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ArnoRuoms
25 abonnés
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3,0
Publiée le 22 février 2013
La romance morbide entre deux adolescents fascinés par la mort. Le film se révèle simplet mais très touchant et sensible grâce à Henry Hopper et Mia Wasikowska, tous deux, magnifiques (...) Néanmoins, c’est le film le plus faible de Gus Van Sant.
Avec "Restless", le réalisateur d’"Elephant" renoue avec deux thématiques qu’il connait bien, à savoir la mort et l’adolescence, mais il le fait avec beaucoup d’intelligence et d’excellence. En délaissant la démonstration au profit de l’émotion, le film dépeint l’histoire d’une rencontre singulière, d’un cheminement de la mort vers la vie. Jamais morbide et jamais niais, "Restless" possède cette force incroyable qui maintient le récit dans une bulle enfantine pleine de douceur, et ce, malgré la dureté de la réalité. Il en ressort de ce fait une beauté naturelle, une magie délicieuse. Si la mort n’est jamais absente, elle est rendue humaine et tolérable par la joie de vivre que van Sant insuffle à son propos. Le film est comme un sourire, comme un effleurement, une douce caresse de laquelle surgit une larme que l’on ne contrôle pas vraiment. Bizarrement, on ne pleure pas forcément lors des scènes les plus tristes, mais plutôt lorsque le cinéaste vient nous rappeler la beauté et le prestige des choses simples de la vie.
A l’instar de ces personnages, Gus van Sant refuse tout apitoiement, tout pathétique en se distanciant humblement de l’histoire qui se joue devant lui. Un cinéma qui regarde véritablement ses personnages, ses situations et qui magnifie l’existence sans s’admirer le nombril et qui évite les leçons de morale poussiéreuses, ça fait un bien fou. Chaque instant de la narration, chaque plan et chaque réplique est une envolée en direction de l’imaginaire qui doit se savourer moment par moment, un peu comme la vie en somme. Grâce à sa parfaite maîtrise du sujet Gus van Sant, actuellement l’un des réalisateurs les plus intéressants du paysage cinématographique, livre un film savoureux, assez prodigieux, qui célèbre l’existence et porté par deux jeunes acteurs incroyables : le remarquable Henry Hopper et Mia Wasikowska criante de justesse (ça change de son rôle d’Alice dans l’affligeant Alice au pays des merveilles de Burton) et qui offre au cinéaste l’un de ses meilleurs rôles féminins. Techniquement, le visuel est à l’image du cinéma de van Sant, c’est-à-dire d’une beauté vertigineuse, la musique (signée D. Elfman) marque son empreinte et certaines scènes sont des moments de grâce ultime (la scène du cimetière, celle de la cabane, celle de la morgue ou encore la séquence finale).
Certains critiques ont relégué "Restless" au rang de film mineur au regard de la filmographie de son auteur. Dès lors, je m’interroge : « Quand un film procure un aussi beau moment de cinéma et de vie doit-on réellement se perdre dans des classements réducteurs et figés ? » et la réponse est sans conteste : non! Pourquoi ? Parce que ça n’a aucun sens et que ce n’est pas la peine.
"Restless" est une belle expérience, une belle histoire d’amour et de vie, et c’est vraiment tout ce qui compte.
Gus van sant arrive avec une facilité déconcertante a nous parler d'un sujet dur, dramatique, terrible avec une tendresse et un optimisme fou ! On navigue sur deux rives la 1er est celle du bonheur et de la beauté des personnages la deuxièmes et l’anxiété d'un dénouement qui se veux a chaud de larme ! Un très jolie film qui je pense montrera qu'un homme ou une femme même près de la mort reste digne et vivant !
Il a la vie devant lui pourtant Enoch est un jeune homme davantage intéressé par les morts que par les vivants depuis que ses parents se sont tués dans un accident de la route, c’est tout le contraire pour Annabel qui, malgré son cancer en phase terminal, a su garder un regard innocent et curieux sur le monde. Gus Van Sant reprenant l’une de ses deux thématiques fétiches il n’y a rien de surprenant là-dedans et malgré cela il s’arrange encore une fois pour ne pas refaire le même film. Ici il réunit les deux, la mort et l’adolescence pour cette touchante histoire d’amour entre deux âmes brisées par des évènements tragiques. La véritable force de ce long-métrage reste indubitablement ses interprètes principaux, en effet Mia Wasikowska (la Alice de Tim Burton) et Henry Hopper nous entrainent à travers cette jeunesse mélancolique et quelque peu morbide avec beaucoup de tendresse et de naïveté. La bande-originale, la photographie et la mise en scène sont très travaillées, on pourra néanmoins regretter que le scénario privilégie d’avantage les métaphores poétiques aux véritables émotions humaines. "Restless" ne restera pas comme l’une des œuvres majeures de la filmographie de Gus Van Sant mais c’est un film qu’il est bon de découvrir.
Probablement le moins bon Gus Van Sant que j'ai pu voir. Je n'ai absolument pas reconnu la patte du cinéaste qui semble ici faire du cinéma plus conventionnel, mais peut-être trop. J'ai hésité entre 2 et 2.5 tant le scénario est bidon et décevant, absolument pas à la hauteur du talent du réalisateur. Cependant, les deux personnages ont le mérite d'être originaux même s'ils sont absolument chiants. Mia Wasikiwska trouve ici un rôle un peu plus intéressant et expressif que dans Alice, mais ça n'empêche que j'ai trouvé son jeu et son personnage insupportables. Henry Hopper, ça va à peu près mais son attitude et ses répliques sont d'une platitude extrême. Bref, Gus Van Sant fait du déjà-vu avec une histoire d'amour prévisible mêlant maladie et personnages pseudo-décalés. Le gros mérite du film, qui fait que je n'ai pas pu détester le film, c'est qu'il ne tombe jamais dans le pathos ni dans l'absurdité. Restless est raconté sur un demi-ton un peu timide, si bien qu'on se laisse prendre dans l'ambiance et qu'on finit par s'attacher un peu aux personnages. Mais franchement, il n'y a pas grand chose à en retenir.
Très bon film d'une romance originale et touchante qui fait rêver! A aucun moment le film ne tourne au pathos, les 2 jeunes acteurs sont excellents, la BO s'accorde très bien au tout, rien à dire. Un film à voir!
J'ai pas vraiment été convaincue, ni par le scénario, ni par le jeu des acteurs... j'attendais un peu plus de ce film que je trouve, au final, un peu plat. Tout paraît trop simple, trop propre et trop rapide! et je n'y ai pas retrouvé le sentiment que me procurent les autres films de Gus Van Sant. Il reste qu'il s'en dégage une certaine légèreté plutôt agréable, mais je ne retire rien de cette histoire qui n'a pas réussi à me toucher (ou à peine)...
Un « Love story » nettement moins larmoyant ; un Gus Van Sant toujours attiré par les préoccupations, les angoisses des ados. Si 50/50 était un film qui narre la maladie grave sur un mode léger, ici, « Restless » traite de la maladie et de la mort sur un mode léger. Et pourtant, cette légèreté à l’humour parfois noir, pesant nous est contée comme... un conte. La présence d’Hiroshi est une belle trouvaille. Gus Van Sant nous dévoile peu à peu au fil de sa narration des faits inattendus. C’est un film charmant, touchant comme une fable. Les deux protagonistes sont attendrissants, à voir en VO, évidemment. Il y a un côté décalé délicat qui est savoureux à entendre et à regarder.
J'apprécie beaucoup les films de Gus Van Sant dans l'ensemble, les films "grand public" ("Elephant", "Good Will Hunting", "Finding Forester", "Last Days" ...) mais aussi le film très confidentiel "Gerry".
Au début, j'ai été très tiré entre deux points de vue par rapport à "Restless": est-ce un film "cul-cul" ou au contraire un très beau film?
Dans mon cas personnel, dans les circonstances récentes et actuelles qui laissent une large place aux cancers et à la mort, je pencherai en définitif pour le très beau film. Il est bien mené, discret, plein d'humanité et d'humour (souvent noir) mais surtout plein d'espoir pour les deux personnages.
La dureté de la vie face au cancer a été un sujet utilisé à plusieurs reprises déjà, mais Restless est bien différent. Il touche à quelque chose de grave et difficile mais avec un ton extrêmement léger et joyeux, comme pour savourer avec sa malade les derniers moments d'une vie. Une histoire d'amour touchante et sincère pour découvrir le début d'une vie bientôt terminée. Le film à l'air d'un conte merveilleux et coloré alors qu'il cache en réalité un sujet dur et bouleversant, qui vous donne une vrai leçon de vie. Van Sant met une vrai subtilité dans les dialogues et le scénario. Restless est magnifique.
C'est brillant, rêveur, charmant, cruel, larmoyant, décalé, poétique... merveilleux! Voilà une critique très objective et constructive mais il est rarement possible de théoriser les coups de cœur!
Lui, depuis la mort accidentelle de ses parents, vit à travers le deuil des autres en assistant à un maximum de funérailles. Elle, atteinte d’un cancer sans rémission, connaît la date d’une fin de vie programmée. Ces 2 grands ados se rencontrent, s’aiment et jouent une partition désinvolte autour de la mort. Ils tournent en dérision la mort comme un pied de nez à celle qui va très vite s’inviter dans leur histoire. Sans pathos, léger et jamais larmoyant ; Gus Van Sant décide de rire de la mort et de ne pas la prendre au sérieux. Toujours présente, les 2 comédiens principaux en sont détachés contrairement à leurs entourages. Le problème est que le film a le cul entre deux chaises. Plutôt que de choisir le ton de la fable, alors plus approprié, il choisit d’ancrer son propos dans la réalité. Son film est donc maladroit, imparfait ; ses intentions sont floues. On comprend donc mal ce qu’il essaie de nous faire passer. Tout le long du film, on a un sentiment de déjà vu de film un peu vieillot ; j’ai pensé à «Love Story » en moins dramatique. Un film plus que mineur qui ne mérite pas d’être vu.
Ce film sur la mort est d’une fraîcheur irrésistible ! L’inimitable Gus van Sant raconte une histoire où les fantômes sont plus sérieux que les vivants, où les mourants sont gais comme des pinsons, où l’amour se trouve au détour de funérailles. Une splendide histoire de mort, de vie et d’amour.