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Un visiteur
3,0
Publiée le 25 février 2012
La succession de tableaux du début du film est absolument saisissante de part sa beauté. Mais cependant très difficile à comprendre, et tout les éléments qui y sont exposés sont dur à situer dans le film, tant les allusions y sont parfois brèves. La déchéance de Kristen Dunst, magnifique dans son rôle, semble parfois trop masochiste pour être honnête. La B.O. de Wagner est très bien utilisée, et la caméra est vraiment bonne. L'ensemble, bien mystérieux, donne lieu à un film intéressant à la plastique unique mais nécessite parfois un sacré oeil d'artiste pour être expliqué et compris à fond.
C'est du grand art, comme un grand opéra... avec une Kristen Dunst plus incroyable que jamais. C'est bien sûr une oeuvre perso de Lars Von Trier qui "transformer sa dépression en véritable oeuvre d'art" (Première) Toujours aussi dérangé, il signe là un de ses plus beau chef d'oeuvre : complètement décalé et renversant, a l'attention d'un public cinéphile quand même... . . . . . . . . .
Adulé par la plupart, détesté par quelques-uns, légèrement controversé : le moins que l'on puisse dire, c'est que « Melancholia » n'a pas laissé indifférent. Cela n'a pas non plus été mon cas, même si je suis un peu partagé. C'est toutefois le positif qui l'emporte : un vrai sens de la mise en scène, des choix très audacieux, quelques grands moments... Le dernier film de Lars Von Trier s'avère infiniment plus riche que son précédent et atroce « Antichrist ». Faut-il pour autant le considérer comme un chef d'oeuvre absolu? Je n'en suis pas sûr. On sent que le réalisateur danois aime bien se regarder filmer, et l'intensité s'en ressent à plusieurs reprises au point que l'on s'ennuie parfois un peu. De plus, si la première partie nous offrait avec ce mariage tournant en pugilat une vraie tension, c'est moins le cas de la seconde, moins puissante malgré un ton désespéré très bien rendu. Reste une beauté formelle indéniable et une oeuvre qui a quand même de la gueule : à défaut d'être dithyrambique, ce « Melancholia » m'a paru digne d'intérêt.
Kiefer Sutherland devant une caméra à l'épaule qui ne cesse de trembler ? Non, ça n'est pas un épisode de 24H Chrono, mais le dernier film de Lars Von Trier. Non ça n'est pas 24H Chrono puisque Kiefer ne sauve pas le monde, incapable de faire quoi que ce soit pour ne serait-ce que sauver les siens. Film-catastrophe dans lequel tout est perdu d'avance ( dès le prologue, on sait que ça finira mal et que dès lors, les personnages du film seront confrontés à un Destin tragique et que rien ni personne ne leur sera d'aucune aide ), donc film anti-hollywoodien, Melancholia est une oeuvre à la morosité et au cynisme sincères. Comme si c'était sa façon à elle de s'opposer à Hollywood où les bons sentiments et la niaiserie sont légion : puisqu'il faut montrer la vie telle qu'elle est - et surtout pas une vie fantasmée par le prisme cinématographique censé plaire au grand public - alors, Lars Von Trier montre la vie telle qu'elle est, ou du moins, telle qu'il la vit lui-même ( son état régulièrement dépressif n'est plus un secret pour personne ). Dans Melancholia, il faut détruire tout les faux-semblants, et l'institution du mariage semblait la plus apte à un tel court-circuitage du bonheur factice. Derrière les apparences il y a des émotions vraies : derrière un bonheur qui n'est qu'illusion, il y a des sentiments qui ne mentent pas sur ce qu'ils sont. Ca n'est pas un hasard si le personnage de Kirsten Dunst travaille dans la pub, univers construit sur le faux et le mensonge, et surtout, matérialiste au possible. Le film va alors être une opération d'auto-sabotage ( de la même manière que Lars Von Trier s'est auto-sabordé en conférence cannoise ), celui du personnage de Justine : alors qu'un avenir brillant lui tend les bras - une promotion, un mari - elle envoie tout valser. La fastuosité du château du film dissimule des zones d'ombre éclairées par Melancholia, et le film joue sur une opposition dichotomique entre Justine d'un côté et le reste des personnages de l'autre. Peu subtil oui, mais après tout la subtilité n'a jamais été l'affaire de Lars Von Trier, metteur en scène dont les films jouent souvent sur un mécanisme d'affrontement plus symbolique qu'autre chose : le bien d'un côté, le mal de l'autre. La peinture pessimiste du monde est sûrement le point fort d'un film qui, par ailleurs, a ce désavantage paradoxal d'être dans le respect formel du style de son auteur.
Le problème du film réside là, précisément dans sa mise en scène. C'est que la caméra à l'épaule et le style mouvementé du film semblent difficilement s'accorder à son sujet. Les héroïnes fortes, engagées et jusqu'au-boutistes des précédents films de Von Trier ( on pense à la Grace de Dogville ou à la Selma de Dancer in the Dark ) s'inséraient parfaitement dans la mécanique formelle du cinéaste. La rage qui les habitait - rage calme et discrète, mais rage sans aucun doute - s'accordait à la mobilité de la caméra et au style adopté. Mais ici, la mise en scène semble n'être rien d'autre qu'un contresens, une anomalie qui perturbe l'harmonie entre fond et forme. On n'imagine pas In The Mood For Love filmé comme Les Anges Déchus, ni Les Anges Déchus filmés comme In The Mood For Love. Le problème ici, c'est que Lars Von Trier filme Melancholia comme Dogville. Mais la matière calme et douce du film, sa profonde mélancolie personnifiée par Kirsten Dunst, ne peuvent être décrites et filmées de cette façon abrupte et rentre-dedans. Dès lors, et malgré son talent, Kirsten Dunst peine à insuffler une intensité à son personnage, aucunement aidée par celui qui la regarde. Capable de magnifier ses actrices et d'en révéler la beauté cachée - beauté morale plus que physique, on n'a besoin de rien ni de personne pour s'apercevoir que Dunst est sublime - Lars Von Trier ne parvient pas dans Melancholia à faire jaillir l'invisible. Au début de l'année, un film commençait de la même façon que Melancholia : dans Somewhere, Coppola filmait une voiture qui tournait en rond. Von Trier filme lui une voiture qui, de la même façon ou presque, n'avance pas. La différence est que les deux heures qui suivent sont subtiles chez l'une, lourde et peu intelligente chez l'autre. Pour poursuivre la comparaison entre les deux cinéastes, Kirsten Dunst est magnifique et touchante dans Virgin Suicides, anecdotique dans Melancholia. La fin d'un monde chez la réalisatrice américaine est plus émouvante et bouleversante que la fin du monde chez Lars Von Trier. Cruel paradoxe.
"Melancholia" est un de ces films qui ne laisse pas un spectateur de marbre, que ce soit positivement ou négativement. Pour ma part ce fut très positif. Charlotte Gainsbourg et Kirsten Dunst m'ont épatées, la photographie est juste excellente, et Lars Von Trier a réussi à nous montrer son grand talent de mise en scène, peut être pas apprécié de tous. Le flou et l'instabilité de la caméra donne à ce film un caractère, qui contraste d'autant plus avec les premiers plans du début, fixes et longs. Le scénario, peut être banal à la base pour certains car film « catastrophe de fin du monde », est bien très interprété et construit pour couper le souffle à son spectateur pendant et après le film.
Melancholia est un film difficile à cerner. Une première partie incompréhensible . Je trouve ce film lent, moue, et tout sa pour une fin plus que déprimante a laquelle tout le monde s'attend. Je ne vois pas d'intérêt au film et malgré toute les critiques je ne comprends pas le film . Je suis allez jusqu'au bout du film bien que ce fut dure en espérant désespérément un chute, mais non .... Décevant
Nul.. Nul... Nul... Vraiment nul. Pourtant je suis très ouvert... Je regarde toujours les films jusqu'à la fin, même ceux que je n'aime pas des les premières minutes. Mais la... J'ai eu du mal. J'ai tenu, mais j'ai eu du mal. La camera qui bouge tout le temps est juste insupportable... LVT a voulu se donner un style? C'est raté. Quand je vois ce film j’imagine le cameraman bouger dans tout les sens en essayant de donner un dynamique. Les personnages, certes ils ne jouent pas si mal... Mais ne sont pas crédible, n’ont pas de présence, pas d’âme, pas de profondeur… L'histoire (enfin il y en a pas vraiment) n'est pas prenante, et il ne se passe strictement rien qui m’a fait réagir, ou réfléchir, ou étonné… Le rythme du film est tellement lent... Pourtant la lenteur ne me pose pas de problème, quand il y a un sens, des choses à montrer, des détails, des allusions... Mais ici, soit je ne les ai pas vu, soit il n'y en a pas. Je ne vois vraiment pas ce que LVT a cherché à nous montrer? Une femme dépressive? Elle n’est crédible et ennuyante. Une fin du monde? Il y a un mariage et personne n'est au courant, et du jour au lendemain, une planète qui fonce sur la terre? Pas crédible non plus... Les images, pourtant fan d'astronomie, sont sans grand intérêt... Je trouve que les sujets abordés ne vont pas ensemble... Et dire que j'ai dépensé 25 euros en blu ray pour ce film.... Je suis vraiment dégouté. Ce film est une arnaque. Il ne se passe rien, c'est chiant, c'est énervant, c'est raté. Si vous cherchez un film sur la psychologie, la dépression, vous serrez déçu, si vous chercher un film sur les mariages raté, vous serez déçu, et si vous cherchez un film sur la fin du monde, vous serez déçu aussi. Je vois vraiment quel élément de ce film peut nous le faire aimer.
Un film plutôt compliqué... Alors étrangement, à l'opposé des critiques négatives postées ici, je ne me suis pas ennuyé pendant ce film. La première partie est certes moins intéressante que la deuxième, mais elle se laisse regarder. Pour les points positifs, je dirais que le film est beau à regarder (Kirsten Dunst ne gâche pas le paysage) et que la mise en scène est plutôt bonne.
Pour le reste : Mais qu'est ce qu'il a, ce type ? Je veux bien que lui même soit dépressif et qu'il haïsse l'humanité entière, mais pourquoi en faire profiter les autres ? Les personnages, à part peut-être Charlotte Gainsbourg, sont insupportables d'égoïsme. Le scénario est une ode au suicide collectif - qui n'a pas eu envie de se jeter par la fenêtre pendant le générique final ?
J'ai également trouvé les métaphores complètement balourdes (spoiler: la planète qui s'appelle "Mélancolie" et qui détruit l'humanité, la dépressive qui retrouve le moral en se rendant compte que tout le monde va crever dans d'atroces souffrances, etc. ). Bref, que les masochistes aillent voir le film, ils vont sûrement s'éclater.
Il est difficile de juger un film pareil ... Certaines scènes sont incompréhensibles, les 2 actrices jouent bien leur rôle, mais cela s'arrête là ... Sélectionné par le Festival de Cannes peut-être, mais décevant ...
Melancholia est certainement l'un des films les plus marquants de 2011 , LVT montre les plusieurs facettes de personnes devant la fin du monde , celui de Justine et celui de Claire . Le film est magnifique , la mise en scène formidable , Kristen Dunst réalise probablement la meilleure performance d'actrice en 2011 , Vraiment il y a peu de mots à dire sur ce film , il est juste à regarder pour se faire un avis
Je donne 1/5 et j'attribue le 1/1 (donc rien pour le reste oui) aux équipes allemande, polonaise et suédoise qui constituaient le département VFX. Ils étaient nombreux pour vraiment pas grand chose mais le résultat est convenable. J'ai vu une dizaine de belles images dans ce film, sur les 170 000 à la louche qu'il comportait. Ces équipes devaient être à l'origine de 5 ou 6 de ces images, dont au moins deux beaux mate paintings.
3 autres images que j'ai aimées sont des photos astro composites au crédit de la NASA, j'ai pas retenu le nom du photographe au générique (M16, M20 et un champ grand angle peu profond que je n'ai pas reconnu). Enfin j'ai bien aimé tous les écrans noirs qui mis bout à bout doivent amener à 1 minute. Ça repose les yeux.
Tout le reste comme d'habitude avec Lars "je suis le roi" Trier, c'est de la merde. C'était pourtant pas estampillé Dogme95, je m'attendais à ce que la caméra soit droite, que les sujets soient cadrés, que les plans fixes soient fixes, qu'il y ait un minimum de mise au point ne serait ce qu'au premier plan... Et bien non. Plus incroyable, les scènes en intérieur ont été tournées en studio. Je ne vois pas comment on pourrait faire pire, c'est forcément déconstruit. Y'a pas de montage ! c'est fou, c'est tout juste si on voit pas le clap. Bon sang mais n'importe qui peut faire du montage en numérique maintenant. Il tourne avec une caméra HD et il salope exprès son montage pour faire croire que c'est du 35mm au ciseaux non mais de qui il se moque ? Il avait un beau papier blanc comme support, il a chié dessus, étalé sa merde et il était content. Comment peut on investir 7,5 millions de dollars là dedans et un mois et demi de tournage ? Les amateurs font bien mieux, avec moins de matériel, en deux jours et gratuitement. Ceci est donc est une escroquerie.
Par comparaison, quand je lis un livre j'aime bien que le papier soit propre et que les caractères soient lisibles. C'est peu demandé. A quoi ressemble un livre "réalisé" par ce mec ? Le papier était propre mais il s'en est d'abord servi entre autres pour ses besoins hygiéniques, pour nettoyer les vitres de sa voiture, il a fait baver les chevaux dessus, s'en est servi pour conserver des tanches écaillées... Puis il a écrit quelques mots dessus, dans le désordre, avec une bombe de peinture, en faisant des fautes d'orthographe (volontairement), des ratures. Une fois la rédaction terminée il a brûlé partiellement des pages, a jeté le tout du haut d'une falaise, est descendu récupérer ce qu'il a pu pour le relier en vrac avec du fil dentaire usagé. "Voilà c'est fini, je suis un artiste, vous allez adorer mon livre". Non merci, comment on peut apprécier un tel résultat ? Tous les goûts sont dans la nature d'accord mais le dégoût est unanime quelles que soient les cultures, à part quelques fous qui mangent des excréments par désir ou de malheureux handicapés qui n'ont pas tous leurs sens ou toute leur raison.
Et le scénario, le fond ? Inepte. Et la portée dramatique ? Ridicule et exaspérante. Et l'interprétation ? je reconnais que y'a du métier. Kirsten Dunst mérite aussi son prix ne serait ce que pour avoir tourné avec le "méprisable". Charlotte Gainsbourg, pour avoir renouvelé l'expérience a droit à mon prix spécial "je savais pas que t'étais aussi conne". 24 Sutherland il était bien, pas compliqué comme rôle. Les autres, des figurants (John Hurt, Charlotte Rampling... ils sont clairement venus pour le cachet c'est tout)
Au passage, je n'ai rien contre Lars von Trier en tant que tel, je le connais pas, il est probablement hautain, prétentieux et un peu stupide mais remis à sa place c'est probablement quelqu'un de tout à fait charmant avec qui on doit pouvoir discuter de certains sujets (pas tous) au moins pendant quelques minutes. Non c'est lui en tant que cinéaste que je déteste. Comme beaucoup il s'est convaincu lui même qu'il faisait de l'art en réussissant à susciter l'admiration auprès de gens influents qui en vérité s'en contrefoutent du moment que ça peu faire du fric et des soirées chic. A présent il parade. C'était ma dernière tentative avec lui. Lars ars non grata.
Un Lars Von Trier moins polémique que "Antichrist" demeure toujours un objet filmique d'une rare violence didactique et intellectuelle où le choc des valeurs et des sentiments est un permanent questionnement. Le tout sous fond de fin de monde probable et de mariage. Gigantesque !