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    De rouille et d'os
    note moyenne
    3,9
    16918 notes dont 1560 critiques
    répartition des 1560 critiques par note
    263 critiques
    565 critiques
    315 critiques
    217 critiques
    104 critiques
    96 critiques
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    1560 critiques spectateurs

    Qirubia
    Qirubia

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    0,5
    Publiée le 25 mai 2012
    Et dire qu'on nous vendait de l'émotion ! Une histoire d'amour crue et sans concession ! C'est plutôt une histoire crue de concessions sans amour. Comment peut-on encenser un film où la violence n'a aucun intérêt narratif, ni même stylistique ? Qu'elle soit physique, morale ou sexuelle, elle est omniprésente, ce qui la rend pesante et insupportable. Qu'attend de nous un réalisateur qui fait tourner son film autour d'un personnage antipathique dont il ne transpire que violence et irresponsabilité ? De ressentir une quelconque émotion dans la scène finale où il lance un "je t'aime" bien facile à placer ? Alors qu'il demande -que dis-je, il exige- une énième fois quelque chose pour lui, sans qu'il ne donne rien en retour ? Un film plein de violence avec un personnage égoïste, on a déjà vu, ça s'appelle Orange Mécanique. Et là au moins, ça bougeait, le personnage évoluait un tant soit peu. Ici rien. Un pauvre "..." incapable de donner un minimum d'affection à un fils qui n'arrête pas de s'en prendre plein la poire. Mais quand est-ce que ça va s'arrêter (je parle des violences contre le gamin, et aussi du film, qui est d'une longueur à mourir) ? Les seuls personnages émouvants sont les personnages secondaires (ceux qui donnent, ceux qui aident mais qui ne reçoivent rien d'autre en retour que de la violence, encore de la violence. Et que d'invraisemblances qui décrédibilisent un film censé être réaliste. On ne croit pas à l'histoire d'amour, pas au sauvetage du gamin, pas à la possibilité de nager facilement peu après avoir perdu ses jambes, même pas à l'accident qui enlève ses jambes à Marion Cotillard. D'ailleurs, elle aura beau avoir le teint blafard, l'air shooté et les cheveux gras, elle ne m'émouvra pas... Que peut-on saluer dans ce film ? Une jolie façon de filmer, mais trop esthétisante, trop lente et une espèce de voyeurisme malsain et inutile. Et moi qui suis pourtant émotive, et qui ne suis pas si réticente face aux scènes de violence ou aux scènes de sexe... Trop c'est trop, et tout est mis en place pour annihiler l'émotion. Pas d'émotion, pas d'amour, pas de cœur. Euh, c'était quoi le but du film, déjà ? Nous ennuyer en nous faisant croire pendant deux heures qu'il va se passer quelque chose ? Audiard et ses sbires de la presse se sont bien moqués de nous.
    kervin
    kervin

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    0,5
    Publiée le 8 avril 2013
    Je m'étais promis de ne plus mettre de critique sur Allociné depuis le changement de notation (sans raison) passé de 0-4 à 0,5-5 étoiles, mais ce film mérite une correction.

    Je l'ai vu au cinéma lors de sa sortie en salle.
    Je m'insurge contre le scénario, contre le spectacle présenté. Une histoire tellement invraisemblable.

    Le personnage principal est un connard. Un vrai pur bourrin mal élevé qui utilise ses poings pour s'en sortir au lieu de son cerveau. Le genre de personne à qui il faut tendre la main pour l'aider à terminer son éducation et son instruction. Pas le genre de personne modèle pour l'humanité.
    Ce genre de personne existe ok. Faire un film dessus, pourquoi pas. Montrer les défauts du personnage, ce que sa condition engendre pour lui et son entourage, ses efforts pour s'en sortir, ... très bien
    Mais le scénario ce n'est pas ca, le scénario fait un piédestal à ce personnage avec une "fin heureuse" qu'il ne mérite pas.

    La partie invraisemblable :
    Dans le film, un enfant reste plus de 3 minutes dans de l'eau proche de 0 degré, ses poumons se sont remplit d'une eau glacée. Il est noyé, c'est à dire que son cerveau ne reçoit plus d'oxygène depuis trop longtemps et se meurt. Cet enfant est extrait de l'eau puis est amené inconscient après une longue marche dans la neige pour le ramener à la civilisation. Admettons son père est un expert en secourisme (c'est totalement crédible quand on connaît l'empathie du personnage) et lui a pratiqué les premières secours, càd extraire l'eau des poumons ainsi qu'un massage cardiaque pour faire repartir le coeur qui s'est probablement arrêté.
    Nous aurions donc un enfant inconscient respirant faiblement dont le corps est a une température corporelle très basse.
    Admettons après 20 minutes de marche une voiture les a amené à un hôpital. L'enfant ne meurt pas d’hypothermie, c'est un miracle.
    En plus de cela, le spectateur doit croire qu'après plus de 3 minutes sans oxygénation le cerveau de l'enfant est en bon étal et que celui ci ne garde aucune séquelle ?

    La partie un peu plus vraisemblable mais tellement nul à chier :
    Le plus minable dans tout ca est de montrer qu'une femme, certes désespérée, puisse tomber amoureuse d'un type comme ca. C'est quelque chose qui me dépasse. Ok, elle est bien conne aussi et pas recommandable. Mais la manière dont il la traite, comme un jambon, c'est justement ce que déteste les femmes ! Comment peut-on aimer ce film quand on est une femme ? A moins qu'incohérence ou hypocrisie soit le let motiv de la vie de ses femmes. Finalement un mec brutal qui finira par la tabasser c'est ce qu'elles recherchent ? Ouvrez les yeux, les fins heureuses ce n'est qu'au cinéma, vous savez très bien que ce genre de personne frappe, a commencer par son fils. Puis ensuite il demande pardon ...
    Abjecte
    Aurélie L
    Aurélie L

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    1,0
    Publiée le 17 juin 2013
    Je ne comprends pas comment ce type de film peut faire succès. Pour moi l'histoire est plate, on s'ennuie, beaucoup d'instants manquent de musique, on s'attarde trop sur certaines scènes qui sont inintéressantes. Personnellement je ne me suis pas du tout accrochée aux personnages. Je ne le conseillent pas à tous ceux qui n'ont déjà pas aimé "les petits mouchoirs", puisque c'est du même genre. Mais ceux qui ont aimé apprécieront ce film.
    wallyx
    wallyx

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    0,5
    Publiée le 16 février 2015
    Je poste mon avis ici mais je n'ai probablement pas vu le même film. Alors oui il y a bien Marion Cotillard qui perd ses 2 jambes (et croyez-moi personne ne peut deviner comment)... Oui c'est le "super génie et talentueux" Jacques Audiard qui filme.

    Mais contrairement aux promesses dithyrambiques des critiques ... et de nombreux spectateurs, ce film ne dégage pourtant aucune émotion, les personnes principaux ne suscitent aucune empathie mais plutôt une profonde aversion, et cerise sur la gâteau pour un film que se voudrait réaliste, l'histoire est totalement pétrie dans ses invraisemblances. On s'ennuie ferme du début à la fin.

    Bon je sais bien, les goûts et les couleurs ... mais sincèrement là je n'ai pas fini de m'interroger sur tant de battage et tous ces avis ô combien positifs.
    Hastur64
    Hastur64

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    5,0
    Publiée le 28 avril 2013
    Rares sont les réalisateurs dont on peut aller voir les films les yeux fermés en sachant qu’on a de faibles chances d’être déçu. Jacques Audiard fait, pour ma part, partie de cette caste restreinte de metteurs en scène. C’est donc dans cet état d’esprit que je me suis mis devant « De rouille et d’os », avec il faut l’avouer en mémoire les souvenirs de l’excellent accueil critique que Canne lui avait réservé. J’étais d’autant plus enthousiaste que figurait au casting Matthias Schoenaerts, que j’avais vu dans l’excellentissime « Bullhead » et qui est pour moi un futur grand du cinéma mondial. Le générique fini on reste encore sonné par ce film et les personnages qui le peuplent. Le couple qui tout le long du film s’apprivoise et se tire vers le haut est bouleversant et incroyable de réalisme. Le duo Schoenaerts-Cotillard fonctionne merveilleusement bien, et comme d’habitude dans les long-métrages d’Audiart on plonge complètement dans les vicissitudes des personnages et dans leurs ressentis, ce qui favorise une empathie immédiate pour ces écorchés vifs. L’émotion est d’autant plus poignante qu’elle n’est pas sur-représentée à l’écran, mais distillée dans chaque scène et chaque dialogue sans effets ou musique démonstratifs. Un bijou de délicatesse où se meuvent deux handicapés des sentiments qui dans leurs différences réussissent à faire ressortir chez l’autre ce qu’il y a de meilleur et à le pousser sur de meilleurs rails. Parfois le festival de Canne permet à des films au final plutôt moyen d’obtenir une exposition un peu imméritée, dans le cas de « De rouille et d’os » ce n’est pas le cas, le film mérite toute l’attention qui lui a été manifestée et toutes les critiques élogieuses dont il a bénéficié. Ne boudez pas votre plaisir si d’aventure vous ne l’avez pas encore vu et si c’est déjà le cas, le revoir ne sera pas une perte de temps.
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 20 janvier 2013
    Voilà un film que j'étais sûre de ne pas aimer même après avoir lu les critiques...Profitant du festival Télérama (places à 1 euro) j'y suis allée et ai tenu bon jusqu'au bout: quelques images sont belles, le réalisateur sait filmer, mais le scénario ne tient pas debout, les personnages sont inconsistants, on ne croit pas une seconde à l'histoire...Pas étonnant qu'il n'ait rien obtenu à Cannes.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    2,0
    Publiée le 18 août 2012
    Un film de Jacques Audiard – y'a pas à dire – ça se reconnaît tout de suite. A l'image, au son, il y a une indéniable virtuosité qu'on ne retrouve que chez très peu d’autres, et cela dès les premières minutes. Seulement voilà, je m'interroge un peu. Si je suis forcé de reconnaître que rien n'est laissé au hasard, que tout est maîtrisé sur le bout des doigts, et que même l'interprétation est formidable (là, pour l'occasion, je reconnais le talent de Matthias Schoenaerts qui m'avait pourtant laissé froid dans "Bullhead"), je dois avouer malgré tout que je n'ai pas ressenti grand-chose dans le film, que je me suis plus souvent retrouvé dehors que dedans. J'y ai quelque peu réfléchi avant d'écrire cette critique pour comprendre ce qui me gênait, et je crois que j'ai fini par identifier le problème que me pose le film. Ce problème, c'est un petit peu le même que celui que j'avais rencontré au début "d’un prophète" : le misérabilisme outrancier. En soit, qu'une intrigue prenne racine dans un milieu qui n'est pas rose, ça ne me dérange pas. Mais quand la misère n'est plus un décor mais une démarche outrancière, là ça me dérange. Trop de scènes n'existent que pour claquer de la misère à la tronche du spectateur : le gamin qui joue dans la merde, le père qui frappe son fils, le licenciement de la sœur... Même l'hôpital semble nous plonger en pleine Biélorussie ! Je m'étonne même d'ailleurs de ces choix formels si volontairement mouvants et parfois chaotiques. Audiard n'avait pas atteint un tel point dans "De battre". A croire parfois que chez Audiard une réalisation trop soignée n'a pas sa place parmi la populace. Vous allez peut-être dire que je vais trop loin, mais personnellement, ces choix visuels là me perturbent quand même un peu. Malgré tout - c'est vrai - cela n’empêche pas à quelques scènes d'être virtuoses au point que j'en ai véritablement eu la chair de poule. De même, je n'ai pu m'empêcher de trouver certains moments très justes et très tendres. Seulement voilà, le problème c'est qu’à mes yeux, ces bons moments sont surtout condensés durant la première moitié et sont distendus les uns entre les autres à cause d'une ambiance d'ensemble un peu glauque dans laquelle je ne me suis pas du tout retrouvé. Et c'est vrai que, pour moi, cette seconde partie pose vraiment problème, car c'est clairement elle qui me fait poser cette question qu'il n'est jamais bon de se poser quand on regarde un film : « Mais où il veut en venir ? » Voilà donc pourquoi je me borne à deux maigriottes étoiles pour ce "De rouille et d'os". Mais ce n'est pas Audiard qui m'en voudra. L'année dernière, j'avais donné la même note et fait le même bilan de "The Tree of Life" et il a décroché la palme. Avec un peu de chance, vous verrez que le scénario va se répéter… C'est bien tout le mal que je souhaite à Audiard, un auteur que j'adore, même si pour le coup, je trouve son film un petit peu à côté de la plaque...
    Clingo
    Clingo

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    5,0
    Publiée le 30 janvier 2013
    Cinéaste jusqu'alors un peu trop sûr de sa maîtrise et de sa virtuosité technique, Jacques Audiard trouve avec De Rouille et d'Os un matériau à la mesure de son talent. En adaptant le recueil de nouvelles de Craig Davidson, le réalisateur parvient enfin à se mettre au service de son histoire, plutôt que d'y étaler ça et là quelques bribes de démonstration formelle qui dans ses précédents films, gâchaient un peu l'ensemble. Et pourquoi, ici plus qu'ailleurs, la sauce prend-elle ? Peut-être parce qu'il est ici question, principalement, de mélodrame, d'une histoire exceptionnelle qu'il est difficile de raconter au cinéma sans susciter la méfiance et l'antipathie du spectateur. Puisqu'ici les malheurs s'accumulent - inutile de rentrer dans des détails trop révélateurs - on se dit que la gourmandise plastique de Jacques Audiard s'épouse à merveille aux circonvolutions du récit. Le trop-plein d'une histoire qui pourrait sembler misérabiliste est vite étouffé par la concordance de la forme au fond, et le style du cinéaste domine sans souci ce qu'il enveloppe. Mais, surtout, il y a aussi dans De Rouille et d'Os le contraire du mélo, soit une approche naturaliste des faits. Comme toujours chez le réalisateur français, le scénario est un modèle de vraisemblance par le biais de dialogues d'une justesse inouïe, qui couplés à l'authenticité des acteurs font qu'on ne voit plus ces derniers, sinon simplement les personnages qu'ils incarnent. Si le film parvient à rendre possible ce tour de force qui est de crédibiliser le peu vraisemblable, c'est grâce à l'assemblage de ces éléments, bien plus forts que tout le reste. Tout paraît véritable, jusqu'à un récit tellement peu ostentatoire dans son déroulement qu'on a l'impression qu'il pourrait prendre n'importe quel chemin sans qu'on s'y désintéresse. La force du film est aussi là, dans sa capacité monstrueuse à brasser les genres, dans l'habileté de ses transitions invisibles, dans la puissance discrète qu'il a, non pas de passer du drame social à la romance en alternant avec le film noir, mais bien de mêler tout ça sans y faire trop de distinctions. De Rouille et d'Os n'est pas un film qui s'affiche, il ne décrit jamais son cahier des charges ( parce qu'il n'en a pas ), comme il ne fait pas dans le pathos quand il s'agit d'observer, par exemple, la nouvelle vie de Stéphanie ( le handicap n'est jamais souligné pour faire pleurer ). C'est un film humain, plein de compassion. Mais cela ne veut pas dire que son personnage principal, Ali, vise toujours juste, et il n'y a qu'à voir son inaptitude à nourrir des relations profondes, qu'elles soient familiales ou amoureuses, pour se rendre compte que De Rouille et d'Os est un film dur, poignant, rempli d'aspérités. Déjà, De Battre mon coeur s'est arrêté évoquait l'existence contradictoire de la violence et la grâce. Ici, elles sont sans cesse imbriquées, et ça n'est pas un hasard si la photographie du film est radieuse, lumineuse, comme pour ne pas perdre l'espoir et éclairer les zones obscures que traversent les personnages ( il n'y a qu'à voir la séquence où Ali, en mauvaise posture lors d'un combat, l'emporte finalement après avoir vu Stéphanie ). A l'image de ce mélange des tons, de cette capacité à établir un portrait amer et désabusé de la société tout en y injectant de l'espoir, De Rouille et d'Os est un film d'unions, faisant se fondre les uns dans les autres des éléments disparates : son esthétique sèche, brute, se mêle ainsi à sa lumière, de même que les deux personnages principaux se complètent. Et pour mettre en place ce projet d'imbrications - autant mentales que physiques - il y a encore une fois des acteurs formidables chez Audiard : Mathias Schonaerts, bloc compact, épais, insubmersible, face à la fragilité de Marion Cotillard qui trouve enfin un rôle à sa mesure. Loin du mimétisme et de l'excès de la Môme, l'actrice française est dans la plus totale sobriété, dans une interprétation au summum de l'épure. Jamais Cotillard n'avait été aussi bien, mais voilà la réussite à l'oeuvre dans le film : capter des mutations difficiles à accepter, et pourtant, nous y faire croire profondément.
    Selingues G
    Selingues G

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    5,0
    Publiée le 27 juillet 2013
    Après le succès d'un prophète, Jacques Audiard signe une nouvelle œuvre choc. De rouille : le sang ( on peut extrapoler au sang rendu par Marion Cotillard dans la scène avec les dauphins.) et d'os ( Les os perdus au combat par Mathias Shoenart. Le film dresse le chemin de deux êtres qui s'attirent et souffrent à deux. A la foie dure et poignant, le film de Jacques donne une leçon sur la vie et la survie des laissés pour compte.
    officiel76
    officiel76

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    1,5
    Publiée le 25 mai 2012
    un véritable cauchemar, rien ne tient la route, mais on atteint l'apothéose du mauvais goût au moment ou le héros, pas attachant un seul instant tellement il est bourrin et bête, se tape Marion Cotillard avec ses moignons. on se dit qu'on a atteint le fond de la vulgarité et de l'impudeur, on est tellement loin des moments de grâce de sur mes lèvres...mais naturellement Audiard est en vogue, alors la critique le plebiscite. A titre personnel, j'ai trouvé ça correct pendant 20 minutes, ennuyeux les 30 suivantes, franchement pénible ensuite, et je suis parti tellement je n'en pouvais plus d'une telle débauche d'horreurs. c'est Zola mêlé aux monstres de cirque, le tout au XXIème siècle; plus jamais !
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 3 août 2012
    Le problème à chaque nouveau film de Jacques Audiard, c'est que les éloges sont tellement hystériques qu'on ne sait jamais si on va vraiment assister à un chef d'œuvre ou « seulement » à un bon film. « De rouille et d'os » se situe à peu près au milieu, se classant ainsi parmi les incontournables de 2012. On retrouve comme toujours chez Audiard cette force, cette intensité si caractéristique de son cinéma, d'autant qu'il sait une fois encore nous offrir deux personnages écorchés vifs dont il a le secret. Ces derniers sont filmés avec un mélange d'émotion et de brutalité forçant le respect, et sont assurément à l'origine des plus belles scènes du film, d'autant que leurs interprètes (Matthias Schoenaerts, impeccable ; Marion Cotillard enfin retrouvée et impressionnante) sont plus qu'à la hauteur. Reste que malgré toutes ces qualités, je n'ai pas été totalement emporté. La faute sans doute à un univers froid et désincarné, certes réaliste et mis en scène avec beaucoup de vigueur, mais auquel on ne se sent pas totalement concerné. Peut-être aussi à un virage social certes louable, mais ne s'intégrant pas pleinement au récit, sans oublier une fin légèrement décevante... Bref, une sorte d' « Intouchables » version dramatique au récit souvent poignant, suscitant seulement quelques regrets quant à la réussite totale qu'il aurait pu être. A voir, néanmoins.
    Charles G
    Charles G

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    4,0
    Publiée le 6 juin 2012
    Un nouveau film de Jacques Audiard, c'est toujours un évènement. Un film en compétition à Cannes pressenti pour remporter la palme d'or, c'est toujours excitant. Alors quand on rassemble ces deux critères, on est en droit de s'attendre à un chef d’œuvre. Depuis Sur mes lèvres, chacun des ses films était meilleur que le précédent, et Un Prophète touchait selon moi déjà l'excellence. Vous l'aurez compris, c'est donc l'eau à la bouche que je me suis installé dans la salle obscure. Le film commence, et déjà, Matthias Schoenaerts éblouit par son charisme, sa force naturelle, son jeu, sa présence. Pendant deux heures, le film repose, au sens propre comme au sens figuré, sur ses larges épaules. En deux longs métrages, cet acteur s'est imposé comme un très grand, et il faudra sans hésiter compter sur lui à l'avenir. Le mélange de bestialité, d’icône sexuelle et d'homme perturbé et paumé fonctionne à merveille et nous transporte dans la vie du personnage principal, imparfait et fascinant. Vient se greffer dessus une Marion Cotillard au meilleur de sa forme (au niveau du jeu), avec un personnage qui pimente le récit de notre baroudeur. On apprécie de passer vite fait sur son accident, puisque ce qui importe est ce qu'il en résulte et non la façon dont ça s'est passé. Toute la première moitié du film est passionnante, jusqu’à ce que nos deux cascadeurs couchent ensemble (scène remarquable par ailleurs). Après ça, le film plonge dans un méli-mélo d'histoires secondaires et semble ne pas savoir où s'attarder et quoi traiter : les conditions de travail des petites gens par l’intermédiaire de la sœur trahie par son frère, les difficultés pour un bonhomme de l'envergure de notre boxeur d’élever seul un enfant, la difficulté à entretenir une relation sentimentale quand elle a commencé par "potes de baise", le milieu de la boxe clandestine, la dépression post-accident quand on se retrouve handicape... On se perd dans cet océan d’idées. Dommage, car ça commençait fort bien. En fait, le personnage de Cotillard prend trop d'importance et nuit au récit qui devrait rester concentré sur le personnage de Matthias, largement suffisant pour tenir le film. On passe quand même un excellent moment, et il ne fait aucun doute que De Rouille et d'Os est un des films à voir de cette année.
    Loskof
    Loskof

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    3,5
    Publiée le 3 décembre 2014
    J'en attendais peut-être un peu trop et du coup je suis un peu déçu de ne pas m'être pris la claque annoncée. Je l'ai trouvé un peu trop simple, c'est ce qui fait sa qualité mais aussi sa faiblesse. La simplicité est de mise, il n'y a pratiquement pas d'artifice, Audiard ne sort pas les violons à chaque scène émouvante, c'est super sobre dans les moments de drame. La scène de l'accident au Marineland est à ce titre une merveille, parce qu'on sait tous ce qu'il va se passer, il suffit de lire le synopsis, mais Audiard arrive quand même à créer de la tension. J'ai beaucoup apprécié le fait que les personnages ne soient pas manichéens, on est loin d'intouchables ici. Ali a un gros coeur mais est aussi un père raté, un dragueur, un hors-la-loi. Idem pour Stéphanie qui cherche à plaire aux hommes. Et tout ça donne une histoire vraie, loin des clichés, on ne va pas chercher à nous dire des trucs faux sur le handicap. Mais il m'en a manqué un peu, car finalement le personnage de Stéphanie n'occupe pas tant de place que ça, et en voulant sortir des sentiers battus je trouve qu'il manque une touche d'émotion supplémentaire, en tout cas sur la fin. Car le début est très bon et on n'atteint pas ensuite ce niveau. Je reprocherai aussi à Audiard des tic de réalisations assez malvenus, des choses un peu trop appuyées, comme les ralentis à gogo, le plan sur un hélicoptère. Tout ces artifices assez lourds, ces images appuyées, ça m'a fait un peu sortir du film qui n'était pas du tout sur le ton du grandiose.
    MC4815162342
    MC4815162342

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    5,0
    Publiée le 18 janvier 2013
    Très beau film, mais aussi très dur, avec une Cotillard parfaite et un Schoenaerts excellent !
    Un très bon Audiard !
    BlueSkull
    BlueSkull

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    4,5
    Publiée le 20 mai 2013
    Comment transformer un récit en apparence simple en un petit bijou dramatique ? Jacques Audiard a apparemment trouver la réponse. Il a littéralement sublimé cette histoire par une superbe réalisation. Les deux heures s'écoulent à une vitesse folle. Peu d'action ne veut pas dire manque rythme, ce que prouve ce De rouille et d'os. Le gros point fort du film, selon moi, réside dans l'intensité de ses scènes dramatiques, je pense notamment à la séquence sur la glace à la fin du film qui m'a vraiment subjugué tellement elle alliait parfaitement tension et émotion. La réussite du film est également due aux excellentes performances du casting. Marion Cotillard, quoi qu'on en dise, démontre une fois de plus l'étendue de son talent, touchante dans ce rôle de dresseuse d'orques, qui suite à un accident, se voit se faire amputer de ses deux jambes et reprend petit à petit goût à la vie. Et je découvrais Matthias Schoenaerts, l'étoile montante belge, qui m'a vraiment impressionné de par son jeu à la fois brut et émouvant. Un beau drame, bien filmé et bien interprété, qui nous donne une petite perle poignante à la française, qui ne sombre jamais dans le pathos.
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