Une comédie fine qui préfère la justesse et le décalage de son ton et des dialogues à l'empilement de gags. François Ozon livre une fable pertinente, attachante et délicieusement kitsch sur la place de la femme dans la société.
Sympa la reconstitution des années 70. Mais, l'histoire fait un peu brouillon. Ca fait film fait à la va-vite auquel ils n'ont pas pris le temps d'enlever les scènes inutiles. Ca aurait pu être beaucoup plus drôle... Ainsi ... le fils amoureux de la boulangère qui était finalement sa demi-soeur, la quitte pour tomber amoureux du fils du notaire .... qui est lui aussi son demi-frère... On le laisse pressentir, mais ç'aurait dû être plus amené. Ridicules les allusions à notre ancien président. Depardieu est très mal choisi pour ce film et n'est pas crédible... Rien d'ailleurs n'est crédible. Mais bon, heureusement Deneuve, très bien dans son rôle, redresse le film à elle toute seule. Et on passe un moment correct.... Mais encore dommage, le thème était bon... A refaire, en mieux.... Car là c'était relou.
Une comédie sympathoche et une critique du monde de l'entreprise et de la politique française. C'est vraiment drôle, surtout les phrases reprisent de la bouche même de Sarkozy ("Casse toi pauvre con", "Travailler plus pour gagner plus"), petite surprise en somme, avec une Catherine Deneuve charmante, baignant dans l'atmosphère des années 70. Malheureusement, ça tourne un peu en rond, et on comprends assez rapidement comment ça finira. Et certains tons de protagonistes sonner faux.
Les brushings, les cols pelle-à-tarte, les pattes d'éph'... Total look ringard, voulu et assumé. Qu'on ait connu ou pas, le film de François Ozon est un petit régal de kitsch seventies... 46 ans après ceux de Cherbourg, Catherine Deneuve retombe dans le parapluie : Suzanne Pujol, issue de la petite bourgeoisie du Nord, a hérité l'entreprise familiale à la mort de son père, mais, au lieu de gérer elle-même son bien, elle a entièrement délégué à son Robert de mari (excellent Fabrice Luchini). Devenue une femme au foyer modèle, bobonne toujours dans le rang, elle passe invariablement après époux et enfants. "Potiche", quoi ! Ce bel ordonnancement familial aurait sans doute perduré sans la grève organisée par des ouvriers, qui, excédés par leur patron tyrannique se rebellent et le séquestrent. Et qui viendra-t-on chercher pour le remplacer ?... Potiche ! Avec une exigence douce, genre bon petit soldat, la "fille Michonneau" saura arrondir les angles et réinsuffler de l'entrain dans les troupes. Comédie vaudevillesque identifiée, intrigues et rebondissements cocasses se succèdent autour d'une joyeuse bande d'acteurs. Luchini, évoqué plus haut, bourru à souhait. Depardieu, maire rouge écarlate énôoooorme. Judith Godrèche, en Barbie formatée. Jérémie Rénier, créatif à l'étroit dans la sphère Pujol. Et enfin Karin Viard, féministe à qui l'habilleuse a dû refiler le soutien-gorge obus de Madonna... Comme un autre François avant lui, Ozon laisse le meilleur à une femme. Simple, attachante, Catherine Deneuve séduit. Alors, bien sûr, certains cérébraux trouveront le trait trop poussé, l'ensemble surjoué. Mais, franchement, François Ozon a-t-il voulu tourner un film analyse-réflexion-prise de tête sur le monde de l'entreprise et la place de la femme dans la société ou un divertissement choral loufoque et décalé ?... Sans autre prétention ?...
Redistribution de cartes, émancipation et jardin secret au programme de ce film se passant dans les seventies aux décors kitsh à souhait mais avec un fort écho politique et économique actuel. Vite vu, vite oublié, un petit Ozon qui n’existe que par et pour la merveilleuse Madame Deneuve.
Après 8 femmes, c'est le deuxième film de Francois Ozon que j'ai pût voir. Et comme pour 8 femmes je suis sous le charme. La mise en scène est certes particulière mais vraiment très belle, les acteurs sont tous magnifiques et sublimés justement par cette mise en scène. Une vraie belle comédie sociale comme rarement le cinéma a put en faire. Quand à moi il faut définitivement que je me penche sur ce talentueux réalisateur.
D'abord vaudeville rétro, puis satire de notre présent à tous, "Potiche" se transforme peu à peu en une utopie futuriste dont Aragon et Ferrat eux-mêmes auraient pu s'emparer, sur le mode "Le femme est l'avenir de la France". François Ozon s’amuse avec les personnages de cette comédie adaptée d’une pièce de Barillet et Grédy, créée par Jacqueline Maillant. Belle habilité scénaristique : il situe l’action dans les années 70 afin de retrouver les combats féministes de l’époque. Ses comédiens jubilent devant sa caméra, dans cette pantalonnade vacharde à l’italienne qui balance entre le grotesque et le kitsch. Ni potiche, ni cruche, Suzanne est tout simplement épatante !
Les éloges de la presse pour ce film ne sont pas méritées selon moi. J'ai trouvé l'intérêt assez creux. Alors à côté de ça, on a des situations assez drôles, notamment quand Luchini est dans les scènes (il est toujours très bon), mais le scénario bien que dénonçant la place de la femme dans la société, est un peu trop simpliste et facile. La fin est spoiler: notamment je trouve assez absurde où finalement, une femme au foyer va se retrouver élue députée en faisant campagne 2 mois . J'a trouvé ça un peu facile. Au final, il s'agit pour moi, d'un bon téléfilm français avec un gros casting.
Une galerie de personnage tous plus attachant les uns que les autres interprété avec talent , une parfaite reconstitution des 70's , une comédie sociale réussie .
Ozon signe avec Potiche une comédie sociale bien sentie. Malgré un scénario quelque peu prévisible, les acteurs incarnent à merveille leur personnage, tous très attachants et amusants. Il faut dire que le casting est à la hauteur : Deneuve, Luchini, Depardieu pour ne citer qu’eux… La reconstitution années 70 est également plutôt réussie. Une comédie rafraichissante sur l’émancipation de la femme.
Un film qui aurait pu être intéressant mais qui est très médiocre. Les acteurs pourtant prestigieux sont très mauvais et peu crédibles, seul Depardieu tire son épingle du jeu. ALors parfois, oui, on sourit, mais ça ne suffit pas à faire un bon film tout juste un divertissement télé.