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bendelette
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4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Les images sont superbes et Piccoli bouleversant en Pape qui ne peut assumer sa charge.La psychanalyse appelée au secours est un clin d'oeil savoureux.
Un film touchant mais maladroit et inégal. Autant l'idée de départ est prometteuse, autant le mélange des registres est malhabilement géré. Autant le portrait d'un homme dépassé par les événements (incarné par un Michel Piccoli très juste) est fort réussi, autant ses péripéties sont invraisemblables. Autant la prestation de Nanni Moretti est convaincante, autant certains cardinaux sont caricaturaux et/ou outranciers. Autant certaines scènes sont de jolies trouvailles (la rencontre avec la psy, le parallèle musical) autant d'autres relèvent d'une intrigue grand-guignolesque (le tournoi sportif). Déroutant.
Une farce rondement menée par l'espiègle Nanni Moretti. Certes tout cela reste fort improbable, mais le mérite du film revient surtout au comique des situations. La scène de la partie de volley dans la cour du Vatican sous les yeux du garde suisse est à mourir de rire. Pour le reste, on est heureux de revoir Michel Piccolli à l'écran et c'est tout.
Comédie enlevée, très déjantée dans son style. Moretti et Piccoli jonglent entre le burlesque, la mélancolie et une finesse et une intelligence d'esprit rares dans ce domaine !
La fuite de Melville, au propre comme au figuré, devant l’énormité des responsabilités, provoque la consternation et la panique qui conduisent les cardinaux à recourir aux services d’un psychanalyste de renom. Interprété par le cinéaste lui-même, le médecin est un fort en gueule sentencieux, dont la science paraît bien légère et approximative pour pouvoir résoudre quoi que ce soit, tout au plus excelle t-il à titiller et réveiller l’esprit – et même le corps – de ces grands enfants taquins et espiègles que sont les cardinaux. L’organisation de matchs de volley entre les différents continents représentés par les éminences constitue le paroxysme du burlesque. Tandis qu’à l’intérieur de l’enceinte du Vatican, on temporise au mieux, Melville, échappé et solitaire, déambule dans les rues romaines où il rencontre une troupe théâtrale jouant Tchekhov. Un curieux raccourci pour celui qui confessait avoir voulu être comédien de théâtre dans son enfance. Ces instants de liberté totale – puisque personne encore ne connait les traits du nouveau pontife – d’errance et d’observation sont de véritables moments de grâce. Une douce mélancolie les envahit, portée par la puissance d’évocation du jeu de Michel Piccoli, promenant un regard étonné et presque enfantin sur le monde qui l’entoure, qu’il semble redécouvrir, sinon voir pour la première fois. Outre que le réalisateur de La Chambre du fils en profite pour remettre le pape à la place légitime qu’il se devrait d’occuper, c’est-à-dire au milieu et au plus près des fidèles modestes et anonymes, il réfléchit par la même occasion à l’exercice du pouvoir suprême, synonyme de solitude, de distance et d’éloignement. La fin à la fois inattendue et logique dépasse d’évidence les frontières du Vatican et du rôle du pape. En déclarant publiquement son incapacité à être un guide pour les millions de personnes qui l’envisagent ainsi, Melville devient soudain l’étendard ou le révélateur d’une impossibilité bien plus universelle. Comme si, à lui seul, il concentrait et mettait à jour l’incompétence des dirigeants du monde, déboussolés et perdus, préférant la démission. Ce qui s’avère un geste héroïque et politique, que l’on aimerait voir s’accomplir plus souvent. Apparemment léger et badin, Habemus Papam abandonne peu à peu les cardinaux à leurs facéties et leurs chamailleries pour suivre les pas mesurés et déterminés d’un vieil homme fatigué, mais terriblement lucide sur ses limites. Un homme à la fragilité touchante, à la vulnérabilité désarmante, qui sait bien que sa liberté demeure à présent sa richesse la plus précieuse. Et, mine de rien, sans effets appuyés, renvoyant dos à dos la religion et la psychanalyse, comme deux remèdes inopérants à la détresse humaine, Nanni Moretti livre un de ses films les plus importants.
Alors, sa sainteté va se présenter à vous incessamment sous peu, chers fidèles. Et ... A on m'informe que sa sainteté s'est retiré dans ses appartements pour se recueillir avec le seigneur. Souhaitons-lui la bienvenue parmi nous. Bon, alors qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ne veut-il pas saluer les fidèles ? Une thérapie ? Lui ? Mais pourquoi ?
Ce film permet aux néophytes comme moi d'apprendre certaines choses sur le fonctionnement du Vatican (le conclave, la fumée noire, la fumée blanche). Et l'intervention d'un psychanalyste au Saint-Siège est source de situations comiques. Hélas, le ton pince-sans-rire et le regard ironique du début du film laissent place à l'ennui avec la fugue du Pape, son errance et ses motivations assez obscures. A la fin, on se dit "tout ça pour ça !".
Habemus papam m'a laissé une impression mitigée et, même s'il s'agit d'un film très représentatif de l'oeuvre de Nanni Moretti, en est plus un brouillon imparfait qu'une oeuvre phare. Mais c'est un film agréable cependant, parfois drôle (voir le garde suisse prenant la place du nouveau pape), parfois émouvant (la meilleure partie : la longue balade initiatique du pape à travers Rome, où il est perdu et reçoit de belles aides de jeunes femmes comme si il irradiait.) L'idée de l'intégrer un théâtre est très subtile, "All the world is a stage" selon William Shakespeare. Et puis Michel Piccoli est très bien, un beau vieillard, quelque chose est visible dans ses yeux. Mais le film est bancal. Le personnage du psychanalyste est poussif, mal joué par Moretti qui, en tant qu'acteur moyen, a besoin que son rôle soit très bien écrit, ce qui n'est pas le cas ici. Les jeux de volley, de cartes et les discussions dans le Vatican sont ennuyeuses et répétitives. Le personnage de la femme du psy n'est pas assez developpé. Le caïman, qui partagageait les fans, était selon moi un grand film alors que celui-ci n'est qu'assez intéressant, sans plus en tout cas, surestimé par la critique. Moretti questionne l'engagament personnel, le courage individuel mais échoue dans le rapport mystique à la religion, la donnée clef d'une telle situation et d'un tel choix d'un tel personnage.L'épilogue reste aussi émouvant.
Moretti nous propose une gentille farce pour se moquer de l'église catholique. Le sujet était prometteur. Ca aurait pu être plus dérangeant... ou plus drôle... Dommage.
L'idée aurait pu être bonne mais bon l'histoire de la compétition de volley organisée pour les cardinaux...bof, bof surtout quand on sait que les cardinaux ont tous d'un certain âge... Et puis surtout on sait que quand il y a une fumée blanche, il faut que le cardinal qui à obtenu le plus de voix répondu favorablement à la question du cardinal doyen « Acceptez-vous votre élection canonique comme souverain pontife ? » (en latin Acceptasne electionem de te canonice factam in Summum Pontificem ?) . Il peut refuser et ceci le plus légalement du monde donc la scène de fin ne peut pas se produire.
En fait j’en attendais vraiment autre chose car on m’avait présenté cela comme une comédie et il faut reconnaitre qu’on ne rit pas franchement. On essaye de s’amuser de cette fable sur la lourde charge d’un pontificat, fable qui selon moi pourrait s’étendre à d’autres domaines de responsabilités. Bref on trouve le temps aussi long que les cardinaux du film, on ne comprend pas toute les situations, et au final il en résulte un film très moyen à la limite de l’ennui. Encore un film très exagérement côté tant par les pros que par les spectateurs, car oser coller 4 voire 5 étoiles à un film comme celui-là me sidère totalement.