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scarface666
204 abonnés
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4,5
Publiée le 8 novembre 2019
Nicolas Wending Refn a encore frapper fort. Personnellement, j'ai moins accrocher qu'avec Drive mais niveau réalisation artistique et technique c'est proche de la perfection. Nicolas a visiblement une addiction pour les lignes de forces horizontale et verticale qui composent presque chacun des cadres du film, carrément au même titre que J.J Abrams avec ses Lens Flare. Visuellement magnifique, mais attention pour une fois c'est pas a cause d'effet spéciaux mais bien grâce a une composition de l'image vraiment fournie. Le chef op du film a fait des merveilles, le real aussi.
Enfonçons d'emblée une porte ouverte: si en allant voir Only God Forgives, vous vous attendiez à un erzats de Drive, la déconvenue sera de mise. Car dès les premières minutes, le ton est donné. Si le précédent film de Nicolas Winding Refn épousait une ambiance nocturne presque onirique, ce nouvel opus tend plutôt vers le rouge sang et le cauchemar. On a peut être l'impression de retrouver le même personnage mutique dans les deux longs-métrages, mais son chemin diffère radicalement de l'un à l'autre. Drive élevait son héros au rang de créature hypersexuée et mythologique, Only God Forgives décide de mettre à mal sa masculinité. Julian (Ryan Gosling) est chargé par sa mère - Crystal (Kirstin Scott Thomas, mémorable dans un contre-emploi qui ne l'est pas moins) - de venger le meurtre de son frère ainé. Sa route va rapidement croiser celle d'un mystérieux Chang, policier adulé par ses collègues pour son intransigeance. Un pitch qui sent bon le sang, la sueur et la testostérone? Winding Refn parvient à respecter le "cahier des charges" dirons-nous tout en donnant un sacré uppercut au genre. Julian est le contre-point parfait du Cascadeur de Drive, tant son périple va lui en faire baver. Là où le déjà cultissime conducteur à la veste ornée d'un scorpion semblait invincible, Julian lui semble complètement impuissant face aux rouages de l'intrigue (aussi mince soit-elle). En dire plus serait dommage, tant la surprise de le voir ainsi amoché (au propre comme au figuré) nous saisit. Winding Refn nous gratifie une nouvelle fois d'une réalisation absolument superbe, d'une élégance folle. Le problème du film? Ce côté très hermétique, laissant finalement peu de place à l'émotion, empêchant presque le spectateur de s'immerger complètement dans cet univers froid et glauque. Une expérience très intéressante, à défaut d'être fascinante comme Bronson ou...Drive.
J'ai adoré Drive, mais je suis très déçu de Only God Forgive, la mise en scène est magnifique, chaque image est soigné, la bo est pas mal. Cependant le scénario est au combien décevant, et le rythme oh mon dieu que c'est lent. Ils auraient out tourner le film avec des acteurs sans le coma on y aurait vu que du feu. En somme tout n'est pas a jeté mais on est très très loin de Drive, cependant c'est un film qui change nos habitudes alors pourquoi pas.
Le genre de film qui fait pleurer de joie les pseudo connaisseurs de films qui pensent que plus un film est incompréhensible, décalé et/ou dérangeant, plus il est bon. Il me fait penser à un Picasso. Tout le monde trouve ça moche, sauf les soit disant experts qui applaudissent la géométrie ou je ne sais quoi. Bref, les longs silences mélodramatiques de Ryan Gosling ont fonctionné à merveille sur Drive, mais pas ici. C'est un beau navet asiatique comme on a l'habitude d'en voir, sauf que là, ce qui est inquiétant, c'est qu'il n'a pas été produit en Asie ! Alors peut-être que je manque d’intelligence pour comprendre le génie de ce film. Dans ce cas là, je préfère rester bête et ne pas essayer de le comprendre.
Un chef-d'oeuvre tous simplement , Nicolas Winding Refn nous realise un petit bijoux de cinémas qui, par sa violence et la beauté des images d'une couleur sanglante, ne nous laisse pas indifférent.
J'ai adoré Drive, j'ai été très déçu, pour ne pas dire plus par Only God Forgives... Autant le dire tout-de-suite, TROP c'est TROP, alors oui esthétiquement on retrouve la patte du réalisateur où chaque image est travaillée avec une très belle mise en scène, mais le scénario est franchement décevant et la violence tout-à-fait gratuite est limite supportable. La lenteur exagérée de tous les plans du film n'apporte finalement plus rien d'intéressant. On s'ennuie ferme. Certains dialogues sont pathétiques, comme certaines scènes d'ailleurs... Certes différent d'un cinéma souvent "formaté" le film ne laissera pas indifférent et ne laissera place qu'à une critique souvent extrême comme le film lui-même. Pour ma part, c'est loupé
On retrouve le réalisateur du film Drive et son acteur fétiche pour un tour en Thaïlande.
On retrouve la même ambiance, le même jeu d'acteur de Ryan Gosling mais cette fois ci, une escalade de la violence qui choquera ou divisera.
La encore, on retrouve le même sens du détails où chaque scène est filmée avec lourdeur qui en fait de ce film une vraie perle.
Néanmoins, les scènes violentes sont filmées avec une envie de la montrer sous son vrai visage, ce qui amène un certain malaise. En bref, un nouveau film de Refn qui divisera certainement mais qui confirme encore une fois son talent et celui de Ryan Gosling.
Quel navet! Mise en scène soporifique ponctuée de plan de caméra digne de nanards de la fin des années 70...l'ambiance visuelle lourde permet de cacher la misère. Les dialogues sont inexistants, enfin..tant mieux vu le ridicule de ce qu'on doit supporter. Mais tout ça est normal, y'a Ryan Gosling comme acteur principal .
Un énorme navet!!! Je vois que les films à la sauce asiatiques ne sont pas aussi faciles à faire, ça me rappelle plus un Tarantino raté qu'autre chose...une vrai perte de temps!
Cannes, la promo, ses bandes-annonces (...), tout concourrait à promettre au monde du cinéma un nouveau Drive, la mise en scène d'un Ryan Gosling hiératique plongé dans une spirale de violence ultra esthétisée. Si ces éléments du retentissant succès de l'année 2011 sont bel et bien conservés, Nicolas Winding Refn est un petit malin pas fondamentalement soucieux d'un consensus total autour de ses films, et prend tout le monde à revers avec un retour à ses sources radicales et métaphysiques dans un trip un peu à la Valhalla Rising. L'ambiance oppressante et pesante est de retour, amenée par une mise en scène qui conserve la lenteur de Drive dans un nouvel exercice de style qui confirme que NWR est un esthète accompli. Le must reste quand même une photographie aux petits oignons, l'univers pourpre et bleuté totalement irréel du danois possédant une cohérence visuelle aussi épaisse que son opacité. Le cauchemar est saisissant, et saisit à merveille l'image de personnages mythologiques, déroutants et dérangeants, autant que la violence de l'image, pratiquement seule facette visible d'un propos amphigourique - inexistant ? Refn se trompe toutefois à mon sens quant à l'orientation du film, même s'il maîtrise et transcende même parfaitement la voie qu'il a choisie d'emprunter. Fantomatique et antinaturaliste, il rejette de fait le réalisme qui avait fait du cinéma de ses débuts le cadre de récits poignants. Il serait quand même un brin hypocrite de nier que le voile sombre et mortifère dont il enveloppe Only God Forgives n'a pas quelque chose de fascinant. Un film certes loin d'être aussi accompli et puissant que Drive, mais quand même une très belle toile en mouvement, quelque chose qu'on peut qualifier d'art sans risquer de galvauder le terme, d'autant qu'emballé dans une bande-son qui confirme la facilité de Cliff Martinez à se fondre dans le cinéma de Nicolas Winding Refn. Intriguant et dérangeant, Only God Forgives est donc l'anti-Drive parfait. Et un film à voir, sans aucun doute.
La première fois que je l'ai vu, j'avais mis un faible 2/5. Peut-être un mauvais jour ?
Du coup, je le regarde une 2ème fois, emmené par les bonnes notes de la critique presse.
Eh non, pas de mauvais jour. Un scénario faible spoiler: histoire de vengeance à deux balles qui tient sur un post-it , j'ai détesté l'ambiance et on s'ennuie littéralement.
Aucune poésie, aucun intérêt, rien. Le film est vide, même la prestation de Gosling ne vaut rien.
Un mauvais film qui a surfé sur la vague du super Drive...
Comme si il suffisait de mettre Ryan dans un énième rôle torturé pour faire un bon film... pas d'histoire, rien qui tient, la mère qui débarque avec une équipe minimum et qui croit qu'elle est la reine du monde, on ne comprend rien à ce qui se passe entre le "héro" et sa pseudo fiancée, et la réalité qui se mélange avec des images débarquant d'on ne sait où... Et il y en a qui disent que c'est le visage de la Thaïlande ??!!!! heureusement que ce n'est pas comme ça... Bref, belle perte de temps à mes yeux...
Winding Refn est resté fidèle à lui-même avec ce Only God Forgives, et cette fois le public commence à réaliser que le Danois est certes un très bon technicien visuel, mais que pour raconter une histoire — ce qui est quand même le but premier d'un film — il ne vaut pas grand chose. Et même ici, la forme devient par moments presque caricaturale, pour ne pas dire ridicule, avec ces effets de style poussés à l'extrême (ralentis, pénombre, entre autres) qui servent à masquer un vide scénaristique certain. Car c'est bien là où le bât blesse comme toujours chez NWR. L'intrigue est ultra basique, étirée à outrance, et la narration pénible car trop hachée notamment par des transitions brutales qui cassent la dynamique du récit. Le film ne dure à peine que 1h30, mais on s'ennuie, il ne se passe pas grand chose et le peu de développements offerts est prévisible au possible. Et par-dessus tout, on doit encore une fois subir cette violence exacerbée qu'on a toujours du mal à justifier.