"Beginners" m'a semblé faux et prétentieux la plupart du temps ! Comment se reconnaitre et s'identifier à ces personnages qui jouent sur le registre "bobo dilettante" plutôt oisif plongés dans une introspection perpétuelle et ennuyeuse !!! Comment croire à cette relation père-fils qui se crée sur le tard ? Cette relation qui vient en plus complexifier les rapports entre Ewan McGregor et Mélanie Laurent (vraiment peu convaincante)... L'actrice entre rires et pleurs, tombe un peu comme un cheveu sur la soupe dans cette histoire. L'émotion se fait attendre dans ce film pseudo intello et au final assez pénible ! Cette suite d'aller-retours passé présent devient en effet laborieuse et laisse l'impression d'un film à l'état d'ébauche... Seul le chien m'a véritablement séduit... C'est tout dire !
2ème film d’Ewan Mc Gregor ayant trait à l’homosexualité après Philippe Morris, y aurait-il un message ? Anyway, j’en sais rien car je m’intéresse peu à la vie des stars, néanmoins j’étais plus étonné de voir le capitaine Von Trapp en vieux gay. D’ailleurs je tiens à signaler qu’il s’en sort très bien, il est attendrissant et fait très humain, bien plus que dans la Mélodie du Bonheur… A contrario Mélanie Laurent est trop décalée par moments, même si le rôle semble l’exiger. Dans le genre décalé on a aussi la musique, bizarre, qui ne colle pas toujours et qui s’enchaîne trop vite. Notons que c’est rangé dans la catégorie comédie mais que c’est pas marrant. La construction également est étrange, mêlant flash-back et présent dans des scènes qui s’imbriquent entre elles. On s’y perd parfois, mais ça ne gêne pas tant la compréhension puisque tout se met en place petit à petit. Pour finir avec le côté space notons que le chien parle par sous titres et qu’Ewan le comprend… Après l’histoire n’est pas banale mais pas supra intéressante non plus, en fait entre la fin annoncée du père, son homosexualité sans ambages et la rencontre de son fils il ne se passe rien. Certes c’est un peu rafraîchissant, car la sexualité chez les seniors commence à peine à être abordée, encore moins l’homosexualité et le grand écart d’âge, mais sans entrer vraiment dans le vif du sujet. Du coup on s’en désintéresse vite, personne ne cherchant vraiment à nous en montrer plus, à nous apprendre les sentiments véritables des personnages ou à dévoiler leur psychologie. C’est très contemplatif et romantique, ça fait film d’auteur mais sans la profondeur. Les comparaisons entre les époques sont sympas, mais là aussi pas abouties, donc on s’en détache vite également, dommage. Au final on a un peu l’impression d’avoir perdu son temps, on ne mate rien d’extraordinaire, mais même dans l’ordinaire il n’y a rien ici qu’on ait envie de voir vraiment si on nous avait prévenu avant. Rien ne nous touche. J’aurai bien aimé dire que ça donne une belle leçon de vie mais ça ne va pas assez loin pour ça, du coup on reste sur une impression mitigée, limite on s’en fiche d’avoir vu ce film et on l’oublie.
Une romance éthérée douce/amer à qui il ne manque pas grand chose pour être un grand film. Bien qu'il parle d'amours (au pluriel), Beginners est tout sauf une comrom mièvre et impersonelle comme Hollywood nous en pond à la douzaine. Evanescent, pudique, délicat et construit sur des non-dit, la création de Mike Mills est habitée d'une mélancolie qui intègre habilement des scènes rétros pour marquer son atmosphère (le roller), des effets de style pour accentuer son propos (les flash-back) et un montage appliqué qui contribue à étourdir le spectateur afin de le rendre vulnérable aux tourments de ses acteurs. La réussite ou l'échec de ce type de film repose en effet largement sur son casting. Et heureusement c'est très bon, tout en justesse et sensibilité. L'oscar de Christopher Plummer est amplement mérité, Mc Gregor est excellent (comme toujours) et j'ai même failli revoir mon jugement sur Mélanie Laurent. C'était jusqu'à ce qu'elle ouvre la bouche. Malheureusement le film avance sans vraiment se mouvoir, les personnages évoluent sans qu'on ne comprennent vraiment ce qui les a changé. On fini par perdre patience devant le manque d'idées du réalisateur (les clips rétro et le thème de la BO sont vites répétitifs), d'autant que certaines scènes servent peu le tableau final (le projet professionnel avorté, les tags nocturnes...). L'ensemble est à la fois trop lent ou manquant de puissance pour nous emporter tout à fait. J'ai enfin été agacé par cette propension des héros cinématographique à "ne pas savoir s'attacher" à "tenir les gens éloignés pour ne pas être blessé". La vérité de l'être humain n'est pas dans son ultra-sensibilité (si seulement) mais dans sa paresse. C'est parce que nous préférons nous vautrer devant Transformers le samedi soir plutôt que d'organiser une sortie avec ses amis ou d'aller faire une ballade avec notre conjoint que nous finissons seuls. Toi même devant ton écran, tu sais que le thème du film de Mike Miles n'est qu'un mensonge bien plus doux à avaler pour son spectateur que la cruelle vérité : plutôt que de regarder son film tu devrais apeller ton meilleur ami et échanger avec lui l'heure quarante-cinq que dure son récit. Une scène : The mother interacting with the arts, you point I'll drive
Une histoire douce amère dans l’ère du temps : celle d’un trentenaire qui, à la mort de sa mère, apprend que son père est homosexuel, et rencontre une jeune actrice française aussi paumée que lui, avec laquelle il hésite à s’engager émotionnellement. Vendu pour une comédie romantique à l’américaine, ce film est plutôt un drame intimiste qui colle à son époque mais ne parvient pas à réellement nous toucher au coeur. Le trio Ewan McGregor - Mélanie Laurent - Christopher Plummer est étonnant de justesse, et Arthur est au poil !
Quintessence du film d'auteur, dans lequel on retrouve tout ce que le premier mec qu'à fait un film d'auteur il a dit qu'il fallait qu'il y ait dans un film d'auteur. Enfin je crois. Une ambiance lourde, des personnages dépressifs, de l'humour qui refuse d'être drôle, des décors gris, mal éclairés et pas beaucoup mieux filmés. Le contrat est rempli. Et je ne parle même pas du scénario, vous avez remarqué.
Le voilà! Eh oui, c'est qu'on avait un peu oublié que Mélanie Laurent, en plus d'être une bonne actrice, pouvait parfois tourner dans d'excellents films. « Beginners » en est la plus belle preuve, réflexion audacieuse et sensible sur l'amour, la mort, l'homosexualité... Cela pourrait être lourdingue, c'est souvent drôle, parfois émouvant, la mise en scène aérienne captant avec brio la question du temps qui passe et des choix à faire. C'est un film à la fois simple et sophistiqué, plein de belles trouvailles visuelles et de personnages complexes mais attachants, joués avec brio par Ewan McGregor, Christopher Plummer et donc la jolie Mélanie dans un de ses plus beaux rôles. Une des très belles surprises de l'année 2011, ce genre de films dont on sort profondément touché : merci M. Mills.
Je suis très partagé sur ce film. Bon il y a quelques bonnes idées de mise en scène et scénaristique (les évocations en photomontage de différentes époques par exemple !!!), mais l'intérêt du film tient surtout sur son interprétation... Et c'est sur cette interprétation que je suis très partagé. D'un côté, Ewan McGregor est très bon, Christopher Plummer est carrément excellent, et le chien mériterait le prix du canin le plus trognon de tous les temps ; ce qui fait que les scènes qui évoquent les relations père-fils sont assez réussies et chargées d'émotion. D'un autre côté, il y a la romance. Déjà cette dernière en elle-même n'est pas très intéressante parce que les deux amoureux n'arrêtent pas de faire une tronche d'enterrement (bon d'accord, son père vient de mourir mais quand même...!!!) mais cela aurait pu encore passer si il y avait eu une actrice pétillante et avec du talent face à McGregor (du genre Emma Stone ou Zooey Deschanel...!!!). Mais malheureusement c'est Mélanie Laurent qui "joue" le personnage féminin et qui m'a encore bluffé par sa totale absence de talent. En conséquence, autant j'ai eu du plaisir à voir les séquences avec McGregor, Plummer et le chien trop trognon, autant celles sentimentales...au secours...
Un très beau film, Ewan Mc Gregor est bouleversant dans son personnage de marginal qui ne sait pas trop quelle direction prendre. Une rencontre très intéressante avec Mélanie Laurent qui apporte une petite touche de fraîcheur. Malgré la gravité des sujets abordés , on ne tombe jamais dans l'excès de sentiments, et c'est ce qui est brillant dans ce film : la pertinence et la justesse du sentiment, bien trop rare dans le cinéma actuel...
Second long-métrage pour Mike Mills qui s'est inspiré de sa propre vie pour nous raconter ce drame intimiste et à la fois romantique. Beginners (2011) brasse une multitude de sujets, ce qui peut avoir des effets néfastes à la longues (bien que le film dure un peu plus de 100 minutes, on est rapidement lassé). Traitant à la fois de la mélancolie, de la solitude, de l'homosexualité, des maladies incurables, de la crise de la quarantaine et de la relation père-fils, si le film s'avère émouvant et touchant, c'est surtout grâce à l'excellente interprétation de Ewan McGregor & Christopher Plummer (à 72 ans, ce dernier est irrésistible dans le rôle du père de famille qui à 75 ans fait son coming-out en annonçant son homosexualité). Quant à Mélanie Laurent, elle apporte de la fraîcheur et un brin de romantisme à la française qui colle parfaitement bien à la relation ambiguë que vivent les deux personnages principaux. Mais à trop vouloir en faire, Mike Mills finit par ennuyer et on ne peut s'empêcher de faire un parallèle entre Gigantic (2008) & (500) jours ensemble (2009), deux autres productions du cinéma indépendant américain.
Mike Mills s'interroge sur le sens de la vie, amour, peine, mort. Un casting juste Ewan McGregor parfait, Mélanie Laurent charmante et Christopher Pummer fabuleux en homosexuel quinquagénaire. Un film réussie, simple et sobre mais qui manque d'un petit quelque chose.
Un petit bijou de délicatesse . bien "incarné", sur les liens familiaux , l' épanouissement personnel et la remise en cause source d'acceptation. Cela m'a donné envie de voir l'opus 1