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Enkko-7
56 abonnés
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1,0
Publiée le 24 juin 2012
Dialogues ridicules et ridiculement scandés par des acteurs sans vie. On cherche pourquoi puis on s'endort. Ce ne sont plus des ficelles, mais des cordes qui cherchent à susciter une émotion de pacotille. Sur le même sujet, Welcome est une pure merveille ... Le Havre est une perte de temps.
une histoire actuelle filmée comme un film des années 40. volontairement éloigné du réel, on pense presque à une bande dessinée. les textes sont épurés, le ton est maniéré ce qui donne un effet burlesque. Je n'affectionne pas vraiment la façon de filmer d'Aki Kaurismäki. Si on enlève la manière originale de filmer, l'histoire est sommes toute simplette.
Ce qui pose problème dans Le Havre ce n'est pas tant cette forme has been ou cette direction d'acteurs spéciale, mais c'est surtout son propos. On nous parle de solidarité française, un immigré gabonais étant recueilli par un pauvre vieux sans le sou et protégé par tout un village ou presque. On nous montre comment ces monsieur et madame tout le monde peuvent, ensemble, faire des choses exceptionnelles, en l'occurrence changer la vie d'Idrissa. Mais cette débauche de bons sentiments et d'hymne au peuple français semblent être enfermés dans une coquille vide qui nous laisse de marbre, avec la désagréable impression d'être pris pour un con.
Les seuls passages sympathiques sont les quelques pointes d'humour, plusieurs répliques étant vraiment très drôles. Mais c'est à peu près tout. Tout ce qui relève du contexte de l'histoire, de son évolution, de ses diverses étapes, c'est vraiment plat, sans fond, avec un discours politique qui a autant d'impact que celui d'Avatar, c'est dire. Qui plus est la réalisation est éreintée, complètement dépassée et presque embarrassante par moments. On ne sent pas de conviction, tout est tellement convenu et sans saveurs que l'histoire n'a finalement aucune âme. À la manière de sa photographie, le film est poussiéreux, et à aucun moment le réalisateur ne frotte pour enlever la poussière. C'est un sujet d'amour au peuple français et à la solidarité mais on ne sens aucune passion jaillir sur l'écran, juste un ensemble de scènes qui ont de moins en moins d'utilités et qui semblent juste remplir des blancs par d'autres blancs.
Et si ça ne suffisait pas le petit Idrissa est clairement brandit comme un objet. C'est un meuble qu'on traîne de voisin en voisin comme un trophée qui symboliserait notre bonne conscience collective. C'est donc une forme presque contradictoire qui se mêle au discours puisque le film s'intéresse davantage au sentiment d'auto-satisfaction des habitants qu'au sentiment de liberté pour le jeune immigré. Quelque chose de très égotique en somme, le gabonais se transformant en faire-valoir de la bonne mentalité. Quant aux expressions artistiques elles deviennent si grossières qu'elles paraissent tout à fait superficielles, avec les « méchants » français qui sont toujours en hors-champ, parce que Kaurismäki ne veut pas les montrer, non, il veut les écarter de sa vision du monde – le meurtre, le voisin, le préfet –. Une vision qui en devient donc unilatérale, tout à fait cliché et sans réelle réflexion ; le genre de discours qu'on accepterait volontiers dans un film d'animation mais qui devient indigeste dans un film d'auteur.
Pourtant les acteurs, malgré leurs tons décalés, sont tous plus ou moins convaincants, mais difficile pour eux de tirer ce film vers le haut puisqu'il ne cesse de se mettre lui-même des bâtons dans les roues. Je pense que j'ai rarement été autant sidéré que devant le concert de Little Bob ; je pensais avoir eu ma dose avec Carrey Mulligan dans Shame, mais là Roberto Piazza bat tous les records. Deux minutes de sourire pour 1h30 de néant cinématographique, c'est ce qui vaut un 2 et une sacrée envie de se tirer une balle dans la tête. On est en 2012, merde.
Je viens de vérifier, M. Wilms est bien acteur... je n'aurai pas pensé. Kati Outinen non plus d'ailleurs. Je ne comprends pas leur jeu, leur façon de parler est très pénible, et c'est ça qui m'a gâché le plaisir, et c'est dommage parce que j'aime beaucoup ces ambiances de port, de quartiers pauvres financièrement mais riches de vie, j'aime le décor, j'aime aussi l'histoire...
Il faut admettre qu'il y a une belle bo et une belle couleur. Mais qu'est ce qu'on s'ennuit et la galerie de personnages, si elle est est charmante, présente toutefois peu d'emotions. Bref le film dégage juste une petite athosmphère rétro qui a son charme, mais à part ça c'est très creux.
Film finno-franco-allemand, Le Havre est une oeuvre très singulière. Kaurismäki, son réalisateur, prône des valeurs morales telles que la solidarité, la générosité, ou la fraternité, qui se retrouvent toutes dans ce conte social. Marcel Marx est cireur de chaussure et va croiser sur sa route un enfant immigré d'origine africaine souhaitant aller en Angleterre. L'homme va donc le cacher et s'occuper de lui afin qu'il ne soit pas pris par la police. Si vous aimez l'absurde, alors foncez dans les salles, ce film est pour vous ! Vous verrez de vieilles berlines, des téléphones comme on n'en fait plus, et des costumes que ma grand-mère ne portrait pas. Quant aux dialogues, ils sont aussi très « originaux », dans ce sens où nous avons l'impression que les acteurs sont figés, obligés de réciter un texte. Le réalisateur ne se soucie guère de ces détails et doit avoir un goût prononcé pour le passé tant la nostalgie dans son film se fait sentir. Avec un ton décalé assumé, ce conte poétique ne plaira pas à tout le monde, qui pourtant, aborde un thème universel pouvant toucher chacun d'entre nous. Le finlandais choisit l'option de l'humour et de la légèreté dans le but de rendre son propos le plus clair possible. Cinéaste engagé, celui-ci vise la réalité et souhaite dénoncer les méfaits de notre société. Mais comment s'identifier à ce film et à sa thèse alors que tous les personnages ne respirent que l'imposture et le manque criant d'authenticité ? Mr Kaurismäki, la parole est à vous.
6 217 abonnés
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1,0
Publiée le 19 octobre 2020
Le Havre est un film naïf et qui se termine positivement comme sur commande. Le cerisier est en fleurs comme lorsque Arletty se remet miraculeusement de sa maladie. Le garçon Idrissa est secouru parce que le policier local commet une faute en négligeant la traite. Ce n'est pas très charmant n'est ce pas. Mais j'aime les gens et l'histoire et je suis aussi soulagé quand la tragédie ne se produit jamais mais des miracles se produisent et tout le monde est heureux. Mais le film traite en fait de problèmes sociaux plutôt complexes tels que l'aliénation, le racisme, l'immoralité et le désespoir. Kaurismäki néglige consciemment l'importance de ces problèmes et s'en tire ce qui m'ennuie un peu. Marcel a un look aristocratique et semble mal interprété en tant que cireur de chaussures. Il se tient mal placé et maladroit avec ses bidons et ses chiffons sur le trottoir en attendant les clients. Dans la description du film on apprend qu'il est un ancien sculpteur. Le garçon de couleur Idrissa regarde les yeux écarquillés sur ce qui se passe autour de lui. On dit que la chienne de Marcel Laika est l'animal de compagnie de Kaurismäki et qu'elle est mignonne et bien dirigée. C'est tous ce que ce film m'inspire donc pas grand chose...
Ce film a sûrement beaucoup de succès auprès de certains amateurs de "films d’auteurs". Pour ma part, j'y ai retrouvé des ambiances des films de Robert Bresson, à la fois totalement ancrés dans le quotidien et distanciés par le "non-jeu" des acteurs. Personnellement, j'ai beaucoup de mal avec ce type de stylisation; je ne peux pas m'empêcher d'y voir des acteurs jouant mal ou des non-acteurs (ce qui revient un peu au même).
Mais qui a aimé Le Havre ? Vraiment incompréhensible tellement ce film est creux, sans rythme, aucune trouvaille. Les images sont belles mais l'histoire a été vue et revue. Quand un enfant récite sa récitation c'est mignon mais là ça dure une heure et demi !
Ce film est un film d'actualité, moderne. Malheureusement il est filmé d'une façon si désuète que l'on s'ennuie. Certes, on peut mettre à l'avant le côté décalé des personnages et de certains passages, mais cela ne suffit pas à sauver 1H30 de lenteur et de pathétique.
Devant tant de bonnes critiques, je me dis que je suis peut-être passée à côté de quelque chose, mais je n'ai vraiment pas aimé ce film, son rhytme, son ton policé, propret, vieillot, poussièreux... J'ai trouvé que cela décrédibilisait complètement le propos et caricaturait les personnages jusqu'au ridicule.
J'ai détesté ce film!!tTout est laid, l'ambiance est sinistre!Il n'y a aucun sentiment!On n'arrive même pas à s'apitoyer sur le sort du jeune noir.. De plus , les invraisemblances sont "légion"!!(par ex. la fin du film!!La femme est mourante et elle ressuscite tout à coup??) Darroussin que j'apprécie d'habitude, a l'air d'un croque-mort! Bref, c'est glacé et impersonnel comme un film scandinave.....
Une grosse daube. Ce n'est parce que ça traite de l'immigration et que tous les intellos se mettent à hurler à l'humanisme époutoustouflant et génial que ce film n'en est pas moins une grosse daube. Je m'y suis ennuyée pendant une heure et demi et la bande annonce n'annonce pas la couleur de ces dialogues creux insupportables et de ce rythme à la loudeur soporifique.
Les bons sentiments passent encore, mais surtout.... C'est mal joué ou mal dirigé à un point où ça en est gênant !!! Et je finis ma critique sans gros mot car on n'a pas le droit d'écrire des gros mot sur ce site ! Ha ça non, on est bien élevé, même si le site fait globalement la promo de films souvent pourris mais qui paient leur pub !