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    De rouille et d'os
    note moyenne
    3,9
    16954 notes dont 1560 critiques
    répartition des 1560 critiques par note
    263 critiques
    565 critiques
    315 critiques
    217 critiques
    104 critiques
    96 critiques
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    1560 critiques spectateurs

    Gonnard
    Gonnard

    Suivre son activité 163 abonnés Lire ses 1 930 critiques

    4,5
    Publiée le 11 septembre 2013
    Un film brut de décoffrage comme Jacques Audiard sait les faire. La rencontre entre la petite frappe intellectuellement limitée et la princesse déchue donne lieu à des échanges verbaux et à des scènes d'une rare violence. La descente dans les bas-fonds continue, inexorablement, jusqu'à une inespérée rédemption. La réalisation se veut d'un réalisme saisissant, on ne peut au final que s'incliner devant son originalité, notamment en ce qui concerne le jeu avec la lumière. Les prestations respectives de Marion Cotillard et de Matthias Schoenaerts ne souffre d'aucune fausse note, c'est un pur régal de voir leurs personnage évoluer. Une franche réussite donc.
    laurence l
    laurence l

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    4,5
    Publiée le 17 mai 2012
    Toujours fidèle à Jacques Audiard pour ses films si fort je suis convaincue par De rouille et d'os. Un histoire toute simple en apparence qui nous réserve tellement plus, des acteurs tellement convaincants, magistral
    ninilechat
    ninilechat

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    2,0
    Publiée le 21 mai 2012
    Jacques Audiard a été scénariste de nombreux films, des bons (Baxter....) et des moins bons. Il a réalisé une excellente première oeuvre, Regarde les hommes tomber; un sympathique polar, Sur mes lèvres, et depuis, il se prend pour un grand cinéaste.

    Il filme bien: ça, c'est sûr. Il filme le mouvement, les ombres et les lumières, ces moments aveuglants (ça se passe dans le Midi) où toute vision s'abolit dans un flash de lumière. C'est un très bon technicien image. Ca ne fait pas, hélas, un cinéaste.

    Les associations de défense des animaux détestent les Marineland. Ils disent que c'est une honte de rabaisser des animaux aussi intelligents que des dauphins, qui cherchent la communication avec les hommes, en leur faisant faire des tours de cirque. Ce qu'on voit dans le film leur donne raison: le spectacle encadré par des pom pom girls se déroule au son de musique disco, et les montreurs se tortillent en mesure. Franchement, faire écouter du disco aux dauphins, ils ne méritent pas ça! Ici ce sont des orques -gros bestiaux- il y en a un qui se rate (ou se venge? Va savoir.... Vas y pèpère!) et détruit une partie de la passerelle, emmenant en même temps les gambettes de Marion Cotillard. On est contents!

    Après, il y a un documentaire sur les prothèses pour les amputés des gambettes (juste au dessus du genou), mais on a en vrai les athlètes Oscar Pistorius et la ravissante Aimée Mullins, alors on sait déja que la chirurgie fait des merveilles! La technologie des effets spéciaux aussi, puisqu'en affublant l'actrice de chaussettes vertes qui seront ensuite gommées sur l'image, on nous fait croire à son handicap...

    Notre Marion sans gambettes (on savait déjà qu'elle n'a pas tellement de cerveau puisqu'elle fait partie de ceux qui croient que le 11 septembre n'a pas existé) rencontre Ali (le formidable Matthias Schoenaerts, qui a lui seul vaut le voyage), employé de sécurité, chargé de famille (un fils de 5 ans), qui a le QI d'un orang outang (pardon, les orang outangs). Pour gagner un peu d'argent, comme il a fait de la boxe, il s'engage dans ces matchs clandestins de lutte libre où, sur la caillasse d'une arrière cour, les hommes s'affrontent, tous les coups sont permis, au milieu d'une horde d'abrutis bavants. Ali n'est pas mauvais, il trouve Stéphanie bien jolie (c'est vrai qu'elle l'est), il est pret à l'aider, l'emmène à la plage, et lui propose de tirer un coup quand elle est en manque d'homme, et que lui même a le temps, il suffit d'envoyer un SMS: OPE? OPE pour opérationnel, naturellement. Ali n'est pas mauvais, il essaye de faire "bien" pour son fils, même s'il le rudoie souvent, et se décharge généralement sur sa soeur, qui les a recueilli, l'épatante Corinne Masiero.

    Audiard a de commun avec Bertrand Blier, autre grand surfait du cinéma français, de se complaire dans la bassesse. Ses bas-du-front n'existent pas. Vous les voyez lire? Ecouter de la musique? Ouvrir un journal pour s'informer sur la politique? Rien. Baiser semble être la seule solution qu'ils connaissent pour se divertir....

    Imaginons le même sujet traité par un GRAND cinéaste. Eastwood, par exemple, c'aurait été tout à fait un sujet pour lui. On serait sortis sans dessus dessous. Parce qu'Eastwood filme toujours la part d'humanité de ses héros, fut-ce des salauds (le kidnappeur d'Un monde parfait par exemple). Audiard filme des bonobos. On se désintéresse donc très vite de leur sort....

    Donc, vous pouvez éviter sans mal. Ca vous fera des économies.
    Flying_Dutch
    Flying_Dutch

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    4,5
    Publiée le 27 mai 2012
    Audiard surprend, parce qu'il abandonne ses mises en scène coup de poing, percutantes, pour prendre le soin d'installer une sensibilité palpable dans le récit, et le rend par la même occasion au moins aussi percutant et fort. Il peut déstabiliser ceux qui s'étaient habitué à un film comme l'excellent Un Prophète, mais Audiard c'est comme ça que je l'aime aussi. Dans une approche naturaliste sans fioriture, en dépeignant des anti-héros brisés par la vie. Cotillard est géniale, malgré l'empathie que suscite dès le départ son personnage handicapé, elle en fait une femme à la fois énervante et touchante. Schoenaerts quant à lui transporte une tension paralysante et démolit tout sur son passage, confirmant ainsi qu'il est l'un des gros espoirs de ces prochaines années. De rouille et d'os est une réussite totale qui sait allier sensibilité et violence avec brio.
    Cluny
    Cluny

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    3,5
    Publiée le 10 octobre 2012
    La première fois que la caméra de Jacques Audiard découvre le personnage de Stéphanie joué par Marion Cotillard, on voit d'abord ses jambes, le reste du corps étant caché par une poubelle derrière laquelle elle s'est effondrée après une bagarre sur le parking de la boîte de nuit où Ali officie comme videur. D'emblée, dans ce film d'un pur réalisateur pour qui le langage de l'image passe avant les dialogues "à la française", ce qu'il nous montre des corps est au coeur du récit. Ici, introduire Stéphanie par ce qu'elle va perdre a un sens, de même que le film s'ouvre sur les pieds de Sam, le fils d'Ali, qui trotte sur le macadam à la suite d'un père qui le trimballe comme un objet.
    Les corps sont au premier plan, parce que c'est la transformation brutale de celui de Stéphanie qui ouvre la voie à un autre changement, à la sortie de cette rage qui habitait déjà la jeune femme, et parce que c'est la puissance de celui d'Ali qui lui vaut sa place dans cette société brutale, que ce soit sur le versant officiel, son boulot d'agent de sécurité, ou sur le versant clandestin, celui de boxeur de full-contact pour paris clandestins. Il faut dire que cette puissance physique contre-balance l'inaptitude affective et sociale d'Ali, qui manifeste la même animalité instinctive dans ses combats que dans ses relations.
    Le film raconte donc le parcours croisé des deux personnages principaux vers la découverte de son humanité pour lui, vers sa reconquête pour elle, dont les blessures semblent bien antérieures à son accident. Ce parallèlisme est symbolisé par la place de l'eau dans ces basculements, celle chaude du Marineland pour elle, celle glacée d'Alsace pour lui. Tous deux partagent cette trajectoire brutale avec d'autres personnages des films d'Audiard : Paul dans "Sur mes lèvres" et Tom dans "De battre mon coeur s'est arrêté" pour leur dureté, voire Albert Dehousse dans "Un Héros très discret" pour la forme de rédemption que prennent leurs parcours.
    Comme dans la prison de "Un Prophète", ou le milieu des marchands immobiliers véreux de "De battre mon coeur s'est arrêté", le monde qui sert de toile de fond à cette histoire est marqué par la violence et l'injustice sociale, et peuplé de personnages qui vivent de l'exploitation des autres comme celui de Martial, joué par Bouli Lanners, qui installe des caméras pour espionner les employés afin de piéger les délégués du personnel, et qui sur son temps libre organise des combats clandestins où de pauvres gars jouent le rôle de coqs ou de pitt-bulls.
    Pour filmer ses deux personnages qui vivent chacun dans sa bulle, Audiard joue de toute la gamme des outils du cinéma : une photographie souvent surexposée et au grain apparent, les ralentis, l'alternance de caméras fixes et de steadycams nerveuses, le jeu sur la profondeur de champ symbolisé par le plan où Ali fait un jogging avec son casque sur les oreilles, indifférents aux ambulances qui foncent vers le Marineland. Dans ce plan comme dans d'autres, on retrouve le travail sur le son qu'il avait déjà fait dans "Sur mes lèvres", décalant le son et l'image et créant ainsi un sentiment de perception voilée.
    "De Rouille et d'os" manifeste une nouvelle fois la maîtrise narrative de Jaques Audiard, avec cette capacité à réduire un événement à un plan, comme celui des caméras de Martial débusquées et jetées par terre. Dans n'importe quel autre film, on aurait eu une première scène pour nous montrer Stéphanie en reine des bassins, puis plus tard, une autre pour raconter son accident. Ici, pas besoin, ces deux moments sont réduits à un seul, avec un jeu subtil de dédoublement de l'image à la De Palma avec l'écran géant qui permet de voir la concentration de Stéphanie, alors que le plan d'ensemble permet de mesurer la fragilité de la jeune fille, avant qu'un plan subjectif sous-marin fasse naître le sentiment du danger à venir.
    Les lecteurs de ces critiques le savent : je n'ai pas attendu " La Môme" pour souligner le talent de Marion Cotillard ; ici une nouvelle fois, elle donne corps à ce personnage à la fois fermé et rayonnant, et réussit à faire passer avec émotion des tirades casse-gueule comme celle de la délicatesse. Matthias Schoenaerts, encensé par la critique (je n'ai pas vu "Bullhead") m'a moins convaincu, tant son rôle de primate inconscient nécessite moins de finesse dans le jeu. C'est d'ailleurs dans l'aspect si monolithique de ce personnage d'Ali qu'il faut trouver les raisons de mon 7/10, apparemment en-deça de tout le bien que je peux dire par ailleurs du film ; je ne sais d'ailleurs pas si c'est la dimension si peu sympathique de sa personnalité (avec sa soeur, avec son fils), ou la fascination d'Audiard pour ce genre de personnage qui me gêne le plus, et qui fait que quatre jours après avoir vu le film (à la sortie, j'hésitais entre 8 et 8,5), le malaise prend le pas sur l'émotion.
    http://www.critiquesclunysiennes.com/
    Sildenafil
    Sildenafil

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    4,0
    Publiée le 23 mai 2012
    "Par pudeur et par instinct, Audiard exprime l'essentiel entre les lignes et entre les images. Avec une évidence que l'on rencontre rarement, il capte des morceaux de vie dans un hasard organisé (...). A bien des égards, Audiard envisage le cinéma comme une réinterprétation du monde. Son inspiration est sombre, son art lumineux." (Excessif)
    petitbandit
    petitbandit

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    4,5
    Publiée le 22 mai 2012
    Du très grand Audiard, où comment un réalisateur sait magnifier ses acteurs. Matthias Schoenaerts que je ne connaissais pas (comme le jeune magrébin d'un prophète) est sublime, cet acteur tire le film vers le haut par sa justesse et son interprétation hors norme. M Cotillard donne une prestation haut de gamme digne de la "môme". Si l'on ajoute tous les seconds rôles, une réalisation parfaite, un scénario béton, on obtient du très grand cinéma.
    A ne pas manquer....
    Starwealther
    Starwealther

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    4,0
    Publiée le 25 mai 2012
    Vraiment un très bon film! Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts y sont tout bonnement excellents. C'est toujours très prenant avec Jacques Audiard mais je trouve que ce film est encore mieux que "Un prophète".
    Marc  Panofsky
    Marc Panofsky

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    4,0
    Publiée le 5 juillet 2013
    Jacques Audiard réconcilie le spectateur et la critique. Il a réussi à débarrasser le cinéma français d'auteurs de sa lourdeur dogmatique, psychologique, idéologique... Un résistant pour ne s'être pas fourvoyé par l''ère du temps. Il est devenu (avec ce film) incontestablement le plus grand cinéaste français au même titre que Carné, Renoir ou Melville. "De rouille et d'os" peut se voir plusieurs fois.
    Salim S
    Salim S

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    3,0
    Publiée le 28 juin 2013
    Très différent de ses deux précédents films, Audiard signe un drame romantique musclé. Le problème est la faiblesse du scénario, de son enjeux trop peu soutenu(A noté que ce n'est pas lui qui l'a écrit). Avec Audiard on s'attend tellement à voir plus haut. Une mise en scène moderne mais on regrette le côté "film d'auteur" de ses anciens films.
    Mais, heureusement, ce qui fait la force du film c'est son duo remarquable : Mario Cotillard et, l'incroyable, Matthias Schoenaerts.
    Blackshadow74
    Blackshadow74

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    4,0
    Publiée le 9 juillet 2013
    Film magique....marion est parfaite...les trucages sont bluffant....juste l acteur principal un pure connard brute de pommes sans aucune finesse extremement détestable bon il se " faisait " de nombreuse nana a croire que ca excite lol sinon un peu long quand meme avec une fin moyenne bon il devient un peu mieux apres lool un agréable moment mais un peu loin dun chef d'oeuvre style Intouchable pour la similitude ;)
    Laurence G
    Laurence G

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    5,0
    Publiée le 21 mai 2012
    MAGISTRAL SUBLIME BOULEVERSANT , voilà les adjectifs pour ce film...Marion Cotillard, très troublante, sublime et touchante. Je pense que c'est son meilleur rôle, et Mathias épatant, touchant ainsi que son fils...Ce film vaut vraimant ses 5 étoiles....Je courre le revoir!!!!!!
    annastarnomberon
    annastarnomberon

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    4,5
    Publiée le 17 mai 2012
    Première chose : que les esprits sensibles réfléchissent à deux fois avant d'aller s'y aventurer ! On ne croirait pas à première vue mais dans ma salle, une femme a fait un malaise et j'en ai vu plus d'un tourner la tête ou se cacher les yeux. Et pourtant, Audiard vient de nous pondre un film où on prend plaisir à les garder grands ouverts !
    Ici il a en effet réussi le même pari que celui qu'il avait relevé avec brio dans Sur mes lèvres : sublimer la souffrance. Et je veux d'abord saluer une nouvelle fois la prestation de Matthias Schoenaerts. Cet homme a une présence incroyable, son jeu est d'un naturel fabuleux. Je suis sûre qu'il ira extrêmement loin, il a l'envergure pour interpréter des rôles profonds. Avec Bullhead j'avais déjà été scotchée par son talent, De rouille et d'os reste dans la même lignée et me conforte sur ce gigantesque coup de cœur. On risque de ne pas avoir fini d'entendre parler de ce flamand aux traits mutins et meutris (drôle d'association, je ne vous le fais pas dire). Parmi les révélations du film, Corinne Masiero trouve une place aussi. Elle est scotchante de naturel, c'est une actrice un peu à la Noémie Lvosky, avec une gueule qui respire le vrai. Pour ce qui est de la déjà-confirmée du film, j'ai nommé Marion Cotillard, si elle peut parfois m'horripiler par ses tendances à surjouer, elle est ici d'une immense justesse. Pas besoin de crises de larmes à tout va, un regard creux et un cheveu gras peuvent faire passer beaucoup plus que tous les sanglots du monde. Sans trop en faire, elle réussit à tout transmettre... C'est peut-être bien son plus beau rôle. Des prestations d'acteurs remarquables et transcendantes qui ne sont pas étrangères à la présence du maître Audiard derrière la caméra. Il fait ici un choix qui donne toute sa puissance au film : il ne cache rien. Pas de pudeur, peu de dignité, pas de bons sentiments ou d'histoire d'amour enjolivée et manichéenne. C'est un film désenchanté et misérabiliste. Et là oui, là le mot « misérabiliste » est bien de circonstance. Entre la diction des acteurs, les choses qu'Audiard leur fait dire, ce qu'il leur fait faire, entre leurs physiques qui ne sont pas épargnés, leurs « gueules » pas maquillées, la caméra à l'épaule qui a le don d'accentuer l'impression d'indigence, et l'enchainement de situations extrêmes (sans tomber dans des gros clichés pour autant, c'est ce qui fait l'harmonie du film), on peut le dire : Audiard donne dans la misère. On pourrait le voir comme du misérabilisme lourd et abusif, car Audiard va loin et la violence éclate de partout : elle est symbolique, elle est physique, elle est latente, elle est concrète, elle est dans des ambiances, dans des paroles.... Mais y voir un misérabilisme excessif, ce serait nier que de telles situations existent, et nier que oui, il peut y avoir des gens pour qui la vie semble (notez le semble, car si la vie était monochrome cela se saurait) aller de drame en drame. Mais ce serait surtout ne pas comprendre le but d'Audiard, qui n'est pas d'aller dans la nuance mais bien d'attraper les tripes du spectateur petit à petit pour les lui tordre. Je pense que cette plongée dans la détresse est parfaitement voulue, que cette lourdeur est assumée, et qu'elle est superbement maitrisée. Tout cela converge vers un but, vers un mieux, on a l'impression que c'est les étapes (tristement) nécessaires avant d'arriver à l'explosion. Comme dans Sur mes lèvres où Cassel et Devos dévoilaient tout au long du film une sensibilité croissante et subtile, ici c'est comme si, plus la misère se creusait, plus l'humanité des personnages apparaissait. Cela peut sembler facile à certains, pas à moi.Voilà du cinéma social à la française comme peu en font, voilà du cinéma vrai, honnête. Il ne nous fait pas passer ses personnages pour des héros tout blanc/tout noir, il nous plonge dans des vies ordinaires, des vies miséreuses, des vies brisées, des vies de la France d'en bas, celle que l'on montre trop peu souvent autrement que comme une « France de beaufs » ou une « France de banlieues ». Et à ceux qui aiment les films paradoxaux, ceux où la beauté se met à irradier au milieu de la laideur, il y a fort à parier que De rouille et d'os plaise. Car Audiard fait pleuvoir les oxymores : c'est un film désenchanté, dur, moche, mais un film qui sait toucher là où ça fait mal. Et à côté de cette laideur dans laquelle on n'a pas besoin d'être dresseuse d'orques ou bagarreur de rues pour se reconnaître (on peut facilement comprendre ou concevoir le discours de Marie sur la séduction, ou l'attitude robotisée d'Ali par rapport au sexe), et bien à côté de cette laideur, le film est plus beau, plus doux et plus sensible qu'énormément de romances poncées. C'est en fait un film sur mon sujet fétiche au cinéma : l'incommunicabilité, l'isolement, la solitude. De rouille et d'os est en définitive une œuvre poignante qui reprend dignement le flambeau à Sur mes lèvres et laisse présager à son acteur principal une magnifique carrière.
    nicolas t.
    nicolas t.

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    5,0
    Publiée le 19 juin 2012
    Magnifique ! Du grand Audiard. Cottilard est géniale.
    Très beau mélo avec une découverte : Mathias Schoenaerts
    que les américains vont s'empresser de nous prendre.
    Jmartine
    Jmartine

    Suivre son activité 91 abonnés Lire ses 521 critiques

    2,0
    Publiée le 21 novembre 2013
    Vu dans le cadre du Festival Télérama...pas aimé...trop glauque !!! mais je n'avais pas plus aimé Un Prophète ou De battre mon coeur s'est arrêté .....Émaillé de scènes violentes et de purs moments de grâce, le film bouscule autant qu'il chavire et laisse comme un goût amer. J'en suis sorti mal à l'aise...
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