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Un visiteur
0,5
Publiée le 7 juin 2007
Même si le début du film semble bien rythmé, on sent que cette fraïcheur se perd au fur et à mesure du scénario, qui, tout en restant relativement bien ficelé, manque de réel élan. La mise en scène se perd donc, surtout dans la seconde moitié du film. Fin baclée.
Seul Lindon sauve un peu se filme parce que pour le reste ... un peu d'humour, un sujet intéressant pas très approfondi. N.Baye c'est de pire en pire ...
Une symphatique comédie francaise porté par un duo d' acteur qui marche bien et un scénario assez réaliste. On en apprend beaucoup sur le monde des paparazzi meme si la fin reste convenu.
Le sujet avait un potentiel hautement plus mordant que le film, un brin gentillet puisqu'il nous attache autant à ses personnages qu'il nous dégoûte de ce métier ingrat certes mais bien inutile. Le scénario est d'abord divisé en petites scènes qui nous font découvrir les rouages du métier et qui font défiler quelques stars estampillées TF1 qui règlent leurs comptes avec la profession. Notre joyeux duo s'en donne à cœur joie, quelques répliques fusent, P. Timsit est excellent, V. Lindon montre l'étendue de son talent et c'est alors que le film opère un virage vers une histoire plus suivie (avec l'histoire de Sandra Bartok d'un côté, celle du couple de Frank de l'autre). Un virage plus dramatique mais pas plus intéressant. Les dernières scènes rappellent tristement le drame de Lady Di et l'épilogue nous montre l'évolution des personnages un an après. Une petite comédie qui n'a pas su utiliser au mieux son pitch, avec une mise en scène d'A. Berbérian qui laisse ses acteurs en roue libre. D'autres critiques sur
31 août 1997. Pont de l’Alma à Paris : jour tragique qui restera gravé à tout jamais dans la mémoire de tous, avec la disparition subite de Lady Di. Un deuil international du fait qu’elle était une femme des plus célèbres du monde, engagée comme personne dans les œuvres de charité à l’échelon mondial. Nous savons tous comment elle a trouvé la mort, ou comment la mort l’a trouvée. Simple accident, ou coup monté de la couronne d’Angleterre ? En attendant, nous savons tous comment cela s’est passé : la course poursuite avec les paparazzis, désormais montrés du doigt médiatiquement mais aussi par l’ensemble des populations mondiales. La même année, est mis en chantier le tournage de "Paparazzi". La question qu’on se pose, c’est bien évidemment de savoir si cet événement majeur a provoqué la fabrication de ce film de A à Z. Car le métier de paparazzi est un boulot bien à part, comme le précise l’internaute cinéphile GermanMax. Un job peu envieux, sale, éthiquement incorrect, devant lequel on ne recule devant rien pour alimenter la presse à scandale afin de satisfaire les (trop ?) nombreux lecteurs en quête d’informations sur les stars. Avec les conséquences que nous connaissons, et avec celles que nous ne connaissons pas. C’est ce que le film d’Alain Berbérian nous propose avec le scénario qu’il a co-écrit avec entre autres Danièle Thompson, Vincent Lindon et Patrick Timsit. N’espérez pas retrouver une quelconque allusion à Lady Di, il n’y en a pas. En revanche, il décrit à priori assez bien l’univers de ces chasseurs d’images et apporter de la matière à cette course sans fin vers le scoop de la presse à scandale : entre individualisme, manipulations et intrusions, ils mènent une vie constamment sur la brèche, en se foutant royalement des conséquences, pourvu que ça rapporte du fric. Vincent Lindon rend à merveille cet aspect-là. On pourrait se dire que bien des situations cocasses auraient pu être exploitées pour arracher au spectateur quelques rires bien francs, puisque ce film a été classé parmi les comédies. Eh bien non. Au gré de quelques caméos (Carla Bruni, Johnny Hallyday, Patrick Bruel, Arthur, la très classe Claire Chazal…) qui crédibilisent le récit, nous avons bien quelques situations délicates, mais jamais on n’en rit. A l’inverse, nous apprécions la manière dont se font ridiculiser les paparazzis. En somme, "Paparazzi" est plus une comédie dramatique acerbe qu’une comédie tout court. Le rythme est soutenu, et on prend plaisir à voir cabotiner Patrick Timsit en homme éligible au dîner de cons si cher à Francis Veber (c'est vrai, quoi : "D.R.", c’est qui hein ?). Cependant soyons honnêtes : bien qu’il se suive assez agréablement, ce film-là n’est-il pas une façon pour les stars de régler leurs comptes avec une certaine presse ? La question est posée, bien qu’on pourrait se dire que ce long métrage n’est rien d’autre qu’un film opportuniste en regard de l’actualité du moment. En tout cas, grâce à ce film, nous connaissons un peu mieux le monde particulier des paparazzis, et franchement, même pour un sacré paquet de biftons à la clé, ça ne donne pas envie. Après, chacun voit midi à sa porte. Je regrette seulement que la fin prenne une tournure pas très correcte, ce qui a le don d'enlever en grande partie l'aspect moraliste (ce que je déplore, et qui me fait enlever un bon demi-point), contrairement à un épilogue plus... attendu.
Patrick Timsit et Vincent Lindon forment un "couple" improbable dans cette histoire entre comédie et étude de moeurs du milieu des journalistes. Le casting est impressionnant.
"Paparazzi" comédie française réalisée par Alain Berberian, sortie en 1998. Avec Vincent Lindon, Patrick Timsit, Catherine Frot, Nathalie Baye, Isabelle Gélinas, Élise Tielrooy, Didier Bénureau et les guest du film : Johnny Hallyday, Patrick Bruel, Carla Bruni, Arthur, Isabelle Adjani ... Le film apparaît étrangement comme assez daté.
Une comédie pas trop mal mais qui veut se la jouer trop moralisatrice (les nombreuses guests, comme Johnny, Carla Bruni, Isabelle Adjani, Claire Chazal, Arthur ou Patrick Bruel, donnent vraiment l'impression de venir regler leurs comptes). Le casting est pourtant très bon avec un Vincent Lindon parfait en paparazzi sans scrupules, Nathalie Baye et Catherine Frot sans oublier Didier Benureau qui campe un horrible patron de presse people. Seul Patrick Timsit m'a pas trop plu la dedans. Il navigue trop entre le comique et le dramatique et je trouve son personnage assez antipathique (voire les relations avec Catherine Frot). Et puis, la mise en scène est pas à la hauteur et les derives melo-dramatiques sont mal utilisées. Reste une incursion interessante dans le monde des paparazzis.
Bonne idée générale ou le changement de mentalité de chacun des protagonnistes permet nombre de situations cocasses. Les acteurs sont tous bons et l'écriture est intelligente. Mais le film s'essouffle en deuxième partie et le montage a du être laborieux. Cela reste une bonne comédie avec des clins d'oeil sympas des guest stars.
Surfant à l époque sur un sujet de société à savoir les paparazzi après la mort de Lady Di, le film évoque un milieu assez sordide qui est la presse à scandale. Seulement quelques années après on se rend compte que la critique n arrive pas à atteindre la réalité mais aussi qu elle passe à côté d un des aspects à savoir les starlettes qui utilisent cette presse à scandale. Du coup on est devant un film maladroit pas vraiment drôle qui loupe la parodie mais aussi la satyre. Dommage car le duo Timsit Lindon fonctionne plutôt bien.
Ce film sur la presse à scandale (qui a souvent pour nom à juste titre "presse-poubelle") aurait bien pu faire grossièrement l'éloge de son thème. Mais heureusement, il n'en est rien. Entre-autre, Paparazzi réussit à remplir son contrat de film divertissant et familial. On citera au passage un Vincent Lindon qui excelle dans son rôle de paparazzi. Et si le film donnera pour la plupart des spectateur un certain dégoût éphémère de cette presse people, c'est en celà que Paparazzi peut-être qualifier de réussite. On a éviter la catastrophe, quoi.
D'après un scénario de Danièle Thompson, Alain Berbérian réalise son deuxième long-métrage, après le parodique "La Cité de la Peur" (France, 1994). "Paparazzi" (France, 1998), de par son choix thématique, reflète la percée du cinéaste dans le show-bisness. Oeil doucement critique sur la "peoplarisation" du quotidien, Berbérian traite de ce fléau de la publication du privée par la truchement de deux protagonistes. L'un d'eux, Bordoni, particulier lambda se voit victime du fléau paparazzi et se métamorphose en son bourreau pour palier à sa sentence. Si la réalisation de Berbérian ne soulève rien du récit, ne le transcende nullement et bien heureusement ne l'affaiblis pas, elle sert suffisament l'oeuvre pour retranscrire l'évolution ingénieuse de l'intrigue. Le réalisateur respecte suffisament l'histoire de Thompson et en retranscrit fort bien la permutation de ses deux protagonistes. Car si "Paparazzi" peut se voir comme la chronique frugale du phénomène de reporters à scandale, il est davantage exaltant de constater l'opération progressive de la substitution respective des personnages. Quand Verdier, paparazzi chevronné, devient Bordoni, brave homme, et vice versa, le traitement public-privé se formule et la transposition, si bien menée, appuie la critique. Mais la mise en scène, tout ce qu'il y a de plus moyen, amenuise la charge critique d'une telle oeuvre en versant le schéma intelligent du scénario dans un moule prosaïque. Les interprétations naturalistes des nombreuses guest-stars, de Patrick Timsit et de Vincent Lindon confèrent néanmoins à "Paparazzi" la vraisemblance auquelle Berbérian et Thompson se prête. Film moyen d'ampleur importante (de par sa distribution), cette oeuvre de Berbérian trace la ligne de conduite de son cinéma, un cinéma à star qui brule par les paillettes, la scénariste s'avérant là davantage nécessaire que le réalisateur. C'est la métamorphose des personnages et l'oeil aiguisé posé sur le scandale populaire qui sert agréablement le film.