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Un visiteur
4,0
Publiée le 7 septembre 2013
L'Exercice de l'État est un fascinant film politique, dans tous les sens du terme : en jetant une lumière crue sur l'exercice du pouvoir, que ce soit du point de vue des politiciens ou des hauts fonctionnaires, il donne à réfléchir sur le fonctionnement de nos institutions. Pour ne rien enlever de sa force, les prestations d'Olivier Gourmet, Sylvain Deblé et surtout Michel Blanc s'avèrent toutes brillantes.
Un film assez réussi sur les coulisses de l'état, et du quotidien d'un ministre. Les acteurs, d'une grande justesse, nous font pénétrer dans un univers sans fois ni loi, où chaque petit faux pas est fatal et où les retournements de veste font parti du décor. Toutefois, à certains passages, je regrette le manque de rythme ou de rebondissements, avec quelques moments ennuyeux. Dans l'ensemble, c'est un bon film français, sur un sujet peu souvent essayé, compte tenu de sa complexité de réalisation. C'est réussi et les messages passent. Je regrette toutefois cette fin, un peu brutale.
Très bien, même si ca decrit ce qu'on devine de la politique : magouilles, copinages, communication, dilemmes éthiques réglés à la va-vite... Scénario et rebondissements originaux, les acteurs sont très bons. A voir
Un film stylé comme dirait les djeunes. Un parti pris esthétique servi par des acteurs crédibles et charismatiques. Un film saisissant de profondeur et de mise en abîme d'un univers tranchant et âpre.
J'ai adoré, on y croit du début à la fin. Olivier Goumet est séduisant. L'animal politique présenté ici est humain, chaleureux, mais aussi cynique et est prêt à renoncer à une partie de ses principes et à des amitiés solides, pour une parcelle de pouvoir en plus. Le film n'est pas une charge du monde des ministères du type "tous pourris" , c'est ce qui en fait la force et qui fait naitre aussi un certain malaise. La violence est présente aussi, physique ou organisationnelle, montrée ou suggérée. C'est vraiment un bon film, qui parle de gens qui aiment vraiment leur métier et qui s'y investissent jusqu'à s'y perdre parfois et qui pose des questions essentielles : . Comment peut-on croire qu'on a un rôle public à jouer, qu'on est là pour faire appliquer des règles et des lois, ou pour les définir, tout en étant simplement des êtres humains normaux sans super pouvoir, pétris de doutes et capable de se tromper.
Rarement un film m'aura laissé des sentiments aussi contradictoires. Peu de films montrent aussi bien l'ambivalence d'un homme politique, animé d'idéal il veut se battre pour celui-ci, pourtant l'exercice et le goût du pouvoir vont l'amener, de son plein gré d'ambition, à toutes les compromissions, tous les renoncements. Autour de lui, c'est la danse des serviteurs, des courtisans, des coups bas et des combines. L'interprétation est alors exceptionnelle, O Gourmet menant le tout d'une main de velours dans un gant d'acier. La peinture de la haute sphère politique, la solitude du décideur, ses limites et son isolement de la population y sont montrés sans complaisance, sans déférence et sans aigreur. Une invraisemblable biture dans la caravane de son chauffeur intérimaire va casser une première fois le propos. Même le plus démagogue de nos élus ne pourrait se vanter d'une telle virée, où le pauvre homme de pouvoir solitaire serait contraint de chercher la chaleur humaine chez les vrais gens aux vrais problèmes. Et le tort du réalisateur est d'étirer cette scène jusqu'à en faire un acte central. (conversation de comptoir avec la compagne du chauffeur et retour dans l'appartement du ministre tiré par les pieds devant les invités de sa femme compris) Et P Schoeller aime décidément les longueurs. Sa scène d'accident sur une autoroute en fin de chantier est interminable. Là où l'éllipse suffisait pour illustrer le propos, il choisit l'enflure : le ministre prisonnier de la voiture, le Ministre en larmes, le chauffeur en morceaux : un court métrage sur la violence routière. Seul le retour"aux affaires " me réconciliera sur la fin.
L'illustration de ce qu'est le pouvoir mais qui ne tombe pourtant pas dans la caricature ni dans la vaine critique. Un film brillant, certes aride, mais au scénario ciselé comme de l'orfèvrerie, à la réalisation inspirée et à l'interprétation magistrale. Olivier Gourmet est formidable et crève l'écran. Le film français de 2011, sans conteste.
Quel déception, rien de nouveau que l'on apprend dans ce film qui est rempli d''invraisemblances. Un ministre des transports prenant une cuite avec son chauffeur qui habite dans une caravane ! un accident de voiture qui sort de nul part. A part le jeu des acteurs, pas grand chose à retenir hélas.
Le film aux multiples césars évoque, en toute sobriété et sans complaisance, le quotidien on ne peut plus monotone d'un ministre des Transports, campé par un Olivier Gourmet très convainquant. La mise en scène est glaciale, accompagnée par une bande sonore inquiétante et parfois même effrayante. Reste la scène d'ouverture, totalement détachée du reste de par sa fantaisie, dont les interprétations métatextuelles ne manqueront pas mais qui n'en restera pas moins une des plus étranges.
Une bonne surprise. Olivier Gourmet et Michel Blanc sont très bons dans leurs rôles de grands dirigeants Français. L'exercice de l'Etat nous explique avant tout que l'état n'a plus réellement de pouvoir ... Le pouvoir est maintenant détenus par les grandes entreprises et par les instituts de sondage et d'opinion. Un réalisateur à suivre ...
Le sujet était difficile à traiter sans tomber dans la caricature. L'écueil a ici été évité. La surprise vient de l'actualité de ce film qui sonne juste, l'emploi d'images d'archives, de noms réels et de situations vécues y étant pour beaucoup, en mettant de côté le projet de privatisation des gares, quoique... En tout cas, on ne s'ennuiera pas pour peu que l'on soit attentif au monde politique. La réalisation est propre, et la musique dans le ton. Un petit reproche toutefois ; la scène post-accident qui traîne un poil en longueur.
Le soucis du film vient qu'il veut nous parler des hautes fonction de l'état sans prendre partie ce qui gêne quand à l'immersion. Olivier Gourmet et Michel Blanc sont excellents.
Ô grande déception ! Que veut nous dire le réalisateur ? A vrai dire aucune idée… Seule la scène de l’accident sur l’autoroute met un peu de piment dans ce film ennuyeux, trainant en longueur (1h52 qui en parait 3h) et incompréhensible. Surement un défaut de parcours…