Cela faisait longtemps que le studio Ghibli n'avait pas atteint ce niveau d'excellence (depuis "Le château ambulant"). Isao Takahata signe un conte splendide, abordant les thèmes chers au studio, magnifié par l'animation et les aquarelles.
Le Conte de la Princesse Kaguya est un long métrage qui invoque les croyances et convictions et les malmènent avec un soucis d'honnêteté et de délicatesse à faire rompre les plus forcenés d'entre nous. Du moins je l’espère !
J'éprouve des réticences avec les travaux de Takahata, sa signature est à chaque coup magnifique et suscite une obsession certaine chez moi et pourtant je peine à m'impliquer. Cette fois, ses partis pris et son procédé m'ont complètement conquis. Les dessins, les traits de ceux-ci, son histoire forcément et la magnifique composition de Joe Hisaichi ont mené une bataille féroces avec mes oppositions et bouscule en cela mes attentes et font de cette Princesse Kaguya un moment important de ma cinéphilie.
Ce film est un récital, une longue poésie qui secoue, une expérience qui ne se laisse percevoir qu'une fois acheminé. Le dernier film du cinéaste, son plus belle au-revoir.
Ce film d'animation adapte un conte classique japonais, "Le conte du coupeur de bambous" et il le fait magnifiquement bien ! D'une beauté visuelle à couper le souffle, "Le conte de la princesse Kaguya" arrive, malgré sa longueur conséquente, à nous ravir jusqu'au bout par sa virtuosité, son onirisme et ses aquarelles en mouvement, véritables tableaux animés ! Alors quand en plus, le message en sous-texte sur l'émancipation des femmes datant tout de même du dixième siècle colle à l'actualité, on se dit que Takahata a tout compris !
Après une nouvelle adaptation des “47 ronins” légende très connue au Japon, voici une nouvelle adaptation d’une autre conte très célèbre au Pays du Soleil Levant : “Le conte de la princesse Kaguya” (ou “Conte du coupeur de bambou”). Produit par le studio Ghibli et réalisé par l’autre de ses fondateurs : Isao Takahada, le film d’animation, certes un peu trop long pour un public d’enfants, enchantera par la beauté de son dessin, qui loin de la mode de la 3D ou de l’image de synthèse, revient à un dessin à la main et une animation beaucoup plus sobre qui ne fait que souligner la beauté de ce conte. Il plonge dans les racines culturelles du Japon : sa société féodale, sa vision des bonnes manières différente de celle qui ont cours en Europe, sa religion animiste et bouddhiste… Mais, si les bases culturelles sont très exotiques, on n’est en aucun cas perdu dans une histoire somme toute universelle et qui interroge sur le bonheur, la richesse, la réussite et l’amour. On se laisse donc porter par cette histoire de fillette découverte dans un bambou et qui va devenir une beauté légendaire et voir les plus prestigieux soupirants, jusqu’à l'Empereur lui-même, demander sa main. Mais la princesse, est-elle vraiment heureuse ? Et que cache ses origines mystérieuses ? C’est que vous découvrirez si vous décidez de voir ce magnifique film d’animation qui dans un style rétro offre un spectacle d’une grande délicatesse. À voir absolument.
Le conte de la princesse Kaguya est le dernier film d'un des pionniers de Ghibli, Takahata a qui l'on doit le superbe tombeau des lucioles. Un deuxième départ tragique après celui de Miyazaki pour un film qui, à l'instar du Vent se lève, est traversé par une profonde mélancolie. Cette histoire d'une princesse découverte dans un bambou est une œuvre d'une grande poésie, pleine de sentiments et d'humour mais aussi profondément tragique. La beauté de l'animation (sublimes aquarelles), les décors magnifiques (les paysages sont à couper le souffle) ne font que rehausser la délicatesse de l'histoire. Ce récit d'apprentissage à la vie d'une jeune enfant qui n'aurait jamais du venir sur terre est traversé par des moments de grâce et finit par émouvoir lors d'un final mélodramatique poignant ou l'on retrouve la patte de l'auteur du tombeau des lucioles. On ressort ému de ce film profond qui questionne aussi bien la famille que certaines croyances religieuses (shintoisme notamment). Avec ce conte de la princesse Kahuya, Takahata livre une œuvre testamentaire ou l'appel de la jeune fille appelée à quitter les siens ne peut que renvoyer à l'adieu du réalisateur au septième art . A voir sans aucun doute, ces 2h17 malgré un rythme assez lent ne sont jamais ennuyeuses!
Tout d'abord un style épuré très simple absolument charmant avec ses traits de crayon sur fond blanc, un conte d'enfance merveilleux et une culture japonaise très imprégnée. Le dessin animé sort des codes du film pour enfant mais également de ceux pour adultes connus des studios Ghibli. Une oeuvre spéciale sans réelle référant, cependant un peu long à mon goût pour les enfants. On se sent transporté par la poésie et la magie qui se dégage de la princesse, et par les coups de crayon rendus visibles.
Ĺ'histoire de cette princesse née dans une tige de bambou originelle de la lune est un joli conte japonais. Ici tout est poésie et douceur. Quelques beaux moments mais un film à l'animation trop succinct qui aurait sans doute mérité un bonne demi-heure de moins.
Quel dommage que ce dessin animé soit trop long : on est passé près du chef d'oeuvre !... Je suis un nouveau converti des dessins animés Japonais depuis "le Vent se lève" de Miyasaki. Comme pour ce précédent film, j'ai été sous le charme. "La Princesse Kabuya" est un concentré d'émotions pures et une ode à la beauté de notre terre, tout cela raconté avec la fraîcheur d'un conte d'enfant. Comment font ces très vieux réalisateurs Japonais pour conserver une telle spontanéité ? Les scènes de l'enfance de cette petite Princesse sont particulièrement réjouissantes. Plus tard dans le récit, les images de cerisiers en fleurs - un grand classique du Japon - sont une féerie telle que cela place le film quasiment au rang des oeuvres d'art. Le spectateur est fasciné par cette immersion totale dans la réalité Japonaise, une mentalité si éloignée de la nôtre, avec une langue ( en VO ) expressive et musicale. Hélas, l'histoire s'éternise un peu et le dernier quart du film perd de sa force. Mais qu'importe ! Heureusement qu'il y a les studios Gibli au Japon pour nous procurer d'aussi jolis moments de poésie et de tendresse...
Un jour, un coupeur de bambou découvre une petite fille dans un bambou. Avec sa femme, ils l’élèvent à la campagne mais décident rapidement de partir en ville pour qu’elle grandisse comme une princesse. Elle devient une jeune fille très convoitée. Les dessins sont magnifiques, que ce soit pour les personnages, les costumes, les maisons, mais aussi bien entendu la nature (animaux, insectes, arbres, fleurs…). Chaque image est très belle. C’est très poétique, l’histoire est intéressante. Néanmoins, j’ai trouvé le film un peu trop long et lent et j’ai été déçue par la dernière partie spoiler: peu claire sur la mission de la princesse qui doit finalement repartir sur la lune laissant derrière elle des gens qui la regrettent alors qu’elle-même n’en a plus aucun souvenir.
Plutôt très fans de ces rares films asiatiques ou disons plutôt de ces films d'animation, Le Conte de La Princesse Kaguya respire la morale où l'argent et le pouvoir ne font pas le bonheur. Un récit malheureux, où Kaguya est envoyé sur Terre et où elle spoiler: repartira bien évidemment. Une nouvelle fois, de très belles images, des scènes parfois amusantes, notamment avec les prétendants, mais très souvent on peut acquérir le parallèle avec les films ou les dessins animés racontant les malheurs d'une jeune fille (Cf. Pricesse Sarah ou les Malheurs de Sophie). Puissant d'émotion, attachant au maximum, très bon cru !
Le plus beau dessin-animé jamais vu, pour moi. J'ai été subjugué par la beauté visuelle et la poésie mélancolique qui se dégagent de cette oeuvre. C'est vraiment très fort, très subtil, et très abouti émotionnellement.
Tant pis si ça ne fait pas très sérieux de commencer une critique ainsi, mais les premiers mots qui me viennent sont juste : "waw comme c'est beau!". Tout simplement. C'est sans doute, au niveau purement visuel, l'un des plus beaux films d'animation jamais vus pour moi. Ce trait simple, crayonné, touche sans cesse au sublime, et semble se réinventer sans cesse. Sur plus de deux heures, je me suis constamment fait surprendre par des nouvelles idées, des nouvelles visions merveilleuses. Et je trouve que ce trait évite le piège de l'esthétisme, car il est sans cesse cohérent avec le fond. C'est une osmose assez incroyable à laquelle parvient Takahata. Un dessin simple, direct, parfois presque inachevé, mais qui atteint directement les émotions.
C'est très beau, mais le piège n'est quand même pas tout à fait évité : je trouve, et j'en suis le premier attristé, que le fond ne parvient pas à atteindre le même niveau de sublime que la forme. Certes, on a une belle histoire, un mélange intéressant entre traditions profondes du Japon et propos moderne sur la condition de la femme. Mais le propos me semble un peu trop en surface. La partie avec les personnages des prétendants m'a même un tout petit peu ennuyé. Et le décalage ville-nature est peut être très beau, mais reste un peu creux par rapport à ce que pouvait proposer un Murnau, par exemple.
Un film imparfait sur le fond, sans doute, mais très proche de la perfection sur la forme.
J'était au début réticent vu le style graphique. J'avais été assez déçu par la famille Yamada du même réalisateur et pour être honnête je ne m'attendais à pas grand chose à ce film. Peut-être c'est parce que je deviens vieux et que je suis papa mais ce film m'a touché au plus profond de mon être. Ce film est tout simplement grandiose et est sûrement l'un des plus grand film d'animation de l'histoire.