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Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mai 2013
Ozon est un réalisateur à part , il a le sens du détail avec des scénaris ciselés pour un publique de connaisseurs ,Deneuve fait son job c’est vraiment la classe elle même avec un age avancé elle a toujours autant de classe , Viard et vraiment pulpeuse dans ce role j'adore par contre y a la conne de Godreche je m'y ferai jamais à son son acting de greluche à banquier , Depardieu est toujours aussi bon et que els franchouillard ne nous les cassent plus avec son exil il fait ce qu'il veut de son pognon et il va où il veut , j'aime bien le coté seventies du cadre ça donne un coté instagram lol et bizarrement je ne sais pas pourqoi on diait des personnages de scoobidoo ùais c'est du bon Ozon comme j'aime
Je passe à côté. Certes le style est volontairement désuet et accumule les clichés d'une époque révolue dont mon jeune âge ne me permet pas d'être nostalgique, mais le jeu d'acteurs façon (mauvais) théâtre finit de me rebuter. Dommage car François Ozon propose souvent des choses intéressantes, mais là je n'y ai rien trouvé du tout.
Ozon fait quasiment toujours des films que j'apprécie, celui là n'excepte pas à la règle. La rantrscription des années 70 est très bien rendue, les acteurs sont tous très bons rien que Depardieu, Deneuve, Karin Viard, Jérémie Rénier et Judith Godrèche. Du cinéma français de qualité
un peu trop théâtralisé, le film est assez grotesque au début, d'autant plus que Catherine Deneuve n'est pas aussi drôle que Jacqueline Maillan dans le rôle. la reconstitution fidèle de ces années là, et surtout du tournant que représente l'année 77 avec ce coté "drôles de dames" et les coiffures à la Farah Fawcett, est extrèmement bien vue; rien n'est laissé au hasard. Une mention particulière pour Karin Viard, et Judith Godrèche, vraiment très bien toutes les deux. Un bon moment, mais pas de franche rigolade...c'est enlevé, et amusant, c'est déjà pas si mal.
Après 8 femmes, c'est le deuxième film de Francois Ozon que j'ai pût voir. Et comme pour 8 femmes je suis sous le charme. La mise en scène est certes particulière mais vraiment très belle, les acteurs sont tous magnifiques et sublimés justement par cette mise en scène. Une vraie belle comédie sociale comme rarement le cinéma a put en faire. Quand à moi il faut définitivement que je me penche sur ce talentueux réalisateur.
Une agréable surprise, qui nous est contée par François Ozon, et qui par la même occasion donne à Catherine Deneuve, un rôle taillée sur mesure... Vraiment, un très bon divertissement !
Huit ans après s'être emparé avec un rare bonheur de la pièce policière de Robert Thomas "Huit femmes" François Ozon puise à nouveau dans le répertoire délicieusement rétro d'"Au Théâtre ce soir" avec cette adaptation jubilatoire de la "Potiche" des vaudevillistes Barillet et Grédy. Le décor n'est plus celui des "fifties", nous sommes au beau milieu des années "Giscard" (1977/1978). Un mot justement des décors et costumes : censément situé dans la petite ville (fictive) de Sainte-Gudule dans le département du Nord le film a été judicieusement tourné dans la Belgique toute proche pour les extérieurs (l'usine de parapluies, la magnifique maison des Pujol..) ; quant à la reconstitution d'époque (agencements intérieurs, vêtements, coiffures ....), sa méticulosité est emballante et propice au dépaysement. Pourtant ce voyage dans la fin des années 70 - alors que les "Trente Glorieuses" sont déjà bien finies - a des accents totalement contemporains (revendications salariales mouvementées jusqu'à la séquestration du patron, lutte des classes et capitalisme "sauvage", et même tentations - déjà - de délocalisation des unités de production). Il y a donc une dimension sociale, mine de rien, dans ce divertissement. Au principal, il s'agit du portrait de Suzanne Michonneau épouse Pujol, dont on suit l'irrésistible ascension, du statut d'épouse et de mère "potiche" à celui de brillante femme d'affaires, et même de femme politique (au discours et à la posture irrésistiblement "ségoléniens", à base de 'maternitude" et avec promotion de fromage, coiffe en tête). Cette réussite tardive (elle est quinquagénaire) la constitue en porte-étendard de l'émancipation féminine, et des victoires féministes, au premier rang desquelles la maîtrise de la contraception et la légalisation de l'avortement - avoir pris Catherine Deneuve pour incarner cette "Potiche" à la conquête de son identité n'est peut-être pas innocent, elle qui fut une des signataires du "Manifeste des 343 salopes" de 1971..... Cependant, j'y insiste, "Potiche" est d'abord un divertissement, même si sous l'enveloppe boulevardière une lecture plus "sérieuse" est possible - le second degré, comme un des Beaux-Arts, avec dialogues savoureux supplémentés en clins d'oeil et malices diverses (dont un recyclage réussi de certaines joyeusetés "sarkozistes" désormais "cultes"). La distribution est judicieuse : la "reine Catherine" (bien qu'un peu trop défraîchie) est parfaite dans son rôle de grande bourgeoise pleine de ressources, tellement moins sage et empesée que sa mise en plis "boule" ; ses deux enfants de cinéma : Jérémie Rénier en artiste crypto - gay à la filiation problématique et Judith Godrèche en pimbêche inféodée à son mari, aussi. Les rivaux politiques et amoureux, Pujol/Luchini (mari odieux et capitaliste despotique) et Babin/Depardieu (élu communiste, brève rencontre de Suzanne jeune mariée), tous deux en perte de vitesse maximum au fur et à mesure que Suzanne s'affirme, ainsi que la fidèle secrétaire de Robert Pujol, "potiche" bis et qui s'émancipe à l'exemple de Suzanne (Nadège/Karine Viard) complètent avec talent les premiers rôles. Ozon devrait renouer ici avec le succès des "Huit femmes", car sa "Potiche" est d'excellente compagnie et d'un abord "tous publics", contrairement au déconcertant "Ricky" ou à l'austère "Refuge", par exemple.
L'ambiance des années '70 est sympa, kitsch et théâtrale, le tout bien dosé comme il faut. Le casting est plutôt bon mais c'est trop mou, longuet, pas très divertissant et sans grand intérêt, à part peut-être l'aspect social de l'époque et les performances de F.Luchini et K.Viard auxquels j'attribue mon étoile.
Rien de nouveau dans la comédie française, même si Potiche reste un film à regarder pour passer du bon temps. Fabrice Lucchini est très drôle comme toujours.
C'est dans un style totalement décalé et second degré que François Ozon nous dépeint la société des années 70/80 sur fond de différences sociales et de sexe. Succulent !