Si l'ensemble peut se targuer d'apporter poésie et aussi malice à cette histoire générationnel, l'histoire n'atteint pas sa plénitude ni dans son aspect triste qu'est la maladie, ni dans l'aspect joyeux que pourrait etre ces quadras à moitié largués. On peut aussi trouver le tout assez poseur et ces pseudos-héros-bobos et leurs valses-hésitations n'ont au final que bien peu d'intéret.
L'histoire, très personnelle, m'a touché, surtout la partie centrale dédiée à ce père mourant et pourtant plein d'appétit de vivre qui se révèle à son fils . Un film inventif, sensible et digne. Le seul défaut du film se nomme Mélanie Laurent, elle devient vite agaçante à force de jouer ostensiblement la femme-enfant française de base. Ewan McGregor lui est bon et rend son personnage de bobo immature et mélancolique interessant là où un Romain Duris aurait été une vulgaire et prétentieuse tête-à-claque, mais je m'égare. Je suis sorti de la séance avec un gros cafard, ce qui démontre la force d'identification de ce film.
Ce film n'est pas inintéressant, mais il manque singulièrement de rythme : c'est très lent, passablement verbeux et les personnages y tirent tous des têtes d'enterrement (mais compte tenu de l'histoire pas vraiment folichonne, c'est un peu logique). Reste quelques pointes d'humour qui viennent un peu relever le goût de cette sauce passablement fadasse.
Le film est mimi tout plein, et parfait pour les jeunes gens romantiques (ce qui n'est pas, malheureusement et a priori, mon cas).
En effet le film possède une sensibilité extrême. Il réussit parfaitement à faire ressentir cette sensation de solitude que Somewhere s'échinait sans succès à décrire. Ewan McGregor et Mélanie Laurent forme un très (trop ?) joli couple, et il semble y avoir une vraie complicité entre eux, qui est assez étonnante. Le film multiplie les inserts originaux : un chien qu'on voit penser, des photos d'époque, des dessins qui illustrent l'histoire. Beginners fait partie de la même catégorie que Medianeras, en tenant beaucoup mieux la distance que ce dernier.
Les thèmes évoqués sont assez tristes (la mort, l'inaptitude à aimer, la solitude, le poids écrasant des parents) mais le film curieusement ne l'est pas. Il faut dire que l'appétit de vivre du père, gay qui fait son coming out à 75 ans, est rudement entraînant (excellent Christopher Plummer).
Tout est donc quasiment parfait jusque vers la dernière demi-heure. A ce moment, je trouve que le film s'épaissit un peu. Cela correspondant au moment où Mélanie Laurent parle en français et devient tout à coup vulgaire, alors qu'elle était solaire jusque là. Et puis les "trucs" séduisants du début ne surprennent plus.
Au final, le film est tout de même tout à fait plaisant et incite à suivre la carrière de Mike Mills. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
La première fois que j’ai vu la bande-annonce j’ai su que je voulais voir ce film et j’ai bien fait puisque j’ai adoré ! Beginners raconte deux histoires : celle d’Oliver et son père et celle d’Oliver et Anna ; l’histoire d’une fin et l’histoire d’un commencement.
J’ai bien aimé la manière dont le film est réalisé, notamment les passages qui montrent comment étaient les choses avant et comment elles sont maintenant. Les scènes passées et présentes ainsi que les deux histoires sont mélangées mais l’on n’est pas perdu. Le lien est très bien fait entre les deux. Les images sont très belles, et lorsqu’il n’y a pas de parole le film ne semble pas long malgré ses 1h45 !
Ewan McGregor et Mélanie Laurent jouent très bien tous les deux. Mais j’ai eu un coup de cœur pour Cosmo : le chien ! On peut lire ses pensées plusieurs fois pendant le film et c’est comme s’il comprenait vraiment ce que l’on ressent. Cela est très bien pensé de la part du réalisateur.
Au final Beginners est un film plein d’espoir qui nous fait connaitre la joie et la tristesse. On est loin des stéréotypes, c’est la vraie vie.
Une bonne surprise (pour tout avouer, je n'étais pas spécialement partant au départ, merci chérie). Se laisse voir sans déplaisir, avec 3 acteurs excellents (la palme à Christopher Plummer (que je ne connaissais pas, si si je vous jure) touchant et drôle dans son rôle de gay sur le retour). Scénario vu et revu mais suffisamment bien ficelé pour tenir la dragée jusqu'au bout. On y voit une course contre le temps (difficile de le rattraper à 75 ans), une rencontre Amoureuse de deux hybrides et surtout un "Coming out" magnifique. ça donne presque envie de se vêtir de multi couleur. Film plaisant
Un sujet grave traité avec légèreté et humour… le casting est d’une grande qualité. Le film est plein de charme et l’émotion est palpable. La réalisation est originale. Le réalisateur Mike Mills, auteur du scénario, s’est inspiré de sa propre vie. La partie père/fils correspond à sa propre vie, son père a révelé son homosexualité à la mort de son épouse (à 75ans) et il est décédé 5 ans plus tard d’un cancer.
Oliver, Ewan Mc Grégor, vient de perdre son père dont il s’est occupé pendant sa maladie. Son père qui a fait son coming out à 75 ans. Oliver est triste, à la limite de la dépression. Il vit seul avec le chien de son père avec lequel il discute. Son mal être est palpable. Jusqu’au jour ou il rencontre Anna, Mélanie Laurent.
Le film est lent, mais c’est une qualité. Les scènes sont drôles, émouvantes, pleine d’humour, pleine d’amour. L’histoire est une double histoire d’amour, l’amour entre le père et le fils, et l’histoire qui commence avec le couple Oliver et Anna. Les sujets sont traités avec délicatesse. Les deux personnages Oliver et Anna ont beaucoup de difficultés à aimer.
Le jeu de Ewan Mc Grégor est émouvant, son regard est doux. Mélanie Laurent est toujours aussi pétillante, passant de la tristesse au bonheur avec un tel talent. Christopher Plummer est émouvant et irresistible !
Ce film qui laisse croire à une douce comédie romantique est tout sauf comique. Histoire poignante au delà des mots pour ce long chemin vers une fin si connue....Au final vrai mélodrame. Attention préparer vos mouchoirs. La seule note à retenir c'est d'accepter son mal comme un hôte et ne pas le combattre mais vivre avec jusqu'à la fin...La romance entre Ewan et Melanie n'est même pas assez forte pour surmonter la boule qui reste coincée dans la gorge. Beau film sur la tolérance, l'acceptation de la maladie...
Second long-métrage pour Mike Mills qui s'est inspiré de sa propre vie pour nous raconter ce drame intimiste et à la fois romantique. Beginners (2011) brasse une multitude de sujets, ce qui peut avoir des effets néfastes à la longues (bien que le film dure un peu plus de 100 minutes, on est rapidement lassé). Traitant à la fois de la mélancolie, de la solitude, de l'homosexualité, des maladies incurables, de la crise de la quarantaine et de la relation père-fils, si le film s'avère émouvant et touchant, c'est surtout grâce à l'excellente interprétation de Ewan McGregor & Christopher Plummer (à 72 ans, ce dernier est irrésistible dans le rôle du père de famille qui à 75 ans fait son coming-out en annonçant son homosexualité). Quant à Mélanie Laurent, elle apporte de la fraîcheur et un brin de romantisme à la française qui colle parfaitement bien à la relation ambiguë que vivent les deux personnages principaux. Mais à trop vouloir en faire, Mike Mills finit par ennuyer et on ne peut s'empêcher de faire un parallèle entre Gigantic (2008) & (500) jours ensemble (2009), deux autres productions du cinéma indépendant américain.
j'ai trouvé l'atmosphère de ce film bien lourde et peu intéressante mis à part le père gay qui amène un peu d'humanité ...dans ce film bien déprimant , à la mode en ce moment après le vide de Sofia Coppola ...
ceux qui ont besoin de somnifères n'en prenaient plus, allez voir ce film soporifique. moi en tout cas j'ai bien dormi, dans le calme (parce que les dialogues sont nuls) dans l'obscurité de la salle. bref une très bonne sieste. à mon réveil j'ai quitté la salle... allez oust... y a rien à voir