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Un visiteur
4,5
Publiée le 30 juin 2011
Très beau film tout en finesse et délicatesse,l'essentiel étant dans les détails et les non dits comme souvent dans la vie...c'est très émouvant ,très triste et les thèmes de la mort d' un proche,de la solitude,de la dépression ,de la peur de l'engagement et de l'amour sont merveilleusement décrit. Mais ce n'est pas déprimant pour autant ,contrairement a ce qui est dit dans certaines critiques! Car il y a un humour doux amer permanent, une mise en scène intelligente et ludique ,originale et pleine de trouvailles amusantes (comme les dessins et les couleurs en plein écran, ou les pensées du chien en sous titre...)qui amènent une certaine légèreté et distance par rapport aux drames dont parle ce film.Ewan Mac Gregor est touchant ,extraordinaire et Mélanie Laurent idem et toujours très belle et pleine de charme . Mais le plus beau rôle est sans conteste celui du père incarne par Christopher Plummer qui est bouleversant ! Tout le drame et l'absurdité de la condition humaine apparaît dans ce rôle ou cet homme trouve le vrai bonheur en apprenant qu'il est mourant... Un film très profond,beau ,original, drôle aussi ,de très belles scènes et des acteurs formidables!
On ressent de la tristesse quand un parent meurt. De la douleur quand on se sépare de quelqu'un qu'on aime. Eviter l'attachement à autrui peut sembler une solution, mais on s'enferme dans la solitude, la nostalgie et la morosité. Il n'y a pas de solution parfaite. Chaque choix a son lot de bons et mauvais côtés, et franchir les étapes difficiles de la vie à deux est le ciment de l'amour. Parfaits acteurs. Intelligente réalisation.
Desservi par une bande annonce formatée laissant présager une énième comédie romantique à la sauce indé, Beginners déjoue les pronostics en proposant une variation amoureuse plutôt subtile et touchante. Maniant différentes temporalités, faisant résonner les échos du passé dans le présent narratif avec aisance, Beginners rend les émois palpables et les quêtes essentielles. Oliver, héros mélancolique porté par des parents hors norme (mère fantasque et père homo caché jusqu'à 75 ans), foire toutes ses relations amoureuses. Il rencontre Anna, une actrice française tout aussi mélancolique. C'est alors que les choses changent ou pas. Beginners, c'est d'abord une ambiance tout en délicatesse, une mise en scène sobre parsemée de trouvailles visuelles élégantes, décors classe, pointes humoristiques égrainées du début à la fin (le chien qui "parle", les transgressions nocturnes d'Oliver, ses jeux avec sa mère), une mécanique parfaitement huilée qui rend le film très agréable à consommer. De même, les personnages sont dépeints avec un savant mélange de profondeur et de légèreté qui ne les rend jamais creux ou improbable. Même Anna, dont on se dit au départ que cette actrice est trop cliché, réussit à nous toucher par son mystère. La cerise sur le gâteau, c'est Ewan McGregor. De presque tous les plans, il déborde d'humanité. On sent à nouveau la profondeur de son travail, cette élégance toute britannique d'en faire beaucoup en en montrant peu. Drôle, et touchant, bouleversant quelquefois, il hisse le film au-delà du simple exercice de style qu'il aurait pu être. A ses côtés, Chritopher Plummer est impeccable, Mélanie Laurent assez juste (et presque pas énervante), et Mary Page Keller en mère plein de fantaisie et de douleur rentrée. Joli film, bel objet cinématographique, Beginners se déguste comme un cornet de glace assis à l'ombre d'un arbre...
Desservi par une bande annonce formatée laissant présager une énième comédie romantique à la sauce indé, Beginners déjoue les pronostics en proposant une variation amoureuse plutôt subtile et touchante. Maniant différentes temporalités, faisant résonner les échos du passé dans le présent narratif avec aisance, Beginners rend les émois palpables et les quêtes essentielles. Oliver, héros mélancolique porté par des parents hors norme (mère fantasque et père homo caché jusqu'à 75 ans), foire toutes ses relations amoureuses. Il rencontre Anna, une actrice française tout aussi mélancolique. C'est alors que les choses changent ou pas. Beginners, c'est d'abord une ambiance tout en délicatesse, une mise en scène sobre parsemée de trouvailles visuelles élégantes, décors classe, pointes humoristiques égrainées du début à la fin (le chien qui "parle", les transgressions nocturnes d'Oliver, ses jeux avec sa mère), une mécanique parfaitement huilée qui rend le film très agréable à consommer. De même, les personnages sont dépeints avec un savant mélange de profondeur et de légèreté qui ne les rend jamais creux ou improbable. Même Anna, dont on se dit au départ que cette actrice est trop cliché, réussit à nous toucher par son mystère. La cerise sur le gâteau, c'est Ewan McGregor. De presque tous les plans, il déborde d'humanité. On sent à nouveau la profondeur de son travail, cette élégance toute britannique d'en faire beaucoup en en montrant peu. Drôle, et touchant, bouleversant quelquefois, il hisse le film au-delà du simple exercice de style qu'il aurait pu être. A ses côtés, Chritopher Plummer est impeccable, Mélanie Laurent assez juste (et presque pas énervante), et Mary Page Keller en mère plein de fantaisie et de douleur rentrée. Joli film, bel objet cinématographique, Beginners se déguste comme un cornet de glace assis à l'ombre d'un arbre...
Formidable sujet que l’Amour, grandir ou bien même découvrir son homosexualité, ou pour le moins la vivre et l’avouer à l’âge de 75 ans. Impossible ? Il semblerait pourtant que cette histoire de coming-out soit arrivée réellement au père de l’auteur de Beginners, Mike Mills. Comme quoi, comme la plupart des films intimistes, qui évoquent les sentiments humains, le vécu de l’écrivain, de l’auteur, n’est jamais complètement étranger à l’histoire.
Voilà donc Olivier, artiste, joué par un très excellent Erwan McGrégor, fils de Hal, ce dernier campé par un magnifique et très touchant Christopher Plummer. Olivier déprime à la mort de son père et entame un dialogue, certes limité avec Arthur, (le chien Cosmo, véritable acteur du film).
En s’appuyant sur des faits auto-biographique Mike Mills nous touche dans sa manière de narrer et filmer son vécu. Plus intéressant et paradoxalement moins nombriliste que son premier long, Beginners par l’association Plummer-McGregor, arrive à nous émouvoir et réussit haut la main le passage en trois couche des flash-back sans perdre le spectateur. Il donne ainsi un relief intéressant à son histoire et des respirations posées à juste mesure. On sort ému de ce film à la bande son parfaite d’adéquation avec les états d’âme de ces personnages principaux. C’est beau, indépendant et réussit. Savoureux et doux.
La bande annonce ne rend pas hommage à ce "petit" film gai et juste, auréolée d'une douce tristesse et d'une jolie fantaisie. montage et "trucs" visuels intéressants...
Dans le genre film indépendant américain, The beginners rejoue une recette vue mille et une fois. Les persos sont névrosés, un peu artistes sur les bords et forcément en décalage avec le monde qui les entoure or Little miss sunshine et Juno avec ce même type de problématique réussisaient à nous captiver et à nous bouleverser, ce qui n'est malheureusement pas le cas de ce produit convenu et trainant en longueur et qui, malgré l'excellente interprétation d'Ewan McGregor, génial comme d'habitude, ne réussit jamais à nous émouvoir réllement. Brassant une multitude de thème : dépression, homosexualité, maladie, amour et mort, le film a du mal à retenir l'attention, resteles parents du héros, entre une mère névrosée et un père avouant son homosexualité sur le tard (génial Cristopher Plummer) qui offre quelques très bons moments décalés et parfois très drôles. On peut regretter aussi la présence de Mélanie Laurent qui, comme à son habitude, manque cruellement de charisme et nous empêche de croire à cette histoire d'amour à la Garden states. En bref, un film plein de références et pas d'une grande originalité, agréable bien qu'un peu ennuyeux mais rehaussé par quelques exellents interprètes.
Très joli film que ce "Beginners", pour l'essentiel chronique familiale (Oliver, bientôt 40 ans, se remémore la toute récente fin de vie de son père, Hal, de son tardif "coming out" de veuf septuagénaire à son agonie de cancéreux inopérable, tout en convoquant sa mère morte cinq ans plus tôt, mais là pour des souvenirs d'enfance de type récurrent). Oliver est, sinon franchement dépressif, du moins plutôt mélancolique dans la seule compagnie d’Arthur, le chien télépathe de son père, quand il rencontre Anna, fantasque et un brin mélancolique elle aussi - la construction de leur couple, deuxième axe porteur du film, se fera donc loin des sentiers battus et des codes de la comédie romantique. L'ensemble est original aussi au niveau formel, s'organisant avec l'oeil et la sensibilité d'Oliver, illustrateur de son état et qui travaille à une "Histoire de la tristesse" de son cru... L'interprétation participe beaucoup du charme de ces récits délicatement entrecroisés - ainsi, Ewan McGregor est un subtil Oliver, quand Christopher Plummer campe un Hal émouvant, et que même la "frenchie" Mélanie Laurent réussit (une fois n'est pas coutume) à donner du corps au personnage d'Anna. Belle surprise de ce mois de juin assez pauvre selon moi.
Outre le charme presque sirupeux qui s’en dégage, l’intérêt majeur de Beginners réside en la diffraction temporelle (évocation de deux époques) et dans la séduction émanant des héros trentenaires, un peu paumés et décalés tant dans l’exercice de leurs activités respectives que dans leur comportement encore adolescent et immature. L’incrustation d’illustrations (les dessins conçus par Oliver) et l’évocation des années 50 (kaléidoscope de photos de famille et d’actualité) ajoutent à l’ambiance gentiment branchée de l’ensemble. S’inspirant largement de sa propre vie, Mike Mills réalise un film qui n’évite pas toujours les facilités de mise en scène et les effets à l’esbroufe. Si le filmage, influencé par les autres activités du cinéaste, flirte parfois avec un maniérisme un peu trop voyant, la sincérité des personnages fouillés affleure constamment. L’atmosphère générale est empreinte d’une douce mélancolie, d’une douleur pudique et d’une tristesse insidieuse. Par le biais d’astuces et de petits jeux scénaristiques, Beginners aborde avec une apparente et simple légèreté des thèmes graves comme la disparition d’un être proche et aimé, mais aussi la révélation tardive de l’homosexualité. En réfléchissant au passage du temps qui altère la mémoire et la perception de la réalité, Mike Mills fait et réussit le pari d’un film empli de poésie et de tolérance.
Difficile de savoir de quoi parle au juste "Beginners". Est-ce l'histoire d'un homme proche de la quarantaine déboussolé par la mort de son père ? D'une romance un peu foireuse ? De l'agonie d'un vieil homme ? Il y a tout cela et beaucoup d'autres choses dans ce film un peu brouillon qui parait malgré tout étrangement vide. Mike Mills dispose pourtant de bons acteurs. De Christopher Plummer à Ewan McGregor, qui s'affirme de plus en plus comme un acteur majeur, en passant par Mélanie Laurent qui semble plus à l'aise en anglais qu'en français, chacun joue sa partition avec finesse et bon goût. Il a aussi beaucoup d'idées, des bonnes (le coming out du père, le chien qui pense, la rencontre muette) et des moins bonnes (les diaporamas de pisseuse qui rythment le film). On a d'ailleurs l'impression que c'est à partir de ces idées qu'il a construit son film sans vraiment essayer de donner une cohérence ou même de la vie à l'ensemble. Et si l'on décèle une certaine volonté optimiste dans le propos, le réalisateur échoue résolument à nous la transmettre par sa mise en scène. A l'image du personnage principal, seul et déprimé, on ressort de "Beginners" imbibé d'un sentiment d'infinie tristesse.
Le film suit plusieurs tranches de vie en parallèle alors ont eu lieu dans le passé lointain : Oliver et son excentrique de mère, dans le passé proche : Oliver et son foldingue de père mourant d'un cancer qui a fait son coming-out a 75 ans et eu une liaison avec un type de l'âge de son fils plus que barré et le présent : Oliver et Anna, une actrice solitaire.
Le film a tout pour faire une bonne comédie dramatique : de l'émotion, du sentiment, de la gravité, de l'humour, de l'amour, de bons acteurs (Ewan McGregor, Mélanie Laurent et Christopher Plummer en tête) mais il manque indubitablement un je-ne-sais-quoi pour en faire un excellent film. Peut-être ce je-ne-sais-quoi est-il le rythme car quelques longueurs alourdissent le film. Les scènes de voix-off sont assez étranges et coupent le peu de rythme qu'il y avait. Ce genre de film est lent et ce n'est généralement pas gênant mais là, un peu quand même. Le parti pris de la quasi absence de musique est assez déroutant mais les rares chansons sont bonnes. Le chien qui "parle" est très amusant, c'est une jolie idée qui rappelle que les maîtres croient que leurs animaux de compagnie les comprennent. La réalisation est simple, comme le scénario mais réaliste au fond : un enfant qui subit et s'amuse de l'excentricité de sa mère, un fils qui passe du temps avec son père mourant, un homme qui aime une femme mais ne sait pas trop comment s'y prendre : rien que de très banal maius aussi de très humain.
Une belle comédie dramatique qui use de tous les genres du code pour les casser et d'un montage extrêmement original dans la veine de celui de (500)! Les séquences avec le chien arthur sont pleines d'inspiration utilisant l'animal comme le double d'Ewan McGregor qui est absolument splendide! Un peu déprimant que Plummer joue toujours un mort en sursis c'est dernier temps!
Le film, qui ne dure pourant qu'1h44, est bien long à passer... Oscillant constamment entre plusieurs époques, le personnage vit tour à tour les mélancolie et le malheur face à son père qui s'éteint et les plaisirs des premiers instants amoureux partagés avec une actrice qui apparaît comme irréelle. En voulant concillier ces deux histoires, le réalisateur se perd et rate les deux intrigues. Seul le talent des acteurs permet de garder les yeux ouverts, mais ne permet malgré tout pas une réelle dimension dramatique ou comique au film. Dommage, d'autant plus que des trouvailles sont très intéressantes (le chien qui parle à travers des sous-titres, la première rencontre entre Ewan Mc Gregor et Mélanie Laurent sans paroles de cette dernière).