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Un visiteur
1,5
Publiée le 14 septembre 2011
La conviction en la volonté de Dieu, en Dieu lui-même, n'est-ce pas d'abord de croire en soi et de faire ce qui nous semble juste ? En quoi la foi est-elle une perte de soi dans une entité supposée existante, c'est-à-dire une projection de soi dans un inconnu, dans une possible mort ? .. 'Habemus Papam' vendu par la presse comme un chef-d’œuvre de 'construction', 'mélancolique' 'abouti' satirique' 'inventif' et j'en passe n'est rien de tout ça sauf pour quelques journalistes avide de se démarquer en décelant l’indécelable ( et qui n'est pas à déceler ) . Pour être concis, 'Habemus Papam' après un début intéressant et original assomme et ennuie tout du long, quelques scènes humoristiques et décalées viennent relever le tout, mais en gros, le sujet c'est rien, les réflexions sont vides et vouloir les transposer profonde, c'est offrir au film plus de sens qu'il n'en a. Le cardinal, pas content d'être élu pape évidemment, en vient à douter de sa foi ( comme ça oui, sans explication ) et donc il refuse de se montrer au fidèle parce que, parce qu'il a des remords ohhh des remords, comme c'est triste ; alors du coup le pape, que tout le monde ignore qu'il est pape, il va voir un psy puis il s'échappe ( oui comme ça en trois secondes parce qu'il est champion du cent mètres le pape ) et pendant ce temps les autres papes, ils font du volleyball dans le Vatican ( si, si, c'est vrai ) .. Bref je m'arrête là, ne voulant pas plomber le film qui a des qualités malgré tout et notamment une scène de fin majestueuse et dérangeante ( enfin dirait-on ) .. De là a parler de réflexion mordante et d'ode à la liberté individuelle..
Habemus Papam réussit le tour de force d'être à la fois une comédie, un thriller, un drame psychologique et un film en costume. C'est en soi un exploit et une raison d'y foncer.
C’est un film assez correct, mais sans plus, malheureusement. Le « casting » général est remarquable, jusque dans le choix des moindres figurants. Les images sont très belles, les habits des cardinaux, superbes. L’idée de départ est très intéressante. Il y avait de quoi aller très loin. Malheureusement, on reste sur sa faim. Les longueurs, hélas, sont trop importantes : d’une part, le long passage ridicule qui nous montre les cardinaux en train de se dandiner sur une musique ridicule et vulgaire ; d’autre part, l’épisode inutile et démesuré qui est consacré au match de volley… On aurait pu imaginer que le temps regagné sur ces deux passages complètement idiots fût consacré à un approfondissement des interrogations du pape lors des séances chez la psychanalyste. Car il y avait de quoi tirer parti, par exemple, de l’idée d’un pape-acteur,. On sort du cinéma un peu déçu. Aucun élément n’est donné au spectateur pour tenter de comprendre pourquoi un personnage aussi falot a pu être élu pape… Il reste le souvenir d’un rôle difficile et très bien joué, celui du secrétaire général du Vatican. Trois étoiles pour ce film.
Avec cette belle leçon d'humilité sénile, Nanni Moretti illustre à merveille le grand précepte : Et virtute magna, magnum officium est. Qui, pour ceux qui ne parlent pas la langue des dieux signifie, comme Oncle Parker l'a si bien dit, A grand pouvoir, grande responsabilité.
Alors, sa sainteté va se présenter à vous incessamment sous peu, chers fidèles. Et ... A on m'informe que sa sainteté s'est retiré dans ses appartements pour se recueillir avec le seigneur. Souhaitons-lui la bienvenue parmi nous. Bon, alors qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ne veut-il pas saluer les fidèles ? Une thérapie ? Lui ? Mais pourquoi ?
Ce film est à voir! Michel Piccoli et Nanni Moretti sont parfaits ! Le réalisateur/acteur nous livre une comédie touchante sur les états d'ames du Pape nouvellement élu et écrasé par la pression que représente sa nouvelle charge.
"Je préfère ne pas". Michel PICCOLI, le pape, estime la charge trop lourde et ne préfère pas être le guide de tant d'attentes. Quant à Nanni MORETTI, il organise des tournois de volley ball, est enfermé au Vatican, observe les cardinaux bourrés d'antidépresseurs. Où va l'église? Mais surtout quelle réponse la culture peut elle apporter à ce monde en plein désarroi. Triste, Nanni, m'a fait beaucoup de peine.
Scénario original, thème sur le pouvoir, la responsabilité, la liberté. un zeste de frivolité avec des portraits excellents de cardinaux, des égratignures sur la presse, les talk-schows, les psy... tout cela est ien mené et bien joué..mais badaboum il y a ce tournoi international de volley ball par les cardinaux dans les couloirs du vatica, qui tourne tout ça en dérision....dommage !
A partir d’un sujet à la base difficile et subtil, Nanni Moretti joue sur des situations censées être sérieuses et les tourne en dérision. Il donne ainsi une dimension comique à Habemus Papam, qui aurait facilement pu être un récit dramatique. Cela aboutit à des situations burlesques qu cassent l’image que l’on pouvait avoir des institutions religieuses de cette ampleur.
Michel Piccoli est parfait dans ce film qui nous narre un épisode bien improbable (mais qui sait ?) de l'élection d'un pape. Pris d'un terrible doute au moment de se montrer au balcon à la foule massée sur la place Saint-Pierre, le Cardinal Melville (peut-être dépressif ?) parvient à "s'évader" du Vatican et erre quelques jours incognito dans les rues de Rome où il découvre un "vrai" monde qu'il ne connaît sans doute pas très bien. Beaucoup de touches d'humour dans ce qui aurait pu être une simple farce, mais qui s'avère une belle réflexion sur la taille de l'homme quand il se trouve au pied du mur de la prise de responsabilité. Dommage que la fin du film un peu bâclée ne soit pas à la hauteur du reste.
Malgré quelques longueurs pesantes dans la mise en scène et des rapports entre les personnages parfois mal exploités, "habemus papam" se rattrape par un comique burlesque omniprésent si caractéristique de Nanni moretti. Ce dernier parvient à tourner en ridicule la fontion papale et les rites qui l'entourent dans une irrévérence qui croustille sous la dent. Imaginez vous, entre autre, des cardinaux mauvais perdants, fumeurs, shootés aux somnifères pour dormir, amateur de bonne chère ou joueur de beach volley (et ce à l'intérieur même de la cours du vatican, s'il vous plait). Et ce ne serait qu'une ébauche de 2h de folie dans laquelle on se laisse volontiers emporter. Mais le plus succulent de tout n'est pas tant la forme que le fond. La critique des archaïsmes du catholisisme romain est à peine cachée (juste un soupçon, pour qu'on prenne plaisir à la "débusquer"). Car c'est véritablement des problèmes philosophique et de société qui sont soulevés tel que l'incompatibilité entre les concepts d'âme et d'inconscient ou encore celle de la théorie de la création "religieuse" et du darwinisme. Malgré tout, la personnalité du pape en elle même n'est pas très attachante, contrairement à celle des cardinaux, reflets des vices humains dans leur quasi totalité. Là où certains voient une émotion débordante, j'ai du mal à ne voir qu'un regard vide de sens... Embêtant, mais pas du tout disqualifiant!
Je n’ai vraiment pas aimé du tout et je me suis ennuyée tout le long du film qu’on m'avait dit être drôle ! Ah bon ? Où ça drôle ? Je l'ai trouvé de bout en bout réducteur. Ce film a raté sa cible par manque de souffle. Que veut-il signifier ? La prestation des cardinaux, donc des vieillards, parfois attendrissants mais présentés surtout comme débiles. La vieillesse ce naufrage, disait le Général de Gaulle ! Mais que font-ils là ? Le psy est quasiment navrant., tout ce qu’il a à proposer, histoire de passer le temps, est un match… et à ça dure, ça dure .... ! là, j'ai failli partir quitter la salle, tant ça ne menait nulle part , avec le garde qui s'empiffrait dans les appartements du pape ! … quant à la dépression du pape , elle aurait eu un sens, si ça n'avait pas été une sorte de 11 septembre : l'écoulement de la papauté, de la chrétienté ... en quelque sorte , une apothéose d’une sorte de suicide, de quelqu'un qui démissionne, ah la dépression ! quel vertige tu nous donnes ! belle façon de tirer sa révérence - je vous demande pardon mais je vous laisse dans la m…. m'en sens pas capable, et débrouillez-vous ! certes, nous en trouvons maintes illustrations dans notre société, des hommes devenant papas et qui refusent le poids de la paternité réalisant que celle-ci est trop lourde et qu'ils ont eu vraisemblablement des carences de soins .... et tire leur éponge du jeu et vont ailleurs … Dans le discours d’un roi, le roi qui ne voulait pas être roi, est un film lumineux, parce qu’il y a une traversée de la nuit, de l'angoisse, de la peur pour aboutir grâce à la volonté personnelle du roi et l'amitié d'un homme , d’un psy à sa façon, à la lumière ; mais là ? dans habemus… les deux psys : mari et femme ne sont pas crédibles avec leur crédo de la carence de soins …. Franchement j’ai quitté la salle en regrettant mon argent, et ma conclusion c’est une daube et si j’avais une note à lui mettre ce serait 3 / 20
En regardant ce très bon film, on se demande quel autre acteur que Michel Piccoli aurait pu tenir ce rôle ? Tout est dans le regard de Michel Piccoli, qui, au moment où il est élu pape par le conclave du Vatican, se rend compte que le ciel vient de lui tomber sur la tête. Un regard paniqué, perdu qui nous fait ressentir l’ampleur de la catastrophe, mais au moment de venir se présenter aux fidèles qui attendent avec ferveur, la panique le saisi et un cri redoutable retentit. Il n’ira pas ! Pendant que les éminences se demandent comment gérer cette crise, lui il fait quoi ? il se tire et va errer dans Rome quelques temps, histoire de réfléchir à tout cela. Très drôle de voir le (nouveau) pape, que personne ne connaît encore, se promener dans Rome pendant que le monde entier a les yeux rivés sur le Vatican, qui lui n’a toujours pas donné l’arrivée. La chute est terrible et magnifique !
Film très décevant ! L'idée est intéressante au départ mais elle mélange un personnage dramatique, très bien joué par Michel Piccoli, et un contexte grotesque. Aucune réflexion psychologique ou théologique sur les doutes d'un homme de foi. Dommage...