Dracula
Note moyenne
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104 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 février 2013
Le premier film d'horreur parlant, de la collection Universal Monsters. Un chef d'oeuvre du 7ème art marqué par l'angoissante interprétation de Bela Lugosi dans le rôle titre.
dougray
dougray

276 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2014
Première adaptation officielle du roman de Bram Stocker (après le "Nosferatu" de Murnau qui ne s’était pas encombré des règles du copyright), le "Dracula" de Tod Browning restera comme le film fondateur de la mythologie du vampire sur grand écran. On retrouve ainsi le château lugubre perdu dans les Carpates, les chauves-souris, les nuits brumeuses et autres loups hurlant au clair de lune ainsi que l’un des monstres les plus célèbres du 7e art, vêtu de sa longue cape noire et armé de son charme hypnotique (les longues canines viendront bien des années après). On ne peut qu’être épaté que, plus de 80 ans après la sortie du film, la représentation du Comte Dracula vu par Browning (et, à travers lui, par les Studios Universal) reste celle communément admise par l’imaginaire collectif (style aristocrate, crainte de l'aconit et des crucifix, absence de reflet dans les miroirs, arrivée par les fenêtres ouvertes…). Il faut dire que l’interprétation de Bela Lugosi a su rendre le personnage inoubliable. Ayant déjà joué le vampire sur scène, Lugosi lui apporte toute sa théâtralité (aujourd’hui désuète), à coups de déplacements ralentis, de regards fixe (les plans sur ses yeux, accentués par un effet de lumière, font sourire aujourd’hui) et de diction très accentuée (les origines hongroises de l’acteur servent parfaitement le personnage)… sans pour autant négliger une animalité intéressante tant lorsqu’il approche ses victimes que lorsqu’il fuit un crucifix ou un miroir. L’interprétation statique de Lugosi donne incontestablement le la du film, surtout aujourd’hui. Car, "Dracula" date de 1931 et cette ancienneté suppose un bon nombre de défauts qui en rebuteront plus d’un. Il ne faut donc pas craindre les montages peu subtils, les personnages caricaturaux, les interprétations cabotines et les effets spéciaux d’un autre âge (ah les chauves-souris en plastique !) pour apprécier ce "Dracula" à sa juste valeur. Il ne faut pas non plus chercher une intrigue trop dense, les scénaristes ayant fait le choix de simplifier au maximum le roman d’origine, quitte à faire l’impasse sur certains points pourtant intéressants (dont le sort de la pauvre Lucy, simplement évoqué ou encore les raisons de l’arrivée de Dracula à Londres). Plus dommageable, la quasi-absence de musique (on a simplement droit à un extrait du "Lac des Cygnes" en ouverture) alors que le film se prêtait parfaitement à une BO gothique dont Universal ou la Hammer ont su nous abreuver par la suite. Tod Browning était une légende du cinéma muet, ce qui explique sans doute ce problème ainsi que le manque d’audace de sa mise en scène, très académique même pour l’époque. Heureusement, il ressort du film un charme indéniable, renforcé par les décors peints à la main (les paysages de la Transylvanie ou les ruines du château de Dracula sont une merveille). Le casting, aussi cabotin soit-il, remplit parfaitement son rôle, de Edward Van Sloan en Van Helsing à la superbe Helen Chandler en Mina en passant par l’extraordinaire Dwight Frye en Reinfeld rongé par la folie (seul le fade David Manners en dans le rôle du non moins fade Jonathan Harker fait tâche). On se surprend même à être impressionné par certaines scènes, que ce soit pour leur majesté (les descentes d’escaliers de Dracula), leur intensité (les délires de Reinfeld) ou encore pour leur originalité (la découverte du bateau fantôme sur les quais de Londres par des dockers qu’on ne voit jamais). Et les fans se délecteront toujours les légendaires répliques telles que "Je ne bois jamais... de vin" ou encore "Ecoutez-les. Les enfants de la nuit. En font-ils une musique !". "Dracula" a donc clairement très mal vieilli et ne s’adresse aujourd’hui qu’aux amateurs avertis mais n’en reste pas moins un témoignage émouvant d’une époque où on faisait du cinéma avec peu de moyens.
Terreurvision
Terreurvision

244 abonnés 505 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2013
Certes, les moins patients risquent de s'ennuyer ferme. Question frissons, le cinéma est depuis passé à la vitesse supérieure, et malheureusement, les grands yeux ronds de Lugosi n'y peuvent pas grand chose. Demeure une œuvre matricielle culte et chargée d'histoire, à laquelle il est difficile de reprocher ses défauts, pour la plupart inhérents à son époque : celle où le cinéma apprenait tout juste à parler... Notre critique complète est en ligne sur notre site Terreurvision.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 janvier 2013
« Dracula » est un énième film sur le célèbre vampire, cependant si certaines versions sont catastrophiques, notamment « Dracula : 2001 », d'autre en demi-teinte comme « Dracula » de Francis Ford Coppola, ou bien encore des chefs-d’œuvre du muet horrifique comme « Nosferatu » (qu'il faut absolument que je vois d'ailleurs), ce film orchestré par Tod Browning et mettant en vedette Bela Lugosi, n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais bel et bien un grand classique.

On pourra reprocher au film d'être un peu has-been, notamment cette fameuse chauve-souris en plastique, qui même pour l'époque laisse à désirer, les seconds-rôles un peu en dessous et pas toujours convaincant, notamment l'actrice qui joue Mina, et bien entendu le fait que le tout se déroule un peu trop vite. Il n'empêche que le film garde tout de même un certain charme, de part son côté romanesque et terrifiant, sa mise en scène soignée. Le film révèle de bonnes qualités techniques, comme le travail sur la lumière, le cadrage sur les visages, les décors travaillés, l'ambiance plutôt oppressante pour certaine scène. Ce « Dracula » n'est pas un mauvais film, pour dire je l'ai même préféré à la version too-much de Coppola que tout le monde acclame.

Cependant si ce film est un classique c'est peut-être et surtout grâce à Bela Lugosi, qui est un Dracula remarquable, l'éclairage sur ses yeux pour symboliser l'être démoniaque est plutôt bien pensé. Il émane presque une passion de personnage, bien que moins présente comparé à celle qu'arrivait à transmettre Gary Oldman.

« Dracula » est donc un classique, un grand classique même, un film qui mérite d'être vu pour sa qualité technique.
yayo
yayo

77 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2012
Alors oui, le coup de la chauve-souris en plastique ça ne passe plus de nos jours, mais sinon quel film! Bela Lugosi livre une excellente prestation du plus célèbre suceur de sang. Les décors sont vraiment magnifiques et le travail sur la lumière m'a ébloui.
Jérémy J
Jérémy J

34 abonnés 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2012
Un très bon film pour l'époque, le jeu d'acteur est très bon également, un bon maquillage et une bonne musique, en résumé un bon moment passé
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 décembre 2012
Première adaptation officielle au cinéma du plus célèbre des Comtes, le "Dracula" de Tod Browning prend place à une époque où les USA se remettent à peine de la crise, les studios Universal sont fauchés comme les blés et Karl lemmle cherche une idée pour relancer son affaire. Et pourquoi pas se lancer dans la production d'un film d'horreur?
Ca tombe bien puisqu'une pièce de théâtre nommée "Dracula" fait beaucoup parler d'elle à Broadway.
Elle parle d'un étranger roumains qui s'installe en plein coeur de l'occident et qui s'avère être une créature assoiffée de sang qui frappe dans le beau monde.
Le projet sera donc une pièce de théâtre filmée, ce qui réduira considérablement les coûts en décor et en effets spéciaux.
Tod Browning est plus à l'aise dans le cinéma muet, et on peut donc lui reprocher le manque de plans et de scène audacieux. Pour s'en rendre compte, il suffit de comparer avec la version espagnole.
Bela Lugosi cabotine mais curieusement, le rôle lui va à merveille, tellement il a été habitué à l'incarner sur les planches.
Ce Dracula a été , par la suite, surpassé plusieurs fois au cinéma.
Mais il reste une référence incontournable, rien que pour la scène d'arrivée de Renfield au château qui sera mainte fois copiée, notamment par Coppola.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 août 2012
Film sans suspense, long et ennuyeux. De plus Lugosi n'a pas de charisme. Je ne comprend pas qu'ilsoit considere comme le meilleur Dracula.
Azahi59
Azahi59

24 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2013
Véritable mythe du cinéma fantastique Hollywoodien des années 30 : Dracula.
Tout d'abord introduit par un somptueux extrait de la musique du lac des cygnes, le film commence par une annonce de ce qui nous attend, à savoir la présence d'un comte maléfique assoiffé de sang.
Si Tod Browning avoua être déçu de son film plusieurs années après, il put toutefois se vanter d'avoir réussi à inscrire le comte vampire dans l'Histoire du cinéma.
Rempli de somptueux plans comme les levers et couchers de soleil, ou encore la vue du château au sommet de la colline, ce Dracula sait nous satisfaire visuellement, et pas que.
Hormis les décors gothiques et expressionnistes, comme le château ou la crypte de l'abbaye, l'oeuvre de Browning est d'une richesse théâtrale impressionnante. Car bien qu'il soit une oeuvre de cinéma, ce Dracula est représenté de façon théâtrale à de nombreuses reprises. Notamment dans la mise en scène des effets spéciaux, que Tod Browning veut absolument cacher, que ce soit lorsque le comte sort de sa forme de chauve souris, ou lorsqu'il s'enfuit en loup, cette scène ci n'est d'ailleurs pas visible, elle est uniquement mentionnée. Ce qui n'est peut être pas plus mal, tout dépend du réalisme et de la vision de chacun, pour ma part je respecte celle de Browning.
Mais au final, si Dracula rencontrât un tel succès, c'est aussi mais surtout grâce à un jeune talent (de 50 ans tout de même) alors interprète du même comte dans une pièce de théâtre de Broadway : Bela Lugosi. A lui seul, Lugosi réinvente le mythe, transforme le monstre en séduisant aristocrate meurtrier et sans scrupules. Son interprétation, qui fit de lui une star incontestable, fut celle de sa vie. Au point d'inscrire "Bela Dracula Lugosi" sur certains génériques auquel il figurait. Mais revenons à celle-ci. Si il campe à merveille ce rôle sombre et mystérieux, c'est grâce à un talent fou. Il parait grotesque aujourd'hui de jouer de la sorte, mais en 1931, à la naissance de l'age d'or du film d'horreur fantastique, les plans des yeux de Lugosi sont un mythe à eux seuls. Éclairés par des panneaux lumineux en tête d'épingle, ils installent à eux seuls toute la tension et la gravité du comte. De plus, ajoutés à ses yeux, les costumes sont sublimes, au seul exemple de celui de Dracula, se montrant comme un riche aristocrate, sublimé par une longue cape noire qui met tout son être en valeur.
Le reste de la troupe sait aussi se démarquer. Edward Van Sloan réussi à camper un Van Helsing convaincant, apportant sagesse et sûreté, aux côtés d'un Dwight Frye génial en Renfield, qui arrive à donner bien d'importance à son rôle.
Si Dracula reste aujourd'hui inscrit dans l'Histoire, c'est aussi grâce aux talents de mise en scène présentés, qu'il s'agisse des silences transitoires rappelant les muets ou encore les scènes ou dialogues devenus cultes, exemple de la scène du contrôle mental ou bien du non moins célèbre : "I never drink...wine".

Il ressort de ce Dracula une grande partie de satisfaction, mais aussi une toute légère déception, notamment par la fin, ou seul un gémissement en hors champ nous annonce la mort du comte Dracula.
Mais le tout est tant séduisant que l'on oublie ce petit détail, ce Dracula reste inscrit et ne s'oublie pas, se gravant ainsi dans les mémoires de chacun jusqu'à la fin, et peut être même, outre-tombe.
elisa2102
elisa2102

175 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 avril 2012
Dracula, le mythe.. J'ai voulu découvrir le premier film mettant explicitement en scène le "prince des ténèbres", qui a inauguré une longue série de remakes et séquelles plus ou moins proches de l'histoire originale et de parodies. J'ai trouvé cette version de Tod Browning simple mais efficace. Bela Lugosi a un regard terrifiant. Je recommande ce film !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 mars 2012
Cette version de "Dracula" a beau être une des plus connues, elle est loin d'être une des plus réussies. Pour être tout à fait honnête, le seul intérêt indiscutable de ce film, c'est Bela Lugosi, qui éclipse toujours aujourd'hui tous les autres interprètes du célèbre compte. Pour le reste, malgré quelques images et effets sympas, ça alterne entre l'ennuyeux et le kitsch. Une dizaine d'années après le magnifique film de Murnau, et quelques mois avant le génialissime "Vampyr" de Dreyer, il faut bien reconnaître que le film de Tod Browning fait pâle figure. Mais comme le film est court (1h10), il est toujours bon de le voir une fois dans sa vie pour dire de l'avoir vu, et par conséquent, de faire la comparaison avec les (trop) nombreuses autres versions.
scoubi2004
scoubi2004

23 abonnés 362 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2012
Un long métrage qui s'approche plus de la pièce théâtrale que du cinéma. Bela lugosi est surement le personnage de Dracula le plus charismatique à avoir été vu à ce jour. Loin d'être effrayant ou haletant, ce film est un véritable patrimoine du 7éme art. Film à voir pour les nostalgique des films des années 30.
AMCHI

6 969 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 janvier 2012
Mise à part quelques beaux plans dans la brume (surtout au début du film) ce Dracula est un bien pâle film d'épouvante quant à Bela Lugosi sans être mauvais dans la peau du célèbre Vampire donne l'impression de participer à un bal costumé ; Dracula manque cruellement de rythme. Plutôt décevant de la part de Browning qui est le réalisateur des extraordinaires Freaks et L'Inconnu.
Yohan Marques
Yohan Marques

26 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2012
La première adaptation officielle du roman de Bram Stoker, 9 ans aprés le singulier "Nosferatu" de Murnau, inaugure l'une des périodes les plus fastes de la Universal qui va, consécutivement à l'énorme succés commercial de ce film, exhumer et adapter quelques uns des grands chefs d'oeuvre littéraires du fantastique victorien. C'est la naissance du style gothique et de toute l'iconographie associée : brouillard, chauves-souris, portes qui grincent, chateau inquiétant... A la mise en scène de ce qui s'apparente être un pur film de producteur soucieux de son budget, il est surprenant de retrouver le trés iconoclaste Tod Browning, génie satellite du 7ème art, déjà auteur du trés dérangeant "L'inconnu" avec Lon Chaney et qui prépare déjà l'une des oeuvres les plus tourmentées de l'histoire du cinéma : "Freaks"... A l'aune de ce qu'est la filmographie de Browning, le "Dracula" de 1931 est incontestablement un film mineur : Bela Lugosi, vampire de théatre qui a remplacé au pied levé Lon Chaney initialement pressenti et prématurément disparu, ne fait guère dans la finesse et son jeu semble outrancier. Par ailleurs, le roman de Bram Stoker a été simplifié à l'extrême, littéralement "vampirisé" et purgé d'une grande part de la complexité psychologique qui en faisait l'une des grandes forces... "Dracula" a, c'est évident, mal accusé le poids des années et pourra paraitre vieillot et dépassé, voire grotesque (Ah, ces chauves souris suspendues au bout d'un fil invisible !). Néanmoins, il mérite le respect en s'imposant comme la matrice imparfaite et poussiéreuse qui donnera naissance à quelques-uns des plus grands chefs d'oeuvre du cinéma fantastique. En fait, c'est du côté du "Frankenstein" de James Whale, sorti la même année, qu'il faut se tourner pour pouvoir apprécier le premier chef d'oeuvre de la série des "monster movies" de la Universal...
il_Ricordo
il_Ricordo

119 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2011
Dracula de Tod Browning est un grand classique du film d'horreur. A 100 bornes de l'expressionnisme baroque du Nosferatu de Murnau, cette version du roman de Bram Stoker n'est pas moins effrayante : Bela Lugosi, dans son rôle qui fait de lui un mythe du Cinéma, n'a rien à envier à un Max Schreck sur-maquillé. L'esthétisme plutôt sobre du film est tout à son honneur, et les quelques décors recherchés (les Carpates, l'abbaye en ruines) servent assez peu l'intérêt du film. Malgré tout, Dracula est le meilleur film de Tod Browning.
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