Sarati, le terrible
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2023
"Sarati, le terrible" (1937), par Andrè Hugon le touche-à-tout, bien après Mistinguett! Sur les docks d'Alger, Harry Baur, connu et respectè de tous, fait la loi! Mais face à l'amour, il se plie et abdique dans ce film mèconnu d'avant-guerre, d'après l'oeuvre de Jean Vignaud! Tournage à Alger dans la ville natale du rèalisateur qui permet à Baur, habituè aux transformations physiques (chapeau, anneau à l'oreille, bracelet de force et tatouages), de trouver un nouveau personnage magnifique! La graine d'ivrogne pourri et noyè dans l'alcool se nomme Jean Tissier et c'est une sale bête en passant souvent à la caisse! La femme attirante et sèduisante, mais qui provoque la perdition de Sarati, c'est Jacqueline Laurent qui trouvera la gloire chez Carnè! Composition tout aussi remarquèe de Rika Radifè, la femme de Baur à la ville! En somme une très belle dècouverte du Cinèma de minuit qui se laisse voir sans ennui, surtout pour l'èmouvante performance de Baur et pour son atmosphère si unique d'Alger, des rues au port en passant par la pêcherie...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mai 2025
Dans le port d'Alger, César Sarati est ce qu'on appellerait aujourd'hui un marchand de sommeil. C'est vraiment un sale type, brutal, avare, qui exploite les dockers et pousse l'ignominie jusqu'à avoir des visées sur sa nièce de seize ans, laquelle ne rêve que du jeune homme mystérieux qui vient de se faire embaucher.
C'est un exotisme algérois de pacotille que met en scène André Hugon, c'est-à-dire un exotisme de studio. Le réalisateur y développe une intrigue commune et prémâchée au moyen d'une mise en scène très prosaïque. Sarati le terrible est le personnage fort et incontournable du film, le seul. D'autant que c'est Harry Baur qui compose ce "monstre", pour lequel il s'est composé une tête, avec ses sourcils épais et sa chevelure bouclée, sa boucle d'oreille et ses tatouages. Il en fait beaucoup Harry Baur mais c'est sur cette figure hors du commun que repose le sujet.
Il incarne une brute épaisse dont le réalisateur ne parvient pas sensiblement à exprimer la seule facette qui l'humanise, sa passion pour sa nièce Rose. Lorsqu'on le voit dans son logement luxueux, Sarati figure aussi, dans l'esprit xénophobe de l'époque et jusque dans la caricature, le métèque parvenu.
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