Le sadique à la tronçonneuse est un métrage assez paradoxal. On sent qu’il avait un gros potentiel, mais s’enfonce quand même trop souvent dans le Z total. Je vais commencer logiquement par le casting. On ne retient pas grand monde en fait. Celui qui tire le mieux son épingle du jeu au final c’est Paul L. Smith, avec son physique imposant. Charismatique, il prend un malin plaisir évident à passer pour le psychopathe du coin (tellement bien d’ailleurs que ca en devient pas crédible du tout). Edmund Purdom ma foi est correct, bien qu’on le voie peu au final. Je note que coté actrices, il n’y a pour ainsi dire rien, la majorité ayant des rôles très court ! Elles sont néanmoins très jolies, n’hésitent pas à se dévoiler, et le fond plutôt bien ! Clairement le sadique à la tronçonneuse a un coté racoleur, mais c’est toujours sympathique, jamais vulgaire ou poisseux (à la limite c’est peut-être un problème étant donné le climax du film !). L’histoire pour sa part est cousue de film blanc. Un traumatisme en introduction, un déroulement qui alterne entre scènes de meurtres, scènes de la vie du campus, et enquête policière. Cette dernière est assez pathétique, s’avère inintéressante très rapidement, et on sent que Simon préférait se concentrer sur les scènes gores et les plastiques de ses actrices. Sans doute conscient que son film n’allait de toute manière pas voler haut, il voulait remplir le cahier des charges, et c’était le bon choix. Il y a des dialogues assez pathétiques, une flopée d’invraisemblances et de poncifs (allez vous balader en toute discrétion dans un ascenseur avec une tronçonneuse pour voir si c’est réellement possible), mais le rythme est plutôt soutenu. Court, le film va relativement à l’essentiel. Je note une fin par contre d’une absurdité crasse. Visuellement Simon fait un travail pas déplaisant du tout. Sa mise en scène met bien en valeur les meurtres et se permet de la variété en introduisant des ralentis par exemple. Coté photographie c’est un peu juste, mais on est en 1983, avec un métrage au budget ric-rac. Simon n’est pas non plus Argento ou Bava au passage. Les décors sont très limités, mais ca passe malgré tout assez bien. Le dépouillement convient au final au film, cru et sans fioriture. Le point le plus positif du sadique à la tronçonneuse est indéniablement le travail sur les effets horrifiques. Bien violents, voir gores, ils sont imaginatifs et de belle qualité. Mention spéciale à celui dans les toilettes. Les meurtres en eux même sont d’ailleurs travaillés, souvent amenés avec intelligence. C’est très « giallesque » en fait. La musique est excellente aussi, répétitive et dépouillée comme souvent à l’époque, mais entêtante est collant parfaitement à l’action. C’est du bon boulot, et ca donne un cachet au film. Pour conclure le sadique à la tronçonneuse est un métrage faiblard, mais pas si nul que cela. Remplissant sans faillir le cahier des charges avec beaucoup de meurtres bien gores, de l’érotisme soft, et se permettant de faire un travail visuel au-delà des espérances, c’est divertissant. A voir pour les amateurs.
En 1942, un enfant découpe sa mère à coups de hache après qu'elle l'ait grondé car il faisait un puzzle érotique après tout, chacun sa passion). Des années plus tard, plusieurs massacres ont lieu sur un campus universitaire. Nous sommes en 1982, soit l'apogée du slasher et Juan Piquer Simón compte bien surfer lui aussi sur cette vague pour apporter sa pierre à l'édifice. Enfin surtout pour gagner de l'argent rapidement et facilement en produisant quelque-chose de rapide et cheap. Mais les influence du giallo ne sont pas loin non plus, en reprenant notamment les codes marquant du genre dont les gros plans sur des gants en cuir, des lames qui brillent, le POV du tueur et bien-sûr des scènes bien sanglantes et de l'érotisme en veux-tu, en voilà. Il y également évidemment du "Massacre à la tronçonneuse", aussi du "Shining" (notamment dans la scène de la porte calquée à l'originale en étant bien-sûr bien moins efficace), on a également une scène lunaire de kung-fu mais le réalisateur emprunte surtout à tout ce qui l'arrange et notamment aux effets des plus racoleurs pour produire du sensationnel, le problème, c'est qu'il n'y a pas vraiment d'autres buts et ainsi le peu d’intrigue s'essouffle très rapidement. En effet, l'enquête n'avance pas et en même temps et même temps, on se fout un peu de qui est le tueur puisque le film mise clairement l'accent sur les meurtres brutaux et sanglants. Et attention, je n'ai aucun problème avec ça, seulement, si c'était déjà plutôt cheap à l'époque, imaginez le résultat aujourd'hui. Et puis le reste, c'est du cul, du cul, du cul donc bon, au bout d'un moment, c'en est lassant quoi. Seule la fin, originale et particulièrement efficace (sûrement un coup de génie de dernière minute ?) sauve les meubles, sans pour autant être la "meilleure fin du cinéma d'horreur" pour citer Eli Roth. Faut pas déconner non plus ! Bref, "Le Sadique à la tronçonneuse" est donc avant un tout un produit de son époque qui a aujourd'hui bien trop prit la poussière.
Le sadique à la tronçonneuse (1982) aka "Pieces" (ou "Mil Gritos Tiene La Noche" pour son titre original) est un slasher horrifique espagnol qui a bénéficié récemment d’une restauration orchestrée par la Cinémathèque de Madrid. Ce film d’horreur à petit budget s’avère très nanardesque de part son scénario ou le jeu de ses acteurs. L’intrigue se déroule à Boston dans les années 40, on y découvre un jeune garçon surpris par sa mère alors qu’il s’amuse à reconstituer un puzzle représentant une femme nue. Sa mère, dans un excès de folie, fouille sa chambre de fond en comble et tombe sur des revues pornographiques. Ni une ni deux, le jeune garçon (un psychopathe en herbe) assassine sa mère à coups de hache (en pleine tête !). 40 ans plus tard, dans un campus, des meurtres sont perpétrés avec une rare violence. A chaque fois, ce sont des femmes qui en sont les victimes (découpées en petits morceaux à la tronçonneuse !). Sous la forme du célèbre jeu de société Cluedo®, Juan Piquer Simon nous fait découvrir différents protagonistes évoluant dans le campus, du proviseur en passant par le professeur d’anatomie (!), de l’élève lèche-cul en passant par le jardinier (sosie officiel de Bud Spencer) qui se balade jamais sans sa tronçonneuse, l’enquête de police nous entraîne dans les recoins du campus où les meurtres s’enchaînent les uns après les autres. Comment arriver à voir ce film sérieusement ? C’est clairement impossible, entre les acteurs au physique improbable, la B.O hideuse, répétitive et qui n’a absolument pas sa place ici, sans parler des running gag avec les brancardiers (toujours là pour ramasser les morceaux) ou alors (le must !) l’apparition furtive du sosie de Bruce Lee qui n'est autre que le prof de kung-fu de l’un des principaux protagonistes (on se demande d’ailleurs ce qu’il vient faire là, fou rire assuré !). Le film de Juan Piquer Simon s’avère au final n’être qu’un banal slasher, une Série B à voir entre amis et au second degré sous peine de ne pas y adhérer.
Un film d'horreur comme il en a été produit à la chaîne dans les années 80, qui frôle la série Z tant rien n'est maîtrisé : les acteurs sont mauvais, les dialogues involontairement hilarants (surtout doublés en français) et la mise en scène soit trop surexposée soit trop sous-exposée, nous cachant souvent une partie de l'action. C'est seulement les scènes de meurtres qui maintiennent l'intérêt, surtout quand le tueur capture une de ses victimes avec une épuisette ou cache sa tronçonneuse discrètement dans son dos. Objectivement tout est nul mais c'est une dose de nullité qui fait de ce film une perle rare, devenant très drôle malgré lui et faisant le bonheur des amateurs du genre.
Un nanar par excellence ! Le jeu d'acteurs, les dialogues, et les FX sont déplorables. Avec un twist final des plus ridicule. Heureusement que le réalisateur comble les lacunes avec des jeunes filles nues.
(...) Côté slasher, l’oeuvre flirte avec le teen-movie horrifique tel que les américains le propose à l’époque (l’intrigue se déroule autour d’une université), avec nudité récurrente (et une timidité moindre à celle du modèle US) et jeunes crétins (si crétines il y a, c’est mieux) envisagés comme de la chaire molle par un tueur assez insistant. Toutefois le film est davantage giallo dans ses sales manies ; éléments fétichistes lié à un trauma balourd et mal identifié (le puzzle du départ sera une balise et un pilier pour la mythologie perso du boucher à l’oeuvre), musiques kitschs (et souvent inappropriées – ou même simplement débiles), surenchère dans l’objetisation de la femme et le gore grand-guignolesque. Et, naturellement, tueur ganté, avec le petit chapeau de cuir pour l’originalité tout en restant conservateur ! C’est le traitement de la gent féminine qui trahit les origines culturelles du film ; ici les femmes sont toutes des dindes élancées, gentilles (spontanées et innocentes), sportives (équivalents de pom-pom girls zélées) ou glamours (femmes fatales discount, comme le personnage de Linda Day George). (...)
Le film est un nanar complet. Tel Thanos dans Infinity War le montage achève le film dans les 15 premières secondes. Heureusement Stark intervient pour ressusciter le film en tant que nanar, dialogues et décisions inconstante (j'ai l'impressions que même en vo il a été redoublé), une minute après le drame. Malheureusement la lumière est somptueuse (no joke).Soyons honnêtes, personne ne va tomber par hasard sur ce film, ainsi j'encourage tout les utilisateurs à augmenté leur notes. PS: J'aurais voulut avoir un prof de Kung-fu et un crâne humain (fille 16ans) pour étudier la biologie.
Le Sadique A La Tronçonneuse de Juan Piquer Simon est un film d’horreur des plus intéressant et des plus sanglant, ce qui redresse la barre dans le genre de l’horreur