Restless
Note moyenne
3,8
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244 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 octobre 2011
ils sont beau ils sont jeunes quoi de plus naturel qu'une histoire d'amour. Mais la vie peut-elle exister sans la mort et vice versa. L'image glamour est parasité par la triste réalité. L'homme est mortel et le mythe de l'éternité n'est pas réalité. Jolie mais curieuse illustration d'outre tombe avec le fantome d'un Kamikaze. De la sensibilité à la sensiblerie il n'y a qu'un pas. Beau film belle histoire dramatique.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2011
Gus Van Sant, que l’on ne présente plus (lauréat de la Palme d'Or avec Elephant - 2003), nous revient avec une œuvre de commande, produite par l’actrice Bryce Dallas Howard. Restless (2011) avait tout pour être une œuvre remplie de pathos et de sentimentalisme exacerbé. Mais à notre grande surprise, le film est à mille lieux de cela, alors que le synopsis nous promettait tout autre chose. On y découvre deux jeunes adultes, fraîchement sortis de l’adolescence, le premier prend plaisir à assister à des enterrements d’inconnus et ce, depuis qu’il a raté celui de ses parents, qu’il a perdu dans un tragique accident (ce qui lui vaudra plusieurs mois dans le coma, d’où son absence à l’enterrement de ses parents). La seconde quant a elle est atteinte d’un cancer en phase terminale, ne lui laissant plus que quelques mois à vivre, elle affiche un insolent sourire et contre toute attente, parvient à nous faire oublier que ses jours sont comptés. Tous deux fascinés par la mort (ils se sont rencontrés lors d’un enterrement), ils vont apprendre à mieux se connaître, a appréhender la mort et surtout à s’aimer (tout en sachant très bien que leur relation ne sera que de courte durée).
Gus Van Sant nous offre ici un très beau drame, touchant, émouvant et drôle, loin d’être le genre de mélodrame à faire pleurer dans les chaumières, aucune faute au niveau de l’écriture, la mise en scène se savoure, et ce, en grande partie grâce à son casting où l’on retrouve dans les rôles principaux Mia Wasikowska (révélée au grand public grâce à Alice au pays des merveilles - 2010) et l’inconnu Henry Hopper (fils du regretté Dennis Hopper). Tous deux illuminent le cadre, le charme opère et on savoure avec énormément de plaisir cet habile mélange de poésie et de mélancolie.
Présenté en tant que film d'ouverture de la sélection Un Certain Regard lors du 64ème Festival de Cannes, le film est reparti bredouille, malgré ses 4 nominations.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 septembre 2011
Film doux et attachant. Le trait est un peu forcé avec des scènes trpo attendues. Mais surtout la photo est horrible. C'est peut-être le tirage des copies. C'est gris. Aucun contraste. Peu de piqué. Quand on est un grand réalisateur, on se doit de surveiller ses tirages !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2011
Un très bon film. Gus van' s'en sors très bien avec le thème de l'amour et de la mort.
Le jeu d'acteur est super, on s'accroche très vite aux personnages.
J'ai pleuré pendant la moitié du film -_-
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 3 novembre 2011
Ma critique de Restless :
http://tedsifflera3fois.com/2011/09/29/restless-critique/
Pascal C
Pascal C

10 abonnés 90 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2011
Le premier 5 étoiles de l'année pour moi! Restless a pourtant 2 défauts qui ont failli lui couter la dernière demie étoile: 1) Un coté pas honnête car il prend des distances avec la cruelle et horrible réalité du sujet principal. Difficile d'en parler sans révéler des éléments cruciaux du scénario. 2) Pour un film ausi beau, et aussi inspiré, pourquoi seulement 1h30...? Comme c'est dommage de devoir se lever de son siège aussi vite. J'avais tellement envie de rester avec mes nouveaux amis à l'écran. Ils m'avaient tant émus, fait si finement sourire.J'étais si attaché à eux... Ah les batailles navales avec Hirochi, quelle trouvaille, si drôle et si cruelle.... Voila la plus belle histoire d'amour que j'ai vu depuis longtemps. Ce film est si réussi qu'il ringardise d'un seul coup "la guerre est déclarée" que j'avais pourtant tant aimé. C'est incroyable de voir les parallèles que l'on peut faire entre ces deux films. Mais restless est beaucoup mieux filmé , mieux joué pour le personnage masculin, désolé Mr Elkaim ), plus original et plus poétique. Il est juste un peu moins honnête. Mais c'est une fiction alors que le film de V. Donzelli n'en était pas une. Et puis tellement plus court.... Et on ne verra jamais la suite. Les suites y en a que pour les super héros débiles hein? En fait il aurait fallu faire une série de ce film. Il y avait tant de bonnes idées, de traits de personnages à exploiter, de thèmes à travailler. Une série en une saison de 12 épisodes au maximum, dénouement oblige. 24heures faisaient bien 24 episodes pour 24h. Restless aurait pu en faire 12 pour 3 ou 6 mois ... En tout cas je vote oscar 2011 du meilleur film, meilleur scénario, révélation féminine pour Alice-Anabelle polonaise. Meilleur running gag, Meilleur baiser de cinéma 2011. Merci pour ce bonheur, aussi éclair soit il...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 septembre 2011
ce film m'a beaucoup séduit, et qu'il est surtout une parfaite synthèse entre les deux différentes branches de cinémas de Van Sant.

De ses films underground - si plébisicités par la critique-, il a gardé une mise en scène jouant sur le décalage et une certaine poésie urbaine, tandis que de son cinéma plus grand public, il en a tiré 'une histoire assez conventionnelle, peuplée de personnages qui existent réellement à l'écran et avec une narration assez classique sur le papier.

Ces personnages en question, ce sont Enoch Brae, un jeune américain qui a perdu ses parents dans un accident de voiture, et qui depuis, passe ses journées à fréquenter les enterrements d'illustres inconnus, et Annabel Cotton, une jeune fille qu'il rencontre à un de ses enterrements, et qui cache un terrible secret: atteinte d'un cancer en phase terminale, il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. restlesseCes deux êtres vont se rapprocher, car ils sont tous les deux un peu marginalisés, un peu excentriques, et ils arriveront progressivement à méler leurs solitudes respectives pour fusionner et affronter leur funeste destin.

Un troisième personnage viendra se méler à ce couple d'amoureux condamnés à vivre leur amour naissant en un temps record, et ce personnage n'est rien moins qu'un fantôme d'aviateur japonais, mort pendant Nagazaki, et qui ne cesse de conseiller et de dialoguer avec Enoch. Et ce fantôme est à mon sens, une trés jolie idée, qui amène une vraie poésie et une vraie originalité au film, et qui contribue à faire de ce Restless un "anti Love Story", alors que le sujet s'y rapproche pourtant dangeureusement.
chronique dans son entier ici même :http://www.baz-art.org/archives/2011/09/21/22056329.html
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 septembre 2011
Très bon film de Gus Van Sant, qui pose ici sa caméra sur la relation intime, naissante et déjà évanescente, d'Annabel (Mia Wasikowska, splendide) et d'Enoch (Henry Hopper). L'une est malade, en phase terminale d'un cancer, l'autre dépressif-suicidaire, depuis que ses parents sont morts dans un accident de voiture, qui lui a lui-même coûté quelques minutes de "mort". C'est donc bien sur la mort et la manière dont ils l'appréhendent qu'Annabel et Enoch se trouvent, se rejoignent et se lient ; mais sur le vide de ce creux noir, Restless, aérien, ne s'appesantit pas en sonneries larmoyantes, misérabilistes ou simplement empathiques. Le point fort de Restless, c'est qu'il prend le parti de ne jamais pleurer : le choix de la vie, le choix de quelque chose plutôt que rien.



La perspective est même radicale (pour un film qui ne livre aucune radicalité dans l'image, aucune emphase, aucune démesure, ni aucune âpreté d'ailleurs) : la mort, que les deux amants ne connaissent que trop bien, n'est prétexte à aucune commisération, mais, tout au contraire, sujette au détournement et au rire (cf. la scène fantastique où les deux personnages principaux miment, théâtralisent et ironisent la mort d'Annabel). La mort, omniprésente - sous la forme d'une menace imminente ou d'un dédoublement psychique (le fantôme Hiroshi, Ryo Kase) - n'est plus un objet de crainte depuis longtemps, mais un compagnon de vie, et un tremplin vers l'amour. La mort n'est pas moquée (ce qui signifierait encore qu'elle est crainte) dans Restless, elle n'est pas rendue futile, incrédible ou inconsistante ; elle est trop présente pour cela. En revanche, elle est supplantée, transfigurée, métamorphosée dans quelque chose qui doit définitivement la dépasser. Restless n'oublie pas la mort par excès d'insouciance, mais intensifie la vie pour la vaincre.



Van Sant filme l'automne de Portland à la perfection, laisse onduler sa caméra avec le vent et entre les feuilles de paysages d'un autre temps, passé, et à venir. Aurifère et nuageuse, l'image de Restless est portée par une grâce simple et lumineuse, qu'on voit bien rarement au cinéma. Dans cet autre temps et sous ces teintes merveilleuses, la maladie et la disparition s'estompent pour laisser place aux regards d'une tristesse et d'une joie infinie (précisément, le film joue, par sa radicalité, sur un fil tendu, tel un funambule : est-on capable de supporter une telle relation amoureuse, vouée à une disparition presque immédiate ? La "crise" du film tient là-dedans : Enoch, qui paraissait distant, cynique par rapport à la mort, ne peut pas "sup-porter" un tel poids).



On peut légitimement tomber in love with Mia Wasikowska (malgré son nom, donc) tant son personnage, sublime au sens fort, mêle beauté éphémère, désir de vivre et fragilité suprême. L'actrice, moyenne dans Alice (qui relevait certes de la purge), livre ici une partition parfaite, dans un film qui l'est presque autant. Zou, 16/20.

Toutes les critiques sur le Tching's Ciné bien sûr :
http://tchingscine.over-blog.com/
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 septembre 2011
Pire film de Gus Van Sant vu à ce jour. C'est incroyablement ennuyeux. Sufjan Stevens sauve certains moments dans la bande son. Mais quel bonheur quand le film se termine. extraordinairment maniéré.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 septembre 2011
Comment l'amour peut aider à (re)vivre et rendre la mort plus douce. Un film fort et émouvant où les sentiments sont exprimés avec pudeur, délicatesse, où la gravité côtoie la gaité et parfois la fantaisie. Les acteurs sont remarquables.
Virginie T
Virginie T

12 abonnés 292 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2011
Un pur chef d'oeuvre !
Le sujet est abordé avec beaucoup de délicatesse et les acteurs sont excellents de fraicheur et de spontanéïté.
Les films sur ce thème sont souvent tire-larme, celui ci est tout l'inverse.
Bravo au réalisateur d'avoir réussi cette prouesse.
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2011
Pourquoi tant de critiques dythirambiques ?! Gus Van Sant réussit à installer son histoire avec intelligence et subtilité. Les deux interprètes restent avant tout le bonus premier du film tant ils sont charmants et forment un couple en osmose ; la similarité physique donne un miroir étonnant entre les deux. Cependant on reste déçu surtout parce qu'au final le réalisateur ne va pas au fond des choses et notamment dans le morbide (à la base du personnage quand même) surtout du point de vue de Enoch (joué par le fils de Dennis Hopper). Ce film reste un magnifique poème filmé avec un couple angélique comme symbole de l'amour éphémère. Beau et triste mais trop en surface.
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2011
C'est comme un film de notre jeunesse qu'apparaît Restless et son temps indécis, entre un fantôme japonais de Nagasaki, quelques plans modernes de la banlieue de Portland, des archives de la bombe atomique et des extérieurs automnals évoquant un romantisme en dehors de l'époque initialement résumée, celle de nos propres jours. Design vintage pour les costumes, comédiens perdus dans un rêve d'amour, absence d'outils contemporains (ni télé ni portable, ni ordinateur), Restless refuse toute modernité dans son esprit tout en étant techniquement très conscient de son état et de son éclat loin d'être rétro. Van Sant évite toute superficialité de la modernité mais montre les enjeux actuels de la romance dans ses symboles cruciaux ou, tout du moins, justifiables (une IRM en guise de repère médical remplace l'ordinateur et son indice sociologique).



Ce que cherche Gus Van Sant ici, c'est atteindre l'essentiel avec simplicité, sans aucune surenchère, et il y parvient magnifiquement ; à rien ne sert d'insister sur la position sociale de ces deux jeunes paumés ivres d'amour et de fascination morbide. A rien ne sert d'éviter la naïveté là où elle s'impose, tout autant qu'il ne sert à rien de psychologiser, d'expliquer le passé, ou de justifier l'irrationnel. Les symboles du film, aussi stupides en apparence qu'un fantôme en guise de meilleur ami, deviennent pourtant le meilleur moyen de créer un univers sincère où un simple changement d'angle dans une même séquence nous indique qu'il s'agit de l'imagination du protagoniste. Jamais n'avait-on vu chez Van Sant un tel dépouillement des moyens, une telle simplicité du point de vue et une telle théorie de l'astuce ; ellipse, équilibre de tons, atmosphères uniquement créées par le choix des décors et la direction des comédiens, sourires en coin, tendresse des couleurs.



Restless est un petit film de rien du tout qui montre de quelle profondeur peut être forgé un film malgré sa légèreté et sa discrétion technique. Cela en est d'autant plus sain et rassurant que la pensée formelle est aujourd'hui devenue au cinéma, plutôt que d'être discrète ou au contraire de prendre l'apparence véritable d'une obsession, un véritable palliatif à la substance de fond. Chez Van Sant, grand essayiste de la forme s'il en est, celle-ci devient la substance, et le fond est donc elle-même la forme. Plus simple, moins cérébral et donc plus touchant, Restless oublie les grandes ambitions cinématographiques de son auteur, perd aussi la puissance qu'on lui a souvent connu, mais il y gagne en revanche à être plus humain, plus accessible et direct. Van Sant ne s'embarrasse pas d'obsessions, on dirait que le film vient à l'écran comme il est venu à son auteur, Jason Lew. On voit aussi qu'en refusant d'intellectualiser le propos par la mise en scène ou l'excès de background, celui-ci a su rester limpide, serein et si évident.



La sensation d'assister à une étrange parenthèse renforce la perception d'être toutefois bel et bien chez Gus Van Sant ; le temps n'existe pas et, qu'il s'agisse des couloirs répétés d'Elephant à la lente chronologie inversée de Paranoïd Park, jusqu'à admettre ici que Restless commence comme si l'histoire et le film avaient déjà existé quelquepart auparavant, ce temps-là berce son cinéma d'illusions, de sensations, d'émotions. Curieusement joyeux, évitant toute cruauté ou mauvais goût, Restless se regarde comme un mélodrame lumineux et non comme une tragédie morbide ; la mort est auscultée et poétisée au-delà de ses tabous (comment filmer un cadavre dans son cercueil? En le filmant, pardi!), le plus souvent dans des tonalités chaudes ou reflétant la lumière, et c'est dans ce refus du cliché visuel macabre ou de l'émotion malsaine que cette dernière s'épanouit, débarrassée de son dangereux apparat funeste et mélodramatique. Van Sant ne pousse rien, ne cherche rien, il filme un matériau génial, celui d'une histoire d'amour entre deux personnes et en fait une oeuvre mûre et singulière, faite dans la plus pure simplicité et la plus grande pudeur ; cette approche à priori si légère est fondamentalement douée pour révéler les profondeurs de l'existence et de la beauté.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 septembre 2011
C'est un très beau film rempli de douceur, de poésie et de mélancolie que nous livre ici Gus Van Sant. Armé d'un sujet difficile qui aurait pu couler beaucoup de films, il sait le manier avec délicatesse sans jamais tomber dans la mièvrerie, le scénario et les dialogues étant parfaitement écrits avec un aspect fantastique inexpliqué mais parfaitement imbriqué au sein du film. En plus d'une mise en scène sans artifices et d'une musique qui colle à merveille à l'ambiance du film, les deux interprètes principaux sont pétillants de fraîcheur et de justesse.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 septembre 2011
Insupportable, tous les poncifs habituels. Aucun intérêt.
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