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Ewen Blake
190 abonnés
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3,0
Publiée le 29 mai 2013
Une romance éthérée douce/amer à qui il ne manque pas grand chose pour être un grand film. Bien qu'il parle d'amours (au pluriel), Beginners est tout sauf une comrom mièvre et impersonelle comme Hollywood nous en pond à la douzaine. Evanescent, pudique, délicat et construit sur des non-dit, la création de Mike Mills est habitée d'une mélancolie qui intègre habilement des scènes rétros pour marquer son atmosphère (le roller), des effets de style pour accentuer son propos (les flash-back) et un montage appliqué qui contribue à étourdir le spectateur afin de le rendre vulnérable aux tourments de ses acteurs. La réussite ou l'échec de ce type de film repose en effet largement sur son casting. Et heureusement c'est très bon, tout en justesse et sensibilité. L'oscar de Christopher Plummer est amplement mérité, Mc Gregor est excellent (comme toujours) et j'ai même failli revoir mon jugement sur Mélanie Laurent. C'était jusqu'à ce qu'elle ouvre la bouche. Malheureusement le film avance sans vraiment se mouvoir, les personnages évoluent sans qu'on ne comprennent vraiment ce qui les a changé. On fini par perdre patience devant le manque d'idées du réalisateur (les clips rétro et le thème de la BO sont vites répétitifs), d'autant que certaines scènes servent peu le tableau final (le projet professionnel avorté, les tags nocturnes...). L'ensemble est à la fois trop lent ou manquant de puissance pour nous emporter tout à fait. J'ai enfin été agacé par cette propension des héros cinématographique à "ne pas savoir s'attacher" à "tenir les gens éloignés pour ne pas être blessé". La vérité de l'être humain n'est pas dans son ultra-sensibilité (si seulement) mais dans sa paresse. C'est parce que nous préférons nous vautrer devant Transformers le samedi soir plutôt que d'organiser une sortie avec ses amis ou d'aller faire une ballade avec notre conjoint que nous finissons seuls. Toi même devant ton écran, tu sais que le thème du film de Mike Miles n'est qu'un mensonge bien plus doux à avaler pour son spectateur que la cruelle vérité : plutôt que de regarder son film tu devrais apeller ton meilleur ami et échanger avec lui l'heure quarante-cinq que dure son récit. Une scène : The mother interacting with the arts, you point I'll drive
C'est beau l'amour, mais qu'est-ce que c'est difficile d'aimer, et peut-être moins quand on est gay après tout. Alors, marions-les ! De l'amour comme on peut en voir qu'au cinéma, ou presque … filmé avec une rare sensibilité, du charme, un peu folie et beaucoup de tendresse. Vraiment un beau film, et parfaitement d'actualité.
Cet entre deux entre légèreté et tristesse La mélancolie qui émane du personnage principal Le charme d’Ewan McGregor Le personnage du père Avoir envie d’adopter un chien comme Arthur qui s’exprime comme un personnage à part entière…
Complètement sous le charme de ce film : subtil et délicat qui retranscrit avec beaucoup de justesse le début d'une relation amoureuse. Toute la critique sur le lien : http://cheznanaetryo.over-blog.com/article-beginners-78062973.html
Beginners de Mike Mills. Un petit vent de fraicheur. Ewan McGregor, Mélanie Laurent dans un film qui réveil ! C'est loin d'être un gros scénario mais on s'attache "un peu" au personnage... On passe un moment. Peut être il aurait fallu tourner cela autrement pour toucher plus les spectateurs est être moins prévisible par exemple.
Le scénario est creux, inintéressant, on ne sait pas où le réalisateur/scénariste a voulu nous emmener ni ce qu'il a voulu nous faire passer comme message. Les dialogues manquent d'accroche. Le montage est raté: les flashbacks s'insèrent mal dans la narration, même constat pour les slideshows des différentes années ainsi que les scènes de dessin. Pour ce qui est des acteurs, ils ne transmettent aucune émotion, on ne ressent aucune sympathie/empathie/antipathie pour les personnages, qui manquent par ailleurs de profondeur. Un film à oublier.
Un petit film sans grandes prétentions, traitant de sujets tristes (la mort des parents, la peur de l'abandon, le spleen) de manière très délicate, sans jamais véritablement chercher à émouvoir négativement. Une façon de mettre subtilement en avant les passages les plus optimistes : dommage que l'ensemble manque de puissance, et que le rythme soit si lent... L'émotion pointe parfois le bout de son nez dans la romance entre les deux protagonistes principaux (McGregor et Mélanie Laurent, très bons), mais n'est pas assez mise en valeur : il ne manquait pourtant pas grand chose pour que Beginners ressemble à une jolie fable moderne !
Film charmant, délicat et par moments émouvant. Deux histoires entrecroisées, plutôt que des flash-back (j’ergote un peu, j’en conviens). Celle qui m’a le plus ému, c’est celle des derniers instants du père, belle et sobre interprétation de Christopher Plummer, à voir en VO. Vue selon l’angle subjectif de Ewan McGregor tout en retenu. Les flash-back interviennent pour mieux appréhender sa relation avec Nani. L’histoire amoureuse entre Oliver et Nani est charmante, pudique et aussi étrange que cela, lumineuse. J’ai aimé leurs rapports décalés, flirtant sur la frontière du burlesque et du sérieux. Deux êtres en souffrance intérieure, deux êtres d’apparence immatures. Deux êtres à la recherche du bonheur, un bonheur qui fait peur ; mais un bonheur à saisir tant que la jeunesse les porte et surtout pour ne pas répéter les errances du père d’Oliver. Enfin la bonne idée vient du chien Arthur et de sa communication.
Beginners est une belle histoire d'amour et une jolie relation père/fils. Les acteurs sont très bons, la réalisation n'est pas trop classique et l'utilisation de la voix off est assez originale.
Très belle histoire, le couple Ewan McGregor et Melanie Laurent fait sensation et puis surtout Arthur le chien. Comedie à la fois simple et légère qui nous fait passer un très bon moment. A voir et à revoir !
S'inspirant d'une histoire personnelle, le réalisateur Mike Mills livre ici une superbe histoire comprenant tout les bons ingrédients qui vont avec le genre. Soit un looser pessimiste (en la personne de Ewan McGregor, ici alter-ego du réalisateur) qui voit son père faire son coming out. Le film retrace cette quête du fils qui cherche à comprendre comment son paternel (mourant) a vécu ses derniers moments épanoui et heureux. Minutieusement mis en scène, les passages entre le père et le fils apparaissent sous forme de flash-back. Moments forts (marqué par la grande interprétation de Plummer) qui vont affecter plus que prévu la vie amoureuse et sociale de Oliver (McGregor), notamment sa relation avec sa nouvelle petite amie. le film ne sombre jamais dans le mélo pompeux. Issu de la pub et du clip, Mike Mills a parfaitement su imprégner son film de cet esprit pop, jouant avec la B.O du film, le montage et la photographie. Une part de magie intègre le film: Oliver dialoguant avec son chien, son boulot d'illustrateur qui dévoile ses sentiments... Le film vaut le détour surtout pour les prestations de l'acteur écossais, parfait en looser inépanoui et auto-destructeur, et de Mélanie Laurent qui réussi un brillant cocktail entre attitudes lunaires, esprit joueur, et tristesse.
Un film surprenant. J'ai d'abord été assez surpris. La réalisation est très hachée, on bascule entre les époques, présent et passé(s). Il y a également des successions assez rapides d'images, avec en voix-off la pensée du héros. Au début, j'ai vu le délire égoïste du réalisateur, puis on se prend au jeu.
On se retrouve alors dans un drame enivrant, sur les apparence, et surtout sur la solitude, a observé ces deux écorchés, plus jetés l'un que l'autre. Des réflexions intéressantes, très bien portées par les deux acteurs, géniaux dans leurs rôles. La musique est également très bonne.
Un film assez peu commun, fondé sur un personnage en décalage avec la société. Son meilleur ami est un chien et il n'arrive pas à maintenir des relations, que ce soit avec des filles (Mélanie Laurent) ou avec son père (Christopher Plummer), qui lui fait d'ailleurs son coming-out. Un film qui recèle beaucoup de sens caché et qu'on pourrait longtemps s'amuser à décortiquer. Il sort vraiment du rang!