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Jean-françois Passé
137 abonnés
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2,0
Publiée le 15 août 2011
Imaginez que Woody Allen vient de disparaître ....trop dur non ! alors son petit fils nous apparaît pour nous raconter une histoire d'adolescent trop intelligent , sensible et moche comme son grand père . Bon voilà un film qui se laisse voir , malgré des longueurs peu intéressantes et d'autres parties peu développées. L'actrice qui joue la mère est incroyablement bonne .
Un film "bobo", indé et british...on aurait pu avoir peur de cette adaptation du roman de Joe Dunthorne. On s'attend à voir un sous-Eternal Sunshine of the Spotless Mind ou un Little Miss Sunshine en moins bien... Et bien non ! Le fil conducteur est pourtant à quelques détails près identique : un adolescent (un peu, voir même très renfermé sur lui-même) essaye de trouver sa voix parmi des grinçants camarades d'école et des parents que la vie a décidé de tester. Pourtant, Richard Ayoade nous livre un premier long métrage aux couleurs de la new wave française sans jamais tomber entièrement dedans. On s'accroche très vite au personnage de Oliver Tate( Craig Roberts) grâce à une excellente première partie et on ne déchante pas avant la fin du film. La bande son nous plonge aussi dans cette ambiance entre film amateur (super 8) et plan large avec gros travelling. C'est cette alternance qui empêche les quelques longueurs de faire leur effet quand arrive l'heure du film. Ben Stiller ne s'est pas trompé en nous présentant cette oeuvre de Ayoade qui, si vous l'acceptez, vous submergera d'émotions et continuera de vous hanter les quelques instants après le film.
Un film sur l'adolescence baigné par la mélancolie. Si cela donne au film une certaine langueur un peu triste, cela lui donne aussi une jolie poésie qui compose un portrait réussi.
Submarine est un film bizarre. Par bizarre, entendez "terriblement atypique et explosant de créativité, mais bizarre quand même". Mais ce bizarre est un bizarre étrangement attachant, à l'image du personnage d'Oliver Tate, et de son imagination dans laquelle on se retrouve tous : qui n'a pas un jour imaginé les réactions de nos amis à notre mort, qui n'a pas un jour rêvé que sa vie était filmée ? A travers une galerie de personnages complètement étonnants, tendres, et incroyablement attachants, Richard Ayoade dont c'est le premier film, nous dépeint tous les évènements de la vie d'Oliver, ses pensées, ses plans, ses souvenirs d'ado solitaire et surdoué. Le tout sublimé par une photographie magnifique et une BO qui l'est tout autant. Ce film est indéfinissable, inclassable, tellement il s'est créé ses propres codes et références : Même au niveau du montage : Richard Ayoade ne fait pas de fondu en noir, non, il fait des fondus en rouge et en bleu. Et pour compléter le tableau, on a droit a de légères petites touches d'humour qui fonctionnent, et les acteurs réussissent même à nous émouvoir. Tous ces éléments rappellent les ingrédients qui ont fait le succès des films de Wes Anderson, et plus particulièrement Moonrise Kingdom, qui narrait aussi la love story de 2 enfants solitaires, mais que j'ai trouvé en dessous de ce Submarine. Disons qu'entre les 2, c'est Submarine que je sauverai des flammes, à difficulté de sauvetage égale.
Le film a un rythme lent (délibérément?) mais on ne s'en désintéresse pas; les personnages ont, tous, quelque chose d'attachant et ce petit côté British, parfois légèrement déjanté (le gourou "Ninja", le père collectionneur détaché du quotidien, la mère aux amourettes passées mais encore vivaces, les écoliers tour à tour insupportables ou attachants; l'ensemble est un beau kaléidoscope empreint de poésie et d'une certaine profondeur. Pas poussé par les campagnes médiatiques, c'est un petit film qu'il faut savoir dénicher et on ne le regrette pas.
"Most people think of themselves as individuals; that there's no one on the planet like them. This thought motivates them to get out of bed, eat food and walk around like nothing's wrong." Top 5 films préférés du monde. Sûrement le meilleur film initiatique/d'apprentissage que j'ai pu voir - les films qui aident à vivre mieux, qui show the way quand tu es pas sûr. Poésie, musique sublime (Alex Turner, le meilleur), phrases et pensées sublimes qu'on a envie de noter, humour british sarcastique, duffle-coats et feux d'artifice, évasion. Du mal-être adolescent qui se transforme en joie sensible et sensée.
Un film très décalé, à la fois, grave, drôle, et émouvant. J’ai adoré l’atmosphère que dégage le film. Le jeune Craig Roberts est tout simplement bluffant dans ce rôle d’ado totalement différent des autres : drôle, sensible, émouvant. J’ai retrouvé dans ce film le ton qui avait fait le succès d’un Jean Pierre Jeunet ou autre Michel Gondry. Tout est décalé, comme le personnage finalement. On aurait pu croire à une bluette adolescente sans âme ; or ce n’est absolument pas le cas ici, puisque Richard Ayoade trace le portrait de ce jeune homme avec beaucoup d’inventivité, de décalage : en témoigne les scènes ou le jeune homme imagine sa mort au lycée, plonge dans la piscine habillé… La photographie, un peu brumeuse, pluvieuse rend bien compte de l’atmosphère très 70’s-80’s en Grande Bretagne. Que ce soit au niveau des costumes, de la lumière, des décors, c’est un délice. Délicieux comme les dialogues souvent décalés mais toujours inspirés. On notera quelques effets de style, de mise en scènes souvent convaincants et bien amenés. On se laisse porter par la sublime musique de Alex Turner tout au long du film, une musique qui se marie totalement avec les images. Ayoade nous parle de divorce, de premiers amours, des premiers rapports, : il traite tout ceci sous fond de comédie grâce à son personnage de Oliver Tate totalement loufoque, drôle mais toujours humain… Et quand survient le générique de fin (brusquement cependant), on sort le sourire aux lèvres, heureux d’avoir vu du cinéma indépendant très réussi. Un film qui fait du bien! Un véritable coup de cœur!
Film coming out of age qui est vraiment sympathique, merci certains codes du genres un peu lourd sont présents mais n'envahissent pas la narration. C'est très beau et la da est très bonne, de même que l'acting, c'edt léger mais en même temps prenant. C'est pas la réeinvention du siècle, mais probablement un des meilleurs films du genre, avec des persos biens écrits pour la plupart. Du très bon.
Le personnage d’Oliver est décalé (la période chapeaux), intelligent ou du moins, veut s’en donner l’air (il lit le dictionnaire), attachant (il veut sauver le couple de ses parents), chevaleresque, imaginatif mais aussi un peu méchant, égoïste et vraiment maladroit, le tout relevé d’une bonne dose d’humour. Un bon échantillon (même si kitch tout de même) de l’adolescence et ses petits tracas. Le portrait est assez réaliste et touchant.
La bande originale, signée Alex Turner, un des Artic Monkeys, illustre tout ça merveilleusement. Que du bonheur.
Vraiment, petite pépite du cinéma.
Pour les fans… En Grande-Bretagne, tous les acteurs semblent passer par Doctor Who et bien là, on retrouve un lien… Yasmin Paige, aka Jordana, la copine d’Oliver, a joué dans la première saison de The Sarah Jane Adventures, spin off du célèbre Docteur.
J'ai beaucoup apprécié ce film , c'est un très bon film , tout d'abord je trouve que ce film dégage une ambiance tout à lui qu'on voit très peu dans les films dits "d'ados" , c'est très clairement pour moi un film pour les jeunes . Le scénario est assez intéressant , je ne suis pas ennuyé une seconde , j'ai trouvé le cadre années 80 pays de Galles très beau , Le personnage principal est très bon , on se prend d'empathie pour lui , on le suit dans ses pensées , ses rêves , l'acteur Craig Roberts est plutôt bon , Bref j'ai passé un bon moment . GL