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Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2012
Véritable chef d'oeuvre!! L'idée de regarder un film d'animation en noir et blanc ne m'avait pas emballé et bien je dois dire que j'ai été scotché. Des images tellement bien ficélées et perfectibles qu'on pourrait se croire dans Tron en mieux même.Il y a deux sens dans le titre : la renaissance du genre humain "l'immortalité" et la noirceur des polars des années 50-60. Ce qui m'a impressionné, certes le Paris avec un côté futuriste qui a gardé ses charmes d'au temps mais surtout les voitures de la marque aux chevrons, on reconnait très bien la patte du constructeur, vous verrez. Je le recommande à tout le monde
Renaissance a décidément tout ce qu'il faut pour rebuter le public : un choix esthétique radical et fondamentalement à contre courant (une 3D en noir et blanc et anti-spectaculaire), un scénario qui rejette tout manichéisme, des questions éthiques abordés sans à priori,... Dans ce labyrinthe où tout semble rigoureusement tranché et établi dès le début, nul n'est vraiment ce qu'il paraît, et le sens moral de chaque personnage se construit en réaction à un monde et des équilibres redoutablement complexes où aucun postulat (et surtout pas ceux du spectateur) ne peut suffire à justifier les évènements. Renaissance est un film de science fiction. Un vrai film de science fiction. Renaissance n'est pas une de ces œuvres bruyantes sortant sur vos écrans toutes les deux semaines et qui, au gré d'effets spéciaux répétitifs, d'un grand bazar technologique et de quelques gags convenus, vous emmène vers une fin archi prévisible. Au contraire, Renaissance flirte, au coeur d'un monde hyper technologique, avec des questions fondamentalement humaines (voir métaphysique : science et conscience, argent et progrès, jeunesse et vie). Cette absence de parti pris, malgré la radicalité de son visuel, est la principale force du film. C'est aussi, évidemment, sa grande "faiblesse commerciale". Le public a boudé le film lors de sa sortie; rares sont ceux qui accepteront l'absence de facilité du film, son caractère parfois amoral et son pessimisme. Mais, si vous admettez qu'un film puisse être parfois exigeant avec le spectateur et acceptez que le blanc et le noir, aussi tranchés soient-ils, dissimulent un monde de grisaille et de faux semblants, alors vous vous régalerez de ce petit ovni qui ne vous emmènera jamais là où vous vous vouliez aller.
Une idée visuelle intéressante particulièrement bien utilisée grâce à une bonne mise en scène, dommage que le scénario ne soit qu'un thriller à l'américaine bien peu original à l'opposé du visuel.
Film d'animation réalisé par Christian Volckman, Renaissance est une proposition ambitieuse, une œuvre grandiose au style graphique unique. L'histoire se déroule à Paris, en 2054, et nous fait suivre Ilona Tasuiev, une jeune scientifique travaillant pour la toute-puissante société Avalon, qui est enlevée par un inconnu. L'inspecteur Karas est chargé de la retrouver, et son enquête va le ramener dans le passé jusqu'en 2006 où, à cette époque, les recherches du professeur Jonas Muller sur le génome humain et la progéria furent abandonnées alors qu'elles devaient conduire à l'immortalité. Ce scénario s'avère extrêmement prenant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et quarante-cinq minutes. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue intéressante qui nous tient en haleine tout du long. Celle-ci mêle les genres du polar et de la science-fiction, créant une ambiance singulière, dans laquelle se déroule des scènes d'action intenses et une enquête aux nombreux rebondissements. Le ton se veut lui particulièrement mature. L'ensemble est porté par des personnages appréciables. Des rôles prenant vie sous les traits d'une distribution comprenant Robert Dauney, Crystal Sgepherd-Cross, Isabelle Van Waes, Max Hayter, Marco Lorenzini, Jerome Causse et Jean-François Wolff, et sous les voix de Patrick Floersheim, Laura Blanc, Virginies Mery, Gabriel Le Doze, Marc Cassot, Bruno Choël, Marc Alfos, ou encore Jim Adhi Limas. Tous ces protagonistes entretiennent des rapports procurant pas mal d'émotions, soutenus par des dialogues bien écrits. Si le fond est captivant, le métrage se démarque avant tout via son aspect formel incomparable. En effet, celui-ci est entièrement en noir et blanc, hormis quelques rares détails, ce qui lui donne un cachet esthétique jamais vu auparavant. Car il ne s'agit pas d'un noir et blanc classique. Celui-ci est beaucoup plus prononcé, jouant avec les ombres et les lumières pour un résultat merveilleux. De surcroît, l'action se déroule dans une ville de Paris rétro-futuriste à l'architecture des plus inspirée. Une ville très bien exploitée qui est un élément central du récit et devient un personnage à part entière. Les protagonistes sont eux très bien modélisés grâce à la technique de la capture de mouvement, permettant de retranscrire fidèlement les gestes du corps humain. Ce visuel remarquable et mémorable est accompagné par une très bonne bande originale signée Nicholas Dodd, dont les compositions orchestrales collent parfaitement à l'atmosphère et ont un grand impact sur les images. Cette recherche effrénée s'achève sur une fin à la hauteur du récit, venant ainsi mettre un terme à Renaissance qui, en conclusion, est un très grand film et une magnifique œuvre méritant grandement d'être admirée.
Si l’esthétique est là il n'en n'est pas de même pour une intrigue plutôt plate se déroulant en milieu trop balisé. C'est ce cruel manque d’intérêt pour le scénario qui fait de renaissance un film à la belle plastique en N&B,mais pas plus que ça.
Renaissance est un thriller d'anticipation à l'esthétique audacieuse, réaliste et réussie, tout de noir et blanc, avec des effets d'ombres, reflets et lumières assez saisissants. Malheureusement, passés ces effets spéciaux, l'histoire ne tient pas toutes ses promesses, ayant du mal à maintenir le spectateur concentré jusqu'à la fin. Les effets spéciaux rappellent Sin City, l'histoire lorgne du côté d'un Minority Report... mais sans jamais atteindre l'excellence de ces exemples. Une déception qui ennuiera sans doute les férus de science fiction. Dommage car le visuel était bel et bien là.
Le style graphique est plaisant, le parti pris un risque pour le cinéma français qu'il fallait prendre (faire un film de SF), l'intrigue s'avère remarquablement bien ficelée et cohérente de bout en bout mais le style graphique consistant à n'employer que du blanc et du noir fait que tous les personnages se "ressemblent" et le tout manque un peu de clarté.
Ne vous y trompez pas cependant : Le film est globalement très réussi.
Un polar noir futuriste visuellement proche d'un épisode d'Animatrix. Un film d'animation en noir et blanc pourra en rebuter quelques uns mais l’esthétique y est très soignée, on retrouve de grandes voix du doublage et le scénario est certes plutôt classique mais pas moins intéressant. (Pas mal)
Le scénario est confus, mais l'univers en N&B fabuleux, les décors soignés et la mise en scène d'un Paris futuriste font de ce polar graphique un petit ovni particulièrement agréable à regarder...en HD bien sûr
J'avais hâte de voir ce film et je dois dire que je suis plutôt mitigée après coup. J'ai beaucoup aimé le concept du noir et blanc (attention pas avec des niveaux de gris, du noir et du blanc point) cette partie est bien réussie. En revanche, je crois que je suis jamais vraiment rentrée dans l'histoire. Il manque ce petit truc en plus qui fait qu'on accroche et qu'on a envie de savoir la suite. Dommage
L'ambiance générale et le cadre sont pour beaucoup dans ma note. On est immergé dans l'action qui se suit avec un certain plaisir et même un plaisir certain. J'ai trouvé les personnages et les dialogues suffisamment soignés et pertinents pour que cela apporte une certaine profondeur à l'histoire. De plus, le dénouement n'est pas le plus évident et est donc très intéressant dans le choix qu'il représente pour le héros. Cependant si le scénario aborde des thèmes intéressants, il ne va pas assez loin selon moi. En résumé, un film à voir absolument mais davantage pour la technique utilisée que pour l'histoire en elle-même assez classique et dont les grandes lignes ont souvent été mieux développées ailleurs (cf. « Bienvenue à Gattaca », « Dark City », « The Island »).
Techniquement irreprochable, Renaissance souffre d'un scénario abracadabrant sortit d'un épisode de l'inspecteur Derrick. Dommage car l'ambiance, la bande son et le design général étaient très bon ...
Dans le Paris labyrintique de 2054, une jeune scientifique, Ilona, est enlevée. Une brigade de recherche dirigée par le capitaine Caraz se lance sur sa piste, aidée par Rieslaine, la soeur d'Ilona. L'enquête mène vers les dirigeants d'un puissant trust pharmaceutique, Avalon. Expérimentation sauvage, recherche de l'immortalité, manipulations génétiques semblent au programme de cette mystérieuse entreprise... "Renaissance" est le premier film français d'animation de ce type, avec un univers graphique en noir et blanc dans la lignée de "Sin City". Le dessin très contrasté, alternant des images low key et high key, rappelle l'univers de José Munoz (l'auteur avec Carlos Sampayo d'"Alack Sinner"). L'action se passe dans un Paris reconnaissable, sur lequel se sont greffées des constructions à la Schuiten, mélange du XIX° siècle eiffelien et d'un XXI° siècle futuriste. Cet univers représente la plus grosse réussite du film, avec des mouvements fluides intelligemment intégrés à la narration, et des idées originales (utilisation du plancher de verre pour multiplier dans le cadre les lieux de l'action, une scène dans le noir en vision thermique, l'application de filtres gris et des effets de solarisation, l'irruption de la couleur comme dans "La liste de Schindler" pour illustrer l'univers mental d'un personnage...) Les personnages ont été animés grâce à la "motion capture", technique qui consiste à filmer des acteurs munis de capteurs pour numériser leurs mouvements. Mais là où cette technique donnait une forme d'humanité ambigue à des personnages monstrueux tels que King Kong ou Gollum, ici l'effet est inverse, et en saccadant les mouvements, elle déshumanise des personnages déjà assez vides. Et ce sentiment de fausseté est renforcé par les voix des personnages, plus proches du doublage d'un dessin animé japonais sur la 5 de Berlusconi que de la Comédie Française, alors que la grandiloquence de certains dialogues nécessitait un jeu parfait. Mais la plus grande faiblesse du film réside dans l'intrigue. Dans "Sin City", si certaines situations étaient stéréotypées, le film était porté par une tonalité ultra-noire qui permettait d'accepter invraisemblance et exagérations. Dans "Renaissance", l'histoire est affligeante de banalité et enchaîne les clichés : le savant fou est japonais ou s'appelle Dr Muller (merci Hergé !), le dirigeant du trust est fourbe et impitoyable, le héros est marqué par un traumatisme de l'enfance... Il m'a donc été difficile de noter le film : 9/10 pour le graphisme, 3/10 pour l'histoire. Faisons donc la moyenne, mais reste à savoir quels sont les coefficients ! Au delà de l'originalité et de la beauté du graphisme, un film, et surtout un long-métrage, vaut d'abord par la qualité de son histoire et la façon de la raconter. Dommage que les auteurs ne s'en soient pas souvenu... http://www.critiquesclunysiennes.com/
A mi chemin entre Blade Runner et Sin City ,ce film d'animation Francais SVP s’avère une belle réussite qui démontre que la maîtrise graphique n'est plus l'apanage des studios Americains. Attention ,il n'est pas exempt de défauts a commencer par celui d'un scénario trop conventionnel allignant les clichés du film noir (flic desabusé,femme fatale...) ,3-4 placements publicitaires maladroits et quelques rares plans vides et baclés qui contrastent avec le soin apporté aux décors detaillés représentant un Paris d'anticipation convaincant.Disons que le fond (enquête policiere et thèmes scientifiques) n'est pas a la hauteur d'une forme visuellement aboutie qui séduit autant par son remarquable travail sur les ombres et lumieres que par la fluidité de mouvements des personnages.A l'image d'un blockbuster ,la BO symphonique vient dynamiser les moments clefs d'une histoire somme toute classique ,a noter le casting voix qui sans posséder de noms connus se montre très agréable a l'oreille.