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    De rouille et d'os
    note moyenne
    3,9
    16954 notes dont 1560 critiques
    répartition des 1560 critiques par note
    263 critiques
    565 critiques
    315 critiques
    217 critiques
    104 critiques
    96 critiques
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    1560 critiques spectateurs

    BlueSkull
    BlueSkull

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    4,5
    Publiée le 20 mai 2013
    Comment transformer un récit en apparence simple en un petit bijou dramatique ? Jacques Audiard a apparemment trouver la réponse. Il a littéralement sublimé cette histoire par une superbe réalisation. Les deux heures s'écoulent à une vitesse folle. Peu d'action ne veut pas dire manque rythme, ce que prouve ce De rouille et d'os. Le gros point fort du film, selon moi, réside dans l'intensité de ses scènes dramatiques, je pense notamment à la séquence sur la glace à la fin du film qui m'a vraiment subjugué tellement elle alliait parfaitement tension et émotion. La réussite du film est également due aux excellentes performances du casting. Marion Cotillard, quoi qu'on en dise, démontre une fois de plus l'étendue de son talent, touchante dans ce rôle de dresseuse d'orques, qui suite à un accident, se voit se faire amputer de ses deux jambes et reprend petit à petit goût à la vie. Et je découvrais Matthias Schoenaerts, l'étoile montante belge, qui m'a vraiment impressionné de par son jeu à la fois brut et émouvant. Un beau drame, bien filmé et bien interprété, qui nous donne une petite perle poignante à la française, qui ne sombre jamais dans le pathos.
    maxime ...
    maxime ...

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    4,0
    Publiée le 18 avril 2015
    Je me replonge dans la filmographie - dans le désordre - de Jacques Audiard. Après Un Prophète je visualise le dernier film en date ( après Dheepan projeté le mois prochain à Cannes ) De Rouille et d'Os. Je l'avais découvert en salle à sa sortie, j'avais été séduit mais légèrement déçu tant celui-ci s'éloigne de l'univers de son auteur. 3 ans plus tard c'est exactement le contraire puisque je l'apprécie surtout pour sa différence, un mélo unique en son genre, porté par Matthias Schoenaerts ( révélation de Bulhead ) brute de décoffrage et maladroit mais aussi plein de délicatesse. Sa partenaire Marion Cotillard signe une de ces plus belle compositions d'actrice. Elle m'a beaucoup ému, elle c'est totalement réinventé et à laissé le superflus de coté pour ce concentrer sur l'essentiel ... Les secondes lames tiennent plus que la dragée haute à commencé par Bouli Lanners que j'aime de plus en plus, mais aussi Corine Masiero et Armand Verdure. La photographie est magnifique, la musique d'Alexandre Desplat prend sa part de réussite mais ce qui m'époustoufle le plus est bien entendu la mise en scène de Audiard et surtout la sobriété avec laquelle il se dépatouille de son histoire pour évité de tombé dans le pathos et la surenchère, beaucoup de dignité et de beauté !
    danzy
    danzy

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    0,5
    Publiée le 30 mai 2012
    Audiard a encore frappé ! On se demande par quel miracle il peut arriver à financer ses bricolages qui nous rabachent toujours ses mêmes thèmes: violence obscurité toujours filmées à la va-vite par un parkinsonien... Acteurs laissés à eux-mêmes dont Cotillard inexpressive. Au bout de 45mn de "mal de mer", abandon pur et simple...
    Un bon conseil, économisez vos 10 euros, ça vaut mieux...
    Alain D.
    Alain D.

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    2,5
    Publiée le 1 décembre 2014
    Ali et Sam, son garçon de cinq ans, sont dans le besoin. Ils descendent dans le midi voir sa sœur Anna espérant qu'elle pourra s'occuper de l'enfant. Mais Anna travaille dans un supermarché. Ne pouvant garder l'enfant, elle lui trouve une place à l'école. Ali, ancien boxeur, trouve un job de videur dans une boite de nuit. A cette occasion il rencontre Stéphanie. Il fait beau à Antibes et tout semble donc s'arranger et puis c'est le drame. Stéphanie, éleveuse d'orques, a un accident de travail. Le réveil à l'hôpital est brutal : elle se retrouve en fauteuil mais Ali va l'aider à revivre.

    Ali et Stéphanie se mettent ensembles, et pourtant ils sont deux paradoxes : contrairement à Stéphanie qui est romantique et tendre, Ali est un personnage qui manque totalement de délicatesse ; il est violent, égoïste et de plus mauvais père. S'en suit une relation houleuse, de nombreuses scènes de sexe brutal et de violents combats de boxe thaï.

    Malgré de bonnes interprétations de Marion Cotillard dans le rôle de Stéphanie et de Matthias Schoenaerts dans celui d'Ali ; ce film de Jacques Audiard comportant trop de brutalité gratuite donne un résultat moyen.
    Shephard69
    Shephard69

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    4,5
    Publiée le 26 janvier 2013
    Un film très puissant, profond, porté par deux acteurs magnifiques, même si je n'aime pas du tout Marion Cotillard. Des moments grandioses même si je trouve la mise en scène d'Audiard plus froide que dans "Un prophète". Solide.
    geronnimo
    geronnimo

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    0,5
    Publiée le 14 mars 2013
    Jacques Audiard nous livre un film creux profondément mysogyne (les femmes sont vraiment réduites au rang de vulgaires filles faciles tout au long du film), pimenté de quelques scènes de sexe et de violence. Il y avait pourtant matière à faire un bon film (sur le handicap et sa perception chez les valides, p. ex). Mais, à mélanger les genres, Audiard, qui n'a décidémment pas le talent de son père se mélange les pinceaux et nous livre un film fade et creux. A fuir.
    favincen
    favincen

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    5,0
    Publiée le 21 décembre 2013
    Fantastique ! un film d'une rare intensité, et d'une rare justesse. J'en suis sortie sonné !!!
    B-Lyndon
    B-Lyndon

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    2,0
    Publiée le 23 avril 2013
    Parfois Audiard laisse vivre ses personnages. Il les regarde sans rajout, sans effets inutiles, sans petites coquetteries esthétisantes. Il les perçoit, les entrevoit, les fixe dans des angles différents qui se mouvent et s'entrechoquent. Une larme coule, des têtes se baissent, un homme regarde la poitrine d'une femme puis referme les yeux, des mains caressent un orque à travers une frontière de glace - gestes qui disent les blessures de la vie et le renfermement des êtres sur eux-mêmes.
    Alors le film est magnifique.
    D'autres fois, le cinéaste subvient à ses autres prétentions : il lui faut donc raconter la misère sociale, doublée de ses cris et de ses pleurs assourdissant, mais dans quel but ? Il lui faut aussi hurler son statut à chaque plan : Jacques est, on le sait, le plus grand cinéaste français en activité. Que celui qui l'ignore encore sorte de ce pas. Amen.
    Alors le film est tout de suite moins bon. La misère, il la dit, la montre, la crache et la hurle mais n'explique jamais pourquoi. Et pour le confort de son fameux statut ? Des effets scénaristiques en béton armé : ça donne le pseudo-suspens final, en forme de craquement de verglas du cœur d'un monstre que l'on croyait sans. Alors que le film n'a pas besoin de ça. Le film sait être magnifique, il faut le savoir. Nul besoin de se faire caisse de résonance de ce monde trop sale lorsque le but en reste définitivement abscons, nul besoin de s'offrir ce bouquet final dégueulasse de calcul émotionnel... Jadis, le cinéma d'Audiard résistait à cette facilité pour une fois atteinte en suivant un principe cinématographique sublime : la mise en scène montre ce que les mots ne peuvent dire, traduit sur les visages les sentiments refoulés.
    Avec De Rouille et d'Os, Audiard s'applique à ce principe autant qu'il le délaisse.
    THE CAKE
    THE CAKE

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    1,5
    Publiée le 20 juin 2013
    Nous sommes allé voir ce film en amoureux pensant voir un film tout en émotion traitant du handicap de manière humaine... C'est visiblement loupé.

    Le film s'axe essentiellement sur la "reconstruction" de l'individu meurtri. L'idée est bonne mais le film met en scène des personnages trop négatifs (surtout Ali) et verse trop dans la débauche (violence / sexe) d'autant plus que ces scènes ne servent en rien le scénario. Le film est long, usant même car il nous traîne dans une misère social et humaine des plus grandes.

    Ce qui me gêne le plus dans ce film c'est finalement le fait qu'il tend à ériger une parfaite ordure (et je suis gentil) en tant que héros.
    alain-92
    alain-92

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    4,0
    Publiée le 18 mai 2012
    Un film glacial. Jacques Audiard ne laisse que très peu de place pour laisser s’installer une émotion. Tout est parfaitement huilé pour laisser le spectateur dans un certain recul. Le film est physiquement violent, psychologiquement, davantage encore. Noir. Angoissant. Insupportable par moment. Et puis il a des images magnifiques qui permettent de souffler avant de replonger dans la violence. Celle des sentiments, des vies brisées, des laissés pour compte, des meurtris. Pour servir cette réalisation parfaite de bout en bout des acteurs magnifiques. Le jeune Armand Verdure, est très touchant. Corinne Masiero, Bouli Lanners, Céline Sallette justes et excellents. Quant au couple Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts ils marqueront pendant longtemps ma mémoire pour la profondeur qu’ils donnent à leurs personnages. Ils sont bouleversants. http://cinealain.over-blog.com/article-de-rouille-et-d-os-104297715.html
    Hotinhere
    Hotinhere

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    4,5
    Publiée le 16 juillet 2020
    Film puissant, charnel, traversé de puissantes émotions avec comme d'habitude chez Audiard, une éblouissante maîtrise du récit et du rythme, porté par l'interprétation impeccable du duo Cotillard/Schoenaerts
    Flex07
    Flex07

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    2,0
    Publiée le 21 mai 2013
    Intéressant, mais un peu lent, certaines scènes font limite voyeur. Mais on a envie de suivre ce film et les acteurs sont vraiment remarquables.
    Nicolas V
    Nicolas V

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    2,0
    Publiée le 7 mars 2013
    réalisé avec justesse, ce film developpe bien ses personnages. Mais le scénario, si au début , est interessant, devient vite lassant au fil du temps.et les longueurs deviennent de plus en plus fréquentes.certains trouveront cette oeuvre magnifique, d'autres chiante. pour moi ce sera le deuxieme cas.
    badgone88
    badgone88

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    4,5
    Publiée le 9 janvier 2013
    Ce n'est pas un hasard si Jacques Audiard enchaîne les réussites, pourtant trop peu nombreuses ("Sur mes lèves", "De battre mon coeur s'est arrêté"), et ce n'est pas non plus un hasard s'il est sans aucun doute le meilleur réalisateur français en activité. 3 ans après son chef-d'oeuvre "Un prophète", Audiard s'attaque au destin de deux personnages, qui d'apparence tout les oppose, mais qui finiront par ne plus se quitter.

    Toujours aussi pudique et impressionnant de maîtrise derrière la caméra, le réalisateur nous offre des images sublimes, des plans toujours plus proches des acteurs. Le duo Cotillard/Schoenaerts dégagent une puissance dévastatrice en incarnant des personnages écorchés vifs, noyés dans le malheur, et il n'est pas rare d'avoir quelques frissons dans le dos tant leur investissement se fait ressentir. Entre éclats de rires et larmes, le spectateur est comblé, et c'est le plus beau cadeau qu'on puisse lui faire.

    Sous une apparence désordonnée, à l'image de ce couple paumé, l'histoire fait sens, le récit reste parfaitement fluide et organisé. Si les péripéties tragiques (les jambes de Cotillard, le lac gelé à la fin) tombent un peu comme un cheveu sur la soupe, leur traitement n'en est pas pour le moins bouleversant, intense. Entre séquences violentes (les combats clandestins), et purs moment de grâce, Audiard vise juste à chaque instant.

    Toute compassion est mise de côté, afin d'éviter de sombrer dans le mélodrame gratuit à base de guimauve. L'histoire reste brute, crue et sans pitié, à l'image du personnage joué par Schoenaerts, qui gère le handicap de Cotillard avec une distance froide. Bon sang, faut le dire, mais c'est quand même vachement beau.

    "De rouille et d'os" vaut donc avant tout pour sa force d'interprétation et pour le talent artistique d'Audiard, dont le secret n'appartient qu'à lui. Telle une tragédie classique, le cinéaste propose deux portraits vulnérables, lâchés par le destin, menant chacun leur propre combat : celle d'une vie.
    tixou0
    tixou0

    Suivre son activité 421 abonnés Lire ses 1 838 critiques

    2,0
    Publiée le 15 juillet 2012
    Jacques Audiard, fils de Michel (scénariste, réalisateur, de cinéma et de télévision, écrivain et journaliste, à l’occasion acteur, et surtout passé à la postérité pour les dialogues gouailleurs d’un grand nombre de succès « populaires »), n’a pour sa part réalisé que six longs métrages en …. 18 ans, après avoir quasiment arrêté de « scénariser » pour les autres. Cette filmographie limitée ne l’a pas empêché d’être couvert de récompenses diverses, dès son 1er film (« Regarde les hommes tomber ») : Césars lors de différentes éditions, prix à plusieurs Cannes, divers prix dans d’autres festivals du Vieux Continent, Bafta - en 2006, 2 « Etoiles d’Or du cinéma français », le Prix Louis-Delluc et le Prix Lumière en 2010, le « Prix du cinéma européen » …. et j’en oublie sûrement ! Ne manque en vraiment notable qu’un Oscar - « nominé » seulement, pour « Un Prophète »). Cette « icône » du cinéma français livre pour le Cannes 2012 un « De rouille et d’os », précédé d’une réputation plus que flatteuse. D’abord, la distribution. On la supposera soignée, de nature à assurer au pire une récompense à ce titre lors de la compétition cannoise 2012. Les deux candidats (seuls les premiers rôles prétendant à un prix d’interprétation) sont donc l’ «Oscarisée » Marion Cotillard pour sa prestation dans « La Môme » - également titulaire d’un César, d’un Golden Globe et d’un Bafta à ce titre (Stéphanie) et la « révélation » récente dans l’intéressant « Bullhead », le Belge Matthias Schoenaerts (Ali). La première est en net progrès par rapport à sa filmographie récente, essentiellement internationale, où elle avait plutôt tendance à appuyer les effets (ce qui pouvait se comprendre d’ailleurs, puisque la prestigieuse Academy américaine - l’AMPAS - avait apprécié son appropriation outrée de Piaf), et c’est sans doute à porter au crédit de la direction d’acteurs, mais bien insuffisant par rapport à la concurrence potentielle (cf. la liste des autres films de la Sélection officielle). Quid du second ? Jacques Audiard qui cherchait un acteur « physique » a retenu ce Flamand (parfaitement bilingue, via en particulier une grand-mère wallonne), que l’on a surtout découvert en France dans « Bullhead » et parfaitement « raccord » pour lui : déjà mutique, solitaire et violent en « Jacky », il se glisse sans difficultés dans la peau d’Ali (même si les histoires personnelles sont bien différentes, quand par exemple le fils de riches éleveurs belges paye les conséquences d’une épouvantable mutilation intime, alors que ce nouveau rôle est celui - aussi - d’un fornicateur en série !). Cette concordance des profils permet de noter finalement peu d’évolution au niveau de la performance artistique, et si Matthias Schoenaerts ne déçoit pas, il n’emballe pas non plus (bis repetita non placent). Un mot des rôles secondaires maintenant. Coproduction oblige, on notera la présence d’un autre Belge, l’excellent Bouli Lanners, ici sous-employé et pas franchement à l’aise dans le rôle-prétexte de Martial (« espion » de grandes surfaces et agent de combats clandestins). Pour jouer Anna, caissière adepte du recyclage familial des produits en DLC proche (pratique interdite au personnel, et qui la fera licencier), Audiard a encore choisi la facilité, avec Corinne Masiero, déjà prolétarisée à souhait dans « Louise Wimmer ». Enfin le pitoyable rejeton d’Ali (materné heureusement par la précédente, « ogresse » bienveillante – rugueuse au physique, mais avec un grand cœur) est incarné par le jeune Armand Verdure, gentil blondinet jouant hélas comme un pied. Bilan plus que mitigé. Ensuite, la « manière » Audiard. Il serait ridicule de nier le savoir-faire du cinéaste, qui, né dans le sérail, a fait ses armes comme assistant auprès de metteurs en scène de valeur (Polanski, Girod, Drach, Chéreau), a (plutôt bien, et dans des genres différents) écrit (ou coécrit) de nombreux scénarios, et a été aussi monteur. Côté de sa propre équipe technique, rien à redire évidemment au niveau des compétences - s’il a changé à chacun de ses quatre premiers « longs » de directeur de la photo et d’ingénieur (s) du son pour amorcer une habitude en la matière avec Stéphane Fontaine et Brigitte Taillandier (« Un Prophète » et l’actuel « numéro six »), c’est bien sûr à dessein, et l’on notera que Juliette Welfling au montage (4 fois « césarisée », dont une fois seulement ailleurs – « Le Scaphandre et le papillon », d’ailleurs « nominée » aux Oscars au même titre) et Alexandre Desplat à la musique (multi récompensé) sont de toutes ses réalisations - gage indéniable de qualité. De plus les moignons (puis l’appareillage) sont vraiment impeccables ! Mes (importantes) réserves se situent au niveau des choix scénaristiques, à partir de « Sur mes lèvres ». Audiard coscénariste entame une série (histoires originales pour les numéros 3 à 5, ou retour, comme pour les numéros 1 et 2, à l’adaptation) non pas « noire », mais « misérabilisante » (handicap, délinquance – d’ «affaires », puis « de cités », avec expansion vers le crime organisé avec ou sans la case prison, handicap à nouveau et sur fond amplificateur de « quart-mondisme »), une sorte de fonds de commerce. Le matériau est donc de moins en moins emballant, de plus en plus glauque, voire sordide, de plus en plus « signifiant », et l’actuel opus réussit à habiller en mélo (de nature à attirer un public de midinettes ne retenant que la surface des choses : la « pauvre » infirme qui retrouve l’amour) un produit nettement plus conceptuel qu’empathisant - voir alors l’aspect « social », à destination de la critique germanopratine et du jury cannois, prompts à s’apitoyer sur ces « pauvres » qu’ils ne connaissent qu’en théorie et quelque part donc si « exotiques ». Désolée de ne pas faire chorus avec les thuriféraires professionnels et les ingénues ayant toujours un pleur facile en réserve : ce « De rouille et d’os » m’est apparu « sec », où l’émotion n’est que dosage habile et le « message » bien court (au fond c’est une histoire de « freaks » contemporains stéréotypés, ou une variante de « La Belle et la Bête », avec une « Belle » qui descend de son piédestal, puis s’en construit un nouveau, jambes coupées et prothèses assumées, et une « Bête », brute se dégrossissant à son contact – bof, bof). « Chapeau » en tout cas (cela s’impose), M. Audiard, pour cette œuvre bien calibrée pour au moins quelque (s) hochet (s) annoncés. Pour ma part, je souhaiterais plus de générosité et d’inventivité la prochaine fois : votre « style » tourne maintenant à vide.
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