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1,5
Publiée le 6 mars 2021
Le secret le plus mal gardé au monde est que John Landis n'a pas réalisé un très bon film depuis des années. La véritable tragédie c'est qu'il a passé une décennie entre 1978 et 1988 à réaliser ce qui sont aujourd'hui les comédies les plus mémorables de notre époque comme The Blues Brothers. Mais le manque de qualité de l'écriture et le manque de temps de diffusion des comédies sont aussi tristement familiers. Landis aborde le film avec une sensibilité de type regardez le et pourtant le scénario ne livre que très peu de blagues réelles. Scène après scène se termine sur un regard vide de sens de Burke (Simon Pegg) ou de Hare (Andy Serkis) inspirant un silence embarrassé au public. Tout n'est pas sombre car il y a des flashs back de Landis à son meilleur dans deux des mises en scène de meurtre et une scène de sexe entre Hare et Lucky qui fournit de loin la scène la plus drôle du film. Mais ce sont là des moments atypiques dans une occasion autrement gâchée...
Sans être déplaisant, ce film ne tient pas ces promesses. Tous les ingrédients de la comédie horrifique anglaise sont présents mais on regarde cette histoire avec beaucoup de détachement, jamais vraiment amusé, ni vraiment horrifié. Il y a un bon casting mais le jeu des acteurs est trop théâtral, trop démonstratif, trop sur joué. Ce n’est certes pas déplaisant mais c’est très dispensable !
Un film à l'humour so british, bien déconcertant et qui sort des sentiers battus. Le genre de film qu'il fait du bien de découvrir. Une sacrée drôlerie, qui nous propulse directement dans une Ecosse du 19e siècle, ce qui est assez exitant. Le tout se déguste avec gourmandise et humour, mais aussi beaucoup de légèreté car il est loin d'être parfait. Notre duo est très drôle, on retrouve avec plaisir Simon Pegg. Isla Fisher laisse aussi opérer son charme, un petit plus qui ne se refuse pas.
La déception du mois, sans aucun doute! Le film a tout les critères d'accrocheur : Antihéros délurés, humour britannique, histoire morbide léché a l’auto-dérision, époque crasseuse, et interprètes de qualités (Simon Pegg & Andy Serkis qui sont eux, impeccable!). Seulement le tout manque cruellement de charme, et cela dès les premières minutes. La narration basé sur des faits réels, pour engendrer les conséquences de fin, est bien trop longue et ennuyeuse. Alors qu’en l'actions des deux hommes commence, le tout, même sans une certaine ironie, manque d'inventivité et de punch (Malgré les très convaincant, bruits d'os brisés). Le film ne passionne pas réellement, faute a des seconds rôles lourds et abusif (l’impulsive Isla Fisher est malheureusement inutile dans son rôle, plus qu'agaçant) Et a une VF abominable. On notera un duo hilarant malgré des gags burlesque en tout genre, vite passable. Un film bancal qui pourtant aurai pu être une superbe comédie britannique comme on en voit souvent!
John Landis traite donc toute cette histoire avec un humour très noir, faisant de nos deux héros, de sympathiques loosers, toujours en galère quant à récupérer des cadavres. On navigue toujours à la limite du non sens, proche des Monthy Pythons, tout en conservant une ligne historique rigoureuse. Les gags et les dialogues de mauvais gout s’enchainent, malgré de légères baisses de rythme, dues à une histoire d’amour, inintéressante mais nécessaire pour nous conduire logiquement à la fin du film dans le respect de l’histoire originelle.
Le tout rappelle des films british tels L’Importance d’Etre Constant, ou encore Shakespeare in Love, en bien plus grinçant et en moins pompeux. Kenneth Brannagh n’aurait sans doute pas renié ce Cadavres à la Pelle, typique du cinéma outre Manche. Typique aussi dans le fait qu’il soit passé complètement inaperçu par chez nous, et projeté très peu de temps dans très peu de salles. God Save France.
Article complet sur http://www.mauvais-genres.net/2011/10/10/cadavres-a-la-pelle/
une bonne petite comédie anglaise, comme je les aime. Même si le caractère comique est de temps en temps émoussé, l'interprétation et la qualté des acteurs permet de l'oublier. Le duo Pegg/Serkis passe bien même si l'on ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec le duo magique Pegg/Frost. Le charme d'Isla Fisher opère... et puis c'est toujours un plaisir de voir Sarou... euh.. Dracu... ohh zut Christopher Lee même pour une courte scène !
Une parfaite illustration des films d'humour noir anglais mais avec un réalisation de l'excellent John Landis pourtant américain pur jus, god save the queen ! Celui-ci assure un rythme et une légéreté à un sujet à priori pas franchement marrant et les gags se ramassent à la pelle. En revanche il est vrai que l'on n'est un peu détaché du film pas totalement captivant.
Sur un scénario assez complexe : deux hommes cherchent des cadavres récents (quitte à en fabriquer eux-mêmes) pour les vendre à des médecins-savants qui veulent faire progresser la science, et en même temps, l'un d'eux essaie de monter une pièce de théâtre (Macbeth) interprétée uniquement par des femmes. Pendant le même temps, deux médecins concourent pour gagner un prix de recherche médicale. Ca se passe en Ecosse, au 19ème siècle, très belle reconstitution historique des rues d'Edimbourg. De beaux décors (rue, carosse, tavernes, etc.). Une belle mise en scène et une réalisation honnête (c'est John Landis). Le scénario un peu brouillon laisse à désirer à certain moment et manque de rigueur, surtout que l'humour est trop peu présent. Dommage car encore une fois c'est bien réalisé, décors, costumes, extérieurs, c'est rapide mais les dialogues souvent insipides entre les deux personnages principaux finissent par lasser.
Pour alimenter une compétition entre deux écoles de médecine en Écosse au dix neuvième siècle, deux entrepreneurs improvisés (Simon Pegg, le romantique, et Andy Serkis, le vénal) alimentent celles ci avec des cadavres frais (ils tuent des gens dans les rues sombres d'Edimbourg) pour les dissections d'anatomie. Chaque cadavre ayant une valeur. Chemin faisant, le Roi, la pègre et la police se mêlent de la chose, pas pour les mêmes raisons. Le dernier long métrage de John Landis convie humour et horreur. C'est son style et sa marque de fabrique pour certains de ces films les plus intéressants (Innocent Blood, 1992, Le Loup Garou De Londres, 1981). C'est un genre très spécifique et vraiment particulier, car il ne s'agit pas d'un humour basé sur l'autodérision ou de clins d'oeil au genre ou au spectateur. Mais bien de comédie d'horreur. Ou de film d'horreur avec de l'humour, pas facile à mettre en oeuvre. Ici dans un film à costume. L'ensemble fonctionne. Le film a bénéficié de moyens (décors, costumes, distribution, maquillages et effets spéciaux) pour servir un bon scénario où chaque personnage fonctionne. Il s'agit d'un solide travail avec une narration qui fonctionne et qui ne nous ennuie pas. C'est suffisamment riche et varié (les deux scénaristes crédités ne sont pas des débutants) pour donner du fond à nos deux héros, mais aussi au personnage d'Isla fisher, l'amoureuse de Simon Pegg (leurs interactions sont bien écrites), et relancer la narration à intervalles réguliers au grè des perturbations de nos deux entrepreneurs. Et le tout en 90 minutes.
Comédie bien macabre et à l'humour typiquement anglais, le film baigne dans le cynisme le plus total. Si le scénario n'est pas très original, le duo Pegg / Serkis y est excellent et permet de bons moments d'humour, sans oublier la belle Isla Fisher. Bref, Burke and Hare reste à voir.