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Patrick Braganti
101 abonnés
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3,5
Publiée le 28 juin 2011
Outre le charme presque sirupeux qui s’en dégage, l’intérêt majeur de Beginners réside en la diffraction temporelle (évocation de deux époques) et dans la séduction émanant des héros trentenaires, un peu paumés et décalés tant dans l’exercice de leurs activités respectives que dans leur comportement encore adolescent et immature. L’incrustation d’illustrations (les dessins conçus par Oliver) et l’évocation des années 50 (kaléidoscope de photos de famille et d’actualité) ajoutent à l’ambiance gentiment branchée de l’ensemble. S’inspirant largement de sa propre vie, Mike Mills réalise un film qui n’évite pas toujours les facilités de mise en scène et les effets à l’esbroufe. Si le filmage, influencé par les autres activités du cinéaste, flirte parfois avec un maniérisme un peu trop voyant, la sincérité des personnages fouillés affleure constamment. L’atmosphère générale est empreinte d’une douce mélancolie, d’une douleur pudique et d’une tristesse insidieuse. Par le biais d’astuces et de petits jeux scénaristiques, Beginners aborde avec une apparente et simple légèreté des thèmes graves comme la disparition d’un être proche et aimé, mais aussi la révélation tardive de l’homosexualité. En réfléchissant au passage du temps qui altère la mémoire et la perception de la réalité, Mike Mills fait et réussit le pari d’un film empli de poésie et de tolérance.
Je suis un bon public. Je regarde tous les films du début jusqu’à la fin, même les daubes.
Mais ce film était un vrai supplice. Pourtant, j’aime les film dit « indie » qui ne sont pas produits par des grands studios de hollywood.
Mike Mills a écrit et fait ce film, tiré de son propre expérience personnelle. Le sujet, par ailleurs intéressant, est traité d’une manière bizarre.
Les dialogues sont nuls. Il n’y a pas une scène qui nous fait rire. Il n’y a pas une scène qui nous émeut. Parfois, les sujets fades peuvent être traités par des acteurs magnifiques. Ici, ce n’est pas le cas. Plummer comme gay ne passe pas.
Mélanie et Ewan, bien que charismatiques, semblent se poser la même question : « Qu’est-ce que c’est ce film de …… ».
Quelqu'un dans ces critiques avait comparé ce film à 500 jours ensemble. Soit. Seulement, 500 Jours Ensemble est mille fois mieux.
Ewan McGregor et Mélanie Laurent? Voilà un duo auquel on ne s'attend pas du tout. Si les acteurs sont tous excellents et talentueux, l'interprétation ne fait malheureusement pas tout dans un film. Ici le scénario est si plat et le rythme si lent que l'excellent choix du casting vient enfoncer encore plus le film... Beginners reste un drame classique, qui manque cruellement d'efficacité et d'originalité pour convaincre l'auditoire...
Je donne une appréciation mitigée à ce film qui finit, à la réflexion, par émouvoir. Il y a des films dont on ressent une certaine gêne à aimer (certains blockbusters américains ou comédies "limites") et d'autres, comme Beginners, comme on aurait aimé plus. On sera sensible à la magistrale et émouvante interprétation du grand Christopher Plummer, dont le coming out lui permet, in extremis, de vivre enfin une vie inhibée avec son amant, excellent acteur sorti d'Urgences. On admire celle du fills, joué avec ambiguité (problème de l'engagement, de prendre sa vie en main) d'Erwan McGregor. On est amusé par celle du chien à la fois confident et témoin. Par contre, on sera exaspéré par le jeu de la frenchie de service joué par une Mélanie Laurent, avare en charme, et à qui Mike Mills fait dire des imbécilités. Les scènes du jeune couple sont très longues et ennuyeuses, sans imagination. Certains dialogues sont d'ailleurs très naïfs. Mills incorpore avec un certain talent (mais un peu forcé) des scènes d'époques et des dessins niais un peu lassants. Un film bancal mais somme toute très touchant par instant qui lorgne entre Woody Allen et Douglas Sirk.
Mélancolie de la perte des parents, de la solitude, peur de la redécouverte de l'amour, tolérance envers l'homosexualité. Bien filmé, bande son piano nostalgique, excellents acteurs (Mélanie Laurent lumineusement filmée), montage fluide malgré les flashbacks. Un film tendre et émouvant (et le chien, un mignon Jack Russell, est adorable).
Un film émouvant, tout en délicatesse. Un chouette trio d'acteur jouant avec sincérité. Reste un montage un peu confus et qui manque parfois de rythme. L'ensemble est bon, à voir et revoir!
beau film auquel j'étais préparé pour avoir visionné les critiques avant. J'ai aimé la poésie de la mise en scène, qui tisse avec élégance une narration éclatée entre présent et passé sans jamais nous perdre. J'ai adoré les acteurs , les trois sans distinction . Cette histoire de névrose ne raconte rien de palpitant, juste une vie qui s'en va, en vivant enfin au grand jour sa vraie vie, une autre qui peine à trouver son chemin après des échecs amoureux. Pas terrible hein? hé bien détrompez vous. Pour peu qu'on s'intéresse aux gens et à leurs comportements, pour peu que nous ayons traversé des moments un peu stone dans notre vie , ce film fourmille de détails tellement bien vus et pensés qu'on se laisse envahir sans déplaisir par cette torpeur magnifiée par le jeu et la présence d'ewan Mcgregor et de mélanie laurent que j'ai rarement vu plus lumineuse et de christopher plumer vraiment émouvant . Un très bon souvenir cinématographique.
Beginners est un film émouvant et sincère sur la relation d'un fils et son père lorsque ce dernier lui apprend son homosexualité. Alors moi ce que je trouve encore plus attrayant c'est de voir des acteurs connus et reconnus comme McGregor Laurent et Plummer, venant d'horizons et de pays différents, se donner la réplique au détour d'un petit film comme celui-ci.
Ca donne la patate de voir un film si simple et pourtant si généreux, un film qui insuffle au spectateur une folie douce doublée d'une méchante envie de vivre ! Beginners s'impose modestement comme une comédie à la fois drôlement irrésistible et terriblement triste, comme le témoignage d'une époque révolue dont la génération représentative se rapproche fragilement mais sûrement de ses derniers instants. Nostalgique comme pas deux Beginners parle évidemment ( mais pas uniquement ) des héros du baby-boom et des rengaines savoureuses du répertoire jazzy, de l'essor de la libération sexuelle aujourd'hui devenue grand-mère, du patin à roulettes, des livres et des pochettes à disques comme autant d'affects intrinsèques à tout un chacun. C'est un peu comme un énorme album où serait rassemblée une multitude d'images parlantes, jouant simplement mais sincèrement sur la reconnaissance du public. Volontairement imparfait mais justement parfaitement charmant Beginners rend le spectateur tout chose au sortir de la projection, avec le sentiment de s'être retrouvé dans cette chronique douce-amère particulièrement attachante. Si le cinéma est avant tout un plaisir alors Beginners s'agit bien de cinéma. Très émouvant et jubilatoire.
Un film plutôt bizarre, sur la forme et le fond, dans le paysage cinématographique actuel. On entre doucement dans un sujet exposé par petites touches et qui finissent par composer un tableau doux-amer de la vie de deux trentenaires dépressifs, d'un père septuagénaire qui décide de vivre sa vie sans tabou à 75 ans, d'une mère foutraque, sans oublier un chien particulièrement perspicace. On aurait aimé s'emballer pour un film où les acteurs sont parfaits et où le sujet et la forme sont plutôt originaux. Mais comment ne pas finir par s'ennuyer devant ces répétitions et ces allers et retours permanents entre la vie d'enfant du héros (il semble chercher à comprendre comment son père a autrefois pu vivre avec le secret de son homosexualité) et sa vie d'adulte dépressif et aboulique? Le rythme s'essouffle vite et le scénario n'offre plus de vraies surprises après la première demi-heure de présentation. De petites saynettes, souvent drôles ou émouvantes certes, ne font pas vraiment une oeuvre construite.
Les principaux thèmes abordés dans Beginners n’ont rien de réjouissants. La solitude, les contraintes familiales, la mort, l’impossibilité d’aimer avec, aussi, « un chien qui pense » …Et finalement le film de Mike Mills n’engendre aucune forme de tristesse. Il y a beaucoup de délicatesse dans les sujets abordés. De l’émotion et des rires, aussi !.Christopher Plummer dans le rôle d’un père faisant son coming-out à soixante dix ans passés, est magnifique. Mélanie Laurent trouve ici un joli rôle et s’en sort à merveille, et forme avec l’excellent Ewan McGregor un très beau couple. … Bref, j’ai aimé. http://cinealain.over-blog.com/article-beginners-86479140.html
Les éternelles problèmes relationnel de la vie d'un trentenaire,avec toutes les questions lié a cela.Le chemin a été mainte fois exploré,et beginners n'apporte rien de neuf.Mais le traitement reste bien senti,et les acteurs ont des rôles bien attribués même la monocorde Mélanie Laurent.Qui n'est pas la fausse note du film,car cette fois le rôle est déjà tenu par Goran Visnjic.La réalisation comporte un certain maniérisme et d'images explicatives du passé plutôt lourdingue.Tout ces défauts s’accentues dans la dernière demie-heure clôturant le film.Une tranche de vie qui ne raconte pas grand chose.
Il est difficile de dire du mal de "Beginners", tant son trio d'acteurs est gracieux, portant avec une légèreté jamais démentie des situations convenues et des questions existentielles complexes ("que comprend-on du couple formé par ses parents ?", "comment faire face à la sexualité de son père ?" etc. etc.), et tant la mise en scène de Mike Mills est maligne, facétieuse même, dans l'air du temps va-t-on dire, pondérant la tristesse dépressive de ses thèmes… Eh bien essayons quand même, car ce "Beginners" si subtil, si aérien, si bien troussé, a surtout créé en moi de l'irritation : cette vision d'un monde sans aspérités, gentiment gris, cette distance vaporeuse, raffinée, avec l'existence, cette manière de dire en somme "nous sommes bien trop intelligents pour prendre tout ça au sérieux", avec un clin d'oeil un peu branché à des spectateurs forcément du "même côté" que "l'auteur", ce cinéma qui ne sert plus à grand chose à part d'être simplement brillant techniquement… tout cela m'a paru bien vain, pour ne pas dire démissionnaire. Et oui, je sais que Sophia Coppola et Wes Anderson, deux cinéastes que j'admire, travaillent le même sillon, encore et encore… Mais chez Mike Mills, il y a comme un déficit supplémentaire de courage, un "trop plein" de bon goût qui fait que, non, ce n'est plus possible pour moi de suivre.
Et bien en définitif, je n'ai pas été déçu et je trouve que c'est plutôt une performance lorsqu'il s'agit d'une comédie romantique ou similaire. Il y a pas mal de choses à dire sur "Beginners" qui pour moi apporte une petite touche de fraîcheur malgré ses sujets tabous comme la maladie ou les histoires de famille. Pour les bonnes, je vais les énumérer : Le chien qui parle, c'est vraiment trop bon, on a pas un genre de "ouaf-ouaf" mais ce regard perçant et ses dialogues ; Erwan McGregor très touchant et toujours aussi bon qu'à ces débuts, fidèle à lui même ; La relation lorsqu'il est gamin avec sa mère, qui est si fusionnelle sans tombé dans l'absurdité ; l'ambiance kitch mais moderne sympa ; la bande originale douce et posée qui n'est pas pour me déplaire ; La relation, cette fois-ci adulte, avec son père, qui après des années de non-communication, finie par s'ouvrir ; La rencontre entre les deux protagoniste (ou plutôt l'homme et la femme) qui sort un peu de l'ordinaire et franchement ça fait bien plaisir ; Et puis les comparaisons et voix off entre 1955 et 2003. Passons aux mauvaises choses maintenant : Mélanie Laurent, pour qui je ne comprend pas ce succès car elle ne projette aucune émotion depuis toujours, le même jeu à chaque fois, pas de vrai sourire et que des rôles dramatiques ! ; Le temps du long métrage peut-être un peu long (désolé de répéter le mot deux fois dans la phrase) car vers la fin, je pense que quelques petites choses auraient pu être enlevées ; Le métier du personnages principal et ses amis qui n'ont rien à faire là car ça n'apporte absolument rien ; Ce côté trop "gay" sans vouloir faire l'homophobe mais je pense que l'on y attache trop d'importance et surtout pas mal de clichés sur ce monde là ; Et puis je crois que c'est tout. En bref, j'ai bien aimé même si ça n'a pas été le coup de foudre. Je pense que pour que ma note soit plus élevé, il faut tout simplement faire autre chose qu'un film sur un ou des histoires d'amour car à la longue, c'est agaçant ! Ceci dit, j'ai passé un bon moment, à découvrir. 12/20.
Dans le genre film indépendant américain, The beginners rejoue une recette vue mille et une fois. Les persos sont névrosés, un peu artistes sur les bords et forcément en décalage avec le monde qui les entoure or Little miss sunshine et Juno avec ce même type de problématique réussisaient à nous captiver et à nous bouleverser, ce qui n'est malheureusement pas le cas de ce produit convenu et trainant en longueur et qui, malgré l'excellente interprétation d'Ewan McGregor, génial comme d'habitude, ne réussit jamais à nous émouvoir réllement. Brassant une multitude de thème : dépression, homosexualité, maladie, amour et mort, le film a du mal à retenir l'attention, resteles parents du héros, entre une mère névrosée et un père avouant son homosexualité sur le tard (génial Cristopher Plummer) qui offre quelques très bons moments décalés et parfois très drôles. On peut regretter aussi la présence de Mélanie Laurent qui, comme à son habitude, manque cruellement de charisme et nous empêche de croire à cette histoire d'amour à la Garden states. En bref, un film plein de références et pas d'une grande originalité, agréable bien qu'un peu ennuyeux mais rehaussé par quelques exellents interprètes.