humaines, sans pathos, sans débordements lacrymaux, mais profondément humaines. Les va-et-vient entre les deux époques sont parfois un peu pénibles, certaines outrances ou invraisemblances un peu trop criantes, mais on ne peut que se laisser émouvoir par les horreurs de cette période et par le jeu extraordinaire de la superbe et lumineuse Kristin Scott Thomas et la surprenante jeune Mélusine Mayance. De plus les cadrages et les lumières sont remarquables. Un bon film classique, humaniste et prenant.
Difficile de ne pas tomber dans le pathos trop larmoyant avec un tel sujet, pourtant le réalisateur évite le piège et nous sert un très beau film captivant, populaire et aussi magnifiquement interprété.
Globalement assez fidèle dans la structure au livre de Tatiana de Rosnay, le film construit une émotion permanente grâce à la force d'un casting (presque) sans faille, mention à KST qui est d'une précision folle dans l'approche difficile du sujet.
En fait, l'adaptation parvient à éviter tous les écueils du roman, imprécis, culpabilisateur, à travers le personnage principa, irritable voire franchement détestable.
Paquet-Brenner prend soin de rester à hauteur d'homme, de femme, d'enfant, sans jamais tenter la leçon d'histoire, en proposant une réflexion sur la manière d'appréhender, à distance du temps, de tels événements (un peu comme le Né en 17... de Goldman), là où de Rosnay se contentait d'une insupportable mise en accusation décontextualisée.
Elle s'appelait Sarah est un film populaire, dans le bon sens du terme, certainement pas le film définitif français sur l'événement, mais une approche sensible, émouvante et sincère qui questionne le devoir de mémoire et la culpabilité.
C'est la seconde fois cette année que la rafle du Vel d'hiv est au cœur d'un film. Après La rafle où Roselyne Bosch tirait trop sur la corde sensible, Gilles Paquet-Brenner étonne avec ce très beau film. Surtout que lui, il fait dans la sobriété. Cela n'a pas toujours été le cas. Après un très prometteur premier long métrage Les jolies choses en 2000, c'est parti en vrille ensuite. Il fait preuve ici d'une grande maturité et d'une belle maîtrise. Les deux récits se répondent avec justesse à travers le temps s'imbriquant pour former une enquête presque passionnante. La forme reste très sage, voir académique, mais c'est peut être juste ce qu'il faut pour ce type d'histoire chargée d'émotion. En tout cas c'est fait avec tact et sensibilité, petites touches délicates touchant au cœur sans que l'on s'en aperçoive vraiment. Magnifiquement porté par un casting parfait avec à sa tête la reine Kristin. Comme toujours elle est formidable. Belle et lumineuse, elle traverse et porte le film avec une grâce inégalée. A noter les belles apparitions de Michel Duchaussoy, Niels Arestrup, Dominique Frot, Gisèle Casadesus, Frédéric Pierrot et l'étonnante et prometteuse jeune actrice Mélusine Mayance vue dans le Ricky d'Ozon où elle était déjà très bien. Belle partition aussi d'un acteur américain star des années 80 Aidan Quinn. Très différent de La Rafle, mais surtout beaucoup plus sobre, Elle s'appelait Sarah est un beau film. Une bonne surprise de la part de son metteur en scène Gilles Paquet-Brenner. Une mise en scène sans surprise mais simple, un scénario qui tient la route, une interprétation magnifique. Trois bonnes raisons d'aller voir ce beau film touchant et émouvant.