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2,5
Publiée le 15 janvier 2026
L'idèe, que le passè ressurgit sous la forme d'une affaire non rèsolue, est intèressante sur le papier, louable même! La formule de cette intrigue sous-jacente, c'est que les yeux rèvèlent ce qu'on ne dit pas! Mais à force de vouloir être si près, ce drame policier ne fonctionne pas toujours sur la longueur malgrè quelques fulgurances dans l'histoire d'amour entre Benjamin et Irene, aidèe par une fort belle partition au piano à la Nitzsche (cf. le quai de gare). Oui, l'intrigue est bien menèe avec une ambiance propre au film noir, mais on ne peut s'empêcher de trouver ça un poil lent et long au point de s'y perdre parfois par son canevas scènaristique bâti en flashbacks! Un Oscar du meilleur film ètranger que l'on aurait tout aussi pu attribuer au puissant « Un prophète » (2009) de Jacques Audiard! A vous de voir aussi si Soledad Villamil èclipse Ricardo Darín, pourtant excellent...
Film argentin multi-récompensé, « Dans ses yeux » est un polar brassant différents genres et thèmes. Le résultat se veut ambitieux mais ne m’a pas complètement convaincu.
Le film alterne entre classicisme et coups de génie que cela soit dans la mise en scène ou dans l’écriture du scénario. Ainsi, on passe de scènes à forte intensité à d’autres d’une platitude extrême. L’enquête n’est pas à proprement parler captivante mais elle est suffisamment prenante pour nous faire tenir jusqu’à la fin. Le plus gros défaut de ce long métrage vient toutefois de ses nombreuses longueurs et d’un rythme qui aurait mérité d’être plus soutenu.
« Dans ses yeux » mérite le coup d’oeil. Quant à savoir si il mérite tous ses éloges et ses récompenses...
J'avais commencé par le remake US avec Nicole Kidman, Julia Roberts et Chiwetel Ejiofor. Il m'avait pas mal remué. Le message du film original argentin de 2009 est tout aussi puissant. Pourquoi ? Parce que même la pire des crapules est montrée de manière humaine. Parce qu'il met en lumière les failles de notre société : justice incompréhensible, bureaucratie lourde, meurtres totalement gratuits et brutaux. Parce qu'il nous renvoie en pleine figure les erreurs que chacun peut commettre au cours de sa vie : ne pas dire à l'autre ce qu'on ressent. Privilégier son travail au détriment d'une vie sentimentale. Alcoolisme. Difficulté à tourner la page. Pour certains, toutes ces erreurs les précipiteront définitivement dans l'abîme. Ils vivront en marge de la société. Seuls. Et pour d'autres, il subsistera toujours un espoir. C'est le sourire lumineux de cette juge qui clôt le film. Car tout reste possible dans cette violence malgré les années qui passent. La résolution d'une énigme comme des retrouvailles amoureuses.
"Dans ses yeux" est un film qui mixe plusieurs genres : thriller, histoire d'amour et critique politique/historique de l'Argentine des années soixante-dix. Le tout est d'assez bonne facture mais abuse de beaucoup trop de ficelles scénaristiques très grosses (spoiler: comme découvrir l'assassin juste en voyant le regard qu'il porte sur sa future victime plusieurs années plus tard sur une vieille photo de groupe, ou encore le retrouver lors d'un match de foot parmi des dizaines de milliers de spectateurs... ). On se dit que le film va révéler sa véritable nature quand il y a un basculement scénaristique et qu'il prend une tournure plus historique/politique, mais ça tombe aussi un peu à plat faute de développement, heureusement son final cohérent et inattendu permet de terminer sur une bonne impression. "Dans ses yeux" est donc un film très inégal dans son écriture mais aussi dans sa réalisation qui est globalement standard mais qui étonne parfois comme lors d'un surprenant plan séquence dans un stade de foot. On est donc devant une sorte de thriller hybride qui saura être intéressant de bout en bout mais qui souffre de trop de défauts d'écriture pour être totalement convaincant.
Je viens de revoir ce thriller argentin dont le scénario et les acteurs sont les principaux points forts. Le scénario d’abord, avec un final époustouflant. Cinq principaux personnages : le flic obsédé par une affaire de meurtre particulièrement sordide arrivé 25 ans plus tôt et qui lui donne envie, à la retraite, d’écrire un roman. Son acolyte, porté sur la boisson mais à la loyauté indéfectible. La juge, dont notre flic est profondément amoureux. Le mari de la femme assassinée, obsédé de retrouver le coupable. Enfin le coupable lui-même (acteur super bien choisi). Tout ce petit monde avec une ambiance argentine du temps d’Eva Peron bien rendue. Seul défaut : une peu lent à démarrer, avec des allers et retours temporels pas toujours évidents au début. Mais dans l’ensemble une originalité qui lui vaut une note moyenne élevée, tant ici que sur Imdb. Vraiment à voir (en Vost).
Une histoire prenante d’un ancien flic obstiné par une ancienne affaire et qui veut la réécrire et se replonge dans les affres du passé. Malgré une mise en scène pataude, on est vite embarqué et pris dans la fougue de ce thriller. La partie romantique de l’acteur principale est inutile et alourdie le message. Belle surprise argentine et encore et toujours Ricardo Darín.
Un film magnifique qui allie une formidable émotion et histoire d'amour pleine de tendresse à une intrigue policière à suspense qui finit sur un twist bien senti sans être sensationnel. Une oeuvre majeure qui bénéficie d'une interprétation exceptionnelle de Ricardo Darin et d'une mise en scène parfois brillante.
Que c'est beau! Ce polar - mélodrame aurait pu aussi s'appeler "Passion" car c'est cette passion pour quelque chose ou quelqu'un (qui peut se transformer en obsession) que nous avons en chacun de nous qui est le fil conducteur du film. Passion d'un juge d'instruction pour une affaire vieille d'un quart de siècle, ainsi que pour son ancienne supérieure hiérarchique; passion d'un homme pour sa défunte femme, passion d'un personnage pour le football (la scène de poursuite dans le stade est un modèle de caméra subjective à montrer dans les écoles de cinema). Nous pouvons changer de vie, de travail... mais la passion qui nous habite sera toujours la même. Cette idée est parfaitement décrite par le collègue du héros lors d'une autre scène mémorable. L'enquête, mêlée à une histoire d'amour avortée, est fascinante à suivre, avec sa dose d'humour indispensable pour ne pas rendre tout cela trop pompeux. Pour dire une peu de mal tout de même j'ajouterai que le petit bémol est un manque d'un petit supplément d'âme pour rendre le métrage un peu plus flamboyant.
Ce film est un chef d'oeuvre technique ... une merveilleuse histoire d'amour incrustée dans un thriller morbide, avec en prime un jeu de flash back très bien pensés, si à cela on ajoute la magnifique interprétation pour le personnage Irene, dont je suis littéralement tomber amoureux, on se retrouve avec un cocktail, sucrée, alcoolisé et plein de saveur à vous faire tourner la tête. Bravo
C'est vrai qu'à première vue, ce thriller romantique (oui, ça existe) argentin a quelques airs de déjà vu. Une enquête vieille de 25 ans qui n'a jamais été complètement aboutie, un personnage hanté par un amour qu'il n'a jamais déclaré... Rien de très nouveau et pourtant le film se maintient de bout en bout. Pourquoi ? Déjà parce que le mélange entre le thriller et la romance fonctionne très bien et se mêle parfaitement au récit sans qu'un registre ne vienne empiéter sur l'autre. Et puis parce que des éléments classiques, on a beau les connaître mais quand ils sont bien écrits et bien intégrés à un scénario solide, ça fonctionne. En l'occurrence, "Dans ses yeux" doit beaucoup à son scénario faisant des allers et retours entre présent et passé pour mieux nous plonger dans une enquête dont la conclusion laissera pantois. Tout y est finement écrit, des dialogues aux moindres petits détails. On se prend donc très vite au jeu et ce d'autant plus que l'interprétation des acteurs (Ricardo Darin en tête) est solide. Et puis il y a la réalisation, dotée d'une photographie particulièrement soignée et se lâchant complètement lors d'un plan-séquence ahurissant lorsque la scène la plus complexe d'un point de vue logistique arrive avec figurants et course-poursuite à la clé. Une vraie réussite.
Écrit à la manière d'un roman noir policier, les cadrages sont intelligents et originaux et les maquillages d'excellente qualité, le vieillissement des personnages est bluffant. Les rebondissements et l'intrigue sont accrocheurs, bref, un très bon film hispanophone, encore un!
Ce Polar Argentin nous fais passer de l'indifférence, à l'intérêt soutenu, pour finir en attention bouleversante. Si ce Thriller nous propose une enquête longue et minutieuse au démarrage laborieux, il trouve ensuite des rebondissements spectaculaires et un final inattendu. Juan José Campanella nous gratifie d'une belle photographie et d'une mise en scène très inspirée. Il nous propose de nombreuses scènes très fortes dont une particulièrement jouissive avec l'interrogatoire d'Isidoro Gómez joué par Javier Godino. Outre son scénario savamment sophistiqué, l'autre intérêt de ce film réside dans la crédibilité des ses interprètes, avec des seconds rôles parfaitement tenus. Aux premiers plans, les belles prestations de comédiens que réalisent Soledad Villamil (Irene) et Ricardo Darín, le juge Benjamín Espósito.
Trop de pistes, trop tiré par les cheveux et finalement trop long, Dans ses yeux est une déception tant les critiques sont élogieuses. Pourtant sur le papier, le film a tout pour plaire, il est d'ailleurs jubilatoire, drôle et émouvant à de nombreuses reprises. Les réflexions sur la peine de mort et la prison, sur la vengeance sont remarquables, mais il manque un petit coup de ciseau qui aurait rendu cohésion et force à l'ensemble.
Auréolé de son Oscar, Dans ses yeux à pour le coup la chance et le handicap du « petit monsieur doré ». Bien qu’une critique ne soit aucunement liée à un prix mais à un avis, un film oscarisé part avec certaines attentes. Quand est-il du résultat ? Il faut admettre qu’un scénario solide et original sert d’amorce au film qui prendra le temps de se développer grâce au parallèle de deux histoires opposées, une romance, un meurtre violent. Campanella, n’est pas un metteur en scène hors pair, son sens du cadre reste approximatif. En revanche il sait capter les émotions les plus sincères de chacun de ses comédiens, un regard, un silence, une intention. Il donne alors l’essence même de son métrage, savoir mettre en avant les hommes, leur choix, leur vie. Campanella n’oublie à aucun moment de donner à sa réalisation une consonance policière dans son rythme, sa construction. Et avec le même talent qu’il a de filmer ses personnages, dans la deuxième partie du film, il adopte cette manière de filmer à son décor. Il signale alors de manière subtile mais marquée que le film prendra un autre essor, une autre direction plus brutale dans les sentiments et dans les faits. Tout ça sous l’égide d’une interprétation générale et impeccable. Dans ses yeux reste par son dernier plan, dans ses derniers instants et ultimes révélations un film d’une promesse tenue, celle d’un film oscarisé, de qualité, classique de fond, mais fort de moments de cinéma, simple mais émotionnel.
Excellent polar avec une distribution d'acteurs hors-pair, une vraie profondeur quasi poétique, et un brillant scénario. Outre parfois une certaine lenteur de la progression narrative au début, deux reproches à faire au réalisateur : l’erreur de n’avoir pas suffisamment gratté et mieux exposé certains ressorts dramatiques. 1/ Pourquoi une retenue si tenace chez Espòsito à laisser parler son amour pour sa supérieure hiérarchique ? Complexe face au fossé socio culturel ? Complexe face à la beauté ? Ou les deux ? 2/ Quelle sont les vraie motivations de la rivalité entre Espòsito et le procureur ? Idéologique ? Personnelle ? Les deux ? Dommage, car la psychologie des personnages et la dimension historico culturelles du film sur l’Argentine s’en serait trouvée augmentée.