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Un visiteur
5,0
Publiée le 28 avril 2012
Quel chef d œuvre! Quelle humanité! Quel style! Mélange de Dreyer et de Chaplin! Je suis si profondément ému - sans qu il n y ait dans le film aucune sensiblerie - que tous les personnages sont devenus mes amis auxquels je veux me souvenir pour m aider a vivre.
Malgré la très grande ressemblance de l'histoire, le film est différent de Welcome. Le style visuel (voitures, décoration, vêtements créent un environnement des années 1960, succession de tableaux), le rythme ( lent), la theâtralité volontairement exacerbée des dialogues et leur relative absurdité font de ce film un objet cinématographique peu commun et troublant. Certains y verront de la poésie mais d'autres ne pourront pas entrer dedans. Faites vous votre propre avis!
peut-être pas le meilleur d'aki mais on reconnaît bien là sa signature toujours entre poésie et burlesque avec ses personnages aux gueules atypiques.beau conte intemporel de par son décor ,sa photographie,ses couleurs qui détrône largement "intouchables"!il est ici question de solidarité et de beaux sentiments dans le milieu popu d'un quartier havre qui hélas sera bientôt rasé,s'il ne l'est pas déjà...mélo à souhait et avec des acteurs que j'aime.belle idée que d'avoir choisi pierre etaix et jean-pierre léaud en personnages secondaires!la bande-son est toujours géniale et en fait ne fois de plus un film rock n'roll.little bob y fait une prestation pas dégueu qui appuie ce côté-là.
Une fable bien fadasse aux allures faussement "sociales" (vous remarquerez que c'est un mot à la mode), qui donne l'illusion d'un conte burlesque en nous proposant des dialogues soporifiques et mal interprétés qu'on tente de faire passer pour une mise en scène décalée. C'est finlandais, c'était à Cannes, c'est forcément génial et si vous dites le contraire vous n'êtes qu'un rustre, intellectuellement limité et peu ouvert d'esprit !
On reconnaîtra toutefois un bel effort sur la photographie, d'où l'étoile.
un conte lunaire et décalé pour une réalité cruelle, avec des personnages pittoresques.certes les dialogues sont minimalistes et absurdes, le jeu des acteurs a l'air volontairement faux mais la magie opère et on sort de la salle le sourire aux lèvres . courez voir cette bulle d'enchantement qui contre la sinistrose ambiante!
Un film dont l'avant-dernière phrase est : "On peut rentrer, Marcel", ne peut pas être mauvais. Dans cette concision qui laisse entendre mille et une pensées sous-jacentes (bon, il faut voir les 90 minutes qui précèdent pour saisir la tendre pudeur de cette réplique), le cinéma de Kaurismäki s'épanouit comme une fleur sous serre, d'une beauté fanée et désuète qui attendrit. Le Havre (cela marche aussi avec un h minuscule) est un film qui ne surprendra pas les kaurismäkiens convaincus et patentés. Dans ce conte de Noël, hymne à la solidarité et à la générosité, le cinéaste finlandais ne se renouvelle pas. Une variation minime dans la forme et le fond qui peut même décevoir, qui sait, tant on pouvait espérer que dans ce film français, Kaurismäki saurait s'affranchir de ses fondamentaux. Mais ne chipotons pas, Le Havre est mis en scène avec sa limpidité habituelle, une qualité de lumière confondante et un humour toujours discret et irrésistible. Joli aussi, le décalage temporel avec ses éléments des années 50/60 (voitures, téléphones, commerces) confrontés à un ancrage dans le monde contemporain (mondialisation, expulsion des clandestins). C'est vrai qu'il y a un côté Amélie Poulain rencontre Welcome, sauf que les rares dialogues semblent avoir été écrits par Jacques Prévert, période Quai des brumes. Et puis les clins d'oeil abondent : aux côtés de Wilms, Outinen (prénommée Arletty, ici), Léaud et Darroussin, on aperçoit Etaix et la gloire locale, Little Bob, rocker à la banane blanche, qui assure toujours derrière le micro. Entre tangos et vieilles chansons française, la B.O a d'ailleurs une belle gueule d'atmosphère, atmosphère. Alors, même si on est moins enthousiaste qu'on aurait voulu l'être, cette bal(l)ade océanique de Kaurismäki est de celles qui ne refusent pas. On s'y sent bien comme dans un vieux pull-over.
Un soucis de réalisme qui ne rend ce film que touchant et ses acteurs justes, en effet Darroussin, tout en retenue est impeccable. Une histoire simple, une mise en scène à la Kaurismaki pour un nouveau voyage à travers le monde tel qu'il le perçoit.
Très bon film. Décalé, mais qui colle à une réalité de la société française d'aujourd'hui. Les "pauvres gens" plein d'humanité, face à un ennemi invisible mais "bien pensant" selon la politique actuelle. L'essentiel ressort de façon très nette. Contrairement à Welcome, il y a moins de romance, mais des vrais sentiments. Très puissant, laissez vous porter ...
Quelle déception !!! Au départ, un plaisir de retrouver JP Darroussin surtout pour un film qui fait l'unanimité par les professionnels. A l'arrivée, un film ridicule par ses caricatures (clandestin gentil, poli,..., force de l'ordre méchante,...) ; aussi, incompréhensible le décor des années 60 qui n'apporte rien au film qui se déroule à notre époque. Je passe le détail de la femme malade qui enfonce le scénario.
Les ressorts de l'immigration sont sans époque comme le film d'Aki Kaurismaki qui déroule l'aventure iddylique de ce jeune africain entré clandestinment en France et en partance pour rejoindre sa mère au Royaume Uni. D'éducation stricte et résigné, ce garçon si démuni canalise la compassion de tous et avant tout de Marcel qui va relever le défi de l'aider dans son projet. Conçu conne un conte de fée populaire avec tous ces personnages caricatures de leurs classes sociales, le film séduit avant tout par son esthétique et son humanité nous évitant de réellement s'interroger sur les causes et conséquences de l'immigration.
Qui n'a pas une part de son enfance enfermée dans un conteneur, qu'un adulte un jour vient délivrer, avec un peu plus d'amour que le commun des chalands ? Oui, un beau film sobre, décalé mais agencé de façon parfaite pour aimer la vie. Un tout autre registre qu'Intouchables.