1160 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
209 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
66 critiques
3
73 critiques
2
44 critiques
1
7 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 mars 2013
Un film sans relief et sans bonnes idées de réalisation. A force de rester sur un tel rythme, on finit un peu par s’ennuyer. Pourtant le propos aurait pu être fort et Pauline Etienne est une vraie découverte.
Quelle interprétation magistrale de Pauline Etienne qui porte littéralement le film à elle seule. Une véritable claque mais derrière la violence de certaines scènes se cache une viscérale envie de vivre, de révolte, de ne pas accepter la vie telle qu'elle s'annonce mais de choisir soi même son propre destin. Une ode à la vie donc malgré tout. Les décors, les musiques transcendent ce film qui je l'espère remportera de nombreuses récompenses et surtout pour la révélation de ce film : son actrice principale qui, rien qu'avec les expressions de ses yeux et de son visage nous bouleverse.
Adapté du roman de DIderot, après la version pourrie de Jacques Rivette, celle de Guillaume Nicloux sauve l’honneur. On connait l’histoire : la mère de Suzanne Simonin l’oblige à entrer au couvent afin d’expier la faute qu’elle a elle même commise, à savoir faire croire à son mari que cette enfant était de lui. Sauf que le couvent, Suzanne ne veut pas y entrer. Ce n’est pas son truc, elle veut découvrir le monde, se marier, avoir des enfants, comme toutes les filles de son âge. Il y a trois parties : dans la première, la vieille mère supérieure capte très vite que Suzanne a d’autres envies et la couvre du mieux qu’elle le peut. Dans la seconde, la mère supérieure est une dévote sadique et tortionnaire, interprétée par Louise Bourgoin (qui aurait pu franchement mieux faire) qui lui en fait voir de toutes les couleurs. Et dans la dernière, elle change de couvent et se retrouve face à une Isabelle Huppert de mère-sup, lesbienne-nymphomane qui va la déglinguer encore davantage. Heureusement, la fin est plutôt «happy» toutes proportions gardées. Esthétiquement, le film est somptueux. Les décors, les costumes, la lumière, tout est parfait, mieux encore que dans «Les adieux à la reine», parce que moins tape à l’oeil. La mise en scène est sincère, sans artifice, sans excédent et l’on marche sans se poser de questions. Je ne connaissais pas Pauline Etienne, qui incarne la religieuse, et j’ai été bluffé, séduit, troublé par cette comédienne belge qui devrait tourner, tourner, et tourner encore. Dans un second rôle de soeur hystérique on reconnait également Agathe Bonitzer qui s’en sort particulièrement bien. Sinon Huppert....alors il parait qu’on n’attaque pas certaines comédiennes...je vais me gêner : Ca fait trente ans que je l’entends jouer sur une corde, ça fait vingt ans que ça me fatigue, et ça doit bien faire dix ans que ça me gonfle profond. Elle joue super bien, tout le temps...mais sur une corde. On fait des choses merveilleuses sur un clavecin, mais le problème c’est que le clavecin...ça me gonfle pareil. Alors comment dire, le film m’a emballé, jusqu’au moment où Isabelle débarque. Il perd de son aura, de son mystère, de sa nouveauté, mais malgré tout je recommande vivement !
En voyant la bande-annonce, j'ai directement eu un coup de cœur pour le sujet de ce film. Après l'avoir vu, sans regretter pour autant d'avoir sublimé ce film, je fus quelque peu déçu ... Si les trois actrices principales sont fabuleuses et mêlent la pitié désespérante (Pauline Etienne), la froideur foudroyante (Louise Bourgouin) et la folie inquiétante (Isabelle Huppert), le récit reste un peu plat, comme le laisse entrevoir la première demie-heure du film. Malgré des beaux décors d'époque, on aurait aimé une vraie rébellion presque enragée de la jeune Suzanne, prisonnière d'un milieu qui ne l'appelle pas, qu'elle ne ressent pas, mais qu'elle ne subit pas assez à mon goût. Autre hic, faisant perdre de l'efficacité à "La religieuse" : N'y a-t'il pas une vraie contradiction à voir prier Suzanne à longueur de journée et l'entendre dire ensuite qu'elle ne comprend pas l'environnement religieux dans lequel elle est enfermée (de force, vraiment ?), mais qui occupe sa vie ? Enfin, la dernière partie du film est, à mon sens, dénué de tout intérêt et fait perdre une vraie cohérence au film. Hormis ces quelques réserves, ce film reste à voir, pour les actrices et le plongeon abyssal dans la vie du couvent.
Je reconnais la prestation de ses actrices et plus particulièrement celle de Pauline Étienne mais je me suis quand même ennuyé fortement. Trop rigide et trop porté sur le silence religieux pour vivre cette expérience dans cette période historique. Les thèmes amenés dans cette histoire sont cruelles et dures moralement et montre un visage peu flatteur pour les couvents du XVIIIème siècle qui peut renvoyer à notre époque d'aujourd'hui. Même si certains des personnalités des actrices peuvent être un reflet de ce qui se passe dans nos couvents, le fait que ces sacrements et ses obsessions sont dus à une seule et unique fille m'a dérangé dans ce film. Cela n'enlève rien à la performance des actrices mais je n'ai pas été emporté par ce film. A déconseiller !!
Pauline Etienne est époustouflante. C'est la chose a retenir pour moi. Formellement pas mal aussi , l'utilisation de la lumière vraiment pas mal . Après j'ai des réserves sur le scénario et sur l'intensité du film.
On peut reprocher et adorer les mêmes choses dans ce film puisque tout est une affaire de cadre. De l’ambiance, simplifiée au possible jusqu’aux jeux d’actrices, le succès dépend de l’intérêt porté ou non sur le milieu traité. Pour les plus réfractaires, "La Religieuse" peut donc s’avérer déroutant.
Rôle étonnant de Louise Bourgoin en cruelle mère supérieure et pas moins étonnant, celui d'Isabelle Huppert, qui de nos jours encore, pourrait en heurter plus d'un. Alors on imagine à l'époque, la sortie de ce roman de Denis Diderot (1760). Le film démarre assez bien pour perdre en qualité. Dommage car ce sujet épineux aurait mérité d'etre traité avec plus de délicatesse, dans un environnement plus somptueux, à la façon rois et reines, pour détourner l'attention du spectateur et ainsi faire mieux "passer la pilule"...
D'abord, il n'est surtout pas question pour moi de remettre en cause l'importance du livre de Diderot, essentiel à sa sortie pour porter un regard différent sur les dérives dont peuvent parfois être responsables les autorités religieuses. Même l'adaptation de Jacques Rivette, en 1966, pouvait encore se justifier. Mais là, en 2013... Loin de moi la volonté d'être injuste, mais je ne vois pas trop l'intérêt de signer une nouvelle adaptation aujourd'hui. Alors bien sûr cela reste un minimum intéressant et les différents types d'excès du milieu sont bien incarnés par Isabelle Huppert et surtout Louise Bourgoin, totalement inattendue et très convaincante. Hélas, si Guillaume Nicloux ne s'en sort pas si mal dans un genre nouveau pour lui, l'œuvre reste quand même très opaque, très froide, et si on n'est pas totalement insensible aux malheurs de Suzanne, on ne peut pas écrire qu'on est bouleversé non plus. Pourtant, je me dis qu'à une époque où la religion revient parfois au cœur des débats et où certains semblent même chercher à remettre en cause le principe de laïcité de 1905, cela aurait pu avoir un sens. Mais alors en modernisant, en s'éloignant sensiblement de l'œuvre originale. De plus, si Nicloux s'en sort donc correctement, il échoue toutefois à donner la force, l'émotion indispensables qui auraient permis à « La Religieuse » d'échapper à la longue liste des drames français plutôt ennuyeux. Ce n'est pas honteux. Juste passable.
Un film magnifiquement interprété sur les liens complexes des hommes avec la religion. L'héroïne croisera sur son parcours différentes personnes, dont certaines particulièrement gratinées. (Une Louise Bourgoin qui ne sourit jamais c'est bien dommage, mais c'est bien joué. Isabelle Huppert dans un nouveau rôle d'hystérique)
"La religieuse" c'est avant tout la prestation époustouflante de la jeune actrice Pauline Etienne. A côté de cela, cette charge légère contre la religion catholique manque de subtilités de même que certains passages du scénario qui sont franchement tirés par les cheveux. Il en résulte que ce long métrage aurait pû être bien meilleur que ça. Un bon film tout de même....
Et bien, même si c'est le genre de réalisation à la française que je ne cautionne pas du tout, j'avoue avoir beaucoup apprécié le jeu des actrices qui est d'une grande justesse. Selon moi, la qualité du film tient avant toute chose des actrices qui exécutent un travail magnifique, profond et sincère. Cette histoire située au XVIIIè siècle, adaptée d'un livre de Diderot, est celle d'une jeune fille de 16 ans contrainte par sa famille à entrer dans la vie religieuse. Rien ne se passe dans la sérénité, et très vite, elle rencontre des difficultés à côtoyer les règles de vie ainsi que les personnalités douteuses et parfois malsaine des Mères supérieures. En plus, moi qui ne suis absolument pas croyant, j'ai trouvé cette insertion dans la vie intime de ces religieuses dérangeante et glaçante. Entre la foi qu'elle doivent sans cesse entretenir, ce Dieu qu'elles doivent aduler et cette vie oubliée aux yeux du monde, cette personnalité effacée dans une masse ; le scénario témoigne avant tout d'une lutte contre l'enfermement et l'aliénation, un désir de vie et de liberté incompris et blasphémé au regard des autres. La jeune Pauline Etienne, dans le rôle principal, est majestueuse de sens et de désir de liberté. Rôle difficile et chargé en émotions, elle interprète sans se cogner un rôle très loin de notre société actuelle mais dont les sentiments et les émotions restent évidents pour nous identifier à ses souffrances inhumaines et atroces qu'on lui fait subir. La plus violente reste Louise Bourgoin, qui, sous ses airs de nonne passive et douce, se cache un véritable tyran. L'actrice joue avec distance ce personnage et s'en sort très bien. Il en va de même pour Isabelle Huppert qui m'a époustouflé dans ce rôle perdu, aux désirs violents et aux pulsions dérangeantes et enflammées. J'ai vu que certain trouvaient ce rôle ridicule et gaguesque, au contraire, je l'ai trouvé horrifiant, si bien qu'on a pitié d'elle. Ce film est bousculant, dévoile une face répugnante de la vie religieuse qui se révèle être un Enfer. Une vie de servitude sans fin et sans âme. Violent et efficace dans son aspect épuré, "La religieuse" m'a beaucoup plu malgré une narration lente typique des films français...