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carbone144
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2,5
Publiée le 2 octobre 2013
La réalisation, au tempo lent, est tout à fait dans la continuité des autres films du réalisateur. Il se rapproche même plus de Valhalla Rising dans son style général. Un ensemble lent, très contemplatif, mais heureusement particulièrement beau et travaillé. Beaucoup de violence, mais celle-ci ne m'a pas posé vraiment de problème, tant la lumière filtrée constitue la censure de beaucoup de ces séquences. Quelques plans sont simplement plus osés que d'autres. Ce qui m'a posé un peu plus problème, c'est simplement le fond de cette oeuvre. Beaucoup pourront crier au désastre, au vide ; un film sans fin voire sans début, sans logique, sans émotion. D'autres aduleront des sous entendus mystiques qu'ils pensent avoir dégagés. Finalement, je ne suis que simple spectateur et je constate ce que je constate : si Julian (et Gosling) marque une légère fascination sur son personnage par son incroyable stoïcisme, l'ensemble du film quant à lui ne laisse guère dégager quoi que ce soit. C'est le problème qui ressort du fait de l'absence de réel protagoniste et antagoniste. Tous sont plus ou moins des salauds et finalement, aucune morale ne s'en dégage. Tout compte fait, on ne regarde que des images, certes jolies, mais sans apport spécifique. De plus, à la fin du film, je suis encore une fois énervé qu'il s'arrête si brusquement. Bilan final : un film juste moyen, puisqu'il est en quelque sorte inutile par son fond, mais particulièrement brillant par sa forme et se laisse contempler pendant sa relativement courte durée (90').
Consternant, voire inepte, ce film : scénario étique et presque incompréhensible, succession de scènes, parfois insupportablement violentes et non reliées entre elles, acteurs qui feraient mieux de se recycler dans le rôle de mannequins en vitrine tant ils sont statiques et inexpressifs, à part peut-être la Kristin Scott-Thomas de service, souvent beaucoup mieux inspirée que dans ce nanar. Quant aux dialogues, l'ensemble doit tenir sur une feuille 21 x 29,7 recto seul ! En tout cas, il n'a sans doute pas fallu bien longtemps pour les écrire... Ryan Gosling nous avait habitués à des rôles consternants de taiseux à la "belle gueule". Ici, il se surpasse. On peut d'ailleurs visionner ce film en notant ses côtés comiques et/ou insolites : Gosling, qu'on imagine un moment être une sorte de champion de boxe thaï se fait coller une sévère branlée par le vieux flic thaïlandais, ou bien les scènes ridicules de pseudo-karaoké asiatique... J'ajoute que le tout est bien évidemment d'une lenteur à côté de laquelle un "Derrick" de la meilleure veine ressemble à un "thriller". Bien sûr, certains vont crier au génie (sans bouillir ?) devant un tel dépouillement académique. Moi, j'appelle ça du "cinéma foutage de gueule". Heureusement, grâce à UGC illimité, cette bouse ne m'aura pas coûté trop cher !
NWR est revenu à la radicalité. Il ne cesse déstabiliser avec des raccords inattendus – il faut voir avec quelles séquences raccordent les scènes les plus atroces du film ! Ce qui séduit avant tout est la singularité de ce film, à la beauté vénéneuse et sanglante. Surtout, le réalisateur, dont la mise en scène stylisée à l’extrême pourrait basculer aisément dans le ridicule, s’amuse avec celle-ci en introduisant – oui ! – de l’humour dans son film.
Un anti Drive, un film assez dur, pauvre en dialogue mais d'une rare intensité. Un genre qui ne plairait pas à tout le monde, mais qui à vraiment un personnalité hors norme et hors du commun par rapport au cinéma du moment.
Même Dieu ne pardonnera pas cette daube ! (Ce n'est pas de moi, mais c'est exactement ce que j'en pense !). Un film à ne SURTOUT pas aller voir, même gratuitement, même saoul, même stone, même endormie, même dépité, même pour combler un jour de pluie ! Même les fans de l'excellente Kristin Scott Thomas (dont je fais partie) n'en auront pas pour leur plaisir, tant la belle (qui ne trouve même pas ici son salut) n'apparaît que de manière succincte (mais que diable est-elle allé faire dans cette galère ?????) ; il me semble d'ailleurs que la presque quasi-totalité de ses scènes marquantes sont dans la bande d'annonce ! Je n'ai rien contre la violence au cinéma, celle-ci ne me dérange pas quand elle s'inscrit dans un grand ensemble, quand elle se veut troublante et se justifie par la mise en abîme ou la mise en avant d’un écueil de psychologie ou de réflexion ! Là c'est de la violence bête et méchante, sans intérêt, sans histoire, sans fond, sans forme et inutilement gore, de quoi faire passer « Hostel » pour un vulgaire cartoon ! Les dialogues sont soit absents, soit RIDICULES ! Le film ne raconte rien et est d’un ennui à peine croyable au vu de sa courte durée. Enfin, l’acteur, Ryan Gosling, qui transcendait « Drive » et lui donnait toute sa dimension dramatique et sensible, est ici d’une nullité quasi improbable. Il ne joue pas, il n’interprète pas, il n’a aucun charisme, il se révèle seulement pitoyable ! Les seuls éléments positifs, les seuls points d’accroches tenables, restent : la musique (quoique trop présente, mais il fallait bien combler les vides béants de ce nanar cinématographique), mais comme cette critique juge d'abord et avant tout le film, je ne prendrais pas en compte cette BO dans ma note finale ; deuxième point plutôt réussi, la photographie et le choix des lumières qui soulignent un travail esthétique. Mais ce travail technique acharné m’a plongé dans la perplexité tout au long du film, plutôt que de faire joujou avec une dizaine de spots et trois quatre néons, le réalisateur n’aurait-il pas pu prendre le temps d’écrire son film, de soigner sa réalisation et de chercher à diversifier ses pistes d’inspirations pour la mise en scène, qui est d’une platitude consternante et vomitive, surtout quand on voit ce navet juste après « Le Passé » d’Asghar Farhadi dont la mise en scène est magistrale et magnifiée ! Bref, j'avais adoré « Drive » (parmi mes films préférés de cette année-là, 2011), autant celui-ci n'a franchement pas volé son zéro pointé ! Circulez, il n'y a rien d'autre à voir ici qu'un embouteillage au feu rouge ! Mais pire que tout, encore, le film s’offre le luxe d’être d’une prétention à la limite du supportable et du concevable, tel un très mauvais élève qui n’en fichant pas un rond, trouverait l’incongru moyen de se payer le luxe d’accuser et de mettre en cause son professeur. Affligeant et consternant !
Refn renoue avec sa fibre bizzaroïde de "Inside Job", mais plutôt que de nous balancer de la pure abstraction déstructurée dans nos cerveaux, il équilibre cette approche formelle par des scènes de violences originales (un peu à la cinéma coréen), et d'autres de froide ironie cinglante, notamment le dîner entre Gosling, sa fausse fiancée, et sa mère à la fermeté castratrice dans un maquillage de velours (sorte de blonde peroxydée d'Animal Kingdom, téléportée en Thaïlande, avec quelques années en moins au compteur). Comme dans Drive, où le beau héros blond rebelle était un pur psychopathe quasi dépourvu d'émotions humaines, il s'amuse avec les codes du genre : ici le vrai personnage principal est le méchant thaï, chef policier épris d'un véritable sens de l'honneur juste, à priori moins barré dans sa tête que toute la galerie de profonds névrosés qui compose le film, mais qu'il applique à sa manière, sadique, folle, avec une impitoyable souplesse. Gosling incarne le pur produit d'un inconsolable manque d'amour parental, et d'une culpabilité liée à la manipulation d'eux sur son esprit qui le mènera au bout de lui-même, nulle part. De l'art d'être un paumé... Et d'en faire un film. C'est réussi de ce point de vue là, un ovni anti bling bling pourtant à paillettes made in Thaïlande, les cow-boys sont allé trop loin à l'ouest... Only God Forgives, comme un dragon qui dort, à voir dans la pénombre, pour ne pas le réveiller, avant de retourner à l'air du dehors sur la pointe des pieds.
Refn avait fait frémir avec "Drive" dont il n'avait pas signé le scénario (un signe?) et c'était avec énormément d'impatience et de joie que l'on s'apprêtait à retrouver toute l'équipe sur un nouveau projet. "Only god forgives" est, après l'avoir enduré une heure et demi, un total échec. Une œuvre arrogante destinée à promouvoir les métaphores scénaristiques pour desservir une toile de fond peu intrigante. Des personnages sans saveur, une mise en scène étouffante. Une œuvre qui s'auto proclame complexe dont on parvient aisément à comprendre le sens. Ce qui énerve finalement, c'est la volonté du cinéaste à vouloir rendre incompréhensible une histoire dont on perçoit tous les enjeux dés la première demi heure passée. Il y a de l'idée, mais pas de recherche. Ryan Gosling passe complétement à coté de son sujet et oublie de faire ce pour quoi il est payé : interpréter. Ses silences répétitifs épuisent. Aucune émotion ne parvient jamais à se lire dans son regard. Bref, aussi captivant qu'un caillou sur une montagne. Une totale arnaque.
Tout le monde attendait le nouveau film du réalisateur du chef d’œuvre qu'est Drive. Et avec beaucoup d'attentes viennent souvent les déceptions. Si vous attendais à un nouveau Drive vous allez être surpris.
Un film très profond, qui prend le temps de nous montrer les choses, très peu de dialogues mais toujours très profond. Un film psychologique dans les entraves des rues sombres de la Thaïlande, ses vices et sa beauté mis en lumière.
La lumière est omniprésent dans ce film et un grand travail lui a été consacré.
Un film dont on ressort perplexe tant la fin est déstabilisante et on se pose mille et une question sur le film, ce qui a été raconté et ce qui a été sous entendu.
spoiler: L'histoire se passe-t-elle vraiment ? Est ce la réalité où l'imaginaire de Julian (Ryan Gosling), le policier est il l'incarnation de sa volonté de vengeance ? Quelle est sa relation avec sa mère.
En inceste et avortement, le film montre beaucoup de violence très soigné et nous laisse libre de raconter notre propre histoire.
Toutes les scènes dans "la maison close" ont elle eu lieu ?
Un film qui ouvre le débat et c'est bien ce que l'on demande.
C'est le genre de film quand t'en sors tu sais pas quoi penser tellement t'as pris une claque à tous les niveaux. D'abord tu te dis que Refn se fout un peu de ta gueule quand même qu'il fait chier à ne pas tout nous donner tout de suite (je dois admettre un léger manque de rythme) quand t'en as envie (façon Drive qui était LA tuerie de ces dernières années) PUIS quand t'y repenses reste les scènes chocs rares certes mais la rareté fait aussi la préciosité ! Et puis un danois produit par Hollywood qui fait un film thaïlandais en se foutant de la gueule des ricains c'est pas tous les jours !
Gosling (anti héros à la recherche de réponses) n'est pas fulgurant mais efficace, le méchant Chang (qui est le héros // le "Dieu" du film) est cool mais la mention spéciale de perf' d'acteur revient à Kristin Scott Thomas, caricature de la Godmother ricaine.
Reste aussi la beauté de l'ensemble, avec des plans millimétrés, une photographie kubrickienne 2.0, une musique rythmant parfaitement le tout et très bien choisie et la conviction d'avoir passé un moment de Cinéma privilégié et surtout INEDIT.
Un mix entre kill Bill et suspiria de dario argento: cela peut déstabiliser nombre de spectateurs peu familiers a ce cinéma qui esthétise la violence . Pour moi, une remarquable réussite esthétique et sonore. Le combat a mains nues est éblouissant.
Winding Refn est resté fidèle à lui-même avec ce Only God Forgives, et cette fois le public commence à réaliser que le Danois est certes un très bon technicien visuel, mais que pour raconter une histoire — ce qui est quand même le but premier d'un film — il ne vaut pas grand chose. Et même ici, la forme devient par moments presque caricaturale, pour ne pas dire ridicule, avec ces effets de style poussés à l'extrême (ralentis, pénombre, entre autres) qui servent à masquer un vide scénaristique certain. Car c'est bien là où le bât blesse comme toujours chez NWR. L'intrigue est ultra basique, étirée à outrance, et la narration pénible car trop hachée notamment par des transitions brutales qui cassent la dynamique du récit. Le film ne dure à peine que 1h30, mais on s'ennuie, il ne se passe pas grand chose et le peu de développements offerts est prévisible au possible. Et par-dessus tout, on doit encore une fois subir cette violence exacerbée qu'on a toujours du mal à justifier.
Voilà un film que j'attendais déjà depuis un petit moment. Nicolas Winding Refn nous avait offert un très bon Drive et un Bronson plutôt sympa. Ce que je connais donc de sa filmographie était relativement positif. Et le réalisateur revenait donc avec ce Only God Forgives qui s'annonçait excellent. Si l'on y retrouve un esthétisme travaillé comme ses long-métrages précédents, ce film est cependant un royal échec. Pourquoi ? Déjà une première indication : où est le scénario ? Honnêtement, cela ne tient pas debout, le déroulement de l'histoire n'a ni queue ni tête. Mais comment ne pas parler de ce montage hallucinant de mollesse ? Certains plans longs peuvent servir l'intrigue (on sait que c'est l'une des marques de fabrique du réalisateur Danois), mais ici ils n'ont aucune utilité. Le nombre de plans s'attardant sur un personnage immobile ou seulement en train de marcher est affolant. Rien ne fonctionne. On peut également parler des dialogues qui tiennent facilement sur un ticket de métro. J'adore Ryan Gosling, mais son personnage d'autiste dealer étant inintéressant au possible, ce dernier fait pâle figure. Les autres personnages sont sûrement tout aussi ridicules entre le policier chanteur/samouraï et la mère castratrice, le casting est gratiné. Même la photographie avec l'éclairage aux néons devient très vite lassante passé le premier quart d'heure. Il n'y a pas grand chose à garder de ce film, Nicolas Winding Refn est une parodie de lui-même. Une énorme déception...
Enorme deception pour ma part... Meme la photographie et la bande son remarquables ne peuvent sauver ce naufrage... De plus je pense que le film va longtemps souffrir de sa comparaison avec (l excellent) Drive... Bref, on s ennuie ferme!!!
j'y reviens et considérant "drive" comme un chef d'œuvre que j'ai visionner une dizaine de fois, je peut vous dire que "only god forgives" est une daube monumental!! mais putain qu'est ce qui c'est passer dans la tête de refn pour oser nous sortir ce truc que je n'arrive même pas à définir. J'avait envie de traverser l'écran pour baffer Ryan et de botter les fesses du caméraman pour qu'il accélère le pas!! ok avec drive refn à su maitriser avec brio ce genre de mise en scène ralenti qui monte en pression pour exploser autant là mais putain que c'est mou mais que c'est mou et incompréhensible même Ryan (tu veut te battre... WT!!!)n'a pas su élever se film et personne ne l'aurait pu d'ailleurs... Donc à éviter si comme moi vous étes fan de l'acteur et que vous voulez continuer de le soutenir car pour le moment j'ai envie de le fracasser pour se mauvais choix de film... tu m'étonne qu'il ne c'est pas pointer à cannes... Ps: refn tu me doit 20€ enfoiré
Je suis vraiment bon public, et pour tout type de film, du genre la personne pas compliquée qui aime tout. Mais là je ne peux pas! C'est lent, lent, lent et long! Les personnages se déplacent à 2 à l'heure, les blancs sont énormes, il doit y avoir 4 répliques dans le film, on ne comprend rien. En même temps il n'y a rien à comprendre. Même la scène finale qu'on attend... n'arrive pas, c'est le générique... Une vrai merde, gardez votre argent!