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beautifulfreak
131 abonnés
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2,5
Publiée le 11 août 2011
Esthétique et hautement érotisée, la mise en scène de Amer puise son inspiration dans l' ultrafétichisme du giallo - la musique est d'ailleurs empruntée à des compositeurs italiens, dont l'inévitable Ennio Morricone - mais elle pousse l'expérimentation à son paroxysme en torturant avec volupté les cadrages, le montage, les effets sonores et les codes de la narration. La quasi-absence de dialogues et le scénario peu explicite peuvent rebuter le spectateur cartésien. J'apprécie souvent l'expérimentation cinématographique (les bizarreries de David Lynch, les longs trips à la Enter the void, les écarts de The tree of life...) mais là, j'ai eu du mal à pénétrer l'inconscient de l'héroïne, et ses fantasmes colorés me semblent un peu hermétiques. Plus un film est expérimental, plus on doit se laisser porter par nos sens. Au niveau sensoriel, viscéral, Amer fonctionne. Mentalement et émotionnellement, je suis resté à la porte. J'aurais préféré que le film conserve ses effets de style troublants tout en optant pour un traitement plus conventionnel de l'histoire.
Un film codifié au possible! En reprenant les codes ultra connus du Giallo italien des années 70, les réalisateurs tirent une oeuvre psychanalytique des plus interessantes sur le plan de la forme dommage que le fond n'explore pas assez le potentiel de son sujet!
Ce que l'on retiendra de ce film, n'est pas tant son histoire ; qui raconte la découverte de la sensualité d'une femme, prénommé Anna, et ceci à trois époques différentes de sa vie : l'enfance, l'adolescence et sa vie de femme ; mais plus son univers visuel qui se veut être un superbe hommage au giallos italien des années 60 et 70. Car en visionnant ce film franco-belge on pense beaucoup aux oeuvres de Dario Argento ( notamment à " Suspiria " et aux " Frissons de l'Angoisse " ) ou encore à celle de Mario Bava ( " Les trois visages de la peur " en tête ). La mise en scène du duo Hélène Cattet-Bruno Forzanni, qui est assez spécial, aura pour effet soit d'ennuyer le spectateur pendant une heure et demi, soit, comme moi, de l'embarquer dans un voyage envoùtant au niveau du son ( d'ailleurs, il faut préciser que l'ensemble possède très peu de dialogues ) et de l'image, qui est d'ailleurs absolument magnifique sur certaines scènes clés du film - notamment concernant la fameuse séquence de la baignoire vers la fin du film . Une oeuvre qui se vît donc comme une véritable expérience, mais qui risque de laisser songeur pas mal de cinephiles.
Difficile de voir ce film qui n’est diffusé que dans 3 salles en France ! Et pourtant, le film a été primé dans de nombreux festivals, et a récolté des prix du public ce qui devrait pourtant encourager sa diffusion… Dommage, vraiment, car quel film ! C’est une véritable expérience de cinéma comme je n’en avais pas ressenti depuis longtemps. Au-delà des références cinéphiliques, c’est un plaisir de se laisser embarquer par le film et de se prendre au jeu d’une mise en scène qui met en avant les sensations. Allez voir le film et parlez-en pour qu’il tourne... Et ne passez pas à côté de l’expérience du film en salles !
Je ne vais pas faire celle qui s'y connaît en Giallo. A part certains films de Dario Argento, je suis encore novice. Amer, que je découvre, est un film absolument fabuleux. Étrange. Je n'ai pas pu quitter des yeux une seule scène du film. Ce film a un pouvoir hypnotisant sur le spectateur malgré sa lenteur. Ce n'est pas un film dans ce que l'on entend par film. Voyez-y plutôt une «vidéo» expérimentale pop sous drogue douce, qui parle de la découverte de la puberté, puis du désir féminin, vécu comme une abomination pour son personnage (la dame en noir perturbe Ana et l'empêche de connaître la sexualité). Une esthétique remarquable. Je n'ai jamais vu un film français avec une telle esthétique. Amer a incontestablement sa griffe. Avec ses symboliques chimériques érotiques et effrayantes pour ce qui est de raconter le malaise d'Ana par rapport à la sexualité, au désir. Il y a un scénario, mais présenté indirectement par des symboliques ; il faut y prêter attention si l'on veut tout comprendre au film. Et la mise en scène se contemple beaucoup, mais moi cela ne m'a pas dérangée.
Film qui a les tics du style giallo mais qui oublie d'en suivre les codes. Ça donne des bouts-filmés pour la plupart peu réussis : rien à sauver dans la 1e partie, la jeune actrice étant particulièrement inexpressive ; deux ou trois séquences dans la 2e et 3e parties valent le coup d'œil. C'est donc maigre. Ajoutons qu'on ne s'est même pas donné la peine de créer une musique originale : on a purement repris du Nicolai, du Moriccone et du Cipriani, trois compositeurs-phares de la belle époque. Allez puiser à la source plutôt que de mater ce pseudo-hommage, exercice de style creux.
Je ne connaissais pas le couple Hélène Cattet/Bruno Forzani avant de voir au cinéma "Laissez bronzer les cadavres". L'originalité esthétique et scénaristique de ce dernier m'a encouragé à me pencher davantage sur leur filmographie. "Amer" est leur premier long métrage et se veut un hommage moderne au giallo. Ce qui saute tout de suite aux yeux c'est cette réalisation si atypique avec une recherche visuelle extrêmement poussée qui range presque le film dans la catégorie "expérimentale". Dans tous les cas, la mise en scène est démonstratif, souvent trop puisqu'elle prend le pas sur tous les autres aspects de l'oeuvre. L'économie des dialogues contrastent fortement avec la multiplication de plans liée au montage. Le rendu est intéressant mais pas assez immersif. Le couple tombe trop dans la démonstration au détriment d'une intrigue intelligible et finalement peu captivante. A voir ne serait-ce par curiosité.
Comme l’écrit Première, je fais partie de ceux qui restent sur le carreau mais comme l’écrit Les Cahiers du Cinéma, je salue l’audace des deux réalisateurs Hélène Cattet et Bruno Forzani. En effet comme l’écrit Positif, c’est un cinéma qui ne ressemble à aucun autre. Cela dit, ennui et curiosité se sont mêlés durant la projection. De plus, je n’ai ni perçu la charge soi-disant érotique, ni sa dimension épouvante.
Expression visuelle et sonore prononcée, un peu trop appuyée à mon goût qui m’a empêché de m’attacher aux personnages car trop préoccupé par cet exercice de style. Ce n’est pas parce que je n’ai pas été saisi qu’il me faut rimer Amer avec Sévère ; je reconnais dans « Amer » une proposition de cinéma indiscutable et insolite. Seulement, je suis passé à côté.
Encore une fois, mes attentes ne sont pas comblées... Amer avec son affiche magnifique et son hommage au giallo italien me faisait terriblement envie, d'autant plus qu'il est plébiscité aussi bien par les critiques que par les blogueurs les plus exigeants... Et bien, j'aurais voulu aimé... mais je dois avouer que je me suis bien ennuyé devant ce film ovni qui ressemble surtout a une belle oeuvre d'art contemporaine. L'histoire suit la même fille à trois moments clés de sa vie, trois moments où elle confrontée à ses craintes et ses fantômes... mais l'histoire finalement, on s'en fout un peu car Amer est surtout un film d'ambiance où on parle très peu. Esthétiquement, Amer est magnifique, certains plans sont à tomber, les couleurs sont aussi lumineuses que les les noirs sont obscurs... mais à force de chuchotement, de Mmmm et de Haaannn, ça devient un peu lassant. Un joli objet filmique donc mais un film trop lent et trop esthétisant pour susciter toute mon adhésion... et en même temps j'aurai quand même envie de le revoir... un film étrange, un peu chiant mais très élégant...
On ne peut que féliciter tous ceux qui sont à l’origine de cette œuvre aussi originale que déroutante et incompréhensible ! Difficile de mettre une note à ce film étrange largement expérimental qui paraîtra insupportable à ceux venus chercher quelque chose de plus classique. L’objet - qui aurait gagné à n’être qu’un court métrage - est cependant incroyable de maîtrise tant au niveau de l’image que du son, mais reste bien trop référencé et au final trop répétitif dans le style comme dans les effets pour emballer complètement et permettre une immersion complète. Une curiosité. Pour public TRES averti !
Pour réussir à décrypter ce film il faut s'armer de patience. Après dix minutes de grincements de portes les choses continuent comme par devant pendant encore cinquante minutes. Puis tout change, à savoir qu'on nage en plein mystère pour enfin parvenir à la conclusion sanglante. Mais conclusion de quoi ? On n'en saura jamais rien. Le scénario a dû tenir en une page et demie car il ne se produit que broutilles dans ce métrage horriblement long rendu long par des scènes absolument interminables ! A scénario mince, effets ampoulés. Car ce n'est hélas pas tout ; la bande-son est omniprésente, et l'emploi du gros-plans permanent ; rien de tel pour ne rien voir et mal de crâne assuré. Mais qu'a donc voulu là le réalisateur ?
Les films expérimentaux sont par nature difficilement accessibles, et l’ambition qu’avaient Hélène Cattet et Bruno Forzani de rendre hommage aux giallos à travers une mise en scène aux antipodes des carcans cinématographiques classiques ne pouvait aboutir sur un OVNI uniquement adressé aux amateurs des films érotico-horrifiques italiens des années 70-80. Un projet complétement fou bâtit sur un scénario narrant les périodes plus sombres d’une femme pleine de mystère, dont l’écriture pleine d’abstraction et de non-sens peut déconcerter, et même décevoir ceux qui espéreront lui trouver une fin concrète. C’est avant tout sur la forme que la réalisation a de quoi nous fasciner, avec ses musiques envoutantes, ses filtres monochromatiques, ses plans d’insert frôlant le subliminal et ses zooms hallucinatoires qui forment un tout, certes très redondant, mais sachant faire appel à nos cinq sens. Cette curiosité plastique et sans queue ni tête avait le potentiel d’être un court-métrage d’une qualité exceptionnelle mais ne parvient pas à rester divertissante sur ses quatre-vingt minutes.
Je n'avais pas les clés pour comprendre ce film. Du coup, j'ai été un peu hermétique au découpage, à la manière de filmer, à la symbolique que j'ai eu l'impression de voir à chaque plan...