Voila un ministre que l on voit bander,vomir, jouir,s'étouffer,s'enivrer,saigner, pleurer et pour finir chier.(travailler ,non , en revanche) En face, son directeur de cabinet ,lui, ne bouge pas d'un cil et promène une façe constipée tout le long du film. Entre ces deux extremes, des conseillers techniques affairés, des travailleurs en grève et agressifs, des chomeurs selectionnés, et des présidents classieux (ca nous change). Un film informe, déconnecté du réel et trés ennuyeux. Les blessés graves de l accident de car dans les ardennes sont quelques heures plus tard à l hopital Georges Pompidou!!!!! J ai en revanche apprécié la scéne de la caravane ,délibèrement outréé, et la colère de cette femme , magnifiquement exprimée.
Ce film est la chronique de la vie quotidienne d'un ministre et de son entourage. Dans une ambiance de cynisme total, on voit s'affronter les uns et les autres et on découvre intrigues et bassesses entre rivaux derrière des amabilités de complaisance. Le scénario est finalement assez mince et il y a quelques longueurs, mais le jeu des acteurs est excellent, en particulier Olivier Gourmet et Michel Blanc, parfaits. Quelques points d'interrogation restent sans réponse, mais c'est sans grande importance. A voir, à mon avis, parce que la réalité n'est sans doute pas très éloignée de ce qui nous est dépeint ici.
sans contestation le meilleur film français de l'année. un scénario époustouflant, de grands acteurs, si vous ne deviez en voir qu'un que ce soit celui là.
Ah! le pouvoir et la politique. Tout un programme... sulfureux! Très bonne mise en scène et acteurs tout aussi bons. Mention spéciale à Olivier Gourmet qui ne déçoit jamais.
On dit du film de Clooney qu’il est sans surprise. Le film français est une grosse surprise : on nous livre un documentaire sur le ministère des transports avec le quotidien des accidents un peu glauques, les discours convenus devant les foules incrédules; en dehors de cela, selon une tradition bien établie quand on n’a rien à dire, on boit, on mange, on roule et le scénario du documentaire paraît «s’enrichir » de la lecture de la mare aux canards du Canard enchaîné. Apprend-on quelque chose? La grande affaire semble être la privatisation des gares et les coups bas entre ministres rivaux. Franchement, la lecture plus avancée du Canard a permis d’avoir accès à des maelstroms plus sophistiqués comme Clearstream ou Karachi. Le scénario restant mince, on lui donne un peu de poids avec un accident de la route et la jambe perdue du chauffeur sur la chaussée : quel intérêt ? Avant cela, le ministre avait décidé de débarquer, impromptu, chez le chauffeur qui vit dans une roulotte en attendant de terminer sa maison ; le ministre prend une cuite chez l’épouse qui lui dit ses quatre vérités puis le ministre fait du béton dans la nuit pour construire la maison du chauffeur : comme imbécilité, on se tient vraiment aux avant-postes. Michel Blanc, plein d’une componction épiscopale traverse le film avec la mine constipée, Zabou Breitman joue les utilités (pour payer ses impôts ?) et on se demande pourquoi le prometteur Laurent Stoker s’est égaré dans ce navet. Ah ! Oui, il y a d’entrée la belle allégorie à déchiffrer d’une belle femme nue qui se glisse dans la bouche d’un alligator sous les ors de la République : est ce la politique qui dévore les belles âmes ? (Lacan aurait il induit: « les belles femmes » ?). Il ne manque évidemment pas la scène d’amour du Ministre : normal pour le Ministre des transports.
Un Bijou ! Au commencement , un fait divers comme il en existe souvent . D'un simple drame Pierre Schoeller réalise Un Film passionnant sur le pouvoir , ses arcanes , ses petits arrangements ... Un jeu d'acteurs épatant ! Après ce film , on ressortira avec un sentiment un peu moins négatif sur nos politiques qui nous gouvernent !
Pas vraiment d’histoire dans ce film. Juste la vie quotidienne d’un ministre. On y voit un état français élitiste, monarchiste, imbus de lui-même. Décalé. Entre baisemains et civilités, on se côtoie. On se bouffe le foie. On s’échange les bons postes ! Le scénario constitue une suite intéressante à LA CONQUÈTE où on observait comment accéder au pouvoir grâce à une bonne com. Là c’est pareil : l’état est une coquille vide « sans argent » avec juste « quelques prérogatives liées au pouvoir ». Mais la com joue un rôle majeur…
Décidement les films politique font florès ces temps ci .Celui-ci est brillant et tristement actuel , les acteurs sont impeccables , O.Gourmet en tête .Et vive la privatisation de la SNCF !.
Film très réaliste qui nous montre à quel point ces hommes politiques de tous bords, perdent peu à peu leur humanité, le pouvoir les conduit à un opportunisme et une ambition démesurés: plus de sentiments, plus d'amitié...Bravo aux acteurs tous excellents. Pour ma part je veux encore croire que certains politiques gardent leur sincérité, leur équité, leur sens de l'honneur et du devoir, aussi ce film sincère et au combien dérangeant ne doit en aucun cas nous empêcher d'aller voter, car n'oublions pas que le vote est un droit, et l'abstention n'est pas le meilleur moyen d'indiquer son désaccord. idées
Film simple, profond et sincère. D'un grand intérêt sur le dilemme entre sincérité et calcul pour y parvenir. Evidement le meilleur film que nous ayons vu cette année.
Après "Les marches du pouvoir" de Clooney voilà le "jumeau" français... En lieu et place d'une primaire à l'américaine voilà plutôt le quotidien sur quelques jours un ministre des transports. Les vrais bons points viennent des choix ; en effet un ministère de "second plan", pas d'allusions sur des personnages ou partis existants (même si on devine gra^ce à une scène de LCI à la TV sur la Grèce par exemple) et une mise en scène quasi documentaire, presque chirurgicale intensifie le côté cynisme. Le casting est excellent avec un duo "Gourmet-Blanc qui atteint des sommets. Certaines parties prennent peut-être trop de place (l'enterrement, l'ivresse) mais les coulisses du pouvoir nous sont démontrés avec intelligence et sans partie pris flagrant. Le film politique en France gagne encore des galons.
Bernard et Gilles étaient amis. Le premier devient ministre des Transports, et prend le second comme directeur de cabinet, c’est-à-dire chargé de toutes les affaires politiques du ministère – le poste le plus important après celui du ministre. Or le gouvernement envisage de privatiser un certain nombre de gares de la SNCF. Bernard et Gilles y sont opposés, mais le ministre se laisse peu à peu convaincre qu’il doit mettre le projet sur les rails, c’est le cas de le dire. Gilles, qui refuse cette éventualité, est prêt à démissionner. Mais un accident de la route, où Bernard est blessé, donne à ce ministre une soudaine popularité qui pousse le président de la République à lui attribuer un autre poste, de sorte que la divergence de vues entre les deux hommes n’a plus lieu d’être et que Gilles peut rester son directeur de cabinet. Hélas, le président "suggère" que son ministre prenne dans son entourage d’autres hommes, dont il lui fournit la liste, donc Gilles – dont on sait qu’il a été opposé à un projet gouvernemental – doit être exclu. Bertrand obéit, et Gilles s’en va.
C’est presque un documentaire, très dramatisé néanmoins, sur l’exercice du Pouvoir (et non "de l’État", comme dit le titre) et la vie de folie des membres du gouvernement, où l’on ne s’appartient plus. Le film est parfaitement conçu et réalisé, à deux détails près. Le premier est que le réalisateur se croit obligé de faire deux plans horrifiques sur les suites de l’accident de la route, insistant lourdement sur la jambe arrachée de la seule victime, le chauffeur du ministre : c’est à la fois inutile et de très mauvais goût. Le second est l’invraisemblance de montrer le Premier ministre assistant aux obsèques du chauffeur de son ministre, qui était un simple stagiaire en poste pour un mois seulement. Où a-t-on vu une telle compassion, au demeurant inutile chez les intoxiqués de la communication que sont les hommes politiques