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eleonora
29 abonnés
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3,0
Publiée le 8 juillet 2014
L'univers très poétique et onirique de ce conte est parfois déroutant mais le début du film fait preuve de beaucoup de virtuosité dans les scènes enfantines d'une grande fraîcheur. La nature et la montagne sont bien représentées et sont très belles. Une fois en ville , les choses se gâtent un peu, il y a moins d'action et parfois ce sont des plans fixes non animés. Les prétendants pimentent le récit qui devient de plus étrange jusqu'à une fin improbable. Par contre la scène de fuite dans la montagne est très étonnante
Un scénario qui conjugue deux envies: la fantaisie et le réalisme. Un mariage qui peine à fonctionner dans la mesure où on nous demande d'adherer à l'imaginaire total dans les dix dernières minutes. Sans évoquer un graphisme certes original, mais plus difficile à apprécier, la poésie ambiante fait son effet mais n'efface pas un scénario avec des longueurs et une incompréhension du final.
Je ne comprends absolument pas l'enthousiasme autour de ce film. J'ai failli quitter la salle au bout de 30 min (ce qui ne m'est arrivés qu'en fois en 2 ans...). J'ai été retenue à regret et il ne s'est rien passé après. L'histoire n'est pas intéressante et son dénouement vide de sens. Les dessins changent de ce qu'on voit habituellement mais ça ne suffit pour faire un film de plus de 2h.
Le Conte de la Princesse Kaguya a beau offrir de savoureux dessins et une histoire sensible et honnête, il y a quelque chose qui bloque. Son format long et son rythme fade donnent à ce manga une anesthésie globale. Tous les quarts d’heures, on se sent tomber dans les bras de Morphée. Le réalisateur nous avait pourtant habitués à des chefs d’œuvres tels que Le Tombeau des Lucioles. L’histoire est néanmoins exceptionnelle et les dialogues concordent brillamment avec les dessins. Mais il y a des films qui on tout pour eux, mais dont on n’accroche pas. Le Conte de la Princesse Kaguya en fait partie. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Il n'en croit pas ses yeux, le pauvre coupeur de bambous qui trouve un soir, dans une pousse, une minuscule princesse. L'ayant recueillie et l'ayant montrée à sa femme, voilà que la princesse se change en un bambin affamé. Le couple, pressentant qu'il a affaire à un être promis à de grandes destinées, décide de l'élever. Des signes merveilleux ne tardent pas à survenir: la femme du coupeur de bambous se trouve tout à coup en capacité d'être elle-même la nourrice du bébé; l'enfant grandit à un rythme étonnant; le coupeur de bambous trouve dans une pousse un joli magot... De quoi tourner la tête même de l'homme le plus posé. Surnommée "Pousse de Bambou" par les galopins de ce coin de campagne, la fillette recueillie s'attache tout particulièrement à l'un d'eux et n'envisage rien d'autre que de rester dans ce lieu. Mais les événements ont fait chavirer l'esprit du coupeur de bambous: il décide d'emmener l'enfant à la capitale, de lui faire construire (grâce au trésor trouvé dans une pousse) une demeure luxueuse, de la faire éduquer selon les bonnes manières et de l'introduire dans la haute société. Un sage consulté lui donne alors le titre et le nom de princesse Kaguya. Ainsi démarre ce conte aussi célèbre au Japon, paraît-il, que l'est chez nous l'histoire du Petit Chaperon Rouge. La jeune princesse ayant grandi et ayant la réputation d'être la plus belle jeune fille de la capitale, les prétendants bien sûr ne manquent pas. Le coupeur de bambous, son père adoptif, n'en demandait pas tant. Mais comment réagira Kaguya? Acceptera-t-elle de suivre sagement le chemin qu'on lui a tracé? Ne garde-t-elle pas la nostalgie de la vie simple qu'elle menait à la campagne? Et d'où vient-elle en vérité, cette princesse surgie comme par miracle dans une pousse de bambou? En adaptant ce conte pour le studio Ghibli, le trop rare Isao Takahata nous offre une oeuvre d'une somptueuse beauté. Le style qu'il adopte ici est aux antipodes de celui de Hayao Miyazaki, l'autre grand réalisateur du mythique studio. Au lieu de la ligne claire et des couleurs vives dont use ce dernier, Takahata opte pour un dessin qui ressemble à une esquisse et à des tons d'aquarelle. Le résultat est fascinant. C'est comme si l'on voyait le film se dessiner sous nos yeux. C'est superbe. Passionnant aussi est le "message" dont ce film est porteur. Dénonciation des ridicules de la haute société, des moeurs absurdes de ceux qui sont gonflés de leur orgueil de caste. Mise en garde aux parents pour qui l'éducation consiste à imposer ses rêves d'adulte à ses enfants, quitte à les conduire au désastre et à une irrépressible tristesse. Plus une petite touche de transcendance qui est peut-être le seul point faible de cette oeuvre: on aurait pu se passer, me semble-t-il, de l'arrivée des Sélénites (c'est-à-dire des habitants de la lune) voyageant sur un nuage et conduit par un Bouddha! Hormis cette scène (l'une des dernières du film) à la limite du grotesque, tout le reste est confondant d'intelligence et de beauté. Un grand film d'animation à découvrir sans tarder! 9/10
« Le Conte de la princesse Kaguya » est une œuvre très adulte et assez sombre malgré ses atours enfantins. En effet, y est évoquée la vie sur terre d'une jeune fille aux origines surnaturelles, trouvée par un modeste paysan dans une pousse de bambou, et élevée par ses soins avec sa femme. La jeune fille grandit avec des enfants de la bambouseraie, tout aussi modestes que ses parents adoptifs, et elle goûte aux joies d'une vie simple et heureuse. Mais le paysan trouve un jour de l'or et de belles étoffes dans la bambouseraie : il en est convaincu, sa fille est en réalité une princesse. Il se doit donc de l'éduquer en conséquence et de lui offrir une place de choix à la capitale, où elle pourra s'épanouir et épouser un riche courtisan. Mais, pour l'héroïne, cela veut dire renoncer à la vie qu'elle mène et qu'elle aime tant, et à ses amis, trop « rustres » pour elle selon son père... D'autant qu'on lui assigne une marâtre en guise d'éducatrice, et qu'elle doit se plier à des usages proprement inhumains (s'épiler les sourcils, ne plus rire, se noircir les dents, rester cloîtrée chez elle, ne pas participer aux fêtes données en son honneur,...). Le conte prend alors une autre tournure, et vient dénoncer l'avidité des hommes, qui recherchent gloire, richesse et ascension sociale sans limite (on n'est d'ailleurs pas très loin du « Bourgeois gentilhomme » de Molière, même si ce dernier est drôle et léger, bien au contraire du présent long métrage). Takahata enrichit avec intelligence le conte d'origine (daté du Xème siècle) pour opposer deux conceptions de l'existence. Ce qui, en filigrane, malgré son côté désabusé, fait du « Conte de la princesse Kaguya » (et là je vais citer un ami) « un hymne à la vie. Mais à la « vraie » vie. Une vie au contact de la nature, de gens authentiques. Une vie simple ». Je ne retrouve pas chez Takahata la même joie et la même humanité (bienveillante) que chez Miyazaki. Mais certains passages de ce film sont excellents, et surtout, le ton est assez subtil et intelligent pour donner à réfléchir, tout en savourant de jolis dessins. Attention donc, ce long métrage n'est pas vraiment pour les enfants, et il vous laissera peut-être un goût doux-amer à la sortie de la séance. Mais il offre un saisissant portrait du Japon médiéval, et plus encore, dénonce avec force et brio des travers humains plus que funestes. D'une manière telle qu'on ne peut que saluer ce qui sera peut-être le dernier film d'Isao Takahata.
Il aura fallut attendre quinze ans pour qu'Isao Takahata revienne sur le devant de la scène avec ce nouveau long-métrage d'animation. Adapté d'un conte ancestral nippon, Princesse Kaguya raconte l'histoire d'une étrange jeune fille née dans un bambou, que son destin princier éloigne de la liberté, de la nature et par la même du bonheur. Ce film est original à bien des niveaux, à commencer par son style pictural épuré, rappelant les estampes japonaises aux tons pastel. Un ravissement permanent pour les yeux et un véritable pied de nez à tous les films d'animations contemporains, à l'esthétisme uniformisé jusqu'à l'ennui. Néanmoins, les 2H15 de ce récit universel et profond comportent quelques moments de flottement un poil ennuyeux qui nuisent à l'appréciation globale de l'œuvre.
Plein de belles choses dans Le Conte de la Princesse Kaguya, une histoire poétique et riche en enseignements, mise en valeur par un crayon léger et parfaitement maitrisée. Je suis presque navré de mettre une note moyenne, mais tout en reconnaissant ses grandes qualités et son message auquel il est difficile de ne pas adhérer, le film m'a paru un poil long.
Je me méfie toujours - peut-être à tort - de ce qui sort des dessins du studio Giblhi. Je ne dis pas que leurs films d'animations sont mauvais, loin de là, seulement je ne suis pas fan de leurs personnages principaux. Ceux-ci font presque toujours (en tout cas dans ceux que j'ai pu voir) preuve d'une niaiserie sans limite ou de caprices qui m'insupportent rapidement. Je dis bien presque car j'ai trouvé dans "Le Conte de la princesse Kaguya" une héroïne plus mature que les autres. Il faut dire aussi que vu ce qu'elle devient le temps passant, elle n'a plus de raisons de faire la fofolle. Sans s'attarder trop longuement sur l'animation imitation aquarelle, qui donne un aspect onirique et esthétique à l'ensemble, Isao Takahata brasse beaucoup de thème avec cette adaptation du "Coupeur de bambou". Il y parle entre autres des joies de l'enfance et de l'insouciance, de la tolérance, des valeurs très codifiées de la société japonaise (serait-ce une allégorie du Japon moderne ?) qui écartent tout bonheur de la vie d'une jeune fille, mais aussi de l'amour parental et l'amour tendre. Amours qui ne seront jamais consommés entièrement, au vu de la fin triste et déchirante. Un petit bijou d'animation qui nous vient - était-il besoin de le préciser ? - du Japon.
Mêlant drame et fantastique, ce film est selon moi un petit bijou de l'animation, j'ai adoré les traits des dessins, la mise en avant de certains éléments, donnant une grande poésie à l'ensemble.
Très joli conte qui devrait ravir les petits accrocs au Père Castor et les grands, plutôt amateurs de manga spirituels et panthéistes. Belle méditation, entre autres aspects, sur la dure condition parentale, où l'on se demande souvent si on agit pour le bien de son enfant ou pour le sien propre à travers sa progéniture. Je dois dire tout de même que si les décors épurés et aquarellés m'ont ravi, j'ai été nettement moins convaincu par l'animation et le dessin des personnages, qui confondent un peu simplicité et simplisme.
Magnifique ! "Le Conte de la princesse Kaguya" est un long-métrage d'animation qui pourrait paraître simpliste mais qui se révèle formidable. En premier lieu, la réalisation est excelente avec des images rendant hommage au cinema nippon. Par ailleurs, l'histoire est vraiment prenante puisque le scénario permet de captiver petits et grands. Quant aux personnages, chacun apporte son petit truc. Ainsi, le film est non seulement divertissant mais aussi très plaisant.
J'avais lu des tas de critiques dithyrambiques sur ce dessin animé. Alors oui, c'est original de faire un dessin animé en style "aquarelle", oui l'histoire dans son ensemble est assez jolie, et les "morales" qui surviennent tout au long du film sont intéressantes. Mais qu'est ce que c'est long, et qu'est ce que ça manque de rythme! Par moments, il ne se passe tellement rien que j'ai dû lutter pour ne pas tomber dans les bras de Morphée. Une déception.