À quelques très rares exceptions, les hommes (et les femmes) politiques sont prêts à tout pour arriver au pouvoir, et à encore bien pire pour le conserver. C'est ce que montre ce film qui s'approche de très près de la réalité quotidienne de la vie politique, sauf lors de la visite au domicile de son chauffeur (!). Un film qui tient presque du documentaire. Les acteurs sont excellents, avec un bémol pour le rôle principal. À voir... Et à méditer.
Première scène assez déconcertante et qui fait assez peur quant au reste. Mais on est vite rassuré par le fond car ce film traite bien de l'impitoyable milieu qu'est le milieu politique. J'aurais des réserves quant au choix des acteurs ( sauf Michel Blanc, impérial ) et surtout sur le rôle principal : faut il forcément avoir une "sale gueule" pour faire de la politique ?
Vu hier soir, j'ai été pas mal déçu...le film est sauvé par l'interprétation d'acteurs confirmés (zabou, blanc, une apparition de D.BEZACE inoubliable dans L.627)...le film est rempli de dialogues communs, mais les vingt dernières minutes sont longues et inutiles...O.GOURMET est agaçant et sert pas à grand chose....LA scène d'introduction est bien la seule interessante....j'aurais du aller voir le film avec N.CAGE et G.PEARCE.....on aurait dit un téléfilm du mardi soir sur TF1...
Le quotidien d'un ministre des Transports, non issu des grandes écoles. De très bonnes choses, gâchées par de nombreuses autres. Pour le positif, les comédiens, presque tous, les premiers comme les seconds et plus petits rôles. La plastique, les gros plans, une idée, une histoire, simple mais diversifiée et nous laissant approcher de lieux et des échanges peu familiers sur le grand écran. Mais on ne remplace pas un scénario, une réalisation et un montage par des gros plans. Et ce n'est pas parce qu'on embauche son frère pour faire la musique – à un volume exagéré - que celle-ci remplace le manque de rythme du film ou occupe opportunément le terrain quand il ne se passe rien, qu'il ne s'évoque rien. Les dialogues oscillent entre l'excellence et le blabla assommant ou ampoulé, qu'on n'entend pas, même dans les ministères, surtout en privé : "L'important c'n'est pas la gare, c'n'est pas la ville" ! Sans oublier le manque de mouvement, la linéarité qui ensomeille, ni les aberrations : la sortie du ministre de sa voiture dans la neige au milieu de nulle part face à des cégétistes qui demandent des décisions tout de suite est du total délire. Et n'oublions pas la discussion chez son chauffeur qui dure, dure, sans aucune crédibilité non plus. Même pour un ministre "humain". Les visions manichéistes - les ministres issus des Grandes Écoles ne sont pas humains, les autres oui ; ou bien le chômeur longue durée est un taiseux gentil, le ministre, humain, lui rend un grand hommage - sont également risibles. Quant à la dernière demie-heure, c'est du tirage en longueur. Bref, un film à la française, qui déçoit sacrément.
Dès l'ouverture troublante - mais pleine de beauté -, on est prévenus. L'Exercice de l'Etat ne sera pas ordinaire. La trame de base est bien la politique mais cependant, il y a quelque chose de différent en plus d'une touche d'abstraction. On y découvre le monde plutôt pourri de la politique, composée de ses pions. Chacun agit machinalement tout au long de la journée. Chacun est près à écraser son prochain pour conserver sa place. Un monde de rapaces où le personnage principal ne semble pas à sa place. Si d'un point de vue global, l'ensemble est fascinant, on peut cependant regretter quelques longueurs du milieu du film. (La critique complète est disponible sur http://alex-torrance.over-blog.com/)
J'ai été agréablement surprise par ce film, dont le thème principal est la politique : ce n'est pas une description de l'exercice de l'état, ni une critique ou dénonciation de cet exercice. C'est un film intense, qui épouse le rythme trépidant et oppressant de la vie d'un homme politique, mais aussi d'un homme tout court. Vie privée et vie professionnelle sont abordées, se succèdent et se contaminent. Toutes les contradictions sont abordées : contradiction entre un discours public et un comportement, mais aussi contradictions internes qui rendent la psychologie du personnage subtile, intéressante sans être caricaturale. Montrer une ambition démesurée aurait été trop simple ; ce film se veut vrai, et laisse les sentiments s'exprimer dans toute leur variété et leur complexité (culpabilité, ambition, solitude, besoin d'amitié, indifférence...) Les excès sont évités : on ne plaint pas cet animal politique, mais on ne le hait pas non plus (ce qui aurait pu être facilement obtenu). N'oublions pas l'interprétation magistrale de l'acteur principal : ce film est sans aucun doute une réussite.
Le ministre des Transports Bertrand Saint-Jean est réveillé en pleine nuit par son directeur de cabinet. Un car a basculé dans un ravin. Il y va, il n’a pas le choix. Ainsi commence l’odyssée d’un homme d’Etat dans un monde toujours plus complexe et hostile. Vitesse, lutte de pouvoirs, chaos, crise économique… Tout s’enchaîne et se percute. Une urgence chasse l’autre. A quels sacrifices les hommes sont-ils prêts ? Jusqu’où tiendront-ils, dans un Etat qui dévore ceux qui le servent ? Pas mal fait et très bien joué par le duo Olivier Gourmet/Michel Blanc, L'Exercice de l'Etat montre les coulisses du pouvoir sans caricature outrancière. Certaines scènes sont très bien vues (le changement de cravate sur le lieu de l'accident), il est ce pendant dommage que le film traîne parfois trop en longueur.
Le mélange film documentaire est vraiment mal fait ici, on apprend des banalités sur la politique que l'on sait déjà. Le côté documentaire est vraimentinutile. Mais, le scénbario est assez bien même s'il est banal. ce qui sauve aussi le film c'est que les acteurs jouent très bien.
Une vraie réussite, très contemporaine qui souligne les enjeux de la grande et de la petite politique. Cynique, désabusé et réaliste. Je me demande si M. Mariani l'a vu et a reconnu son ministère et sa vie.
Les films politiques sont dans l’air du temps. Celui-ci, bien qu’étant purement fictionnel, est à mon sens de loin le plus réussi. Rarement on a aussi bien compris le fonctionnement de « l’exercice de l’état », et le conflit entre les convictions et les -légitimes- ambitions. A ne pas manquer (attention, cependant, quelques images peuvent heurter les âmes sensibles).
Cette immersion dans les antres du pouvoir est réussie dans l'ensemble. O. Gourmet et M. Blanc sont convaincants, idem pour les autres figurants. Seule la fin m'aura quelque peu laissé "sur ma faim", mais c'est personnel. "L'exercice de l'Etat" reste un film plein de justesse, souvent dur mais réaliste. A voir.
Rien à rajouter à voir pour les coulisses du pouvoir les intrigues et l'absence de morale... on est loin de l'intérêt général... par contre sans raconter le film je n'ai pas compris l'élan de sympathie et la nouvelle popularité du ministre après son accident dans la mesure où le ministre des transports (son chauffeur) avait emprunté une voie non encore ouverte et interdite à la circulation... J'ai apprécié aussi le zoom sur les collaborateurs de cabinet de véritables mamans poules d'une polyvalence extrême.