Bon le film se regarde. Pas mal au début, on va jusqu'à la fin sans peine, mais la fin arrivé, on se sent floué : tout est bien qui finit bien. spoiler: Le père qui cogne son gosse et finit par le laisser faire trempette dans un lac gelé (gros inconscient), c'est du grand n'importe quoi, malgré sa stupidité, il s'en sort toujours, et recommence en pire. Aucune morale.
Marion Cotillard joue bien, Matthias Schoenaerts aussi, pour autant l'histoire reste très caricaturale, et je ne comprends pas l'engouement des médias pour ce film. Il y a largement mieux, bien que correct, ce n'est pas le film de l'année.
Marion Cotillard joue incroyablement bien son rôle, une nouvelle fois saisissante... L histoire est tragique mais elle donne de l'énergie, l'envie de se battre et également le désir de profiter de la vie tant que l on n a pas encore connu de grands drames..
Une histoire très émouvante servie dans un film que j'ai trouvé tout de même assez long, on aurait pu nous épargner certains passages, selon moi inutiles à son avancée. Il n'empêche que les deux acteurs principaux, Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts sont ici fabuleux et incarnent avec le plus grand réalisme possible leur personnage. Donc même si j'y discerne quelques défauts telle que la lenteur du film ( même si je suis consciente que cet effet a été volontairement provoqué pour l'ambiance ), je ne regrette pas de l'avoir regardé.
Comment transformer un récit en apparence simple en un petit bijou dramatique ? Jacques Audiard a apparemment trouver la réponse. Il a littéralement sublimé cette histoire par une superbe réalisation. Les deux heures s'écoulent à une vitesse folle. Peu d'action ne veut pas dire manque rythme, ce que prouve ce De rouille et d'os. Le gros point fort du film, selon moi, réside dans l'intensité de ses scènes dramatiques, je pense notamment à la séquence sur la glace à la fin du film qui m'a vraiment subjugué tellement elle alliait parfaitement tension et émotion. La réussite du film est également due aux excellentes performances du casting. Marion Cotillard, quoi qu'on en dise, démontre une fois de plus l'étendue de son talent, touchante dans ce rôle de dresseuse d'orques, qui suite à un accident, se voit se faire amputer de ses deux jambes et reprend petit à petit goût à la vie. Et je découvrais Matthias Schoenaerts, l'étoile montante belge, qui m'a vraiment impressionné de par son jeu à la fois brut et émouvant. Un beau drame, bien filmé et bien interprété, qui nous donne une petite perle poignante à la française, qui ne sombre jamais dans le pathos.
Marion Cotillard est une très bonne actrice, mais cela ne suffit pas pour faire un grand film. Je n'ai pas du tout été convaincu par le reste du casting...
J'ai un rapport difficile avec le cinéma de Jacques Audiard, que je trouve systématiquement trop préoccupé par des idées de mise en scène certes brillantes, mais rarement au service de la fiction et des personnages : styliste maniéré, poseur, extrêmement manipulateur (ce qui clairement fonctionne, vu l'enthousiasme avec lequel ses films sont toujours reçus), Audiard a en plus la mauvaise idée de traiter souvent des sujets sans intérêt et d'utiliser de acteurs qui symbolisent pour moi le cinéma français le plus superficiel (Duris, Cassel, Kassovitz). Bien sûr, le magnifique "Prophète" avait permis de reconsidérer cet a priori négatif, mais "De Rouille et d'Os", sans retomber complètement dans les travers d'antan, est un clair pas en arrière pour Audiard : la prétention (auteuriste...) avec laquelle Audiard aborde un sujet qui aurait fait merveille chez les Dardenne a tendance à dé-réaliser l'impact du jeu impressionnant des deux acteurs principaux, tous deux magnifiques (Marion Cotillard livre ici sa meilleur interprétation à date). De même, la description, assez juste au demeurant, d'un monde marginal dont la brutalité fait écho à "l'horreur économique" dont tous sont victimes, n'offre pas le contre-point "social" espéré à ce qui n'est qu'un finalement qu'un mélodrame assez classique. A trop jouer l'émotion, tout en se positionnant "au-dessus de la mêlée" par ses trucs de magicien-metteur en scène, Audiard fait l'impasse sur la profondeur qui aurait transformé "De Rouille et d'Os" en un film réellement consistant, marquant même. Alors, au final, même si l'on a été impressionné et ému, on a le sentiment curieux de n'avoir fait qu'effleurer les personnages et les situations au cours des deux heures du film.
Un beau film touchant sur des gens complètement perdus et fracturés. Jacques Audiard ne tombe pas dans le pathos. C'est la révélation Matthias Schoenaerts qui m'a le plus épaté. Un film marquant.
Ce film m' as bouleversé, et ma critique ainsi que mon inscription sur allo ciné, vont en un seul sens, contre carré les critiques acerbe de certains. Car non ce n'est pas un film de bourgeois, destiné à enfumé la Haute. Je fais partie de cette France d'en bas, comme certains aiment tant à faire la différence. Enfant née de la mixité, de père tunisien et mère française, je peux vous confirmer qu' on peut s’appeler, Ali en ayant le faciès d' un parfait européen. je pense que certain ne connaisse pas assez cette France d' en bas...pour être stupéfait devant un frigo remplis de produits périmé mais mangeable. Et en quoi un réalisateur, plusieurs fois sélectionné, n' aurait il pas le droit de commencer son film là ou il l'imagine.... Mais là ou je m'indigne c' est quand je lis qu'un boxeur, un homme dur, sera amené à lever sa main contre femme et enfant... Il se trouve que je fais partie de ce milieu, la boxe permet d' évacuer nos frustrations et nos colères, qu' une fois notre sport pratiqué, nous nous en retrouvons posés, fatigués et reposés. Qu après mes dix pauvre années de pratique je n'ai jamais vu et entendu de femme couché sous les coups de leur maris. Mais des femmes battus par leur conjoint qui rentre du boulot complétement bourré et, ou complétement frustré malheureusement oui. Alors arrêté avec vos pauvre stéréotypes. J' ai pleuré devant ce film...oui, car je nous y vu, nous cette France d'en bas, qui essayant péniblement de joindre les deux bouts, avec des parcours difficile, essayons de grandir de nous construire, de nous reconstruire. Tout comme l' héroïne, qui as le droit de refusé de se faire embrassé, si après tout c' est de retrouver sa sexualité dans un premier temps, ce baiser sur la bouche en quoi devrait elle le donner ? Parce que l'amour, grandit en eux à la fin du film ne lui accorde t elle pas ce baiser charnel, sa bouche, son coeur?
Je voulais voir absolument aprés les bruits qui ont couru , une sélection au festival de Canne , Marion Cotillard , un scénario prometteur , une jaquette super belle , et je m'attendai à un véritable film avec plein d'émotions et pour finir un film moyen , l'histoire d'un paumé et d'une fille perdue à cause d'un accident qui s'accroche à ce qu'elle peut trouver , enfin bref un vrai mélodrame , mais pas de grandes envergures , juste aussi de voir dans le makng of comment ils ont fait pour transformer Marion Cotillard , vraiment un superbe effet rendu