Habemus Papam
Note moyenne
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466 critiques spectateurs

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46 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 février 2014
Un film intimiste qui s'intéresse au poids de la charge du "Saint Père" et à la vie au Vatican avec des Cardinaux plus humains qu'ils ne paraissent d'ordinaire.

Michel Piccoli est étonnant dans ce film.
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2014
Un film qui prend de délicieux sentiers de traverse, à l’image de son pape erratique. On commence par une satire en demi-teinte du Vatican pour finir par une interrogation abyssale sur la responsabilité et l’identité. Entre temps, Nanni Morreti nous aura séduit par ces digressions poétiques et Michel Piccoli nous aura sidéré par la puissance de son interprétation. Après le lourdingue « la chambre du fils» et le trop théorique « Caïman », le grand retour du cinéaste italien !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 janvier 2014
Heureusement que je suis clouée au lit et qu'on m'a pretté quelques dvd. J'ai hésité à changer de film au moins 10 fois mais je suis allé au bout. Je me suis franchement ennuyée. Le film est vraiment long, les personnages peu attachants et le scénario est creux. Le film peut se résumer à une phrase : c'est l'histoire d'un pape qui doute.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 novembre 2013
105 minutes de perte de temps, j'ai, de loin, préféré "la chambre du fils"
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2013
De la part de Nanni Moretti, sur un tel sujet, on pouvait s'attendre à une satire très critique, à la manière de ce qu'il avait fait (ou voulu faire...) dans Le Caïman, tableau de la société italienne sous Berlusconi. Mais cet Habemus papam n'a rien d'un pamphlet anticlérical. Le réalisateur revient au thème de la religion, vingt-six ans après La Messe est finie, et choisit un ton assez proche, cocasse et doux-amer, l'aspect comique étant ici plus développé. La Messe est finie présentait la désillusion d'un curé ayant perdu tous ses repères dans le monde contemporain et perdant peu à peu sa foi en l'homme. Dans un autre cadre, celui du Vatican, Habemus papam présente aussi un homme perdu, dont les repères quotidiens disparaissent alors qu'il est appelé aux plus hautes fonctions pontificales. Il ne perd pas sa foi en l'homme, ni sa foi tout court, mais sa foi en lui, soudain incapable d'agir, écrasé par le poids de sa mission et de ses responsabilités. Crise personnelle et crise du pouvoir : comment assumer tout un passé et ouvrir la voie de l'avenir ? Comment être guide après avoir été toujours guidé ? Quelle est la part de liberté individuelle dans un mouvement collectif ?
Nanni Moretti croque le portrait d'un homme commun et tourmenté, avec tendresse et sensibilité. Jamais il ne se moque de lui. Son regard amusé se porte davantage sur les conséquences de ses tergiversations : désordre au Vatican, jeux de communication tout empreints de mensonges... De la séquence inaugurale du vote, mise en scène comme une séquence de classe d'école, au tournoi de volley organisé dans la cour (de récréation), en passant par la fugue (du premier de la classe), le réalisateur s'amuse à dépeindre ce petit monde comme un monde de grands enfants. Il se fait plus ironique lorsqu'il évoque les journalistes et leur traitement creux d'informations creuses, ou encore les psychanalystes (thème fétiche depuis longtemps), prétentieux, prompts à appliquer des grilles d'analyse toutes faites... L'immersion forcée de l'un d'entre eux, interprété par Moretti lui-même, en terres religieuses est assez jubilatoire.
Au final, Habemus papam n'est certes pas parfait (il y a quelques longueurs, notamment lors de la fameuse partie de volley), mais s'impose par son originalité. Le film permet aussi à Michel Piccoli de montrer, une nouvelle fois, l'immensité de son talent. Son jeu est d'une subtilité impressionnante. Ce qu'il parvient à exprimer en un gros plan de quelques secondes, au moment où son personnage apprend qu'il est élu (mélange d'incrédulité, d'émotion, de joie et d'angoisse), est fabuleux.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 octobre 2013
Habemus Papam suit le chemin intérieur et extérieur d’un pape tout nouvellement élu reculant
face à l’immensité de sa tache. Face à l’urgence, les cardinaux électeurs décident alors de faire appel
à une forme de médecine en laquelle ils n’ont pas une entière confiance : la psychanalyse. spoiler: S’ensuivent d’extravagantes péripéties : le souverain pontife s’enfuit du palais, se retrouve intégré dans une troupe de théâtre, pour finalement revenir au Vatican et clarifier sa désertion.


Habemus Papam s’ouvre sur la messe d’enterrement d’un pape dont on ne cite pas le nom, afin de ne pas se confondre sur la vraie nature de ce film, qui est purement et simplement une fiction. Le film se déroule pourtant dans un espace temps et dans des lieux bien réels, ce qui peut dérouter parfois : ainsi le nom de Sarkozy est cité, des images d’archives (et souvent les mêmes séquences, ce qui nous donne l’impression de revoir à chaque fois les mêmes scènes) sont utilisées… Puis le défilé des cardinaux vers la chapelle Sixtine pour le conclave, la musique étourdissante, les costumes sublimes donnent à la scène toute la puissance tranquille que ces cardinaux ont, eux qui sont sur le point de désigner un homme à même d’inspirer et de diriger plus d’un milliard de personnes dans le monde. Cette atmosphère recueillie est pourtant vite troublée par les vociférations d’un journaliste, qui en plus de déranger les cardinaux, nous dérange nous, spectateurs dans la contemplation de cette lente et majestueuse procession. Suite ridicule et stéréotypée : des plans rapprochés des « favoris » du conclave, chacun la même expression sur le visage et les mêmes mots à la bouche. Le décor est cependant magnifique, ce qui rattrape un peu la niaiserie de la scène. Le pape est enfin élu, il accepte sa charge pontificale… Mais ne se présente pas au balcon, pris de peur. Et c’est là, véritablement, qu’on atteint le point culminant du film ; on ressent en même temps que Melville (le nouveau chef de l’Église catholique) la charge infiniment lourde qui lui est attribuée, on essaie, naïvement, de lui insuffler tout le courage qu’on lui souhaite à ce pape franchouillard.

Une intrigue sans intérêt mais qui laisse l'espoir d'une bonne fin...

Les pérégrinations du pape dans la ville de Rome, les rendez-vous avec les psychanalystes ne paraissent pas franchement utiles : ces petits moments sans envergure ne servent visiblement qu’à pouvoir écrire « comédie » dans la fiche technique du film. Ces séances de questions ne nous apprennent en effet rien sur la psychologie du pape; on n'y discerne aucune grandeur. On ne trouve d'ailleurs cette grandeur nulle part dans le film, sauf peut-être durant la scène du tournoi de volley, formidable de joie de vivre et de gaieté spoiler: tandis que, à côté, là où - pensent les cardinaux – le souverain pontife fait une retraite de prière, c'est en fait un garde suisse qui fait le pape.


spoiler: Un espoir anéanti. La fin nous déçoit au plus haut point. Après avoir visionné une heure d’ennuyantes déambulations, dans l’attente d’une annonce victorieuse d’un pape ragaillardi, c’est finalement la défaite qui remporte la partie. Un si lâche abandon face à une si noble tache… Le spectateur croyant se dit alors en son for intérieur : « Ah, s’il avait prié… »
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 septembre 2013
Précédé d’un critique flatteuse et d’un pitch intriguant « Habemus papam » et son Pape qui refuse sa charge et fait une dépression paraissait être un film prometteur. De fait le début du film est assez drôle entre un Pape dépressif, une curie dépassée et un psychologue pas dans les meilleures conditions pour faire son travail. Mais rapidement j’ai trouvé le film vraiment creux et les errances incognito de ce Pape dans Rome ainsi que les chroniques d’un conclave sans fin où les cardinaux jouent aux cartes et au volley-ball si elles font sourire ne semblent pas vouloir faire autre chose que meubler le temps avec une critique douce-amère et vraiment superficielle de la psychologie et de la religion comme de peu de secours dans les moments de crise. Sinon hors de la prestation tout en nuance de Michel Piccoli, le film n’a pas trouvé plus de grâce à mes yeux que celle d’un film distrayant et parfois amusant, mais vraiment très (trop ?) léger. Je suis donc pour le coup un peu dubitatif devant l’élogieuse réputation qui précédait cette œuvre et qui semble plus tenir à la réputation de Nanni Moretti et au sujet assez iconoclaste qu’au film en lui-même. À voir, mais sans réelle précipitation.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 22 septembre 2013
C'est l'histoire d'un cardinal qui a été élu Pape et qui éprouve des doutes afin d'occuper cette fonction. Voilà j'ai tout dit du film, tout le reste c'est de l'ennuie. Dommage car les acteurs mettent du sien.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 septembre 2013
Appréciant beaucoup Moretti, je suis sorti déçu de ce film car j'en attendais beaucoup. Un bon réalisateur, un acteur superbe et un sujet prometteur. Hélas, la sauce ne prend pas et c'est vraiment dommage. Un peu comme si on avait fait un sandwich basique avec du caviar et de de la truffe.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 septembre 2013
"HABEMUS PAPAM"!
Eh oui vous l'avez entendu dans tous les sens ces jours-ci cette phrase que la plupart de vos amis Facebook bien content de savoir dire au moins un autre mot que "libido" en latin se sont empressés de mettre en statut!
Ô grand Dieu que vivement toute cette histoire de nouveau pape se termine pour qu'on puisse reparler enfin de ce qui est VRAIMENT important dans la vie: la faim dans le monde, la pauvreté, la retraite...
NAAAAN, je plaisante bien sur, nous ce qu'on veut c'est juste savoir si La Fouine à enfin réussi à tuer Booba, si Nabilla à montré ses seins en plastique ou si demain on va pouvoir aller travailler à cause de toute cette saloperie de neige qui tombe...
Mais avant de clore le sujet, laissez moi vous parler d'un film de circonstance.
Un film qui parle de prêtres, de Papes, d'églises et de religion catholique.
Car, oui, j'ai voulu coller à l'actualité comme un timbre sur une enveloppe [ou comme un puceaux sur Youporn], moi j'suis comme ça, un mec qui colle...
ET je promet, de ne faire aucunes blagues sur la pédophilie, JE LE JURE!

Aujourd'hui, dans la rubrique "j'ai testé pour vous", j'ai testé pour vous: Habemus papam!

Bonjour les ENFAAAAAAANTS! [ET MEEERDE! J'ai pas pu me retenir!]
Alors les enfants, aujourd'hui on va parler d'un film qui vous ai destiné, à VOUS!
Vous allez voir mes petits, un film qui va vous rappeler de bons souvenirs de catéchisme avec Père Martin dit "Martin la main" et Père Marcus dit "Marcus l'anu..." OUI ENFIN les enfants ne soyez pas vulgaires hein!
Bah oui c'était quand même de belles années hein, tout ces gros messieurs en robes avec des chapeaux-pancakes et des colliers bling-blings qui chantaient en cœur des chansons d'Andréa Bocelli en latin au coin du feu...
Et puis rappelez-vous comme on s'amusait au colamaya, au ballon-prisonnier ou au 1,2,3 soleil!
Et attention, je parle bien du vrai 1,2,3 soleil, pas celui avec Faudel, Rachid Taha et Khaled! Mais celui ou on tape sur un mur en comptant jusqu’à trois et en se retournant et si quelqu'un à bougé ou dit quelque chose on lui défonce la gueule... bon en fait c'est les mêmes 1,2,3 soleil...

Mais savez-vous les enfants, que tous ces gentils messieurs d’Église ont eux aussi un chef?
Non pas Dieu voyons ne soyez pas stupides, je veux parler de son bras droit, celui qu'on appelle "Pape"!
Et pas Pape Diouf le président de l'Olympique de Marseille (une autre institution de croyants)
Alors le Pape comme je vous disais, c'est une sorte de guide suprême pour tout les catholiques du monde, un peu comme l'était Zidane pour tous les footeux ou Cyndy Sanders pour tous les recalés des télé-crochets...
Mais, mes chers petits, la Pape n'est pas désigné Pape par un claquement de doigt, mais par une érection [ÉLECTION PARDON!]

Voyons un peu comment ça se passe.
Un nouveau pape est élu chaque fois que le précédant "détenteur du titre" meurt ou abandonne (avant de mourir en général).
L'abandon ne peut être déclaré que si le Pape lui même ne se sent plus capable de tenir les reines de l’Église, ou si il est déclaré mentalement ou physiquement incapable de poursuivre son règne. Mais aussi (c'est écrit en petit astérisque dans son CDE, Contrat à Durée Éternelle), si le Pape commet une erreur allant à l'encontre des lois de l’Église comme divulguer les secrets du Vatican ou bien tripoter un enfant [enfin se faire prendre quoi!]

Donc, au moment où j'écris ces lignes, nous nous trouvons dans le cas de figure numéro 2, le Pape Benoit XVI à dit un truc du genre: "J'en ai plein le cul de vos conneries, j'me casse et retourne vivre chez ma mère!" et comme un môme capricieux à quitté la table.
Après que le vieux est fait son pti baluchon et ai quitté la chambre avant midi, l’Église décrète 9 jours de tampon avant une élection durant laquelle, c'est le stagiaire appelé aussi le Camerlingue qui assurera l’intérim.
Après ces 9 jours, le collège des 120 cardinaux venues du monde entier (sorte de sous-pape, et à 120 sous-pape, l’Église est très puissante) vont s'enfermer dans la chapelle Sixtine pendant plusieurs jours, sans aucunes caméras, micros, téléphones, bref, ce qui se passe à Sixtine, reste à Sixtine...

"De toutes les matières, c'est la ouate qu'ils préfèrent, passifs ils sont pensifs, en négligé de soie"! Habillés de leurs plus belles robes, chacun va voter sur un bout de papier pour celui d'entre eux que tous pensent être assez fort (et honnête) pour prendre le pouvoir. A raison de 4 votes au maximum par jours, chacun des décomptes fera ressortir un ou plusieurs noms.
Si personne n'est élu au bout du 5ème jours, alors les cardinaux seront mis au régime pain sec+eau pour les crever et les forcer à accélérer leur choix.
Chacun des bulletins une fois comptés est brulé ainsi que toutes les notes personnelles des prêtres pour ne laisser aucunes traces. Une poudre est aussi ajoutée au combustible pour donner un fumée noire en cas de non-résultat ou blanche en cas de nouveau Pape élu.
Une fois le vote terminé, un protocole très précis se met en marche, le doyen des cardinaux demande au gagnant si il accepte d'être Pape, et de choisir son nom. Bon en général le pseudo choisi est rarement "Bogossdu77" ou "Mimid93sisigroslafamille" mais plutôt un nom de saint comme Jean, Pierre, François (Bonus: "je te survivrai, comme un océan..")
Ensuite, le nouveau souverain pontife est emmené dans la Chambre des larmes (Camera Lacrimatoria) pour se remettre de ses émotions et réciter ses dernières prières devant l'ampleur de la tache qui les attendent tous...
Enfin quand le nouvel élu à fini de chialer, il s'en va au balcon [certainement pour tenter de se suicider] et à la vue de la foule finit par lever les bras en l'air et danser le "Gagnam style" (nan je rigole mais quand même ça rendrait l’Église un peu plus fun).

Maintenant que vous avez vue comment ça marche, revenons-en à notre film "Habemus papam".
Imaginez les enfants qu'après l’élection du Pape comme expliqué plus haut, ce dernier finalement change d'avis juste avant de se présenter au public?
Sortie en 2011, le film de Nanni Morietti raconte de façon très ouverte comment le cardinal Melville, nouvellement élu, refuse d'être Pape et réussit d'ailleurs à s'enfuir du Vatican pour aller voir finalement comment se passe la vraie vie des vrais gens...

Si le film se veut un mélange entre comédie et drame, ce qui à mon goût est plutôt réussi, le mélange selon moi est un peut trop "distinct".
Je veux dire, on sait un peu trop en avance à quels moments du film on doit rire ou non.
Le film est construit de deux façons, la partie "enfermée" dans le Vatican où un psy venu aider le Pape finit par occuper tout les cardinaux s'ennuyant d'attendre, partie fun du film. Et puis la partie en extérieur où Melville apprend finalement la vraie vie qui est bien moins marrante.

Bref, film de circonstance que je vous conseil chaudement et puis entre Saint-Père (François 1er) et Paire de Seins (Nabilla), en ce moment à la TV, ça vous aidera peut-être à rééquilibré votre bonne conscience...ou pape
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2013
Ok l'idée de départ est formidable (ce pape dépassé par le poids de la fonction qu'on lui impose), notre ami Piccoli est excellent, mais bon voilà, c'est sympa mais ça reste assez mineur, on sent un Nanni Moretti paresseux derrière ce point de départ qui aurait probablement mérité un développement beaucoup plus ambitieux.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 août 2013
Je suis parti sur ce film au début avec beaucoup d'aprioris, puis fis agréablement surpris sur la moitié pour en sortir légèrement déçu à la fin. En effet, "Habemus Papam" nous parle d'un sujet peu abordé au cinéma, la religion catholique, et plus spécifiquement, la vie pontificale au Vatican.
Le scénario manque de consistance et l'intrigue se dérobe par quelques scènes proches de l'absurde...
Là où la réalisation reste douteuse et inachevée, je salue cependant l'idée du socle narratif qui partait d'une bonne intrigue. Dommage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 juillet 2013
Il faut bien l’avouer, en rentrant dans la salle j’étais partagée entre curiosité et réticences.

Au final, le scénario est original et traité avec brio. En effet, le film est un mélange constant de différents registres. Il mêle ainsi le réalisme, le grotesque, la comédie et le drame avec une dose d’humour qui marque un véritable rythme. Le film est drôle, léger, les bouffonneries quelques fois présentes sont subtilement dosées et ne contredisent pas la trame.
Les décors du Vatican recrées pour le long métrage sont réussis et très réalistes.

Le jeu des acteurs est subtil et efficace. Michel Piccoli tient son rôle à merveille et permet une bonne compréhension des doutes du Pape. L’importance, accordée aux silences et aux regards, est soulignée par de nombreux gros plans qui montrent son inquiétude et ses appréhensions.

Une autre originalité du film vient des nombreuses ruptures et paradoxes.
spoiler: D’une part, le film jongle entre des séquences de libertés et d’autres d’enfermements. La liberté est marquée par Melville (Miche Piccoli) qui retrouve une liberté perdue en s’enfuyant du Vatican. En se promenant dans Rome, il retrouve ainsi une sensation d’errance qu’il avait perdu depuis longtemps. L’enfermement est représenté par le psychanalyste (Nanni Moretti lui même) qui se retrouve prisonnier dans le Vatican. D’autre part, le paradoxe évident dans le comportement du Pape pose quelques ambigüités. Le Pape refuse de jouer le rôle qu’on lui impose, d’assumer « son rôle » ; pourtant celui-ci rêve de devenir acteur : quitte à jouer plusieurs rôles dans le texte de Tchekhov.


L’absence des scandales dont font l’objet le Vatican et la religion catholique permet de mettre nos préjugés à bas. Seuls l’humour et l’ironie montrent l’absurdité de certaines coutumes.

Habemus Papam demeure un très bon film mêlant humour, ironie, réalisme et drame.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 12 août 2013
Le premier quart d'heure est savoureux, mais une fois que le Pape fuit, la tension retombe complètement
Deye Deye
Deye Deye

2 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2013
Bon film avec un thème de départ très intéressant. Michel Piccoli est très bon dans le rôle de ce pape qui ne veut pas l'être. Nanni Moretti réalise quelques scènes très cocasse et plaisante à voir. Habemus papam me fait penser au style d'un certain Woody Allen. On ne pouffe pas de rire mais on sourit aisément. Le seul regret, c'est d'arriver là où on est parti.
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