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nikolazh
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1,0
Publiée le 11 août 2011
En dépit d’un final très réussit - pendant le dernier quart d’heure l’angoisse monte véritablement et le spectateur se retrouve plongé au cœur même du film et de ses propres angoisses face à la mort, inéluctable, matérialisée par cette planète qu’on ne peut fuir – et d’une intro d’une grande beauté, véritables photographies mouvantes, le film est d’un ennui mortel. La première partie, centrée sur le mariage, est interminable et à la limite du regardable (la caméra donne la nausée à se balader dans tous les sens), et la deuxième, centrée sur les deux sœurs, est juste chiante.
Tout commence par la musique : le sublime Prélude à la mort d'Iseult sur des images fascinantes, tableaux de peintres hollandais, personnages figés empêtrés dans les fils de cette vie ici-bas, visages nus saisis dans leur vérité profonde sur lesquels se détache Melancholia, inquiétante et prégnante. Puis Justine apparaît, visage radieux du bonheur dans sa robe de mariée, blonde et lumineuse auprès de son mari, amoureux et ravi, en route vers le manoir somptueux de sa soeur. Une vision de rêve que ne vont pas tarder à obscurcir les ombres du secret, du mal-être et des rancoeurs enfouies : père infantile, mère désespérément aigrie, soeur partagée entre l'amour et la haine, beau-frère intéressé et mercantile, patron pathétique et pitoyable. Peu à peu tout se délite dans cet univers qui se voulait parfait, y compris et surtout Justine, de plus en plus accablée au fur et à mesure que la fête avance. Joie, bonheur, beauté, tout n'est qu'apparence trompeuse, et Justine n'en peut plus de cette robe de mariée qui lui colle à la peau, s'absentant d'elle-même pour scruter le ciel avec angoisse, ressentant, sorcière ou déesse, le lien intime qui la relie à Melancholia. Une tension grandissante habite la seconde partie qui revêt les traits anguleux de Claire, sa soeur, dévouée, pragmatique, qui affirme son rôle d'aînée tandis que Justine s'embourbe dans une apathie douloureuse. Et toujours, lancinant leitmotiv de cette fin du monde tant redoutée, ce Prélude qui nous envahit, nous immerge dans la peur qui s'empare de Claire devant les signes avant-coureurs de la catastrophe imminente, alors que Justine, à l'image de Léo, l'enfant de sa soeur, nous offre un visage presque apaisé : trois êtres confrontés à une angoisse terrible, symboliquement protégés par la cabane magique de l'innocence. Une oeuvre qui nous plonge dans les peurs irrationnelles enfouies au plus profond de nous, inégale mais intense, avec deux actrices qui m'ont progressivement fait entrer dans cet univers inquiétant, ô combien, du réalisateur danois.
Belles images un peu dégradées par une caméra sur l'épaule. Dommage. Sublime musique de Wagner. Jeu retenu de K.Dunst, plus expressif de notre Charlotte. Mérite un détour...
Résumé en trois lettres : N.U.L Lars van trier devrait acheter un trépied pour sa camera et apprendre à faire le point... et arrêter les histoires longues et chiantes. Pitié.
C'est vraiment un très beau film que nous offre ici Lars von Trier. La mise en scène est superbe, Kristen Dunst et Charlotte Gainsbourg sont épatantes et l'histoire est assez prenante. Sans doute, le meilleur film que j'ai vu jusqu'a présent chez ce réalisateur.
ARMAGEDDON. Si tu t'appelles mélancolie, ne me raconte pas ta vie... signé Joe Dassin. Par Lars Von Trier ça donne la fin du monde sans renard, clitoris et massacre à la tronçonneuse. Juste beaucoup d'ennui.
Melancholia, salué par la presse, le mérite. Œuvre artistique à part entière, il rebutera nombreux cinéastes par sa difficulté d'accès et sa philosophie bien pessimiste. Peu importe, l’œuvre est belle.
Voilà le type même de film pas vraiment notable, car totalement hors des sentiers battus. Est-ce un film sur la dépression, comme semblent l'affirmer les actrices dans une interview ?. Est-ce une oeuvre philosophique sur le pourquoi du comment de la vie et de la mort ? Est-ce simplement une oeuvre d'art personnelle ? En fait, sans doute un peu de tout ça, et le réalisateur multiplie les interprétations possibles. En tout cas, et c'est ce qui motive ma note, un visuel assez extraordinaire assorti de l'accompagnement de la musique de Wagner, le tout est au final assez perturbant. Un cinéma pas accessible à tous mais que je ne regrette pas d'avoir visionné.
Kirsten Dunst est la seule (sublime) satisfaction. C'est dommage que ça ne vaille pas le coup de la regarder durant 2 heures alors que tout ce qui l'entoure est clairement en-dessous.
Un prologue complètement kitsch, puis une première partie héritée de Festen, particulièrement agaçante. Il n'en faut pas plus pour décourager le spectateur, même indulgent lorsqu'en enfin on semble entrer dans le vif du sujet, dans la deuxième partie. Mais c'est trop tard, on se contrefout des personnages, tous moins attachants et intéressants les uns que les autres. Le ciel peut bien leur tomber sur la tête, en un strike parfait, avec force grondements sourds (clichés étrangement égarés dans l'univers radical de Lars von Trier ...), on s'en tape un peu. Faut dire aussi que le cinéaste n'est pas vraiment aidé par une interprétation aussi moyenne que mono-expressive de l'ensemble de casting.
J'avais adoré le précédent Lars Von Trier (Antichrist) mais ici je suis moins enthousiaste. On reconnaît immédiatement la patte du cinéaste avec un prélude avec des images stupéfiantes. Ensuite le film passe de la catastrophe (une planète va percuter la terre) à la vie de personnages tous plus étranges les uns que les autres (Kirsten Dunst est magnifique dans son rôle). À la fois mystique et fou ce film est à voir.
A la fois film catastrophe, film d'auteur, hui clos et leçon de cinema, Melancholia est une métaphore de la dépression qui se finit par une grosse claque. On en ressort sidèré.
Une première partie longue et poussive, mais une 2e partie qui rentre plus dans les détails concernant cette mystérieuse planète donc bien mieux. Et une scène finale grandiose ! 3,5/5 dommage, car la 1ere partie baisse ma note :/