Barbie (Margot Robbie) vit une vie plus que parfaite à Barbieland jusqu’au jour où des pensées morbides l’assaillent et de la cellulite apparaît sur ses cuisses. Le seul remède : retrouver dans le monde réel sa propriétaire qui a causé ces changements funestes. La jeune femme se lance dans cette périlleuse odyssée en compagnie de Ken (Ryan Gosling). Elle y découvre que les femmes sont un objet de concupiscence et que le patriarcat domine. De retour à Barbieland, Ken, trop content de sortir de l’état de domination dans lequel lui et les siens étaient maintenus jusqu’alors, décide de renverser l’ordre établi. Toutes les Barbies devront s’unir pour éviter cette subversion.
Je n’avais pas réussi à trouver une place pour aller voir "Barbie" en avant-première le 18 juillet. J’ai dû ronger mon frein (je suis en effet très souple !) une dizaine de jours avant d’aller le voir hier soir dans une salle encore presqu’aussi comble dont j’étais probablement le plus vieux spectateur. Voilà qui m’a agréablement changé des retraités narcoleptiques et des chômeurs en fin de droit dont je suis régulièrement entouré dans des salles quasi-vides devant des films kazakhs en noir et blanc.
Le pitch génial de "Barbie" lui garantissait une large audience : « Si vous aimez Barbie, ce film est pour vous. Si vous détestez Barbie, ce film est pour vous aussi ». Le succès est au rendez-vous : "Barbie" génèrera probablement plus d’un milliard de recettes à travers le monde et a déjà attiré 2,6 millions de spectateurs en France en deux semaines d’exploitation à peine.
Je me faisais une joie régressive d’aller voir ce film. J’ai été bien déçu. Pour deux raisons.
La première était la curiosité suscitée par la mise en scène de cet univers kitchissime. La production n’a pas lésiné sur les moyens. Les décors roses et plastiques de boîtes à jouets, inspirés du design californien du milieu du siècle dernier, réduits à l’échelle 0.77, sans murs, ni portes, ni escaliers, n’ont pas eu recours aux images de synthèse. Les costumes de Barbie et de Ken donnent irrésistiblement envie de (re) jouer à la poupée. Mais, l’effet de surprise dissipé au bout de quelques minutes, tout ce kitsch écœure ; tout ce rose donne la nausée. Plus grave : l’humour qu’on m’avait tant vanté était aux abonnés absents. Certes, il faut rendre crédit à Ryan Gosling trop souvent accusé de n’avoir aucun talent. C’est lui, plus que Margot Robbie pourtant sublime, qui est le vrai héros du film – et le réel moteur de son scénario. Sa bêtise bas du front est réjouissante. Mais elle n’est pas hilarante. Je n’ai pas ri une seule fois devant "Barbie" et ne me souviens pas d’une punchline, d’une situation devant laquelle j’aurais dû m’esclaffer si j’avais été plus indulgent. Je regrette notamment que la VF ne se soit pas autorisé les allusions salaces qui m’auraient fait glousser (« Barbie n’a pas envie de Ken » par exemple aurait suffi à mon bonheur).
La seconde est plus substantielle. En allant voir "Barbie", j’imaginais spontanément qu’il s’agirait d’un procès en règle du stéréotype hypergenré renvoyé par la bombasse de Mattel. J’ai été immédiatement dérouté par le postulat de départ : Barbieland n’est pas, contrairement au préjugé que j’en avais, un repère de bimbos décérébrées, mais au contraire une gynocratie de femmes fortes, assumant tous les métiers possibles (une présidente gouverne depuis une Maison Blanche… rose et la Cour suprême est composée de neuf femmes) et où le seul rôle des hommes (les Kens) est de les idolâtrer. C’est seulement en revenant du monde réel que Ken plante à Barbieland la mauvaise graine (métaphore condamnée à rester platonique faute pour Barbie et Ken de posséder des organes génitaux) : le patriarcat.
Le film de Greta Gerwig, dont on escomptait plus de chien, mais que le service juridique de Mattel a peut-être obligé à retenir ses coups, se termine par conséquent dans la morale tiédasse d’un dessin animé de Pixar dont l’esthétique semble tout droit sortie d’une publicité d’une Église évangélique : non pas une critique à boulets rouges de la phallocratie, non pas un plaidoyer vibrant pour les femmes et leur libération, mais un appel ultra-consensuel à toutes les Barbies et à tous les Kens à être soi-même. Pouah…..
On ne va pas cacher que soit on adore ce film, soit on déteste. Barbie, film improbable, tout autant que son succès est une bizarrerie difficile à expliquer si on ne l'a pas vu. Barbie mérite d'être vu une fois et de se faire son propre avis. Après une première partie dans ce monde virtuel, on se retrouve dans notre monde est tout part en vrille. spoiler: Si vous êtes un adepte des messages peu subtils et surfant sur une mode actuelle où l'homme blanc Hétéro devrait se faire tout petit, vous êtes au bon endroit.
Le féminisme, le patriarcat, on a bien compris.
Moins choral que ce que je pensais, attendez vous quand même à quelques chansons. La réalisation est difficile à juger, mais l'univers de Barbie est, il me semble, bien retranscrit. Les acteurs sont bons, un bémol pour Will Ferrel qui est en surjeu permanent. Que dire ici, je ne suis clairement pas la cible du produit, donc le film m'est complètement passé à travers.
Un film d'un ennui terrible, les constats faits sur les différences entre les hommes et les femmes auraient pu être fait par un enfant, il ne se passe rien, juste un film de plus.
Un film marketing, il semble réalisé comme une gigantesque publicité woke. Le film en devient irregardable, je suis sorti de la séance avant la fin, une première.
Si vous voulez rire, passez votre chemin. Si vous voulez une critique subtile de notre société, passez votre chemin. Ni drôle ni subtil, à éviter d'urgence si vous ne voulez pas perdre deux heures !
Le film fut au delà de mes attentes, moment appréciable et fort en rigolade, de nombreuses références y sont cachées dans la film ce qui est amusant. Le casting avec Margot Robbie et Ryan Gosling est présent pour notre + grand bonheur !
Le film commence bien à plutôt des idées intéressantes : le monde des poupée est bien réalisé mais à partir du moment où qu'elle arrive c'est la catastrophe au niveau de la mise en scène et surtout du fond de l'histoire ultra caricatural et complètement en dehors de la réalité de 2023. C'est donc sur le fond que je n'ai pas aimé le film qui est beaucoup trop caricatural sans réel nuance. À partir de là c'est ennuyant limite stupide. Je déconseille donc d'aller voir ce film au cinéma c'est beaucoup trop cher pour ce que c'est. Dommage ça aurait pu être un film correct
Le film ést dans son ensemble assez moyen, les décors très fluo, voire trop, la réalisation cependant assez propre, et le scénario du film est très dualiste, voire manichéen, les hommes sont neuneus voire mentalement retardés (bagarre, dialogues creux...) , les femmes sont parfaites (belles, intelligentes, parfaite...).
Dans une série de romans publiés par Random House dans les années 1960, la relation Barbie/Ken était plutôt équitable, avec une Barbie au dessus du lot, il est vrai, mais pas un Ken débile à souhait !
Bref, un film qui plaira sans doute à une partie du public, pas très avare d'histoires construite et complexe.
Heureusement que j'ai reçu une invitation pour ce film, car débourser 10€ m'aurait fait assez mal.
Indigeste, écœurant... Vomitif. Tout est résumé sur l'affiche hélas. On aurait pu s'attendre à un message intelligent, ou au moins à un film innocent, il n'en est rien. Toutes les cases sont soigneusement cochées pour plaire aux critères bienséant de cette triste époque, et derrière c'est le vide, le néant. Tout est bon pour faire passer le message du néo-féminisme, autant tirer avec un char d'assaut sur un nid de frelons, c'est le niveau de subtilité qu'on atteint ici.
Ce film est bien plus qu'un délire comique pour vendre des poupées en plastique : c'est hautement féministe, ça parle de politique, de patriarcat, le tout enrobé dans des scènes qui semblent tout droit sorties de la tête d'une enfant de 7 ans, mais alterné avec des éléments de sagesse dignes d'une femme de 77 ans, avec la plus grande fluidité et des gags absolument hilarants... j'ai adoré, allez le voir !
Qu'est venu faire Greta dans cette galère ? Comment a t'elle pu y embarquer son ami Baumbach ? Les deux compères ont ils là touché à leur limite ou sont ce là les limites imposées par Mattel (tout semble avoir été calibré au millimètre, juste qu'aux petites saillies irrévérencieuses que la lourdeur globale du propos étouffe totalement). L'hypercleuasme, ce procédé réthorique qui veut qu'on énonce une vérité si frontalement qu'elle en parait improbable semble trouver là son incarnation marketing. Car girly le film s'affiche, et strictement, malgré les clins d'oeil appuyés, girly le film se pose, ne dépassant jamais le genre. Juste de rappeler que ce jouet genré pour le pire est la création d'une femme, et qu'en lieu et place d'une dénonciation du patriarcat, celle d'un matriarcat jamais pointé du doigt aurait tout aussi bien pu faire l'affaire. Le film ne surprend jamais. Pire, il s'enlise dans un discours pataud air du temps et Mattel compatible, dans des séquence musicales (bande son insupportable) interminables. Que viennent faire Kate (toujours mal servie depuis sa sortie de SNL) et Will (qui s'était illustré joyeusement dans le film LEGO, un jouet il faut dire d'une tout autre envergure) dans cette publicité. Faire caution (alors échec) ou cachetonner (réussite probablement). Les filles, oublier la chose et louer vite Lady Bird de la même dame. Qui réussit là ou partout Barbie échoue.
patriarcat patriarcat patriarcat.... voilà tout ce que l'on retient du film... Film vantant le mérite des femmes et dénonçant les hommes ... Militantisme de bas étage , du pure wokisme ... Dommage qu'on puisse pas mettre 0
Pensant à une comédie, il s'agit en réalité d'une comédie musicale où de nombreuses leçons de morale y sont distribuées à la pelle.... très barbant, et sans intérêt.... à fuir!
Voilà un beau marketing. Jamais je n’y serai allée si il n’y avait pas eu tout le tapage autour … et j’aurais du écouter mon instinct. Commençons par le bon et ça sera rapide. Les prestations de Robbie et Gosling sont à couper le souffle, les décors … les vêtements … les détails sonnent comme notre madeleine de Proust… mais pour le reste … 2hr d’ennui. On passe d’une idée à une autre, comme si l’histoire n’avait pas de fil conducteur et que tout se passait de façon abrutissante et saccadé.