Pourquoi les œuvres filmant les déportation, du feuilleton télé "Holocauste" à "Un secret" donnent-elles toujours dans la surenchère lacrymale et l’emphase mélodramatique ? Cette adaptation littéraire n’échappe pas à la règle pendant sa première heure mais la seconde partie atteint la sobriété et émeut tant par le scénario subtil que le jeu racé de Kristin Scott Thomas. Une bonne surprise au final.
Un énième film sur le martyr des juifs pendant la guerre (on prend une fois de plus un enfant pour rendre le film plus émouvant) où l'on montre que les Français comptaient à la fois des salauds et des "Justes". Quelle nouveauté? Depuis Le Vieil Homme et l'Enfant, le sujet finit par être usé jusqu'à la corde et s'il n'y avait pas KST, pour une fois crédible dans un rôle qui semble écrit pour ses beaux yeux, on aurait fini par s'endormir...Beaucoup de fainéantise dans le scénario, des ficelles grosses comme des cordes à noeuds, mais quelques clins d'oeil réjouissants (discours de Jacques Chirac, les voisins qui se plaignent des odeurs, la fuite de la judéité après l'épreuve,..) nous permettent de retenir de ce film quelques perles bienvenues.
J'ai vu un film... le jour où un tireur fou a tiré et tué à Toulouse... Alors, entre la perception d'une œuvre de fiction qui fait la navette entre le passé et le présent, et ce présent, si terrible, où on assassine sans vergogne, il est difficile de ne pas se laisser gagner par l'émotion, et de faire le lien entre le passé et la réalité... Ce film, puisqu'il faut en parler, est vraiment bien construit, avec une dose d'humanité et de détresse... On suit le parcours de cette journaliste (super Kristin Scott Thomas qui nous touche) sur les traces d'un passé lointain, enfoui, enterré... On suit donc sa quête, et son intention de bousculer son quotidien et celui de sa famille... Et malgré tous les films, les témoignages, les livres, comment arriver à comprendre ce que l'Histoire a pu être... En fait, j'en suis arrivé à la conclusion que nul ne peut comprendre (réellement) l'autre... Comment pour les personnes qui n'ont pas d'enfants comprendre ce que c'est que d'avoir ou de perdre un enfant ? Comment comprendre l'estomac rempli ce que c'est la faim dans le Monde ? Comment comprendre ce que c'est que d'être chassé, pourchassé, exterminé lorsque l'on n'est pas juif ?... On tend à s'approcher de la compréhension en puisant des éléments de son expérience personnelle mais le vivre, le ressentir, ça c'est déjà plus compliqué... Et je comprends la distance de certaines critiques qui ont un sentiment de "déja-vu", ou encore une histoire sur les juifs... Donc, pô simple de garder en tête les éléments relatifs à l'inconscient collectif en regardant juste un film... Toujours est-il que ce film m'a touché, ému et bouleversé... Et après avoir arrêté mon DVD, je vais écouter la radio...
Tout d'abord, surprise en apprenant que le metteur en scène de ce film n'est autre que celui de "Gomes et Tavares", quel grand écart! Ensuite, je rejoins l'avis de beaucoup sur ce genre de films: c'est bon, on en assez vu! Sûr que la deuxième Guerre a donné son lot d'histoires larmoyantes, de destins héroïques etc... mais là, il me semble que tout a été fait. Du moins comment faire mieux que les classiques comme "Schindler", "Le Pianiste", "La vie est belle" etc... Cet avis mis à part, il faut reconnaître que le film se laisse suivre plutôt facilement. Le choix de jongler entre passé et présent rend le film un peu plus intéressant, grâce notamment à la bonne interprétation des deux héroïnes de chaque partie: Scott Thomas pour le présent et la jeune Mélusine Mayance très attachante dont l'abnégation est des plus émouvantes. J'ai eu quand même plus de mal avec le personnage de Scott Thomas dont je n'ai pas bien compris l'implication pour connaître la vérité. Ca reste un film qui se regarde mais qui ne fait pas le poids face aux meilleurs films du genre.
Un drame historico-familial français ! Il fallait oser quand on connait la qualité général des films français, et on est plutôt satisfait devant ce très bon film qui, intelligemment, mélange deux époques et approche l’histoire d’un œil nouveau et original, non pas moralisateur ou du classique devoir de mémoire mais plutôt traitant des conséquences humaines et psychologiques des survivants. Le tout est bien traité dans un scénario cohérent, recherché et historiquement assez juste. Sans compter que c’est bien joué, bien filmé et réalisé avec notamment de l’anglais et de l’allemand pour rester crédible. Bref une réussite pour un film qui s’avère finalement touchant.
Quelle bonne surprise. On s'attend à un film sirupeux, à un téléfilm de luxe. Et on voit un vrai film prenant et touchant. Pourquoi ? d'abord la maîtrise du réalisateur qui évite bons nombres de pièges: pas de pathos à outrance, pas de sentimentalisme inutile. Juste la force du sujet et de l'histoire. On est loin des violons appuyés du terrible "La Raffle" vu cette année. Et puis les comédiens. Encore une fois Kristin Scott-Thomas s'investit et se tire très bien d'un personnage aux réactions un peu faciles. Gilles Paquet-Brenner sait réaliser des histoires fleuves et héroïques.
Julia, journaliste, doit faire un article sur la rafle du vel d'hiv. Elle découvre qu'une famille juive a été expulsée de l'appartement de ses beaux-parents à l'époque et dans lequel elle compte emménager avec son mari. Elle décide de retracer l'histoire de cette famille qui cache un secret. Ce film vaut surtout pour l'interprétation de la toujours aussi sublime Kristin Scott-Thomas et de seconds rôles de poids comme Niels Arestrup ou Frédéric Pierrot. Il est dommage que Gilles Paquet-Brenner ait du mal à équilibrer ses deux histoires, celle de Sarah et celle de Julia, la première prenant tellement de place au début qu'elle rend la seconde plutôt inutile avant de rééquilibrer le rythme par la suite. L'autre grand problème du film est aussi que les scènes de la rafle ne sont pas sans fortement rappeler le film éponyme de Rose Bosch, faisant que le début du film se place souvent à la limite du plagiat, d'où une forte impression de déjà-vu. Elle s'appelait Sarah n'est pas un mauvais film mais souffre d'un montage trop peu rigoureux dans sa première partie et aurait dû passer plus vite sur la reconstitution de la rafle. Pour les fans de Kristin Scott-Thomas.
ELLE S'APPELAIT SARAH (2010): Tirée du roman à succès, cette fiction relatera les évènements historiques du Vèl d'Hiv suivis de leurs conséquences. Le contexte: sous l'occupation allemande le régime de Pétain organisera en juillet 42 l'arrestation de la population juive. Paris, 1300 personnes attendront pendant 5 jours au vélodrome d'hiver avant leur déportation vers le camp de la mort d'Auschwitz. 60 ans plus tard, la journaliste américaine Julia Jarmond s'intéressera de très près à cette petite fille de dix ans, Sarah, survivante de la rafle. Une réalisation où deux époques se croiseront, le présent et le passé. Une double lecture pour nous informer par des témoignages l'énorme douleur de cette fillette. Chargé d'émotions, le regard de Sarah nous fera vivre l'ambiance à l'intérieur du Vèl d'Hiv, d'horribles moments qui auront des conséquences sur son avenir. A saluer la bouleversante interprétation de la très jeune actrice Mélusine Mayance pour le rôle de la petite Sarah, innocente, intelligente, la justesse de sa performance apportera énormément à l'effroi de cette histoire, un amour protecteur pour son petit frère transformé en un terrible remord. Un épouvantable drame où interviendra le couple Dufaure, une incroyable bonté enveloppée d'un mutisme jouée par deux acteurs exceptionnels, l'acteur Niels Arestrup (Cheval de guerre) et l'actrice Dominique Frot. Avec simplicité l'actrice Kristin Scott Thomas (Julia) saura apporter la légèreté nécessaire à cette éprouvante enquête qu'elle mènera avec obstination. Peut-être quelques facilités scénaristiques, l'achat de cet appartement nous montrera que le hasard aura bien fait les choses, mettre en lumière une vie sombre et dissimulée riche en révélations. "Elle s'appelait Sarah" le trajet d'une vie traumatisée.
très bon film émouvant touchant.belle histoire sur la réalité du camp de veld'hiv. bravo d'avoir penser à une journaliste pour faire revivre des années en arrière en recherchant une petite fille pour resortir les faits réels à ses proches.je dits bravo à kristin scott thomas pour ce rôle de journaliste qui lui va à merveille ainsi que la petite fille mélusinequi est tout aussi sublime.j'ai vraiment passer un agréable moment.
Un film fort et intense qui aborde d'un sujet grave, mais sans effets grandiloquents. Le film est porté à bout de bras par Kristin Scott Thomas qui se dévoile tout simplement époustouflante... comme à son habitude. De plus, bien que difficile, ne cherche pas à être un tire-larme aux facilités et convenues. A voir.
Beau film pétri d'émotions et brillamment interprèté qui permet au delà de la fiction de rendre un vibrant hommage a toutes les victimes du Vel d'hiv et plus généralement a tous les personnes déportés lors de la seconde guerre mondiale.La filmographie du réalisateur n'augurait pourtant rien de bon mais force est de lui reconnaitre un talent certain qui s'exprime ici a travers une mise en scène mixant passé et présent avec une grande habilité.Le traitement de scènes clefs notamment celles se déroulant dans les camps bénéficie d'une subtilité qui évite les habituels débordements lacrymaux ,la jolie BO se chargeant simplement de souligner les passages émotionnellements forts.La 2eme partie du récit s'avère plus conventionnelle nous gratifiant même de quelques longueurs mais heureusement le souffle épique demeure intact.Dans les pas d'une éblouissante Kristin Scott Thomas ,le reste du casting se montre digne et terriblement touchant de sincérité.
Un très bon film! Beaucoup d'émotions, très bien tourné, très touchant. Une véritable quête d'identité et de vérité après les ravages de la seconde guerre mondiale.
"Elle s'appelait Sarah" est un film poignant réalisé par Gilles Paquet-Brenner, qui met en vedette Kristin Scott Thomas dans le rôle de Julia Jarmond, une journaliste américaine vivant à Paris. Le film navigue habilement entre deux temporalités, reliant le passé sombre de la Seconde Guerre mondiale et la vie moderne de Julia. Kristin Scott Thomas livre une performance émotive et nuancée, capturant parfaitement la quête de vérité et le poids des découvertes.
L'intrigue se concentre sur la rafle du Vélodrome d'Hiver en 1942 et la vie de Sarah, une jeune fille juive déportée, offrant une exploration bouleversante de l'histoire et de la mémoire. Le film excelle dans sa capacité à mettre en lumière des événements historiques tragiques tout en développant des personnages profondément humains.
Cependant, malgré une mise en scène soignée et une narration touchante, le film souffre parfois de quelques longueurs et de moments prévisibles. Certains aspects de la vie personnelle de Julia semblent moins développés, ce qui peut diluer l'impact émotionnel global.
En somme, "Elle s'appelait Sarah" est une œuvre importante et émouvante qui mérite d'être vue, surtout pour ceux intéressés par les drames historiques. Avec une note de 3,5 sur 5, le film se distingue par sa profondeur historique et la performance remarquable de Kristin Scott Thomas, malgré quelques faiblesses narratives.