Only God Forgives
Note moyenne
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1 604 critiques spectateurs

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QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2013
Only God Forgives est un film étrange et déroutant. Pas grand public pour deux sous. Bien loin des canons dramatiques de Drive, précédente réalisation de Winding Refn et pur film de genre. On est ici dans une veine moins narrative, plus fantasmatique. Dans un trip lent et radical. Presque abstrait malgré des éclairs de violence très concrets et très saignants. La trame de surface est basique, centrée sur la vengeance. La trame souterraine est plus complexe, plus trouble, mais pas forcément bien développée. La dimension religieuse induite par le titre et par le personnage du flic justicier est insignifiante ; plus intéressante est heureusement la dimension psychanalytique, traitée de façon diffuse tout au long du film. Où il est question d'oedipe et d'impuissance via les personnages joués par Ryan Gosling et Kristin Scott Thomas. Saisissante Kristin Scott Thomas dans un contre-emploi de femme vulgaire, crue, méchamment castratrice. Étonnant Ryan Gosling, également en contre-emploi, dévirilisé à mort, qui en prend littéralement plein la gueule à la fin. Sans être totalement convaincant, ce registre fantasmatique, avec ses rêves de pénétration et ses cauchemars de section, a ses moments fascinants. Mais au-delà de ça, le film vaut essentiellement pour ses fulgurances esthétiques, cette somptuosité des cadres, des ralentis, des clairs-obscurs et autres jeux de lumières, dans des environnements nocturnes. Il y a un petit côté Wong Kar-wai trash, avec les mêmes beautés, la même gratuité hélas parfois (ici dans certaines scènes de violence) et la même insuffisance (côté scénario). Only God Forgives laisse donc au final une impression bizarre de séduction et de frustration. Ambitieux, pas abouti, mais toujours intriguant dans ses errances monstrueuses.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 décembre 2013
Pourquoi? Alors que ce film aurait pu être un petit bijou, ce fut 1h30 de plan sans paroles, de violences aucunement justifiées par le scenario, de scènes dont l'utilité scénaristique peut seulement être comprise quand on est sous LSD...La où le peu de dialogue, dans le film Drive, sert l'intensité des scènes et fait passer beaucoup d’émotion, dans Only god forgives cette technique est utilisé à outrance ce qui n'ajoute rien mais crée des longueurs qui finissent d'achever le spectateur.
Seul bon point : les acteurs sont dans leur rôles (même si ce sont des rôles totalement clichés) et la photographie du film est pour le coup parfaite.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 décembre 2013
Une chose est sûre, ce film déplaira à une majorité à cause de sa lenteur, de sa violence presque gratuite et de son aspect voyeurisme très malsain. Nous avons affaire une nouvelle fois à une histoire de vengeance, rien de très original côté scénario. Tout se base essentiellement sur l'écoute pour la BO qui transpire de thèmes accrocheur et sur le visuel pour le choix des filtres de couleur, rappelons que Nicolas Winding Refn est daltonien.
L'auteur revient à son ancien format, format qu'il avait radicalement changé en réalisant Drive.
Only God Forgives est un ovni du septième art qui départagera bon nombre de personnes.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 décembre 2013
Nul. Je suis sur que ce film a été fait exprés pour promouvoir le karaoké... Ceux qui n'ont pas aimé comprendrons :)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 décembre 2013
tellement lent que je l ai regardé en accélérer ! pas aimé du tout ! sans aucun intérêt ! déçu pour GOSLIN dont je suis fan dans /drive.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 décembre 2013
Only God Forgives marque l'essoufflement (ou la parodie de soi-même) de Refn. Son esthétisme reste hallucinant et Gosling crève toujours l'écran, mais la sauce ne prend plus. Trop de ralentis, trop d'effets de style, trop de tout. Il n'y a d'excès quand l'excès, et ce principe s'applique largement à Refn. Soporifique.
Mathieu Dumont-Roty
Mathieu Dumont-Roty

48 abonnés 988 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2013
Le style Winding Refn frappe à nouveau un grand coup dans cette oeuvre violente matinée de poésie. 14/20
Objectivons

404 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2013
Ryan Gosling fait partie d'un club assez fermé dans le cinéma, celui des acteurs globalement inexpressifs. Il y a donc lui, Steven Seagal par exemple, Nicolas Cage... Si si, lui aussi ! Certes, il a le visage triste mais... c'est sa seule expression. Je ne dis pas que tous ces acteurs sont mauvais, loin de là (quoique Gosling, bof bof de ce que j'ai vu de lui), mais je parle de leur expression, de ce qu'ils renvoient lorsqu'on regarde leur visage dans leurs films.
Pour Only God Forgives, l'histoire semblait intéressante, mais la quasi totalité du film sonne creux. De là à dire qu'il y a "tromperie sur la marchandise" entre le scénario promis et ce qui se passe, il n'y a qu'un pas que je franchis sans problème.
C'est mou, l'histoire est sans consistance, ce n'est pas particulièrement bien joué par qui que ce soit, et... les critiques de la presse ont perdu la tête en l'encensant.
Il s'y trouve une atmosphère assez étrange, évidemment voulue, et de ce côté c'est réussi, mais ce n'est rien, en tout cas pas assez pour en faire un bon film, ni même un film moyen. Je suis déçu, et je le dis.
Aurélien Syncopy
Aurélien Syncopy

33 abonnés 109 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2014
Nicolas Winding Refn réalise un film avec une esthétique impécable -------------------------------------------------
Alors qu'il est à Bangock avec son frère Julian (Ryan Gosling), Billly se fait tuer. La mère des deux frères vient sur place pour enterrer mais surtout pour le venger, alors elle demande à Julian (Ryan Gosling) de venger sa mort. Une histoire manquant peut être d'un peu de contenu mais les acteurs, la mise en scène et les plans rattrapent tout. Ryan Gosling qui ne parle que très peu dans le film prouve encore une fois en retrouvant le réalisateur de "Drive" qu'il a du talent et le personnage de Julian est toujours aussi recherché et bien interprété que celui de leur première collaboration pour "Drive". Mais Kristin Scott Thomas est cette fois présente dans un rôle (celui de la mère) dans lequel elle excelle, un rôle qu'elle n'est pourtant pas habituée à interpréter. La véritable réussite du film est aussi son esthétique maitrisée à la perfection, le réalisateur travail les couleurs, les plans avec beaucoup de finesse. Le film s'il est assez lent se rattrape magistralement avec ses plans ainsi que sa mise en scène offrant un résultat plus qu'excellent. De plus le montage est réussi tout comme la musique, ces deux éléments offrent au film une ambiance parfaite.---
Histoire: 3,5/5----> Acteurs: 5/5----> Cadrage: 3/3----> Mise en scène: 2/2----> Musique: 2/2---->Son: 1/1---->Montage: 1/1----> Originalité: 0,5/1----------------------->18/20----------->4,5/5
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 29 novembre 2013
Délire paranoïaque d'un cinéaste qui massacre les acteurs trop beaux, objets de désir, tout cela saturé d'images rouges d'enfermement, je ne reçois pas le message???
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 novembre 2013
Mise en scène ovniesque, mais des plans et une photographie sublimes.

Un parti-pris de lenteur contemplative et de dialogues minimalistes. C'est lent, long, ça traîne, ça part parfois dans des délires qu'on ne suit pas vraiment. Une déception.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 novembre 2013
Film ultra-lent, au scénario incompréhensible ou inexistant, c'est selon. Très décevant
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 novembre 2013
Nicolas Wending Refn, auteur méconnu du pourtant très populaire Drive, signe sa deuxième collaboration avec Ryan Gosling. Le film prend la forme d'un long trip sensoriel, d'une noirceur abyssale. Sur un scénario de thriller formellement très "basique", Refn construit un univers baroque et gore à souhait. Sa mise en scène, d'une précision géométrique frolant la perfection, n'est pas sans rappeler celle d'un Lynch, pour les séquences oniriques, ou d'un Kubrick, pour l'utilisation des décors et des travellings flottant. La symbolique, relativement absconse à première vue, passe par une utilisation des couleurs sidérante ! Ryan Gosling, qui campe un personnage plutôt proche de celui de Drive, la "win" en moins, est très bon dans ce registre "pokerface-dérangé mentalement". Son personnage porte une grande partie des symboles du film de par son impuissance et son complexe d'oedipe explicite ! Le personnage de sa mère, justement, est une des meilleures trouvailles du film. Celui du chef de la "pseudo-police" (qu'on pourrait associer à la figure divine salvatrice) est campé par un acteur au charisme glacant, qui en impose. Avec une bande-son impressionnante, mélangeant techno pure et ambient sous acide, le métrage présente une ambiance lourde, violente, presque malsaine, mais terriblement accrocheuse, dans un décor "bangkokien" sombre et d'un exotisme typique très réaliste ! Un très bon film qui confirme le statut unique de NWR dans le cinéma de genre !
boscopax
boscopax

99 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2013
Refn nous jette dans le glauque dès l'ouverture, avec une ambiance pesante, mais porté par une réalisation et surtout un décadrage volontaire intelligent. Proche de l'influence de Gaspard Noé, Refn nous refait le coup du Gosling mystérieux (alors qu'il peut jouer toute autre chose). Quant au sujet, il nous emmène dans tout ce qu'on ne veut pas voir : culture de la femme-objet, inceste, pédophilie. Même le trafic de drogue devient accessoire et presque "sage". Et puis il y a la mère, envoutante, interprétée par une Kristin Scott Thomas méconnaissable mais si "chaude". Elle dérange, ces mots sont souvent insoutenables, au top de tous les dialogues abominables du film. Cela posé en une longueur voulue, l'ensemble dérive vers une violence inouïe, et réaliste, quelquefois à la limite du supportable. Only God devient alors un film de vengeance lors d'un combat entre deux entités irréalistes (entre rêve et flic "ninja") dont la musique nous envoute avec tact. Certes, au final, rien de plus qu'au début mais Refn sait nous hypnotiser pour nous faire ressortir presque déçu, alors pourtant qu'on est resté presque tout le long bouche bée.
CritikcinéFr
CritikcinéFr

23 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2013
Dernier film en date de Nicolas Winding-Refn après « Drive », un OVNI visuel et sonore. « Only God Forgives » est similaire en quelques points avec ce dernier.
Comme dans « Drive », le scénario est très simple et pas très original. L'histoire tourne autour d'une vengeance de famille envers l'assassin d'un membre d'entre eux. Malgré tout ce scénario suffit à combler nos attentes. Jamais grotesque, toujours intéressante, l'histoire ne se veut pas passionnante mais intrigante. Est-on dans un rêve, dans un cauchemar, dans la réalité ? Le film paraît si délirant dans son aspect visuel, dans ses dialogues et dans sa bande-son que cette question se pose forcément. Le spectateur se retrouvera quelque peu perdu, quelque peu choqué et même outré par certaines scènes du film.

« Only God Forgives » adopte cette particularité d'être un film violent. Une violence inouïe, dépassant largement celle que l'on a pu voir dans « Drive ». Une scène de torture absolument ignoble mais à la fois très bien tournée et très bien mise en scène. Que ce soit des violences physiques, des violences morales, et on pourrait même parler de « violence des couleurs » à cause de ces saturations chromatiques qu'adopte « Only God Forgives ». D'autre part, Nicolas Winding-Refn donne un vrai sens à l'expression « laissons parler nos sens ». Car dans « Only God Forgives » ce sont bien eux qui sont mis à contribution, plus précisément deux d'entre eux. La vue avec une image imprenable, des plans magnifiques et des couleurs spéciales. L'ouïe avec une bande-son envoutante, sublime et prenante.

Pour son dernier film en date, Refn retrouve Ryan Gosling. L'acteur et ce n'est pas péjoratif, est clairement là pour la décoration. On pourrait compter sur les doigts des mains le nombre de réplique que dit Julyan, son personnage. Un personnage froid, difficile à cerner et par conséquent très distant du spectateur. Ryan Gosling est plutôt bon sans être au top comme dans « Drive ». Le chef de la police, Chang, est interprété par l'excellent Vithaya Pansringarm. Il nous livre avec Kristin Scott Thomas la meilleure prestation du film. A la fois juste et monstrueux, sanglant et doux, le personnage fascine. A tel point qu'il éclipserait presque Julyan et sa froideur. Le spectateur s'attache plus au personnage de Chang qu'au personnage de Julyan, preuve aussi que l'acteur y est pour quelque chose. La mère de Julyan, Crystal est interprétée par une divine Kristin Scott Thomas. L'actrice est métamorphosée. Son personnage est assez détestable. Tout comme l'est le personnage de Billy interprété par Tom Burke. Ce fils prodigue est la pire saloperie qui soit.

« Only God Forgives » est surtout fascinant par sa beauté visuel et sonore...

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