De rouille et d'os
Note moyenne
3,9
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1 609 critiques spectateurs

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benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2012
"De rouille et d'os" est un film d'une force que l'on rencontre que trop rarement au cinéma, ce qui fait l'effet d'un électrochoc ! Cette sensation passée, les pieds revenus sur terre, on ne peut pas dire pour autant que cette réalisation soit tout de même sans défauts... L'impression qui en ressort est d'avoir voulu aborder trop de thèmes à la fois, d'avoir voulu faire un film tellement dense et riche au point d'en faire trop ! Cette histoire difficile est si terrible et poignante qu'elle se suffisait à elle-même et qu'elle méritait ainsi d'être épurée pour se recentrer autour de l'apparition brutale du handicap, puis de la renaissance... Le résultat est cependant à la hauteur tant les acteurs sont époustouflants ! L'émotion, les sensations, tout est au rendez-vous !
Marion Cotillard est ici dans son meilleur rôle et de loin... Quant à Matthias Schoenaerts, il crève littéralement l'écran ! L'évolution de la relation qui s'établit entre ces deux personnages si différents, est très intéressante en soi et la façon qu'a Jacques Audiard de filmer les visages est superbe ! On aurait donc juste espérer plus de simplicité et moins de sujets "parasites" ou inutiles à l'histoire, même si par ailleurs tout est extrêmement juste et bien étudié... "Le Prophète" était justement fait ainsi, d'un seul bloc et sans détours !...
Un film cependant magnifique qui était prêt du sans faute !
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juin 2013
eh bien moi j'ai adoré ce film très touchant certes cru par moment, violent, dérangeant
les deux acteurs crèvent l'écran, Marion cotillard tellement touchante, et cet acteur belge matthias schoenaerts charismatique que je découvre
une histoire de renaissance, de reconstruction, de nouveau départ après un drame
2 personnages que tout oppose vont voir leur destin se rencontrer et se sceller
le pathos a été évité pour laisse la place à la sincérité, l'espoirt
un très bon film
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 décembre 2012
Audiard est certainement l'un des seuls cinéastes contemporain à savoir filmé tel qu'elles sont les zones commercial moches sans pour autant magnifier ou l'embellir la chose.Audiard maitrise parfaitement sa camera tout comme ses acteurs.Car arriver à faire jouer la caricaturiste des émotions qu'est Marion Cottilard montre toute le savoir-faire d'Audiard et tant que directeur d'acteur,devant sa camera n'importe quel crétin peut devenir un génie.Tout est parfaitement composé,de l'écriture du scénario aux dialogues court et brut,comme le personnage de Matthias Schoenaerts.Audiard Semble tout même avoir une certaine fascination pour les cas sociaux qui semblent être le poumon de la vie,et sentir chacune des émotions qu'ils vivent a la puissance mille,car ils sont dans l'instant et dans un combat mener quotidiennement,chose qui doit être inconnu au réalisateur.Sans problème ce film est certainement le meilleur de 2012,même si les vingts dernières minutes sont un poil trop larmoyantes.
THE-CHECKER
THE-CHECKER

125 abonnés 713 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 mars 2013
Visiblement résolu à importer dans notre bonne vieille France des archétypes sociaux "à l'Américaine", Audiard récidive son arnaque cinématographique (après le très ambigu "Un prophète" et sa prison science fictionnelle) avec hélas, toujours le même talent formel pour tromper le spectateur. Pourvu d'un titre aussi alambiqué que pompeux, "De rouille et d'os" est de ces films ultra racoleurs, dont on se demande ce qu'ils peuvent bien raconter, voir à quoi ils peuvent servir si ce n'est à enfumer du bourgeois dont Jacouille la fripouille fait partie.
De rouille et d'os donc, ou l'histoire de Ali (le frère boxeur de Jean Michel, le bodybuilder au Q.I. d'huitre du sketch de Dany Boon!) figure insignifiante interprétée par un Mathias Schoenaerts ressemblant à s'y méprendre au fils caché de François l'embrouille (et dont on se demande pourquoi il porte un prénom à consonance maghrébine avec sa tête de Belge aviné!) débarquant sans que l'on sache pourquoi avec son mioche chez sa frangine, où tout est fait pour montrer que la vie chez les pauvres, c'est dur! (alors là tu vois c'est l'étagère des yaourts du plus crade au plus dégeu!)
Arrive la fatale rencontre avec Marion Cotillard, qui perd malencontreusement ses jambes après un tragique accident causé par un "Orc" lors d'un spectacle d'épaulard (bon en fait c'était pas un Orc mais un Orque, n'empêche qu'avec les dégâts qu'il a fait, c'était pas si évident à différencier que ça!).
Comble de malheur, la Cotillard se réveille dans un hôpital de pauvre parce que personne n'a pensé à l'attacher pour lui éviter de se vautrer la gueule à son réveil des fois qu'une envie de pisser se soit fait sentir!
Là dessus, pour une raison que seul le réalisateur doit connaitre, Edith Piaf appel Ali (elle ne doit pas avoir de famille ni d'amis) à la rescousse, ne serait ce que pour vérifier que malgré l'absence de jambes elle arrive toujours à prendre son pied!
Ce qui au demeurant tombe plutôt bien vu qu'Ali, à défaut d'être un bon père, est "Opé" pour faire d'autres gosses avec le lieutenant Dan!
Seulement voilà, Marion Cotillard elle a dû trop regarder Pretty Woman parce que comme Julia Roberts, si elle accepte de faire des galipettes avec son pote (qui lui saute sur tout ce qui bouge!) , elle n'embrasse pas sur la bouche!
Mais c'est pas grave en fait parce que de son coté le réalisateur, il a beaucoup regardé Fight Club.
Du coup, s'ensuivent des combats clandestins comme seul un esprit nourrit aux reportages de Bernardo de la Villardière peut en imaginer, des rebondissements aussi prévisibles que ridicules (les caméras de surveillance et le coup du gamin sur le lac) et le méga Happy end où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, Ali qui devient à la fois champion et super Papa, Cotillard qui devient Don King et le spectateur qui peut enfin reprendre le cours de son existence malgré la perte de temps prodigieuse qu'a constituée la vision de ce film à la prétention sans borne!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mai 2014
Une Marion Cotillard au sommet de son art, et Matthias Schoenaerts n’est pas en reste. Un film clairement porté par son duo d’acteurs, sur l’acceptation de son nouveau corps pour l’une et l’apprentissage de l’amour pour l’autre.
En fait, de rouille et d’os est un film sur l’amour, un beau film sur l’amour, crédible et sincère.
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 décembre 2012
Un drame sobre et froid signé Jacques Audiard, dans lequel on retrouve Marion Cotillard et Mattias Schoenaerts, la révélation de "Bullhead". Même si les deux acteurs nous livrent de belles interprétations, le scénario est faible et la narration est peu accrocheuse et trop superficielle. Il y a un réel manque d'émotion. La réalisation enchaine les maladresses. La fin est dans la lignée de l'ensemble du film : improbable et inutile.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2012
Une histoire d’amour moderne et touchante, portée par deux acteurs justes, pudiques et sincères. Comédienne très en vue, Marion Cotillard trouve ici un rôle qui fera date dans sa carrière et Matthias Schoenaerts, récemment découvert dans Bullhead, est impressionnant par sa force physique surhumaine et sa faiblesse intime tellement humaine. Pour son tout premier mélo qui évite le pathos et dépeint un climat social incertain, le réalisateur Jacques Audiard confirme qu’il est un prophète pour le cinéma français du XXIème siècle…
legrosetienne
legrosetienne

17 abonnés 23 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 juin 2012
Je mets une étoile car ce film est en quelque sorte un genre de tour de force: il réussit à nous présenter des scènes qui devraient nous tirer des larmes sans susciter le moindre début d'une quelconque émotion. L'ensemble des personnages est tellement antipathique ou sans intérêt qu'on se contrefout de ce qui peut leur arriver. Quand je vois la presque unanimité des critiques pour louanger ce film, je me pose de sérieuses questions ou bien sur leur compétence...ou bien sur la mienne à juger des films!! C'est un film qui part de rien pour n'arriver à rien, ça s'appelle le statisme, et en cinéma c'est d'un ennui mortel. On fait semblant de filmer caméra à l'épaule, on écrit un scénario qui part dans toutes les directions, on réalise des effets spéciaux bluffants (ça au moins c'est réussi), et au total on a fait quoi: un film? Non, un pensum pour les spectateurs!
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2012
Après un polar froid et peu attachant, Jacques Audiard trouve ici un peu plus de chaleur et d'humanité tout en évitant le pathos. La reconstruction de deux personnages en quête de repères se fait avec subtilité et tendresse.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 février 2015
Je poste mon avis ici mais je n'ai probablement pas vu le même film. Alors oui il y a bien Marion Cotillard qui perd ses 2 jambes (et croyez-moi personne ne peut deviner comment)... Oui c'est le "super génie et talentueux" Jacques Audiard qui filme.

Mais contrairement aux promesses dithyrambiques des critiques ... et de nombreux spectateurs, ce film ne dégage pourtant aucune émotion, les personnes principaux ne suscitent aucune empathie mais plutôt une profonde aversion, et cerise sur la gâteau pour un film que se voudrait réaliste, l'histoire est totalement pétrie dans ses invraisemblances. On s'ennuie ferme du début à la fin.

Bon je sais bien, les goûts et les couleurs ... mais sincèrement là je n'ai pas fini de m'interroger sur tant de battage et tous ces avis ô combien positifs.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 120 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2014
Jacques Audiard est vraiment une bête de metteur en scène! Après "Un prophète", puis ses triomphes aux Cèsars, il s'attaque à un mèlodrame social en abordant le handicap avec pudeur! On est bouleversè par cette histoire d'amour, par ces deux personnages ècorchès qu'on en redemande encore! Autre rapport avec un autre animal et pas des moindres: Matthias Schoenaerts! Taureau dans l'impressionnant "Bullhead", on pourrait presque dire orque et èpaulard dans "De rouille et d'os". Un acteur brut de dècoffrage, une splendeur de comèdien, quelqu'un de très physique qui a du mal à s'exprimer! Cette physicalitè qu'il a mis dans le personnage d'Ali est assez incroyable, une performance rècompensèe à juste titre par le Cèsar du meilleur espoir masculin! A ses côtès, Marion Cotillard (probablement l'actrice française la plus mauvaise d'Hollywood) s'en sort bien et lâche tout ce qu'elle a sur le coeur! Aucun mèpris dans le regard d'Audiard! Stèphanie / Cotillard et Ali / Schoenaerts sont aussi montrès comme des victimes! Le film tout entier est, d'ailleurs, un piège, et sa fin, dèroutante, le fait voir autrement! Quand arrive le moment où tout bascule pour Ali, où personne n'oubliera ce lac gelè! En quelques secondes, la camèra capte la panique la plus absolue et l'angoisse asphyxiante d'un père pour son enfant! Oeuvre puissante, "De rouille et d'os" brille ègalement par sa rudesse et sa mèlancolie dont la maîtrise enveloppe et protège le secret des personnages tout en cherchant à l'exprimer! il en rèsulte pour eux un grand pouvoir de fascination entre douleur et cruautè, espoir et bonheur! Le vrai sujet du film ètant finalement cette histoire d'amour èmouvante et son cortège de violence et de duretè! Certes, "De rouille et d'os" n'obtiendra rien au festival de Cannes! Ce qui n'empêcha pas son succès dans les salles obscures avec des acteurs au taquet et une bande son qui donne la pêche (« I Follow Rivers »)...
ChroniqueMécanique
ChroniqueMécanique

350 abonnés 214 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juin 2013
Depuis 1994 et Regarde les Hommes Tomber, tout cinéphile qui se respecte attend avec une impatience non-dissimulée la sortie d'un film de Jacques Audiard. En effet, la carrière cinématographique de cet héros très discret s'apparente jusqu'ici à un sans-faute, chacun de ses longs-métrages à un violent uppercut vous envoyant directement au tapis. Présenté l'an dernier en compétition officielle au festival de Cannes, De Rouille et d'Os n'échappe pas à cette règle de drames puissants et naturalistes s'ancrant avec force dans la réalité la plus dure. A ce détail près que, pour une fois, le cinéaste tend à s'éloigner du film noir pour s'orienter vers la clarté brûlante du mélo. Avec cette espèce d'Intouchables version intello, où une séduisante et intelligente jeune femme se retrouve clouée dans un fauteuil-roulant et récupère un semblant de joie de vivre aux côtés d'un marginal brut de décoffrage, Audiard perd toutefois un peu de son aura si intense que l'on ressentait de plein fouet dans ses films précédents. Si De Rouille et d'Os est plutôt très réussi, avec sa mise en scène sobre où le moindre cadre est extrêmement soigné et la conviction d'interprétation de deux acteurs tout juste parfaits, il peut néanmoins se voir comme le « moins bon » film de son auteur. Notamment à cause d'un petit problème de rythme par moment et surtout d'un manque parfois gênant d'émotions pures, ingrédient incontournable de tout bon mélodrame. En dépit de cela, subsiste néanmoins une excellente analyse sociétale et comportementale, épreuve dans laquelle le réalisateur-scénariste-producteur excelle. Il y fissure à grands coups de poings les carapaces de glace de ses personnages pour nous les livrer à cœurs et à corps perdus. N'empêche que si les films d'Audiard les moins réussis ressemblent à ça, on accepte volontiers qu'il en "rate" plus souvent.

Retrouvez cette critique dans son intégralité, ainsi que de très nombreux autres avis, articles et analyses, sur mon blog et ma page Facebook, Chronique Mécanique. Merci !
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2012
Un film de Jacques Audiard – y'a pas à dire – ça se reconnaît tout de suite. A l'image, au son, il y a une indéniable virtuosité qu'on ne retrouve que chez très peu d’autres, et cela dès les premières minutes. Seulement voilà, je m'interroge un peu. Si je suis forcé de reconnaître que rien n'est laissé au hasard, que tout est maîtrisé sur le bout des doigts, et que même l'interprétation est formidable (là, pour l'occasion, je reconnais le talent de Matthias Schoenaerts qui m'avait pourtant laissé froid dans "Bullhead"), je dois avouer malgré tout que je n'ai pas ressenti grand-chose dans le film, que je me suis plus souvent retrouvé dehors que dedans. J'y ai quelque peu réfléchi avant d'écrire cette critique pour comprendre ce qui me gênait, et je crois que j'ai fini par identifier le problème que me pose le film. Ce problème, c'est un petit peu le même que celui que j'avais rencontré au début "d’un prophète" : le misérabilisme outrancier. En soit, qu'une intrigue prenne racine dans un milieu qui n'est pas rose, ça ne me dérange pas. Mais quand la misère n'est plus un décor mais une démarche outrancière, là ça me dérange. Trop de scènes n'existent que pour claquer de la misère à la tronche du spectateur : le gamin qui joue dans la merde, le père qui frappe son fils, le licenciement de la sœur... Même l'hôpital semble nous plonger en pleine Biélorussie ! Je m'étonne même d'ailleurs de ces choix formels si volontairement mouvants et parfois chaotiques. Audiard n'avait pas atteint un tel point dans "De battre". A croire parfois que chez Audiard une réalisation trop soignée n'a pas sa place parmi la populace. Vous allez peut-être dire que je vais trop loin, mais personnellement, ces choix visuels là me perturbent quand même un peu. Malgré tout - c'est vrai - cela n’empêche pas à quelques scènes d'être virtuoses au point que j'en ai véritablement eu la chair de poule. De même, je n'ai pu m'empêcher de trouver certains moments très justes et très tendres. Seulement voilà, le problème c'est qu’à mes yeux, ces bons moments sont surtout condensés durant la première moitié et sont distendus les uns entre les autres à cause d'une ambiance d'ensemble un peu glauque dans laquelle je ne me suis pas du tout retrouvé. Et c'est vrai que, pour moi, cette seconde partie pose vraiment problème, car c'est clairement elle qui me fait poser cette question qu'il n'est jamais bon de se poser quand on regarde un film : « Mais où il veut en venir ? » Voilà donc pourquoi je me borne à deux maigriottes étoiles pour ce "De rouille et d'os". Mais ce n'est pas Audiard qui m'en voudra. L'année dernière, j'avais donné la même note et fait le même bilan de "The Tree of Life" et il a décroché la palme. Avec un peu de chance, vous verrez que le scénario va se répéter… C'est bien tout le mal que je souhaite à Audiard, un auteur que j'adore, même si pour le coup, je trouve son film un petit peu à côté de la plaque...
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2012
"De rouille et d'os" m'aura donc terrassé.Jacques Audiard est désormais le meilleur cinéaste français en activité.Sans concurrence,il se surpasse lui-même d'un long-métrage à un autre,pour pousser toujours plus loin sa démonstration des personnages perdus,éclopés,terriblement humains et faillibles.Cette note de 5 étoiles et cette modeste critique ne sont que peu de choses pour décrire les émotions indescriptibles qui m'auront traversé.On assiste à un mélo trash,pudique,vibrant,infernal qui se plaît à bousculer les repères d'une scène de l'autre.Rien n'est acquis,tout est mouvant comme dans la vraie vie.D'un climax à un autre,Audiard suit amoureusement les traces d'un boxeur de free-fight,père indigne sans le sou,montagne indomptable et brute de décoffrage et d'une ex-dresseuse d'orques,ayant perdue ses 2 jambes,princesse cabossée,qui doit durement réapprendre à vivre et à faire confiance.Matthias Schoenarts et sa fracassante interprétation,entre brutalité et douceur,nous assène un K.O de plaisir.Marion Cotillard,trouve là son plus grand rôle,mise à nue,vulnérable,dépouillée d'effets,magnifique de retenue,gracieuse.Ce drame amoureux et social est âpre,thématiquement très riche,souvent noir et rugueux.Et pourtant,qu'il est lumineux et renversant!Audiard atteint là une sorte de paroxysme,maîtrise insolente de son art,qui conjugue harmonieusement cadrages poétiques,interprétation effarantes et profondeur d'un récit-multiple;Tout cela sous le soleil menaçant de la Côte d'Azur.La perle de 2012.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 octobre 2012
"De rouille et d'os" est un film majeur, une sorte d'anti "Un Prophète", à qui il reste cependant inférieur.
Car "De rouille et d'os" a les défauts de ses qualités: il est presque trop parfait. Audiard est impitoyable avec lui-même et ne se laisse aucune marge d'erreur. De ce fait, le film est monumental, mais tellement monumental qu'on a du mal à en saisir les contours.
Le scénario est bien écrit et offre un bel écrin aux comédiens Mathias Schonaerts (qui était cependant meilleur dans "Bullhead") et Marion Cotillard, touchante, qui s'efface avec talent devant son personnage, qui du coup, devient plus vivant qu'elle ne l'est elle-même (surtout dans la seconde moitié du film).
Le film est parsemé de magnifiques moments de grâce (étalés autant au début qu'à la fin) qui font affluer l'émotion (la scène d'accident, la scène de la portière qui s'ouvre lors d'un combat -vous comprendrez, Cotillard face à son bourreau animal) et imposent le respect.
Audiard parvient à maintenir une cohérence dans sa mise en scène (filmage à l'épaule, flairs), mais qui parfois manque de sens et de justification (alors que la caméra épaule prenait tout son sens dans la prison du "Prophète").
De plus, Audiard cède à mon sens trop à l'effet clip: il y a trop de chansons qui viennent surligner maladroitement une émotion et du coup, cela la bloque pour le spectateur.
Jacques Audiard signe ici une leçon, une démonstration de son propre cinéma, comme si il en avait atteint la quintessence. Il accomplit parfaitement ce que tout le monde attendait de lui. Presque aucune aspérité -contrairement à ce que le titre prétend, ne se dégage de "De rouille et d'os".
Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours
http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/05/de-rouille-et-dos.html
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