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asonipse
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3,5
Publiée le 22 septembre 2022
Comment Stéphanie va reprendre goût à la vie après un accident qui lui a coûté les deux jambes. Un drame remarquablement bien joué par Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts.
J'avoue que je cherche encore le chef d'oeuvre. Formellement, il n'y a strictement à reprocher à la réalisation d'Audiard ni à l'interprétation : les dialogues sont brefs mais suffisants et percutants. Matthias Schoenaerts joue une sorte de nihiliste primaire peu au fait des périphrases. "ça va ?" est sa réplique de base et rares sont ses expressions sinon quand il combat ou tout à la fin. Marion Cotillard incarne, elle, une jeune femme arrogante qui se retrouve coincée dans un corps diminué. Elle va réapprendre à vivre au contact de son gros bestiau, comme elle le faisait déjà du temps où elle dressait d'énormes mammifères marins. La violence maîtrisée est ainsi photographiée de manière crue, certes, mais jamais dérangeante. Elle est, c'est tout. Les émotions n'y ont pas leur place, comme elles semblent aussi ne pas avoir de place dans la vie du héros.
Et c'est sans doute ce qu'on peut reprocher à ce film, par ailleurs très lent, trop lent, sa froideur. Sans doute pour rajouter une couche à celle, apparente d'Ali.
Un excellent film, donc, mais une fin tirée par les cheveux, voire absurde dans les dernières images et un rythme beaucoup trop lent. Un film français, quoi...
Ce film est un grand bazar, qui mêle tout un tas de thématiques entrelacées sur un même plan : paternité, handicap, violence, machisme, droit social etc... un peu comme dans la vie réelle ?
Avec un sujet si enclin au pathos, il fallait toute la délicatesse de la réalisation distanciée de Jacques Audiard pour éviter les artifices ou clichés visant à émouvoir souvent avec maladresse voire lourdeur. Ici la douleur retenue des personnages et leurs nécessaires palliatifs émotionnels ou financiers s'imposent grâce aux prestations subtiles des acteurs, filmés au naturel, sans ostentation ni decorum. Pudiquement poignant.
C'est lent. L'histoire est banale, l'intrigue très mince. Les personnages principaux ne sont pas intéressants, ils n'appellent pas vraiment l'empathie. On suit leur cheminement psychologique avec paresse, sans investissement particulier. La fin (sous forme de happy end) est peu vraisemblable et bâclée. Les acteurs donnent cependant leur meilleur : Marion Cotillard est dans un de ses rares bons rôles. La seule curiosité du film est la découverte de Matthias Schoenaerts, encore peu connu, d'une présence explosive.
Encore un très bon film franco-belge, comme quoi notre beau pays (la Belgique) peut travailler avec la France. L'histoire est sympa et Mathias joue très bien, comme dans tous ses rôles.
Film très touchant sur le handicap, Marion Cotillard ce n'est pourtant pas ma came ! Mais dans ce film je la trouve très bonne et incarne son personnage comme on l'attend.
Il se passe des choses dans le film mais je n'ai pas beaucoup aimé les personnages et j'ai trouvé la plupart plutôt étiré. C'était comme un vieux film que j'avais trop vu.
Pffff... J'ai mis la moyenne parce que je n'arrive pas à avoir un avis tranché. Ou du moins, j'ai du mal à faire la différence entre ce que j'ai ressenti et ce que le réalisateur voulait que je ressente. Toujours pas clair. Bon, alors ce film, pour moi, c'est une espèce de Rosetta raté ou je ne sais quel autre film des Frères Dardenne. Sauf qu'au lieu de dénoncer quelque chose de vrai et donc, de fort, on part sur une suite de drames et de décisions improbables qui empêchent le téléspectateur de ressentir la compassion et le chagrin nécessaires pour s'attacher aux personnage. Ici, on a envie de frapper Marion Cotillard, emmerdeuse de première, et on a aussi envie de frapper Mathias, niais et naïf au possible. Voire pire, on s'en fout et on a envie de les laisser dans leur merde. Trop c'est trop. Le pire étant probablement la scène du lac, qu'on voit arriver des km à l'avance. Bref, sous des airs de film social qui explore en long et en large la merde dans laquelle certaines personnes peuvent se fourrer, on se retrouve avec un truc prétentieux et surtout raté. Voilà. De rien.
Une oeuvre poignante et complexe mais qui parle avec sincérité du combat de ces deux protagonistes superbement incarnés par ce tandem d'acteurs. Cependant, parfois, le film s'embourbe un peu dans un ennui et un manque de rythme.
Bel exemple d’une réalisation parfaitement maîtrisée où l’émotion est palpable à chaque instant. Entre dureté et espoir, ce mélodrame de Jacques Audiard est surtout une histoire d’amour entre deux êtres que tout opposent et qui tentent de rapiécer les lambeaux de leur vie. Crevant littéralement l’écran, Matthias Schoenaerts est d’une intensité qui m’a impressionné. La puissance de son jeu relaye Marion Cotillard au second plan en dépit d’une belle et forte présence de sa personne.
Ce titre appelle à une intrigue un peu plus poétique que Marion Cotillard se faisant soulever moignons en l'air tous les quatre matins par un gros fatigué. M'enfin, il faut toujours qu'on se coltine du boule dans tous les films de nos jours…
De rouille et d'os , c'est une estropiée qui se demande si elle est encore désirable. Parce que ce film tourne clairement et uniquement autour de thématiques plutôt primaires. C'est bien connu, quand on perd deux membres, on n'a qu'une seule préoccupation en tête "est-ce qu'un mec va bien vouloir de moi ?".
Voilà pourquoi je n'ai pas accroché à ce film. Il passe à côté de beaucoup trop de choses. Perdre ses jambes, c'est un choc, toute une vie à redéfinir et reconstruire. Il faut un temps pour s'en remettre, accepter. Là, on voit une Marion pas au top de la joie, certes, mais qui se montre trop rapidement à l'aise. Passés à la trappe le choc de se retrouver en fauteuil roulant, devoir affronter le regard des autres, se sentir de sortir, montrer ses jambes... Et après, hop, on la retrouve avec ses prothèses pour marcher. Parce que nous montrer sa réaction lorsqu'elle les enfile pour la première fois n'a pas semblé pertinent... Bref.
Pourtant, ce film aime bien décupler le drama en abusant de gros plans, qui ne servent à rien dans la plupart des cas. Et qui se montrent vraiment lourdingues quand ils sont saupoudrés de musiques tristes. Cette bande son est vachement mal exploitée d'ailleurs, les sons poppent aléatoirement de façon grossière. Parce que les réas se sont dit que I Follow a River, c'était LA chanson a absolument passer pour que leur boîte ait l'air trop trop fraîche.
Puis, au lieu d'accompagner Marion dans sa reconstruction, on préfère peu à peu la délaisser pour se concentrer sur Ali. Un concentré de cliché qui, à part filer des torgnoles, n'est pas très intéressant. On ne comprend pas le personnage; d'où vient cette rage, s'il tient vraiment à Marion où s'il veut juste ken... on peut toutefois pas reprocher à Matthias Schoenaerts de bien l'incarner.
Ce film amène le spectateur à une conclusion : après la pluie, le beau temps; j'en conviens. Mais son développement ne s'est clairement pas montré convaincant. On tourne en rond sans évoquer des points clé de la reconstruction post-traumatique.
Les acteurs sont à leur place, l'histoire assez simple mais elle se suit avec intérêt. Pour un public adulte seulement (combats de box et scènes erotiques trop souvent) 3,6/5