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joevebulle
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3,5
Publiée le 8 mars 2012
Bon film avec de magnifiques images. L'atmosphère est lourde, oppressante. Tellement pesante que malheureusement le rythme en subit les conséquences et ça finit par tirer un peu.
Casting simple mais très intéressant. La démence croissante de Kirsten dunt ainsi que l atmosphère des plus pesante rend le film à part. Comme très souvent avec ce réalisateur. N'étant pas fan de van trier j'essaie d'être le plus objectif possible alors un oui pour l'atmosphère suffocante mais non pour la mauvaise exploitation du sujet.
L'introduction sur fond de Wagner est magistrale . Dommage que la suite ne soit pas à la hauteur de cette belle promesse . Malgré des images sublimes et des acteurs très convaincants , j'ai trouvé Melancholia d'un profond ennui , dépressif , vide de sens .
Lars Von Trier filme la fin du monde comme une dépression mais aussi un fantasme qui fascine. Cette planète Melancholia peut être caractérisée de deux façons différentes : la société qui nous arrive en pleine face et qui nous prend à la jambe (comme le dit Justine) mais aussi comme une planète qui heurte notre Terre, mettant ainsi l'apocalypse à notre vie.
Critique complète sur mon blog http://lescahiersdeteddy.blogspot.com/
C'est la première fois que je ressors avec un jugement aussi "partagé" après avoir visionné un film de Lars von Trier - aussi je pense qu'il nécessite un grand moment de réflexion personnel une fois le générique terminé -. "Melancholia" ou la fin du monde intimiste selon von Trier, un subtil mélange entre onirisme et visions dantesques filmé au travers de personnages ésotériques. Le film s'ouvre comme il se doit; sur un magnifique prologue, filmé au ralenti ( comme se fut le cas dans "Antichrist ), esthétiquement sublime et qui emporte tout de suite le spectateur dans l'ambiance opaque de l’œuvre. La première partie centrée sur Justine ( jouée par Kirsten Dunst) est un petit peu pénible aux premiers abords ( les amateurs du cinéaste et du dogme de celui-ci ne manqueront pas de reconnaitre tout de suite la ressemblance avec le "Festen" de Vinterberg ), mais dès que l'on commence à saisir la situation et le ressenti des différents personnages présents, on est absorbé par ce mélange de sentiments, subtilement travaillé par von Trier, notamment par celui de Kirsten Dunst : Justine. Une jeune fille qui à tout pour être heureuse; un bon job, un physique ravissant, et surtout, elle se marie. Mais seulement voilà, elle ne l'est pas, elle a beau se cacher derrière des sourires forcés et des belles paroles, on sent qu'elle n'est pas sincère, mais plutôt torturée et complexe, peu à peu le mariage dérive en fiasco. L'aversion qu'elle éprouve pour son mari Michael atteint son paroxysme lors de la scène ou il l'emmène dans la chambre fin prêt à célébrer leur nuit de noces comme il en est coutume, il se fera repousser par la belle, qui n'éprouve rien d'autre que du dégout à son égard. La deuxième partie s'oriente sur la sœur de Justine : Claire ( jouée par Charlotte Gainsbourg ), et se situe chronologiquement quelques jours après le mariage. Alors que Justine est en proie à la dépression, Claire lui demande de revenir au château pour être près d'elle afin de s'en occuper. Le côté maternelle de Claire est souvent mis en avant : elle s'occupe de sa sœur prostrée comme de son fils ( le thème de l'abnégation des femmes si souvent abordé par von Trier ), peut-être est-ce une manière de se détourner de la menace qui pèse sur la terre et dont elle semble être inconsciemment ( ou non ) obsédée : Melancholia. Cette planète bleu aperçue dans le prologue, de la taille de la Lune, qui devrait logiquement frôler la Terre. Face à ses inquiétudes, son mari John, tente de la rassurer...Le film glisse lentement vers l'inéluctable, sorte de délivrance pour l'une, catastrophe pour l'autre. Les deux actrices proposent un jeu de grande qualité, de par des interprétations très justes et authentiques, touchantes jusqu'au dénouement. Lars von Trier signe encore une fois une œuvre hors du commun ( que l'on apprécie le film ou non, c'est un fait ), minimaliste, dans laquelle il offre une vision particulière et implicite de l’apocalypse, une réussite.
chef d'oeuvre absolu, parmi les 25 meilleurs films. L'esthétique est génial. Le début du film est prodigieux. Les acteurs sont tres tres bons. Le film vous met sous tension et met en exergue tous les différents rapports humains devant la vie, la mort, la folie, l'argent l'amour, la haine etc... ce film est marquant et ne laisse pas indifférent à voir et revoir
Qu'il est compliqué de donner un avis sur ce film. 24 heures après son visionnage, je suis toujours aussi partagé. En effet, après un magnifique prologue qui contient en réalité toute l'histoire, l'histoire paraît un peu longue surtout la première partie. Le plus gênant, c'est qu'on peine vraiment à savoir ou veut en venir Lars Von Trier. Mais ce drame sur fond de film catastrophe ne ressemble à aucun autre et c'est en cela que réside sa force. Dotée d'une magnifique photographie, d'une bande son onirique, LVT a soigné l'emballage même si l'on peut regretter parfois un manque de stabilité à la caméra (je sais que c'est volontaire, mais je le trouve trop prononcé pour que l'effet soit efficace). La prestation des acteurs est véritablement de très haute facture notamment Kirsten Dunst qui crève l'écran. La fin du film est également de toute beauté et d'une rare émotion. En fait, ma note est de 5 étoiles pour le début et la fin et 2.5 étoiles pour le milieu du film...
Apres avoir subi l’interminable scène de début, je n’ai pas résisté plus d’un quart d’heure à ce soporifique mariage ! Je me suis réveillé une heure plus tard et là, mauvaise surprise, toujours une blonde de mauvais poil en train de se marier !!
De peur d'être déçu, je n'avais jamais vu de film de Lars Von Trier, étant plus habitué aux Tarantino, Scorsese et autres Ritchie. J'ai été très surpris, ce film vous emmène dans un rêve, sans vous demander la permission, on est transporté de la première à la dernière minutes -celles si étant d'ailleurs les meilleures du film-, pour notre plus grand plaisir. A noter la prestation géniale de Kirsten Dunst, totalement bluffante.
Une scène d'ouverture grandiose, que j'avais déjà eu l'occasion de voir : Cet enchaînement de tableaux mouvants est vraiment magnifique, que ce soit dans l'impression qu'il dégage (la musique joue un rôle prépondérant) et dans la composition du cadre, toujours travaillé idéalement.
Préambule au film et sorte de rêve prémonitoire avant que l'on embarque ensuite sur une partie concernant le personnage de Kirsten Dunst : Justine. J'ai vraiment apprécié le fait que l'on ne sache pas grand chose, que l'importance ne soit pas accordé à un réalisme identitaire et contextuel, mais qu'on nous laisse dans le flou. Plus que de s'attacher à des personnages en eux-mêmes, le film s'attache à des sentiments – et je ne dirais jamais assez que ce que je considère comme étant la base de l'art est la représentation des sentiments –.
On est alors plongé dans cette cérémonie où les personnages sont des esquisses de sentiments, floutés derrière un mur vide et invisible, contre lequel se cogne Justine. Faux-semblants, malaise général dissimulé derrière des sourires enjoués, temps d'arrêt perturbateurs : Tout ce qui se déroule sous nos yeux (boosté par un montage de grande qualité) nous apporte ce sentiment de malêtre. On ressent ce manque tout comme les personnages, cette impression de perte, qui ne cesse de croître tout au long de cette première partie – entrecoupés de folies passagères qui font presque office d'envolées lyriques –.
J'ai pour ma part était très touché par l'acteur qui incarne le mari de Justine. Le trouble qui mêle à la fois complicité et distance avec sa femme lui rend un côté vraiment empathique. Et les symboles représentant leur amour sont très forts et m'ont tous marqué (limousine, haricots, photo...).
Quant à Kirsten Dunst, elle dispose de cette aura (bien mise en valeur par son teint, sa chevelure blonde et son regard/sourire qui sont de véritables points d'ancrages aux sentiments), qui se poursuivra aussi dans la seconde partie, et qui la rend à la fois charmante et charismatique, douce et froide, cynique et attentionnée. Un vrai coup de cœur, que ce soit pour le personnage ou l'actrice dont j'étais déjà fan.
Pour ce qui est de la seconde partie – concernant Claire (Charlotte Gainsbourg (gros coup de cœur à nouveau)) –, après le vide identitaire on se met à ressentir le vide identitaire ET contextuel et à ce moment là le film montre encore d'un cran, achevant notre chute vers le néant. Beaucoup de justesse dans la manière d'aborder les diverses réactions des personnages et dans le fait de laisser toujours planer ce mystère, en restant à la fois très proche des personnages et en surface. Comme si on caressait la réalité de manière lisse et respectueuse.
Il y a beaucoup de questions qui n'appellent jamais de réponses. Et je ne trouve pas que ce soit un problème car pour ma part je n'espérais pas trouver ces réponses, mais uniquement des ressentis. Ces ressentis là, à mesure que le film avance, deviennent de plus en plus marquants, pour finir en apothéose sur une séquence finale de toute beauté.
Lars Von trier nous livre un film d'une classe rare : Épuré, travaillé, marquant, artistique, et il puise sa force dans un esthétisme froid d'une envergure colossale.
Musiques, casting, montage, et tant d'autres aspects font de Melancholia une force cinématographique pure. Un véritable régal.
La succession de tableaux du début du film est absolument saisissante de part sa beauté. Mais cependant très difficile à comprendre, et tout les éléments qui y sont exposés sont dur à situer dans le film, tant les allusions y sont parfois brèves. La déchéance de Kristen Dunst, magnifique dans son rôle, semble parfois trop masochiste pour être honnête. La B.O. de Wagner est très bien utilisée, et la caméra est vraiment bonne. L'ensemble, bien mystérieux, donne lieu à un film intéressant à la plastique unique mais nécessite parfois un sacré oeil d'artiste pour être expliqué et compris à fond.
C'est du grand art, comme un grand opéra... avec une Kristen Dunst plus incroyable que jamais. C'est bien sûr une oeuvre perso de Lars Von Trier qui "transformer sa dépression en véritable oeuvre d'art" (Première) Toujours aussi dérangé, il signe là un de ses plus beau chef d'oeuvre : complètement décalé et renversant, a l'attention d'un public cinéphile quand même... . . . . . . . . .
Adulé par la plupart, détesté par quelques-uns, légèrement controversé : le moins que l'on puisse dire, c'est que « Melancholia » n'a pas laissé indifférent. Cela n'a pas non plus été mon cas, même si je suis un peu partagé. C'est toutefois le positif qui l'emporte : un vrai sens de la mise en scène, des choix très audacieux, quelques grands moments... Le dernier film de Lars Von Trier s'avère infiniment plus riche que son précédent et atroce « Antichrist ». Faut-il pour autant le considérer comme un chef d'oeuvre absolu? Je n'en suis pas sûr. On sent que le réalisateur danois aime bien se regarder filmer, et l'intensité s'en ressent à plusieurs reprises au point que l'on s'ennuie parfois un peu. De plus, si la première partie nous offrait avec ce mariage tournant en pugilat une vraie tension, c'est moins le cas de la seconde, moins puissante malgré un ton désespéré très bien rendu. Reste une beauté formelle indéniable et une oeuvre qui a quand même de la gueule : à défaut d'être dithyrambique, ce « Melancholia » m'a paru digne d'intérêt.
Kiefer Sutherland devant une caméra à l'épaule qui ne cesse de trembler ? Non, ça n'est pas un épisode de 24H Chrono, mais le dernier film de Lars Von Trier. Non ça n'est pas 24H Chrono puisque Kiefer ne sauve pas le monde, incapable de faire quoi que ce soit pour ne serait-ce que sauver les siens. Film-catastrophe dans lequel tout est perdu d'avance ( dès le prologue, on sait que ça finira mal et que dès lors, les personnages du film seront confrontés à un Destin tragique et que rien ni personne ne leur sera d'aucune aide ), donc film anti-hollywoodien, Melancholia est une oeuvre à la morosité et au cynisme sincères. Comme si c'était sa façon à elle de s'opposer à Hollywood où les bons sentiments et la niaiserie sont légion : puisqu'il faut montrer la vie telle qu'elle est - et surtout pas une vie fantasmée par le prisme cinématographique censé plaire au grand public - alors, Lars Von Trier montre la vie telle qu'elle est, ou du moins, telle qu'il la vit lui-même ( son état régulièrement dépressif n'est plus un secret pour personne ). Dans Melancholia, il faut détruire tout les faux-semblants, et l'institution du mariage semblait la plus apte à un tel court-circuitage du bonheur factice. Derrière les apparences il y a des émotions vraies : derrière un bonheur qui n'est qu'illusion, il y a des sentiments qui ne mentent pas sur ce qu'ils sont. Ca n'est pas un hasard si le personnage de Kirsten Dunst travaille dans la pub, univers construit sur le faux et le mensonge, et surtout, matérialiste au possible. Le film va alors être une opération d'auto-sabotage ( de la même manière que Lars Von Trier s'est auto-sabordé en conférence cannoise ), celui du personnage de Justine : alors qu'un avenir brillant lui tend les bras - une promotion, un mari - elle envoie tout valser. La fastuosité du château du film dissimule des zones d'ombre éclairées par Melancholia, et le film joue sur une opposition dichotomique entre Justine d'un côté et le reste des personnages de l'autre. Peu subtil oui, mais après tout la subtilité n'a jamais été l'affaire de Lars Von Trier, metteur en scène dont les films jouent souvent sur un mécanisme d'affrontement plus symbolique qu'autre chose : le bien d'un côté, le mal de l'autre. La peinture pessimiste du monde est sûrement le point fort d'un film qui, par ailleurs, a ce désavantage paradoxal d'être dans le respect formel du style de son auteur.
Le problème du film réside là, précisément dans sa mise en scène. C'est que la caméra à l'épaule et le style mouvementé du film semblent difficilement s'accorder à son sujet. Les héroïnes fortes, engagées et jusqu'au-boutistes des précédents films de Von Trier ( on pense à la Grace de Dogville ou à la Selma de Dancer in the Dark ) s'inséraient parfaitement dans la mécanique formelle du cinéaste. La rage qui les habitait - rage calme et discrète, mais rage sans aucun doute - s'accordait à la mobilité de la caméra et au style adopté. Mais ici, la mise en scène semble n'être rien d'autre qu'un contresens, une anomalie qui perturbe l'harmonie entre fond et forme. On n'imagine pas In The Mood For Love filmé comme Les Anges Déchus, ni Les Anges Déchus filmés comme In The Mood For Love. Le problème ici, c'est que Lars Von Trier filme Melancholia comme Dogville. Mais la matière calme et douce du film, sa profonde mélancolie personnifiée par Kirsten Dunst, ne peuvent être décrites et filmées de cette façon abrupte et rentre-dedans. Dès lors, et malgré son talent, Kirsten Dunst peine à insuffler une intensité à son personnage, aucunement aidée par celui qui la regarde. Capable de magnifier ses actrices et d'en révéler la beauté cachée - beauté morale plus que physique, on n'a besoin de rien ni de personne pour s'apercevoir que Dunst est sublime - Lars Von Trier ne parvient pas dans Melancholia à faire jaillir l'invisible. Au début de l'année, un film commençait de la même façon que Melancholia : dans Somewhere, Coppola filmait une voiture qui tournait en rond. Von Trier filme lui une voiture qui, de la même façon ou presque, n'avance pas. La différence est que les deux heures qui suivent sont subtiles chez l'une, lourde et peu intelligente chez l'autre. Pour poursuivre la comparaison entre les deux cinéastes, Kirsten Dunst est magnifique et touchante dans Virgin Suicides, anecdotique dans Melancholia. La fin d'un monde chez la réalisatrice américaine est plus émouvante et bouleversante que la fin du monde chez Lars Von Trier. Cruel paradoxe.